La Fondation Bill Gates

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La Fondation Bill Gates investit des milliards dans des industries bien peu philanthropiques… (LA Times)

Voir en ligne : Dark cloud over good works of Gates Foundation

Le capital dont dispose la fondation est supérieur au PIB de deux tiers des pays du monde

Pourquoi l’institution caritative la plus riche du monde est-elle actionnaire de sociétés qui sont à l’origine des fléaux sanitaires et écologiques qu’elle s’est donné pour objectif de combattre ?

D’EBOCHA (NIGERIA) Justice Eta tend son petit pouce.

Une tache d’encre atteste que ce bébé de 14 mois a été immunisé contre la polio et la rougeole, dans le cadre de la campagne de vaccination financée par la Fondation Bill & Melinda Gates au Nigeria.

Mais la polio n’est pas le seul danger qui menace le petit Justice.

Depuis sa naissance ou presque, il présente des troubles respiratoires.

Son entourage dit simplement qu’il “a de la toux, attribuant sa maladie à la fumée et aux retombées de suie des torchères dont les langues de feu lèchent le ciel à 90 mètres au-dessus d’une raffinerie voisine qui appartient au géant pétrolier ENI.

Or l’un des actionnaires de cette société italienne n’est autre que la Fondation Bill & Melinda Gates.

La clinique de fortune où le bébé a été vacciné et les torchères qui dominent la ville symbolisent parfaitement les contradictions de la Fondation Gates.

A la faveur d’une enquête approfondie, nous avons constaté une grande incohérence entre les initiatives caritatives de la fondation et ses placements financiers : chaque année, elle engrange d’importants bénéfices grâce à des investissements qui vont clairement à l’encontre de ses bonnes œuvres.

Selon le Dr Elekwachi Okey, médecin à Ebocha, les centaines de torchères des raffineries du delta du Niger ont déclenché une vague de bronchites parmi les adultes, mais aussi d’asthme et de troubles de la vision chez les enfants.

Aucune étude n’a réellement démontré les effets de ces usines sur la santé, mais nombre des 250 composés toxiques présents dans les fumées et la suie sont depuis longtemps identifiés comme des facteurs de maladies de l’appareil respiratoire et de cancers.

“Ici, nous sommes tous fumeurs, mais personne n’a besoin de cigarettes, ironise le Dr Okey.

Pour les compagnies pétrolières de la région, il revient moins cher de brûler chaque jour près de 28 millions de mètres cubes de gaz – contribuant ainsi au réchauffement climatique – que de le vendre.

Et elles nient tout rapport entre les torchères et les pathologies présentes dans la région.

Sous la pression des militants, la Cour suprême du Nigeria a pourtant enjoint aux exploitants d’éteindre leurs torchères d’ici à mai 2007.

A partir de cette date, le gaz devra être soit réinjecté dans le sous-sol, soit acheminé par camion et gazoduc pour être vendu.

Mais les autorités ne se font pas d’illusions et il y a de fortes chances pour que la combustion se prolonge encore plusieurs années.

La Fondation Gates a consacré 218 millions de dollars à une campagne de vaccination contre la polio et la rougeole menée dans le monde entier, y compris dans le delta du Niger.

Parallèlement, elle a investi 423 millions de dollars dans le capital d’ENI, de Royal Dutch Shell, d’Exxon Mobil, de Chevron et de Total – les compagnies responsables de la plupart des émissions de gaz qui obscurcissent le ciel d’Ebocha, et ce à des niveaux très supérieurs à ceux tolérés aux Etats-Unis ou en Europe.

Les dirigeants locaux accusent aussi le développement de l’industrie du pétrole de favoriser d’autres fléaux combattus par la Fondation Gates.

Les ouvriers et les soldats qui les protègent attirent par exemple la prostitution, contribuant ainsi à une recrudescence du VIH et des grossesses adolescentes.

Et les trous de forage se remplissent d’eaux stagnantes, devenant des foyers de prolifération idéals pour les moustiques qui propagent le paludisme.

A la fin 2005, la Fondation Gates était dotée de 35 milliards de dollars, ce qui en faisait déjà l’institution caritative la plus importante du monde.

Depuis lors, Warren E. Buffett, l’homme le plus riche de la planète (après Bill Gates), s’est engagé – en juin 2006 – à y ajouter progressivement près de 31 milliards de dollars, prélevés sur sa fortune personnelle.

Sans même compter les dizaines de milliards de dollars supplémentaires promis par Gates, le capital dont dispose désormais la fondation est supérieur au produit intérieur brut de près des deux tiers des pays du monde.

Comme la plupart des œuvres philanthropiques, la fondation consacre chaque année au moins 5 % de ses avoirs à des donations afin de bénéficier d’une exonération fiscale.

En 2005, elle a ainsi distribué près de 1,4 milliard de dollars.

Elle subventionne essentiellement des actions sanitaires, des initiatives visant à améliorer l’enseignement public aux Etats-Unis et des programmes d’aide sociale dans la région du Nord-Ouest Pacifique.

Les 95 % restants sont investis.

Ces placements sont gérés par Bill Gates Investments, une structure qui administre également la fortune personnelle du milliardaire.

Selon Monica Harrington, responsable de la stratégie pour la fondation, les gestionnaires ont un seul objectif : dégager une rentabilité “capable d’assurer la pérennité du financement des programmes et des subventions.

Bill et Melinda Gates demandent à ces financiers de diversifier fortement leur portefeuille, mais ne leur donnent aucune directive particulière.

Si l’on se réfère aux données fournies par des cabinets spécialisés dans l’analyse des pratiques des fonds communs de placement, des fonds de retraite, des agences gouvernementales ou des fondations, on constate que la Fondation Gates détient des participations dans un grand nombre d’entreprises qui contreviennent aux normes écologiques, opèrent des discriminations professionnelles, violent les droits des salariés ou développent d’autres pratiques contraires à l’éthique, et ne remplissent donc pas les critères classiques de responsabilité sociale.

Plusieurs centaines de placements réalisés par l’institution – représentant un total d’au moins 8,7 milliards de dollars, soit 41 % de ses actifs (hors titres d’Etat américains ou étrangers) – concernent des entreprises dont l’action contrarie ses objectifs philanthropiques ou ses préoccupations sociales.

D’après Paul Hawken, spécialiste de l’investissement socialement responsable et directeur du groupe de recherche Natural Capital Institute, c’est là le “secret honteux de beaucoup de grandes œuvres caritatives.

“Les fondations subventionnent des organismes qui s’efforcent de construire l’avenir, mais, par leurs investissements, elles hypothèquent cet avenir. Le plus grave, souligne-t-il, n’est pas d’investir dans des sociétés nocives ou peu respectueuses de l’éthique, mais de ne le faire que pour l’argent, sans même chercher à améliorer le mode de fonctionnement de ces entreprises.

Ce genre de stratégie peu scrupuleuse, ajoute Paul Hawken, récompense en réalité les mauvaises pratiques.

A la Fondation Gates, cette politique est garantie par le strict cloisonnement de la branche caritative et de la branche financière.

Les objectifs de la première ne doivent en aucune façon affecter les investissements de la seconde.

Ses responsables ont d’ailleurs récemment annoncé qu’ils envisageaient d’institutionnaliser cette organisation en plaçant leurs actifs dans une structure distincte, le Bill & Melinda Gates Foundation Trust, dont les deux administrateurs seront Bill et Melinda Gates eux-mêmes.

“Nous fonctionnons depuis plusieurs années selon ces principes, explique Mme Harrington.

Mais une séparation officielle des deux branches clarifiera encore davantage la situation. Les gestionnaires du fonds n’excluent que les fabricants de tabac de leur portefeuille.

Ils n’investissent jamais un centime dans une entreprise au simple motif qu’elle agit conformément aux intérêts philanthropiques de la fondation.

Des milliards de dollars investis dans des industries polluantes

Le milieu caritatif commence pourtant à se rendre compte qu’il est pour le moins paradoxal de donner de l’argent pour promouvoir un monde meilleur tout en réalisant des investissements qui le mettent en péril.

Des études récentes montrent que de nombreuses fondations, dont certaines parmi les plus importantes des Etats-Unis, se sont au moins fixé quelques principes de base pour assurer une certaine cohérence entre leurs placements et leur mission.

Parmi les principales institutions qui fondent essentiellement leur choix sur des critères de justice sociale, de bonne gouvernance d’entreprise et de respect de l’environnement, figurent par exemple les fondations Ford, John D. et Catherine T. MacArthur, Rockefeller et Charles Stewart Mott.

Près d’un tiers de ces institutions jouent leur rôle d’actionnaire en utilisant leurs droits de vote pour infléchir les pratiques des entreprises.

Quelques-unes sont même devenues de vrais actionnaires militants.

Depuis quelques années par exemple, la Nathan Cummings, dotée de 481 millions de dollars, soumet régulièrement au vote des actionnaires, lors des assemblées générales, des résolutions contraignant la société à adopter une stratégie transparente et respectueuse de l’environnement.

Monica Harrington assure, sans plus de précisions, que les gestionnaires de la Fondation Gates votent également ce genre de résolutions.

En mai dernier, elle avait pourtant confié à la revue Chronicle of Philanthropy qu’ils ne se mêlaient jamais de ce genre d’affaires.

La fondation n’a par ailleurs pas autorisé son responsable des investissements, Michael Larson, à répondre à nos questions.

De son côté, Michael J. Smith, directeur des investissements de la Fondation Charles Stewart Mott, estime que les fondations doivent absolument utiliser leurs droits de vote pour améliorer le comportement des sociétés, ne serait-ce que pour des raisons purement financières.

“Les entreprises qui ont une bonne gouvernance sont généralement bien gérées et enregistrent régulièrement des bénéfices, affirme-t-il.

La Fondation Gates serait particulièrement bien placée pour donner le la.

Elle dispose de plus de pouvoir que n’importe quelle autre pour faire avancer le débat, fait remarquer Douglas Bauer, vice-président de Rockefeller Philanthropy Advisors, un organisme à but non lucratif qui conseille les fondations sur les questions de stratégie et d’éthique.

Si elle sélectionnait des sociétés qui partagent ses valeurs, le secteur de la philanthropie dans son ensemble subirait un véritable “séisme, assure-t-il.

La fondation n’a pas répondu à nos questions écrites sur ses éventuelles intentions de modifier sa politique d’investissements.

A Lagos (Nigeria), presque tous les matins, Felix, 56 ans, se rend à pied dans une usine située dans les faubourgs de la capitale pour acheter un pain de glace à 40 cents.

Ce militaire à la retraite en a absolument besoin : il ne doit pas laisser fondre ses médicaments.

Il y a deux ans, son épouse a été emportée par le sida et il a appris qu’il était séropositif.

Il a pris des antirétroviraux et son état s’est amélioré.

Mais il a souvent dû interrompre son traitement, qui, à 62 dollars par mois, était au-dessus de ses moyens.

Cet ancien sergent, père de six enfants, ne touche qu’une pension de 115 dollars – et encore, pas tous les mois.

Plus grave, son organisme a bientôt cessé de réagir à la molécule.

En mai, Felix a commencé à prendre un autre médicament, le Kaletra.

Ce traitement lui a permis d’aller mieux, mais à quel prix ! Sous le climat caniculaire du Nigeria, où le mercure dépasse souvent les 37 °C, les gélules de Kaletra fondent.

Le retraité est donc obligé de les conserver dans une boîte remplie de glace, qu’il faut renouveler chaque jour.

Il doit ensuite prendre son médicament à 10 heures du matin et à 10 heures du soir précises.

Avec de telles contraintes, il lui est difficile de travailler, même en se contentant d’un petit boulot.

Il existe désormais une nouvelle version du Kaletra qui se conserve à température ambiante.

Mais le médecin traitant de Felix, le Dr T.M. Balogun, l’un des directeurs du programme de lutte contre le sida au centre hospitalier universitaire de Lagos, lui a conseillé de ne pas trop espérer.

L’hôpital est subventionné par le gouvernement nigérian, qui touche lui-même des aides du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Cet organisme a reçu 651 millions de dollars de la Fondation Gates.

Pourtant, l’hôpital ne propose pas le nouveau Kaletra.

Il est trop cher.

Plusieurs pharmacies privées le commercialisent à 246 dollars par mois.

Totalement hors de portée pour Felix.

Or le Kaletra est fabriqué par le laboratoire Abbott.

Et la Fondation Gates détenait, en septembre 2006, une participation de 169 millions de dollars dans le capital de ce labo.

En 2005, le portefeuille de la fondation comptait près de 1,5 milliard de dollars d’actions de laboratoires pharmaceutiques très critiqués pour leurs pratiques commerciales limitant l’accès des populations pauvres des pays en développement à des molécules essentielles.

En moyenne, la valeur des actions de ces sociétés a augmenté de 54 % depuis 2002.

Ses investissements chez Abbott et dans d’autres laboratoires ont probablement rapporté à la fondation plusieurs centaines de millions de dollars.

Microsoft, meilleur allié des laboratoires pharmaceutiques

L’industrie pharmaceutique se défend en expliquant que cette protection par les prix est indispensable à la poursuite de ses activités de recherche et développement.

En 1994, à l’issue d’un intense lobbying mené avec d’autres secteurs d’activité fondés sur la recherche, elle a fait adopter l’Accord sur les droits de propriété intellectuelle liée au commerce, qui limite les possibilités de commercialiser des génériques bon marché.

Cet accord assure aux nouveaux médicaments un monopole pour une durée d’au moins vingt ans – confirmant du même coup les droits exclusifs d’Abbott sur la production de Kaletra.

Ce qui explique qu’il n’y ait pas de générique pour remplacer cette molécule, dont Abbott fixe le prix pour le monde entier.

Sous la pression des associations, Abbott a toutefois consenti, comme d’autres laboratoires, à baisser le prix des principaux médicaments contre le sida dans les pays pauvres.

Au Guatemala et en Thaïlande, la nouvelle version du Kaletra coûte ainsi 2 200 dollars par patient et par an – somme à laquelle il faut ajouter les taxes et les droits –, ce qui est très inférieur aux 8 000 dollars facturés aux Etats-Unis.

Au Nigeria, le traitement revient officiellement à 500 dollars par an.

Mais c’est encore beaucoup trop cher pour Felix et la grande majorité des patients.

Cette politique de tarification “fait que, dans les pays en développement, les médicaments ne sont à la portée que d’une petite élite fortunée, déplore Brook Baker, spécialiste de la propriété intellectuelle à l’université Northeastern (Boston), qui n’hésite pas à parler d’un “apartheid pharmaceutique.

Les laboratoires soulignent que leurs détracteurs oublient de parler des milliards de dollars en médicaments qu’ils offrent chaque année aux pays en développement.

Abbott rappelle qu’il a fourni gracieusement des traitements contre le sida à 25 000 patients, offert plusieurs millions de kits de dépistage et contribué à financer un vaste programme d’amélioration des services liés au sida en Tanzanie.

Ces cadeaux sont certes très appréciables, mais ils ont un effet pervers : ils font fuir les fournisseurs de génériques.

“Les dons font disparaître la perspective d’un approvisionnement régulier, explique Ellen ‘t Hoen, qui dirige un programme d’accès aux médicaments de Médecins sans frontières.

Et quand il n’y a plus de remèdes gratuits les patients meurent.

La plupart des médicaments garantissent une rentabilité élevée.

Au troisième trimestre 2006, Abbott affichait une marge bénéficiaire brute de 59 %, et a versé à ses actionnaires des dividendes pour le 331e trimestre d’affilée.

Selon un rapport du Congrès américain, pour le seul premier semestre 2006, les dix plus gros laboratoires pharmaceutiques ont dégagé 39,8 milliards de dollars de bénéfices.

En août dernier, Bill Gates a déclaré à la tribune de la Conférence internationale sur le sida que la grande priorité de sa fondation était d’enrayer ce fléau.

Depuis sa création, celle-ci y a consacré plus de 2 milliards de dollars.

Mais elle n’a pas répondu à nos questions écrites sur les problèmes des patients qui ne peuvent se procurer les médicaments contre le sida en raison de la politique des laboratoires pharmaceutiques.

Parallèlement, la fondation sélectionne les bénéficiaires de ses dons selon des critères bien plus rigoureux que les laboratoires où elle investit une grande partie de son argent.

Son formulaire de demande de subvention précise qu’elle attend des candidats qu’ils “exercent leurs droits de propriété intellectuelle selon des modalités cohérentes avec l’objectif affiché par la Fondation Bill & Melinda Gates de promouvoir …, dans l’intérêt général, la disponibilité des inventions dans les pays en développement à un coût raisonnable. Certains détracteurs de la fondation estiment que, afin de comprendre son incapacité à utiliser ses propres investissements pour servir “l’intérêt général dans les pays en développement à un coût raisonnable, il suffit de remonter à la source principale de sa richesse – Microsoft, dont Bill Gates est président.

Le monopole de Microsoft sur les systèmes d’exploitation informatiques et les logiciels de bureautique relève en effet de la même conception de la propriété intellectuelle et du droit commercial que celle défendue par les laboratoires pharmaceutiques.

“La Fondation Gates a vraiment les moyens de transformer la dynamique pour faire en sorte que les médicaments soient fournis en premier lieu aux pays qui en ont le plus besoin, souligne Daniel Berman, directeur adjoint de Médecins sans frontières pour l’Afrique du Sud. “Mais cela irait à l’encontre des intérêts de Microsoft.

Charles Piller, Edmund Sanders et Robin Dixon Los Angeles Times

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Vers la privatisation totale des services publics

Sida l’Africa test

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Extrait de l’émission Complément d’enquête “Médicaments: ce que les labos ne disent pas”

Cameroun: les prostituées servent de cobayes pour tester un médicament préventif contre le SIDA.
Quels risques font courir ces tests interdits dans d’autres pays, comment se pratiquent-ils, comment sont recrutées ces femmes, sont-elles suffisamment informées ?

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La Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Gates Foundation) est une fondation américaine humaniste philanthropique créée en janvier 2000. Son but est d’apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances. Elle s’efforce d’utiliser l’effet de levier en encourageant l’implication des personnes et personnalités politiques concernées. Certaines critiques dénoncent toutefois l’implication de la fondation dans le capital de sociétés responsables de divers problèmes sanitaires et humains.
La fondation est financée par Bill et Melinda Gates. Ses dons annuels sont supérieurs aux dépenses de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
D’autres contributeurs lui apportent des fonds. Ainsi en juin 2006, l’homme d’affaires milliardaire américain Warren Buffett annonce le versement de 37 milliards de dollar.

Critiques.

En janvier 2007, le Los Angeles Times a fait paraître un article moins flatteur sur la Fondation Gates, accusant l’organisation d’investir 95 % de ses fonds dans des investissements rémunérateurs gérés par des financiers chargés de « diversifier fortement leur portefeuille mais sans directives précises ». Le quotidien souligne ainsi que certaines de ces initiatives sont contradictoires avec son action philanthropique. L’article cite le cas de campagnes de vaccinations financées dans le delta du Niger notamment par la Fondation Gates qui investirait parallèlement dans des entreprises comme ENI, Royal Dutch Shell,Exxon Mobil, Chevron Corporation et Total, des compagnies éminemment responsables de la pollution dans cette région.

Ce genre d’affaires ne serait pas isolé, selon le Los Angeles Times, qui souligne que la fondation a investi avec profit dans plusieurs compagnies reconnues pour leur impact néfaste sur l’environnement et la santé, mais aussi dans des compagnies de crédit immobiliers accusées d’avoir dépossédé des milliers de personnes, ou des sociétés employant des enfants. La Fondation Gates n’aurait « pas usé de sa puissance et de son immense richesse pour changer le comportement des compagnies dans lesquelles elle investit ».

The Los Angeles Times

Grippe porcine

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Grippe porcine : pour l’OMS, la pandémie est imminente.


Des touristes avec leur masque à Mexico, le 29 avril 2009.

Paris comme Londres, La Haye, Rome et Ottawa déconseillent les voyages vers le Mexique.

Partie du Mexique où elle pourrait avoir fait 84 morts, l’épidémie de grippe porcine continue de se propager, jeudi 30 avril. Relevant que “le virus s’étend (…) sans aucun signe de ralentissement”, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé mercredi soir de relever à 5 son niveau d’alerte, l’avant-dernier stade avant la déclaration de l’état d’épidémie mondiale, qu’elle juge “imminente”.

La phase 5 se caractérise “par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une région de l’OMS, indique l’Organisation sur son site Web. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en œuvre des mesures d’atténuation prévues”.

“Tous les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation à la pandémie”, a prévenu sa directrice générale, Margaret Chan. L’OMS, qui a indiqué pouvoir confirmer 148 cas avérés dans le monde, dont huit mortels, n’a connaissance d’”aucune personne contaminée par des porcs”, a précisé son numéro deux, le Dr Keiji Fukuda. “Il semble qu’il s’agisse d’un virus qui se transmet d’une personne à l’autre”, a-t-il expliqué.

L’OMS ne recommande pas jusqu’à présent de restreindre les déplacements. Toutefois, la France a demandé à l’Union européenne de suspendre les vols aller vers le Mexique. Paris comme Londres, La Haye, Rome et Ottawa déconseillent les voyages dans ce pays. La proposition française sera discutée jeudi à Bruxelles, après une réunion mercredi des ministres des transports de l’UE en République tchèque. Des voyagistes britanniques, français, canadiens et portugais ont pour leur part suspendu leurs départs pour le Mexique. Plusieurs compagnies de croisières basées à Miami ont également annulé les escales prévues au Mexique.

Le virus, qui touche essentiellement de “jeunes adultes en bonne santé”, selon les autorités mondiales de la santé, se transmet par voie respiratoire, d’homme à homme. Les symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures) sont similaires à ceux de la grippe saisonnière qui tue chaque année dans le monde entre 250 000 et 500 000 personnes.

La crainte de propagation du virus a conduit de nombreux pays à mettre en place des contrôles aux aéroports et aux frontières, dont des scanners thermiques jugés toutefois inefficaces par l’OMS.
Même si le virus ne s’attrape pas en consommant de la viande de porc, plusieurs pays dont la Russie et la Chine ont suspendu tout ou partie de leurs importations porcines. En Egypte, où les autorités ont décidé d’abattre tout le cheptel de porcs, des éleveurs ont lapidé mercredi des vétérinaires et des policiers venus tuer leurs animaux, selon une source de sécurité.

Source

Plan mondial OMS de préparation à une pandémie de grippe

Questions / Réponses – Nouvelle Grippe

Les origines du Sida

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La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline.
Cite par Hubert Caubergh – agent de la santé publique belge

Les origines du Sida
Contributed by Contrecourant
Thursday, 22 April 2004
Date de diffusion : 23 avril 2004 – 22H50 Documentaire. Réalisé par Peter Chappell et Catherine Peix.
D’après Stéphane Horel et Peter Chappell. Musique de Frédéric Lagnau. Produit par MFP. Coproduit par Les Productions Galafilm, Les Films de la Passerelle, Pathé Archives et Produce +.


Un documentaire exceptionnel

Sida : 26 millions de morts, 40 millions de personnes contaminées. L’épidémie la plus dévastatrice de l’histoire ravage notre planète depuis plus de 20 ans et pourtant son origine reste encore un mystère.
Cependant la communauté scientifique est unanime : le virus du sida est né en Afrique et son ancêtre direct est présent chez les chimpanzés.
Reste une énigme : comment le virus est-il passé de l’animal à l’homme?
De nombreuses théories ont été avancées et réfutées? Aujourd’hui, seules deux hypothèses subsistent. La première suggère qu’en 1931, selon les calculs de la généticienne américaine Bette Korber, le virus du chimpanzé aurait contaminé un être humain qui consommait l’animal. Mais alors que les Africains mangent du singe depuis la nuit des temps, pourquoi cette transmission soudaine ?
La seconde suggère que le virus du sida serait le produit accidentel d’un vaccin oral contre la polio administré à un million d’Africains dans l’ex-Congo belge de 1957 à 1960 aux endroits mêmes où, une décennie plus tard, on détecte les premiers cas de sida dans le monde.
Face à cette dernière théorie qui dérange, le petit univers de la grande Science est partagé entre l’examen de conscience et la dénégation : difficile d’admettre que la médecine ait pu, en combattant une maladie, créer un fléau bien pire encore. Ressuscitant les souvenirs des témoins, exhumant des archives inédites et suivant une incroyable quête de la vérité, ce film plonge le spectateur dans l’histoire d’une controverse scientifique sans précédent. Les arguments de la controverse.

« C’est chez le chimpanzé que l’on trouve le précurseur immédiat du VIH. Tout le monde est d’accord là dessus. On peut discuter sur la question du quand, du pourquoi, du comment, mais tout le monde s’entend sur le chimpanzé.
Quand ?
Je pense que l’on peut dire qu’il y a unanimité sur le XXe siècle.


Où ?

Pour les humains, l’épicentre se situe clairement au nord-est du Zaïre et en Ouganda. C’est de là qu’est partie l’épidémie ». (Simon Wain Hobson, virologue, responsable du laboratoire de rétrovirologie moléculaire à l’Institut Pasteur).
Reste donc à élucider la question du comment ? Comment le VIH a-t-il pu se transmettre du chimpanzé à l’homme ?
Théories et objections.
Deux possibilités de contact entre le singe et l’homme restent plausibles :
Le sang : un chasseur blessé se contamine avec le sang d’un chimpanzé qu’il vient de chasser.
C’est la théorie du transfertnaturel, émise par Béatrice Hahn en 1999, qui est aujourd’hui largement acceptée par la communauté scientifique.
La vaccination : Les vaccins contre la polio sont fabriqués à partir de reins de singes. Celui du Dr Koprowski aurait été fabriqué à partir de reins de chimpanzés et a été administré à un million d’Africains au Congo belge à la fin des années 50.
Face à cette seconde théorie qui dérange, la communauté scientifique énonce plusieurs objections :
- Le sida serait apparu chez l’homme en 1930, avec une marge d’erreur de plus ou moins 20 ans (calcul de Bette Korber au laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis en 1999).
- Mais depuis, d’autres travaux scientifiques remettent en cause le mode de calcul et la capacité même à calculer mathématiquement la date d’apparition du sida chez l’homme. Les analyses des échantillons du vaccin anti-polio sont négatives. Suite à la conférence sur les origines du sida à la Royal Society de Londres, des échantillons du vaccin ont été testés.
Les résultats publiés au printemps 2001 dans les revues scientifiques Science et Nature, montrent qu’ils ne contiennent ni VIS, ni VIH, ni cellules de chimpanzés.
- Mais selon Robin Weiss, co-organisateur de la conférence, les échantillons testés ne sont pas ceux qui ont été utilisés au Congo belge à la fin des années 50.
Suite à leurs études, Martine Peeters puis Béatrice Hahn affirment que les chimpanzés porteurs de l’ancêtre du VIH viennent du Gabon.
- Mais aucune étude n’a été réalisée dans l’ancienne zone de capture des chimpanzés du Camp Lindi, au Congo, en raison de la situation politique du pays. Et les échantillons ramenés par Bill Hamilton étaient trop minces pour pouvoir donner des résultats fiables. De plus, la première trace du VIH et les premiers cas de sida sont apparus au Congo et non pas au Gabon. Le virus n’aurait pas pu survivre dans le vaccin anti-polio puisqu’il aurait été tué dans le processus de fabrication.
- Mais on sait que des virus simiens, comme le SV40, ont survécu dans les vaccins anti-polio et ont ainsi été transmis aux hommes. Pourquoi pas le VIH ?
Hilary Koprowski et ses collaborateurs affirment que des reins de chimpanzés n’ont jamais été utilisés pour fabriquer son vaccin anti-polio.
- Mais il n’existe aucun document officiel, aucune note de laboratoire permettant de l’affirmer. Hilary Koprowski aurait « perdu » toutes ses notes lors d’un déménagement.


Le vaccin

Le vaccin contre la polio est le premier vaccin à être fabriqué à partir de reins de singes. Comment le fabrique-t-on ?
Quels sont les différents types de vaccins anti-polio ?
Pour faire un vaccin, on commence par faire une culture à partir de reins de singes puis il faut :
- Prélever un morceau de tissu rénal et le diviser avec une paire de ciseaux.
- Laisser reposer cette suspension pour faire une monocouche de cellules.
- Ajouter le virus de la polio.
- Prélever ensuite le liquide de ces cultures.
- Filtrer pour enlever le reste des cellules.
On obtient alors une suspension de virus. Soit on l’inactive avec du formol, soit on l’affaiblit par des passages successifs dans des cultures de cellules.
Il existe deux types de vaccins :
- Le vaccin inactivé et injecté de Jonas Salk. Il contient des particules de virus de la polio qui ont été tuées dans du formol.
L’immunité qu’il confère est temporaire et nécessite trois injections successives. Pour fabriquer son vaccin, Jonas Salk utilise des reins de macaques Rhésus.
- Les vaccins vivants atténués de Albert Sabin et de Hilary Koprowski.
Ils contiennent des particules de virus de la polio qui sont vivantes, mais affaiblies au cours d’un long processus où l’on passe le virus dans des cultures de cellules, jusqu’à ce que sa capacité à déclencher la maladie disparaisse. Ce vaccin est administré par la bouche et est efficace dès la première prise. Les notes de laboratoires d’Albert Sabin attestent qu’il utilisait des reins de macaques Rhésus ou de macaques synomolgus. Hilary Koprowski a « perdu » toute documentation permettant de prouver l’espèce de singe qu’il a utilisée. Il nie avoir utilisé des chimpanzés. La course au vaccin dans les années 50, les Etats-Unis sont en guerre contre la polio, ce fléau qui attaque les enfants. C’est le début d’une course au vaccin entre les plus grands scientifiques : Jonas Salk, Albert Sabin et Hilary Koprowski. Chronologie.
27 février 1950 : Hilary Koprowski est le premier à tester son prototype de vaccin oral, à base de virus vivant atténué, sur un enfant américain de Letchworth village.
12 avril 1955 : Le vaccin de Jonas Salk est homologué. C’est un vaccin qui utilise un virus inactivé, autrement dit « tué » et qui nécessite trois injections. Une campagne de vaccination de masse suit cette homologation aux Etats- Unis. 90 millions d’Américains seront vaccinés.
23 avril 1955 : Drame autour de la vaccination antipoliomyélite : 260 enfants ayant reçu le vaccin Salk tombent malades, onze d’entre eux meurent.
Des lots de vaccins provenant des laboratoires Cutter (en Californie) étaient défectueux : ils contenaient encore du virus vivant.
Mai 1955-1960 : Ce drame relance la course au vaccin entre Albert Sabin, au Children’s Hospital Research Foundation (Cincinnati), et Hilary Koprowski, d’abord au Laboratoire Lederle (Pearl River, État de New York) puis au Wistar Institute de Philadelphie.
1958-1959 : Albert Sabin teste son vaccin oral, à base de virus vivant atténué, sur 6 millions d’enfants en URSS.
1957-1960 : Hilary Koprowski teste son vaccin expérimental « CHAT » sur 1 million d’Africains du Congo belge.
Novembre 1958 : Albert Sabin analyse le vaccin « CHAT » de Hilary Koprowski et découvre qu’il est instable et contaminé par un virus inconnu.
Novembre 1958 : L’OMS désapprouve dans une lettre confidentielle les campagnes de vaccinations de masse menées par Hilary Koprowski au Congo belge.
Printemps 1960 : Le vaccin oral d’Albert Sabin est homologué et utilisé dans le monde entier pour les campagnes de vaccinations de masse.
Durant l’été 1955, Hilary Koprowski et Ghislain Courtois, virologue et directeur du laboratoire médical de Stanleyville (Congo belge), se rencontrent lors d’un colloque au Kenya et décident de créer un camp d’élevage de chimpanzés pour faire officiellement des recherches sur l’hépatite et la polio. Chronologie. Hilary Koprowski et le Congo belge
1er mai 1956 : Le projet aboutit : ouverture du Camp Lindi, situé en retrait de Stanleyville. Ghislain Courtois en est le directeur.
Janvier 1957 : Plus de 200 chimpanzés sont déjà arrivés au Camp Lindi.
Février 1957 : Ghislain Courtois reçoit Hilary Koprowski pour la première fois au Camp Lindi. Ils immortalisent cette visite par une photo « officielle » devant la pancarte du camp.
Mars 1957 : Premières vaccinations de 4228 personnes avec le vaccin oral expérimental « CHAT » de Hilary Koprowski à Stanleyville.
1er mai 1957 : Hilary Koprowski quitte les laboratoires Lederle à Pearl River dans l’État de New York (Etats-Unis) avec son vaccin oral expérimental « CHAT ». Il devient directeur du Wistar Institute à Philadelphie.
1er octobre 1957 : Inauguration en présence de Hilary Koprowski, Ghislain Courtois et toute l’équipe des médecins belges du nouveau laboratoire médical de Stanleyville (Congo belge). Ce laboratoire est immense et possède la technologie de pointe de l’époque.
26 décembre 1957 : Deux ans et demi après l’ouverture du camp, Gilbert Rollais, le chasseur officiel du camp et son équipe de Pygmées ramènent le 401e chimpanzé au Camp Lindi.
1er février 1958 : Fritz Deinhardt, spécialiste en cultures de tissus au Children’s
Hospital de Philadelphie arrive à Stanleyville pour, officiellement, faire des recherches sur l’hépatite.
Du 24 février au 10 avril 1958 : En l’espace de six semaines, 215 504 personnes sont vaccinées avec le vaccin « CHAT 10A11 » dans la vallée de la Ruzizi, frontière entre le Congo belge, le Rwanda et le Burundi.
Novembre 1958 : L’OMS désapprouve les campagnes de vaccinations de masse menées par Hilary Koprowski au Congo belge.
1959 : Dans le cadre de leurs recherches, Joseph Vandepitte et Arno Motulsky font le tour du Congo belge et collectent 2000 échantillons de sang humain.
En 1985, le chercheur André Nahmias découvrira que l’un de ces échantillons est positif au VIH?
Juin 1960 : Indépendance du Congo belge. La situation politique entraîne la fermeture du Camp Lindi dans lequel il reste 50 chimpanzés. Au total, un million de personnes ont reçu le vaccin expérimental. Science sans conscience ?
Quelques propos extraits du film « A mon avis, on aurait dû arrêter d’utiliser des reins de singes dans la production de virus dès 1960. Nous avons pourtant continué. Ce sont les industries pharmaceutiques qui prennent ces décisions ? Ce qui me met vraiment hors de moi, c’est que nous avons la possibilité de fabriquer un vaccin anti-polio à base de protéines de synthèse, nous n’en faisons rien ! »
Dr Cecil Fox « Il me semblait que les gens devaient se faire une idée par eux-mêmes, examiner sur pièces et prendre une décision. Ce sont les théories qui font progresser la science, elles font avancer les choses? »
Tom Curtis « Hilary Koprowski est allé au Congo et il a pris des gens victimes de l’expansion coloniale. Il s’est servi d’eux. Je ne crois pas que quiconque, à l’époque, se soit soucié de l’aspect éthique de la question. »
Dr Cecil Fox « Largement plus de 400 chimpanzés ont été amenés au camp de Lindi en moins de deux ans, entre 1956 et 1958. Aucun de ces chimpanzés n’a survécu. On peut se poser la question : pourquoi ont- ils été tués ? »
Edward Hooper « C’est là l’hypothèse (la théorie du vaccin anti-polio) la plus haïe du monde médical. Il y a de grandes résistances à publier quoi que ce soit ainsi qu’à vérifier les pièces à convictions disponibles. »
Bill Hamilton « A cet égard, la science n’est pas démocratique. En science, vous avez votre théorie et moi mon hypothèse. Si je peux détruire votre théorie, je le fais et votre théorie n’existe plus. »
Simon Wain Hobson « L’impossibilité de découvrir la vérité, de mener un débat public et d’étudier ce qui est arrivé font que la science médicale continue, sans réelle mise en garde, d’aller au devant de désastres équivalents, sinon bien pires. »
Lettre de Bill Hamilton à la Royal Society « C’est évident que le chimpanzé est intervenu dans la composition du vaccin anti-polio? C’était avant tout un but scientifique pour lequel on les employait. J’ai parlé assez comme ça ? J’ai parlé trop, même ? »
Pierre Doupagne « On nous appelait, on y allait ?
C’était un vaccin important !
Personne n’avait le droit de refuser ?
C’était une obligation très difficile, très dure ! »

Villageoise « Si quelqu’un n’avait pas reçu le vaccin, il y avait les chefs, eux, savaient dans quelles maisons les trouver ? Personne n’est allé en prison, mais c’était un ordre d’avoir le vaccin. »
Villageois « Les tests du Congo belge sont l’exemple parfait que de telles expérimentations à grande échelle n’auraient jamais dû avoir lieu ».
Lettre de l’OMS suite aux vaccinations de la Ruzizi.

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