Guerre contre le terrorisme

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Pourquoi la “guerre contre le terrorisme” est une escroquerie, où comment certains se servent des groupuscules violents

Des dirigeants américains reconnaissent avoir armés les moudjahidines en Afghanistan (voir plus bas). Les anciens “combattants de la libertés”, devenus plus tard part de l’ “axe du mal”, sont au cœur de la nébuleuse terroriste en guerre avec nos démocraties occidentales. Ou plutôt avec les démocraties qui dérangent Washington ?

Au 21e siècle, la période post-URSS, quand le “fondamentalisme musulman” remplace le “péril rouge”, les groupuscules “terroristes” menacent les pays anciennement non-alignés. Si les milices d’extrême droites sont toujours à l’œuvre en Amérique latine, l’orient et l’Europe balkaniques sont déstabilisés par des groupes terroristes formés principalement en Afghanistan.

C’est le cas notamment au Yémen, en Algérie,

L’Afghanistan

On peut lire sur Wikipédia :

Au cours de la guerre froide, les États-Unis, via la CIA, ont dépensé 2,1 milliards de dollars moudjahidin. durant les dix ans de la guerre d’Afghanistan, pour alimenter la résistance antisoviétique incarnée par les
Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller pour la sécurité de Jimmy Carter, a affirmé en janvier 1998 que c’est « le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul », six mois avant l’intervention des Soviétiques (Le Nouvel Observateur, 15-21 janvier 1998, p.76) avec pour objectif d’entrainer l’Armée rouge dans le « piège afghan ».

Guerre d’Afghanistan (1979)

Ben Laden au service de la CIA

En 1979, il est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l’Arabie saoudite (de 1977 à 2001), actuel ambassadeur d’Arabie saoudite à Londres, et fils de l’ancien roi Fayçal ben Abdel Aziz Al-Saoud (de 1964 à 1975). À l’époque, l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS vient de commencer. Le recrutement de militants islamistes internationaux débute. Ce mouvement est soutenu notamment par l’Arabie saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan qui se verrait à terme à la tête d’une future internationale islamique et les États-Unis qui y voient un moyen de prêter main forte aux moudjahiddins d’Afghanistan en lutte contre l’envahisseur soviétique.

Le prince saoudien Turki lui demande d’organiser le départ des volontaires pour l’Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise.
http://mecanopolis.wordpress.com/category/isi/

Les officiels ennemis d’aujourd’hui sont en fait des amis de longue date, les “combattants de la liberté” qui faisaient la guerre contre l’URSS. Pendant la guerre froide, la justification de ce mic-mac était toute trouvée : il s’agissait de combattre le communisme. Tout comme la real politique commande de soutenir des dictatures en amerique du sud, on soutient des groupes militaires musulmans plutôt extremistes en orient. D’où le soutient aux talibans (et à Ben Laden qui opère à l’epoque plus ou moins officielement pour la CIA).

Avec le soutien des USA, le milliardaire saoudien finance les « Moujahedinne » pour épuiser l’URSS. La firme pétrolière US Unocal soutient activement la prise de pouvoir des Talibans pour favoriser son projet de pipeline vers l’Océan Indien.

De 1994 à 1997,Washington arme à nouveau les Talibans, formés par le général pakistanais Nasrullah Babar avec aide US et saoudienne. L’Afghanistan produit 80% de l’héroïne qui fournit le marché européen. Les Talibans prélèvent entre 15 et 20% de taxes. Les USA ferment les yeux.

Note pour plus tard : le Pakistan et l’Arabie saoudite alliés des USA.

Trafic d’opium

Comme en Amérique du sud, on retrouve le marché de la drogue. A l’époque la cocaïne servait au financement des contras nicaraguayens, en orient l’opium est depuis longtemps au coeur des conflits.

Economie des drogues illicites et conflits en Afghanistan.

” Guerre contre la drogue “, Une arme de l’Etat et un instrument de contrôle social

Mais cette étrange histoire ne s’arrête pas avec la chute de l’URSS. Au début des années 1990, l’Afghanistan sert de centre d’entrainement et de formation pour tous les mouvements terroristes. A chaque fois que cela était nécéssaire des combattants étiquetté “djihad” étaient disponibles pour servir les interêts US.

En Algérie

1991 – Algérie : Le FIS approché par les Américains

Au moment où il s’approche du pouvoir, en 1991, le FIS algérien est approché par les services US. Composée d’anciens de l’Afghanistan (formés par la CIA), l’organisation terroriste intégriste GIA sème la mort pendant des années.

On peut lire aussi ceci dans un article qui essaye de s’interoger sur comment peut-on bien definir le terroriste. L’article est loin d’être parfait, mais il livre quelques information interessantes.

En ce qui concerne la remarque de Munier sur l’Algérie, à savoir la création par la sécurité militaire de groupuscules terroristes coupables de crimes barbares mis sur le compte du GIA, il y aurait sans doute beaucoup à dire. Cet argument, que l’on peut lire tel quel d’un bout à l’autre de notre presse, semble pour une bonne part relever de l’intox. On passe généralement sous silence le fait que les services occidentaux font preuve d’une étonnante mansuétude vis-à-vis des véritables terroristes. Depuis des années, les maîtres du monde et leurs assistants européens s’efforcent de renverser le régime algérien (pétrole) et n’ont aucun scrupule à utiliser les égorgeurs islamistes pour parvenir à leurs fins, comme ils l’ont fait dans d’autres pays, à commencer par l’Afghanistan. Corruption aidant, ces égorgeurs ont eux-même infiltré l’appareil d’Etat algérien, de sorte qu’il se trouve toujours quelqu’un pour fermer les yeux quand ils agissent ou pour les avertir à temps quand l’armée prépare une opération contre eux. En ce sens il y a bien complicité entre les islamistes et une partie du pouvoir, mais pas comme l’entend Gilles Munier. En l’occurrence, le régime algérien, aussi mauvais et aussi peu “démocratique” soit-il, est moins coupable que victime. La confusion qui règne à propos de l’Algérie est voulue et soigneusement entretenue par les médias ; il est difficile de ne pas tomber dans le piège.

Terrorisme pour les nuls

Au Yemen

Entre 1990 et 1993 se déroula un processus d’unification entre le Nord et le Sud. Le Nord-Yemen était un Etat où le mot démocratie n’avait guère de sens et d’économie capitaliste dépendante. Le Sud se définissait comme un Etat national, démocratique à orientation socialiste. Il était dirigé par le Parti socialiste yéménite. Ce parti est composé de militants nationalistes formés dans la lutte contre le colonialisme britannique et de militants marxistes. Le processus de fusion n’allait a priori pas de soi. Mais la situation s’aggrava quand les dirigeants du Nord ne respectèrent pas les engagements pris, quand des cadres et des militants du PSY furent assassinés. Dans ce contexte certaines décisions, notamment celles découlant des privatisations, provoquèrent une crise économique. C’est alors qu’émergea un nouveau parti : le parti yéménite de la réforme ou Islah. C’est sur ce parti que s’appuyèrent les dirigeants du Nord pour tenter d’isoler le PSY. Qu’importe que le Islah soit d’orientation islamiste dans le genre des Frères musulmans égyptiens. Qu’importe qu’il ait le soutien de l’Arabie séoudite et de la CIA ou que son fer de lance soit, ici aussi, des anciens d’Afghanistan.
Quand l’anticommunisme fait des féodaux intégristes les héros de l’Occident

En Bosnie

1992 – Bosnie L’intégriste Itzebegovic, pion au service des USA
Dès 92, les intégristes musulmans – Alija Itzebegovic en tête – sont poussés à exiger la sécession d’avec la Yougoslavie. La Bosnie entre en guerre. Richard Holbrooke, porte-parole des USA : « Nous soutiendrons par tous les moyens les musulmans bosniaques »

On rejoint ici la problématique de l’article sur le Kosovo et la guerre en Bosnie, quand il s’agit d’évincer un dirigeant musulman plutôt modéré et prêt à négocier une paix qui n’arrange en rien l’occident, par le très dangereux Itzebegovic. Qui sera armé et aidé lui aussi de combattant afghans à qui l’on aura fournit les papiers et les armes nécéssaires.

La CIA mène constamment la danse et se sert des prétendus djihadistes pour imposer l’hégémonie américaine et la privatisation de l’économie mondiale.

Est-il étonnant dès lors qu’un journaliste allemand Juergen Elsaesse, finisse par découvrir une origine bosniaque aux attentats du 11 septembre, dans un livre passablement méconnu : “Comment le Djihad est arrivé en Europe”

Or, tant le profil de l’auteur du livre (un journaliste d’investigation respecté) que celui de l’auteur de la préface (un ancien ministre de l’intérieur français) devraient permettre d’établir un minimum d’intérêt et de confiance…
Très succinctement, nous pouvons dire que dans son long travail d’investigation, l’auteur a essayé de prouver le lien existant entre les guerres dans les Balkans et les attentats du 11 septembre 2001. Ainsi, en remontant la piste des kamikazes du 11 septembre, il est arrivé directement en Bosnie où les moudjahidin sont recrutés et entraînés par les services secrets occidentaux, la CIA en tête….
Quand Jean-Pierre Chevènement et le FBI jouent aux “conspirationnistes”

Ce livre est une bombe :

L’alliance ” afghane ” entre les États-Unis et les moudjahiddin a écrit une nouvelle page de son histoire dans les Balkans, et il n’y a rien d’étonnant à ce que les plus importants suspects du 11 septembre y aient vécu leur baptême du feu (chapitre 1). La Bosnie-Herzégovine, en particulier, réunissait de bonnes conditions, de par son histoire, pour l’ouverture d’un front du Djihad (chapitre 2). Mais ce n’est que grâce aux influences occidentales que les courants musulmans modérés, qui y détenaient le pouvoir, ont pu être écartés au profit des partisans de la Guerre sainte (chapitre 3). Dans cette évolution, Vienne a joué le rôle central de plaque tournante du trafic d’armes ; c’est dans cette ville que ben Laden a obtenu le passeport bosniaque en 1993 (chapitre 5). Les djihadistes ont perpétré d’effroyables actes de barbarie au cours de cette guerre qui a duré trois ans (1992-1995) – dont quelques-uns des massacres qui ont été attribués aux Serbes (chapitre 6). Et pourtant, le poids militaire des guerriers de Dieu était faible jusqu’à l’élection de William (” Bill “) Clinton à la présidence des États-Unis en 1993, cependant que leur équipement s’organisait grâce à l’Iran, l’ennemi de toujours (chapitre 7). Les services secrets américains ont vigoureusement bâillonné les officiers des Nations Unies qui critiquaient ces entorses à l’embargo international sur les armes (chapitre 8). L’entreprise mercenaire MPRI y a joué un rôle prépondérant sur mandat du Pentagone (chapitre 9) avant de prendre le contrôle de l’armée bosniaque dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu de Dayton en 1995 (chapitre 10). Au lieu d’écarter les guerriers de Dieu, comme l’expliquent les légendes dorées de Washington, MPRI a engagé les combattants les plus capables et les a formés en Albanie, qui était à l’époque sous la coupe des hommes de confiance de ben Laden (chapitres 11 & 12) et les a envoyés en renfort du mouvement terroriste albanais UCK au Kosovo et en Macédoine (chapitre 13).

Une bonne partie de ces activités ont été financées par le truchement d’organisations humanitaires américano-saoudiennes dans lesquelles ben Laden ne jouait qu’un rôle secondaire (chapitre 14). Plus généralement, on peut se poser la question de savoir si al Qaïda existe bel et bien ou si ce n’est pas un concept de propagande qui fait partie de la politique étrangère américaine, puisque plusieurs des terroristes en chef sont fortement soupçonnés de travailler aussi pour les services secrets occidentaux (chapitre 17). Cela concerne aussi les principaux suspects des attentats du 11 septembre (chapitre 18), et en particulier les deux cerveaux présumés de l’affaire (chapitre 19).

Résumé du livre “Comment le Djihad est arrivé en Europe” , sur le site de Juergen Elsaesser.

Alors des livres sur M. de Naggy Bosca ou sur Marie-Ségolène, vous en trouvez sur tous les étalages. Leurs vies, leurs chiens, comment ils font la cuisine. En revanche le livre préfacé par Jean Pierre Chevenement sur un sujet international brulant est édité à 6000 exemplaire ! Dépéchez vous de l’acheter, il est bientôt introuvable.

La guerre en Tchétchénie

Les principaux leaders rebelles en Tchétchénie, Shamil Basayev et Al Khattab, ont reçu leur formation militaire et idéologique dans des camps d’entrainement financés par la CIA en Afghanistan et au Pakistan. Selon Yossef Bodansky, directeur du US Congress’s Task Force on Terrorism and Unconventional Warfare, la guerre tchétchène fut planifiée durant un réunion secrète de Hizb Allah, tenue en 1996 à Mogadishu, en Somalie. 21 De nombreux cadres supérieurs des Services de renseignement iranienne et pakistanaise, ont participé à cette réunion, à laquelle Oussama bin Laden était également présent. Le rôle de la ISI pakistanaise dans la guerre civile en Tchétchénie « va beaucoup plus loin que l’approvisionnement des Tchétchènes en armes et en expertise : les Service de renseignement pakistanais et ses mandataires islamiques radicaux sont en réalité ceux qui dirigent cette guerre ». 22

Le principal oléoduc russe traverse la Tchétchénie et le Daghestan. N’eut égard aux condamnations de pure forme du terrorisme islamique par Washington, les bénéficiaires indirects de la guerre tchétchène sont les géants pétroliers anglo-américains luttant pour le contrôle des ressources pétrolières et des oléoducs dans le bassin de la mer Caspienne.

Lire la suite :

Qui est Oussama ben Laden ?
Michel Chossudovsky
Centre de recherche sur la mondialisation (CRM)
Professeur de sciences économiques, Université d’Ottawa

La Guerre en Irak

La coalition arme les rebelles

Extrait d’un article du quotidien britannique The Independent qui raconte comment les USA “égarent” 200 000 armes en Irak.

Some 190,000 assault rifles and pistols supplied by the US to Iraqi security forces in 2004 and 2005 have gone missing, according to a report issued here yesterday, and may have fallen into the possession of insurgents.

The embarrassing disclosure, by the watchdog Government Accountability office (GAO), means that the Pentagon does not know what happened to roughly a third of the arms it has provided to train and equip Iraqi forces – an effort whose success is crucial to restoring some semblance of order in the country.

The “lost” arms include 80,000 pistols as well as an estimated 110,000 of the Soviet-made AK-47 assault rifles, many of them originating in eastern Europe, especially the former Yugoslavia. A recent Amnesty International report claims that, in 2004 and 2005, more than 350,000 AK-47s and similar weapons were removed from Bosnia and Serbia by private contractors working for the Pentagon and sent to Iraq, with the approval of local Nato and European commanders.

Pentagon admits 190,000 weapons missing in Iraq

J’ai eu la même surprise que vous en sélectionnant cet extrait. La majorité provient de Bosnie, où opèrent de “private contractors” qui achetent (après avoir vendu ? de nombreuses sources indiquent que Washington a armé les combattants musulmans d’Itzebegovic pendant l’embargo sur les armes à destination de la Yougoslavie) des armes sur place.

Est-il possible qu’une armée fournisse ses propres ennemis en temps de guerre et que celà provoque si peu de réactions ? D’autant plus impressionant quand on apprend comment sont traités ceux qui essayent d’aider.

Il pensait faire son métier d’intendant quand il avait dénoncé, d’abord à sa
hiérarchie, puis, ne voyant rien changer, au FBI les trafics de fusils
mitrailleurs, de mines anti-char et de mortiers qui se déroulaient sous ses
yeux. “Les armes étaient vendues contre du cash, sans aucun reçu,
ouvertement. Des gens venaient se servir comme au supermarché, il y avait
des insurgés irakiens, mais aussi des soldats américains, des agents du
Département d’Etat ainsi que des employés irakiens de l’ambassade et des
employés des ministères. Certains venaient s’équiper pour leur protection
personnelle, d’autres venaient acheter un souvenir, d’autres pensaient faire
du profit en revendant les armes au marché noir, tant en Irak qu’aux
Etats-unis… enfin il y avait carrément des unités terroristes qui venaient
faire leur marché dans nos stocks. . .

Vance en avait parlé à ses supérieurs qui lui avaient répondu qu’ils s’en
occuperaient. Ne voyant rien venir, ne sachant pas vers qui se tourner en
Irak, Donald Vance avait commencé à prendre des photos, à noter les allées
et venues et à photocopier des documents. Profitant d’une permission à
Chicago, il était allé voir le bureau local du FBI et avait tout déballé. “A
mon retour en Irak, ils m’attendaient à l’aéroport. On m’a embarqué pour 97
à Camp Cropper, une ancienne prison militaire en dehors de Bagdad qui avait
hébergé Saddam Hussein. Personne, pas même ma famille ne savait où j’étais, on m’avait classé dans la catégorie des détenus particulièrement dangereux.”
Emprisonné pour avoir dénoncé corruption et trafic d’armes en Irak

Il ne s’agit pas d’incompétence, mais d’un réel effort de maintenir le chaos en Irak. Pourquoi ?

Le maintien du prix du petrole certainement. Mais ne commetons l’erreur de nous arreter à ce point de vue mercantile. Même si le contrôle de l’or noir reste l’un des meilleurs outils de comprehension de la politique américaine (oléoduc en Afghanistan, en Yougoslavie, empechement de l’eurodollar en Irak, petrole du Soudan, … ).

Le problème, c’est que les differentes explications abondent, difficile donc de se faire une opinion.

UMP proche de l’extrême droite, Alexandre Del Valle, dans son article De la stratégie pro-islamiste des Etats-Unis au « paradigme du 11 septembre », chronique d’une liaison dangereuse annoncée…, évoque la mise en place d’une “ceinture verte” servant au “containment” de la Russie, contre laquelle Washington met tout en oevre, afin d’éviter qu’elle ne redevienne une superpuissance. Je ne partage pas toute son analyse, mais la stratégie anti-russe est elle évidente. L’auteur évoque aussi le maintien sous tutelle de l’Europe, en l’empechant d’adopter une politique continentale eurasienne.

Jared Israel, comprend cette guerre en Irak comme une alliance officieuse avec l’Iran. L’Irak dirigée auparavant par les sunnites, revient entre des mains shiites. Il note plusieurs collusions d’interêts entre l’Iran et les USA, entre autre : bombardement de dissidents, promotion de l’ “islam radical”, … L’Irak libéré de Saddam Hussein reviendra probablement à des proches de l’Iran. Il cite Hamid Karzaï, installé par W. Bush à la tête de l’Afghanistan, qui affairme n’avoir aucun problème avec l’Iran. Ici encore la guerre larvée contre la Russie est un point important.

As we predicted, the U.S.-led Empire did not take over Afghanistan in order to eliminate Islamic fundamentalist rule there; rather, the fundamentalists were tamed. To what end? So that Afghanistan could be made an effective base from which fundamentalist movements could be fostered all over the Caucuses and Central Asia, thus weakening Russia, China and India. [4B]

But to do that most effectively, the U.S. needs the cooperation of Iran.

Iran is Working with the US in Iraq

Du coup ce tapage mediatique sur la guerre contre l’Iran ne serait qu’une intox ? C’est possible mais la position va-t-en guerre de Kouchner aujourd’hui même contredit un peu cette position. Il se pourrait plutôt que Washington remodèle tout le moyen orient par la force, usant des terroristes pour destabiliser et/ou justifier une intervention, et du bombardement massif quand il s’agit de transformer un pays en champ de bataille.

Nous verrons.

Al-Qaeida

Al-Qaeida, concept de propagandes ? Seule l’évidence nous empêche de le voir. C’est aussi la thèse d’un officier français, Pierre Bunel, qui écrit cet étrange article : La naissance d’Al Qâeida, dans lequel vous apprendrez qu’Al-Qaeida signifie “la base”, dans le sens base militaire ou base chimique (l’opposé de l’acide), mais surtout la base de données. Bonne lecture, c’est l’une des choses les plus surprenantes lue sur le sujet.

Pour faire la guerre dans les pays occidentaux, il faut d’une manière ou d’une autre retourner l’opinion pour qu’elle l’accepte. Ou du moins qu’elle croie l’avoir accepté, c’est à dire que l’opinion pense que la majorité du pays est plutôt d’accord. Du coup il faut un acte fondateur, comme le 11 septembre, l’incendie du Reichstag, Pearl Harbour, l’assassinat de l’archiduc, etc.

La Guerre contre le terrorisme est dirigée contre nous.

De plus le terrorisme est une action clandestine utilisée pour renverser ou mettre la pression sur les gouvernements recalcitrants. Comme la guerre en françafrique ou en USAfrique ou en Chinafrique. Mais aussi on l’a vu pour mettre sous pression l’Algérie, ou faire exploser la Yougoslavie. C’est dur de faire face au pouvoir de la mondialisation, et à un moment ou un autre, je pense que tout le monde craque.

Pour imposer des lois liberticide et un contrôle permanent, c’est pareil. Quelques cambriolages et un peu de banlieue ne suffisent pas à persuader un pays d’abandonner ses libertés. Il faut un vrai climat d’insecurité, il faut une menace, après la chute de l’URSS, il fallait la menace terroriste. Comme la crise de la vache folle à imposer la traçabilité animale, avec etiquetage électronique, la crise globale va finir par imposer l’etiquetage humain, qui d’ailleurs a déjà commencé (voir RFID et Puce Verichip).

Du coup on se rend bien compte que la guerre contre le terrorisme, l’islamophobie, et la croyantophobie en général repose sur du vent. Ce que je veut dire par là c’est que les musulmans, comme les chretiens et les juifs aspirent à la paix. Chalom, Salut, Salam. C’est très clair dans les écritures. Tout le monde aspire à voir ses enfants grandir, manger, rire. En revanche nous aspirons aussi à la justice, à la vérité et à la liberté. C’est très très loin de la de la demi paix en zone haute sécurité que nous propose l’occident.

Le choc des civilisations c’est du vent. Les puissants s’entendent entre eux, les violents pareil. Seules les peuples sont amenés à se haïr par un jeu machiavelique. C’est Satan, le serpent, l’antique dragon, qui à cause de son orgueil, et par le moyen du mensonge, provoque des guerres en promettant l’immortalité à une poignée de puissants. Par la peur de la mort et de l’autre, l’étranger, ils entrainent derrière eux toute l’humanité dans la guerre.

Refusez d’obeir, refusez de penser comme eux ! en Yougoslavie et maintenant en Irak.

Depuis le 11 septembre les démocraties occidentales sont sous le coup de lois “sécuritaires” rendues nécéssaires par l’ “attentat” du 11 septembre. En France vigipirate marque les mentalités, et il devient difficile de laisser son sac sur son siège de train en allant au toilettes. La police en revanche devient de plus en plus agressive.

Nous recenserons ici des articles traitant des mouvements terroristes dans différents pays.

par Antoine publié dans : Démystification communauté : Novus ordo Seculorum

1962

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11 janvier

Inauguration du “France”

Le prestigieux paquebot français est inauguré au Havre par Yvonne de Gaulle et le Premier ministre Michel Debré. Construit dans les chantiers navals de Saint-Nazaire, le “France” mesure 315 mètres de long et 34 de large. Pour son voyage inaugural, “Le France” fait route vers les Canaries. Le 25 juin 1979, il sera racheté par la Norvège et rebaptisé “le Norway”.

14 janvier

Premiers accords sur la PAC

Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d’accord sur l’union douanière et la mise en place plus rapide d’une Politique agricole commune (PAC). En unifiant leurs économies agricoles, les Six prévoient notamment une amélioration de la productivité agricole, une “stabilisation des marchés” nationaux, la “garantie de sécurité des approvisionnements” et l’assurance “d’un niveau de vie équitable des populations agricoles”. Les différents Etats doivent alors s’appuyer sur une politique favorisant les produits issus du marché commun européen. Même si la PAC contribuera à faire de l’Europe l’un des plus grands exportateurs du monde, elle se heurtera à de nombreux conflits entre les Etats et connaîtra plusieurs crises. Elle sera plusieurs fois réformée.

8 février

Tragique manifestation Métro Charonne

A l’appel du PSU et du PC, une manifestation pour la paix en Algérie et contre l’OAS est organisée à Paris autour de la place de la Bastille et de la place de la République. Prévue depuis une semaine, le rassemblement est interdit par le préfet de Police, Maurice Papon. La répression policière est violente. Les CRS chargent les manifestants qui s’engouffrent dans une bouche de métro fermée, station Charonne. 8 personnes meurent écrasées contre les grilles. On dénombre une centaine de blessés.

20 février

John Glenn, le premier Américain en orbite

L’astronaute John Herschel Glenn est le premier Américain à prendre part à un vol spatial habité. A bord de la capsule “Mercury Friendship 7″, il effectue trois révolutions autour de la Terre (129 000 km) en 4 heures et 56 minutes. L’amerrissage se déroule sans encombre à l’est des Bahamas, à 65 km de l’endroit précis qui avait été calculé par les ingénieurs de la NASA. Les Américains réussissent ce vol habité avec près d’un an de retard sur les Russes : le 12 avril 1961, Youri Gagarine avait été le premier homme de l’espace.

24 février

Ferrari présente la légendaire 250 GTO

Le “Commandatore” présente son dernier bijou de performance et d’astuce à la presse : la 250 GTO. Trésor de ruse, ce modèle de « Grand Tourisme Homologué » (GTO) est présenté comme une évolution d’une voiture de série, la 250 GT pour répondre au règlement de la compétition. Mais elle en fait une véritable bête de course de 300 ch profondément différente de la 250 GT et qui établira un règne sans partage chez les GT pendant trois ans. Sa faible diffusion, sa ligne très réussie qui marque la fin d’une époque où les moteurs étaient placés devant même sur les GT, et son palmarès font d’elle un véritable objet de fétichisme coûteux pour les collectionneurs.

18 mars

Signature des Accords d’Evian

Les négociations concernant le règlement du conflit franco-algérien aboutissent à la signature des accords d’Evian. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire de la République algérienne, Krim Belkacem et le ministre français des Affaires algériennes Louis Joxe (assisté de Robert Buron et Jean de Broglie) reconnaissent la souveraineté de l’Etat algérien. Les accords d’Evian mettent fin à huit ans de guerre et à plus d’un siècle de présence française en Algérie. Le cessez-le-feu est programmé pour le lendemain, à midi. La France s’engage à évacuer progressivement ses troupes et à maintenir son aide économique pendant trois ans. Elle obtient des assurances sur le pétrole et bénéficie d’un “droit de préférence”. Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage jusqu’à la proclamation solennelle de l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962.

26 mars

Massacre de la rue d’Isly à Alger

8 jours après la signature des accords de paix à Evian, 4 000 Européens d’Algérie se sont réunis à Bab El-Oued pour protester contre le bouclage du quartier par l’armée française. La France soupçonne cette partie de la ville d’abriter un important foyer d’activistes de l’OAS. A 15 heures, alors que la manifestation pacifique atteint la rue d’Isly, les manifestants se heurtent aux artilleurs de l’armée française. Pris de panique devant une telle foule, un des soldats du 4ème RT tire. Le cordon de militaires croient à un signal et donne l’assaut pendant 12 minutes. 46 personnes sont tuées dans la fusillade. On dénombre 200 blessés. La radio présente sur les lieux du carnage enregistrera l’appel vain d’un lieutenant criant “Halte au feu !”.

8 avril

Les Français approuvent les Accords d’Evian

Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le gouvernement provisoire algérien sont ratifiés par le peuple français à 90,7% de “oui”. Organisé par le général de Gaulle, le scrutin plébiscite largement la politique menée en Algérie. Le chef de l’Etat déclare à l’annonce des résultats : “Le référendum règle le problème algérien”.

14 mai

Mariage de Juan Carlos et de Sofia de Grèce

Le prince Juan Carlos, héritier du trône d’Espagne, et la princesse Sofia, fille du roi Paul Ier de Grèce, se marient à Athènes. Ils auront trois enfants. Proclamé roi à la mort du général Franco (20 novembre 1975), Juan Carlos participera activement au rétablissement de la démocratie et à l’intégration de l’Espagne dans l’Union Européenne. Le peuple espagnol tient sa famille royale en grande estime.

19 mai

Marilyn Monroe : “Happy Birthday Mister President”

Au gala organisé au Madison Square Garden, à l’occasion de l’anniversaire du président américain John Fitzgerald Kennedy, l’actrice Marilyn Monroe lui lance son célèbre “Happy Birthday Mister President”. La robe-fourreau en gaze de soie blanche, parsemée de strass et cousue à même le corps de l’actrice sera vendue aux enchères pour la somme de 1,3 million de dollars en 1999.

10 juillet

Lancement du satellite “Telstar”

Telstar 1 est lancé depuis Cap Canaveral en Floride. Mis au point par la société américaine de télécommunication AT&T, il a pour mission d’assurer la liaison des réseaux de télévision et de téléphonie entre les Etats-Unis et l’Europe. Grâce à “Telstar”, premier satellite de télécommunication transatlantique, les téléspectateurs européens assisteront à une conférence de presse donnée par le président Kennedy et les Américains regarderont une émission de divertissement avec Yves Montand.

12 juillet

Premier concert des Rolling Stones

Un groupe de jeunes anglais passionnés de blues et de rock’n roll américain fait sa première apparition publique au Marquee Jazz Club de Londres. Son nom: “The Rolling Stones”. La formation est née de la rencontre de Keith Richard et de Michael Philip Jagger au printemps 1960 à Richmond. En 1961, ils ont été rejoints par Richard Taylor et Brian Jones.

août

Licklider écrit ses mémos

Le docteur en psychologie Joseph Licklider publie des mémos (On-Line Man Computer Communication) qui présentent l’ordinateur comme un outil de communication, de partage des ressources. L’idée d’un « réseau galactique » formulé par ce psycho-accousticien du MIT aura un impact important sur la conception d’Internet. Il intégrera trois mois plus tard l’ARPA (Agence des projets de recherche avancée), organisme créé en 1958 pour assurer la supériorité militaire et technologique des États-Unis après l’humiliation ayant suivi le lancement du premier Spoutnik. Directeur du Bureau des techniques de traitements de l’information (IPTO), il participera à la prise de conscience de l’utilité des réseaux informatiques.

août

Naissance de Spider Man

Spider Man apparaît pour la première fois dans le quinzième numéro du magazine “Amazing Fantasy” créé par Marvel Comics. L’homme piqué par une araignée radioactive devient justicier après le meurtre de son oncle par un voleur. Il fut créé par Stan Lee et Steve Ditko.

5 août

Mort de Marilyn Monroe

L’actrice hollywoodienne de 36 ans, Marilyn Monroe (de son vrai nom Norma Jean Baker Mortensen), est retrouvée morte dans la chambre de sa villa californienne. Dépressive, elle avait de grandes difficultés dans ses relations amoureuses et dans le tournage de son dernier film “Something Got to Give” de George Cukor. L’enquête conclura au suicide par barbituriques mais certains émettront des doutes quant aux circonstances de sa mort.

22 août

L’attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle

Le cortège présidentiel qui vient de quitter l’Elysée pour se rendre à Colombey-les-deux-Eglises, est pris à partie par trois hommes armés de pistolets-mitrailleurs, alors qu’il traverse le Petit-Clamart. Cet attentat est l’oeuvre de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète), qui s’oppose à l’indépendance de l’Algérie. Le général de Gaulle qui en réchappe, profitera de l’émotion causée par l’attentat pour proposer l’élection du président de la République au suffrage universel.

11 septembre

Les Beatles enregistrent leur premier disque

Le 45 tours “Love Me Do” sortira le 5 octobre et atteint la dix-septième place au hit-parade britannique. En février 1963, leur deuxième disque, “Please, Please Me” sera classé numéro un. La beatlemania s’étend de manière foudroyante.

29 septembre

Ben Bella au pouvoir en Algérie

A la suite des accords d’Evian (18 mars 1962) qui reconnaissent l’indépendance de l’Algérie, Ahmed Ben Bella, chef du Front de libération nationale (FLN), est élu par 159 voix contre 1, premier président du Conseil par la nouvelle Assemblée nationale algérienne. Il accédera à la présidence en 1963, mais sera renversé par le coup d’Etat de Houari Boumediene en 1965 et emprisonné jusqu’en 1980.

1 octobre

Premier étudiant noir à l’université d’Ole Miss

Le Mississipi, l’un des État les plus ségrégationnistes du pays, refuse d’inscrire l’étudiant noir James Meredith dans une université jusqu’alors réservée aux Blancs, s’opposant ainsi à une décision fédérale. Finalement, après une émeute sanglante, le jeune homme entre dans l’établissement sous la protection d’une escorte fédérale envoyée par JF Kennedy. Premier étudiant noir à intégrer l’université du Mississippi, James Meredith se fera l’un des combattants pour l’égalité civique dans son pays.

5 octobre

Sorti du premier tube des Beatles

Le premier single des Beatles, “Love me do” sort en Grande-Bretagne. Enregistré à Londres sous la direction du chef d’orchestre George Martin, le disque monte à la 17ème place du hit-parade. En février 1963, il atteindra le première place, la carrière des Beatles est lancée.

11 octobre

Ouverture du Concile de Vatican II

Le Pape Jean XXIII inaugure la première session du Concile de Vatican II dans la basilique Saint-Pierre-de-Rome. Cette gigantesque réunion rassemble plus de 2 000 ecclésiastiques et des experts non catholiques. Dès l’ouverture, le Pape prononce un “aggiornamiento” (une mise à jour) des dogmes de l’église catholique. Jean XXIII veut adapter le message de l’église au monde moderne pour la rendre plus proche des fidèles. Les messes seront désormais dites dans des langues usuelles et non plus en latin. Et les prêtres devront se consacrer exclusivement aux fidèles. Le Concile s’achèvera en décembre 1965, sous le pontificat de Paul VI.

14 octobre

Début de la crise des missiles de Cuba

Un avion-espion américain prend des photos au large de Cuba. Il découvre qu’une base de missiles soviétiques est en construction à quelques miles des côtes américaines. Les missiles sont tout droit dirigés vers les Etats-Unis. Le 22 octobre la nouvelle est rendue publique lorsque Kennedy organise le blocus maritime de l’île et lance un ultimatum à Khrouchtchev, exigeant le démontage des rampes de lancement. Cet évènement marque le début d’une grave crise appelée la “crise de Cuba”, où la troisième guerre mondiale fut évitée de peu. Finalement, Khrouchtchev acceptera de retirer les fusées, à condition que les Américains ne débarquent pas à Cuba.

28 octobre

Référendum sur l’éléction présidentielle

Charles de Gaulle demande aux Français de se rendre aux urnes afin de déterminer si l’élection du président de la République se fera désormais au suffrage universel. Le “oui” l’emporte avec 62,25% des voies. En organisant ce référendum De Gaulle consolide les fondements de la Vème république mais s’attire les foudre de ses détracteurs qui jugent qu’une telle mesure confère trop de pouvoir au président. Les premières élections présidentielles au suffrage universel auront lieu trois ans plus tard, en décembre 1965.

20 novembre

La crise de Cuba s’éteint

Après plus d’un mois de tensions entre les Etats-Unis, l’URSS et Cuba, Castro annonce qu’il accepte le retrait des bombardiers soviétiques et Kennedy lève le blocus naval autour de l’île. La crise des missiles fut l’apogée de la Guerre Froide. Khrouchtchev sera rapidement remplacé, et les relations passeront alors dans la phase communément appelée de “détente”.