Abolir l’OTAN

Author:  |  Category: News & Politics

http://legrandvillage.files.wordpress.com/2009/04/jpg_dessin559_titom_momie_otan-2.jpg

Pourquoi ne pas abolir l’OTAN, tout simplement ?

par Rodrigue Tremblay

Traduit par Fausto Giudice de Tlaxcala

[L'OTAN a pour objectif] «d’exclure les Russes, d’inclure les Américains et de tenir les Allemands sous la botte».
Lord Ismay, premier secrétaire général de l’OTAN

«Nous devons immédiatement convoquer une réunion du Conseil de l’Atlantique Nord pour évaluer la sécurité de la Géorgie et passer en revue les mesures que l’OTAN peut prendre pour contribuer à stabiliser cette situation très dangereuse.»

Sénateur John McCain, (8 août  2008)

«Si nous avions travaillé de manière préventive avec la Russie, avec la Géorgie, en nous assurant que l’OTAN avait le genre de capacité, la présence et l’engagement idoines, nous aurions pu peut-être éviter ça» [L'invasion de l’Ossétie du sud par la Géorgie et la riposte russe subséquente ].

Tom Daschle, ancien chef de la majorité au Sénat et conseiller du sénateur Barack Obama, (17 août  2008)

«De tous les ennemis des libertés publiques, la guerre est peut-être le plus redoutable parce qu’elle comprend et développe le germe de tous les autres ennemis.»

James Madison (1751-1836), quatrième président des USA

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est une relique de la Guerre froide. Elle a été créée le 4 avril 1949 comme une alliance défensive des pays d’Europe occidentale avec le Canada et les USA pour protéger ceux-ci des empiétements de l’Union soviétique.

Mais depuis 1991, l’empire soviétique n’existe plus et la Russie a coopéré économiquement avec les pays d’Europe occidentale, en leur fournissant du gaz et de pétrole, et des matières premières en tous genres tous. Ceci a accru l’interdépendance économique européenne et, par conséquent, considérablement réduit la nécessité d’une telle alliance militaire défensive au-dessus et au-delà de la défense militaire des pays européens eux-mêmes.

Mais le gouvernement US ne voit pas les choses ainsi. Il préférerait garder son rôle de protecteur paternaliste de l’Europe et d’unique superpuissance au monde. L’OTAN est l’outil qui convient à cet effet. Mais peut-être le monde devrait-il s’inquiéter de ces gens qui sillonnent la planète avec un bidon d’essence dans une main et une boîte d’allumettes dans l’autre, se faisant passer pour des vendeurs d’assurances contre les incendies.

En l’état actuel des choses, c’est un fait que le gouvernement américain et la nomenklatura spécialisée dans la politique étrangère américaine considèrent l’OTAN comme un outil important de la politique étrangère US d’intervention à travers le monde. Étant donné que de nombreux hommes politiques US ne soutiennent plus de facto l’Organisation des Nations Unies comme organisation internationale suprême pour le maintien de la paix dans le monde, une OTAN sous contrôle US semble être, à leurs yeux, un substitut attrayant à l’ONU pour fournir une couverture légale aux offensives militaires par ailleurs illégales qu’ils entreprennent à travers le monde. Ils préfèrent garder le contrôle total sur une petite organisation comme l’OTAN, même si elle est devenue une institution obsolète, que de devoir faire des compromis à l’ONU, où les USA ont néanmoins une des cinq voix de véto au Conseil de sécurité.

C’est la logique derrière les propositions visant à réorganiser, à réorienter et à élargir l’OTAN, afin de la transformer en un outil flexible de la politique étrangère US. C’est une nouvelle démonstration que des institutions devenues superflues peuvent avoir une seconde vie. En effet, lorsque leur vocation première n’existe plus, on leur découvre de nouvelles raisons de les garder en vie.

En ce qui concerne l’OTAN, le plan est d’en faire une alliance politico-militaire impériale et offensive contre le reste du monde, en l’élargissant considérablement. Conformément au plan, l’OTAN serait élargie pour englober l’Europe centrale et orientale, afin d’inclure non seulement la plupart des anciens membres du Pacte de Varsovie (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Bulgarie, Roumanie, Albanie et Hongrie) et bon nombre des anciennes républiques de l’Union soviétique (Estonie, Lituanie, Lettonie, Géorgie et Ukraine), mais serait aussi étendue jusqu’en Asie pour inclure le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, et peut-être, faire une percée au Moyen-Orient, en admettant Israël. Aujourd’hui, l’OTAN, qui comptait au départ 12 membres, est passée à 26 membres. À l’avenir, si les USA atteignent leur but, l’OTAN pourrait devenir une organisation de 40 membres.

Aux USA, tant les Républicains que les Démocrates voient la transformation de la vieille OTAN en cette nouvelle alliance offensive militaire comme une bonne idée (néocone) pour promouvoir les intérêts US partout à travers le monde, ainsi que ceux de leurs proches alliés, comme Israël. Ce n’est pas seulement une idée activement promue par l’administration néocone Bush-Cheney, mais aussi par les conseillers néoconservateurs des deux candidats à l’élection présidentielle US de 2008, le sénateur John McCain et le sénateur Barack Obama. En effet, les deux candidats sont d’enthousiastes partisans de l’interventionnisme militaire, et c’est essentiellement parce que tous deux s’appuient sur des conseillers provenant des même milieux néocons.

Par exemple, la précipitation avec laquelle les Bush-Cheney ont imprudemment promis à l’ancienne république soviétique de Géorgie l’adhésion à l’OTAN et fourni un appui et un ravitaillement militaire US est un bon exemple de la manière dont l’OTAN est perçue à Washington DC par les deux principaux partis politiques. D’une part, le candidat présidentiel républicain John McCain envisage un nouvel ordre mondial construit autour d’une «Ligue des démocraties» d’inspiration néocon qui remplacerait de facto les Nations Unies et par laquelle les USA gouverneraient le monde. L’autre, le sénateur Barack Obama n’a pas une position très lointaine des propositions de politique étrangère du sénateur McCain. En effet, le sénateur Obama préconise l’utilisation de la force militaire des USA et des interventions militaires multilatérales dans les crises régionales, pour “des raisons humanitaires”, même si ce faisant, l’ONU doit être court-circuitée. Par conséquent, si jamais il obtient le pouvoir, il y a fort à parier que le sénateur Obama n’aurait pas de scrupule à adopter la vision du monde du sénateur McCain. Par exemple, les deux candidats à l’élection présidentielle seraient probablement favorables à la suppression de la clause « no first strike » (ne pas être les premiers à attaquer) de la convention de l’OTAN. On peut tenir pour acquis que quel que ce soit l’homme politique qui entrera à la Maison Blanche, le monde sera un endroit moins régi par les lois et moins stable, et la situation ne sera guère meilleure qu’elle ne l’est sous l’administration voyoute des Bush-Cheney.

Il est toutefois difficile de voir en quoi ce nouveau rôle offensif attribué l’OTAN serait dans l’intérêt des pays d’Europe ou du Canada. L’Europe de l’Ouest, en particulier, a tout à craindre d’une résurgence de la guerre froide avec la Russie, et peut-être avec la Chine. La transformation de l’OTAN d’organisation militaire de défense de l’Atlantique Nord en une organisation militaire offensive d’envergure mondiale sous direction US va avoir des répercussions géopolitiques internationales à travers le monde, mais surtout pour l’Europe. L’Europe a une forte attraction économique pour la Russie. Alors pourquoi adopter la politique agressive d’encerclement militaire de la Russie de l’administration Bush-Cheney par un élargissement de l’OTAN aux portes de la Russie et en plaçant des boucliers anti- missiles juste à côté de la Russie? Ne serait-il pas mieux pour l’Europe de développer des relations économiques et politiques harmonieuses avec la Russie? Pourquoi préparer la prochaine guerre?

Quant au Canada, sous le gouvernement minoritaire du Néocon Steven Harper, il est malheureusement devenu de facto une colonie US, en ce qui concerne les affaires étrangères, et cela, sans aucun débat sérieux ni référendum à cet effet au Canada même. La dernière chose dont le Canada ait besoin serait de poursuivre sur cette route minée.

En conclusion, il semblerait que l’idée humaniste de faire la promotion de la paix, du libre-échange et du droit international comme fondements de l’ordre mondial a été écartée au profit d’un retour à la politique des grandes puissances et à la diplomatie de la canonnière. Il s’agit d’un retour en arrière de 100 ans.

C’est une honte.

_____________________________________________

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5718&lg=fr

Source :  http://www.TheNewAmericanEmpire.com/tremblay=1093

Réarmer la Russie

Author:  |  Category: News & Politics

Medvedev veut réarmer massivement la Russie




Le président russe Dmitri Medvedev souhaite augmenter et moderniser à partir de 2011 les capacités de combats de son armée et sa force nucléaire. Un revirement après la détente amorcée depuis l’arrivée de la nouvelle administration Obama.

Est-ce le signe d’une mise entre parenthèses du réchauffement qui s’esquissait entre la Russie et la nouvelle administration Obama ? Après s’être dit, début février, prêt à une coopération «des plus approfondies» avec Washington sur toutes les questions, «y compris le désarmement», Dmitri Medvedev semble changer de posture.

Le président russe a ainsi ordonné mardi un vaste réarmement de son pays à partir de 2011. «À partir de 2011 débutera un réarmement à grande échelle de l’armée et de la marine russe», a-t-il expliqué lors d’une réunion avec des hauts représentants du ministère de la Défense. «L’analyse de la situation politico-militaire dans le monde a montré qu’il restait un potentiel de conflit sérieux dans certaines régions, alimenté par des crises locales et les tentatives incessantes de l’Otan de développer son infrastructure militaire près de la Russie», a ajouté Medvedev. Au coeur des préoccupations du Kremlin : le projet de «bouclier antimissile» américain en Pologne et en République tchèque et les perspectives d’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan. Si l’élargissement à l’Est de l’Alliance atlantique est perçu par les États-Unis comme un facteur régional stabilisateur, Moscou y voit de son côté une atteinte à sa sphère traditionnelle d’influence.

«La principale tâche est d’augmenter la capacité de combat de nos forces, avant tout celles de nos forces stratégiques nucléaires. Elles doivent être capables de remplir toutes les tâches indispensables pour assurer la sécurité de la Russie», a poursuivi le chef de l’Etat.

Les déclarations du président russe tranchent avec plusieurs manifestations récentes d’apaisement de part et d’autre. Pour préparer la première rencontre officielle entre Barack Obama et son homologue russe, le 2 avril dans le cadre du G20 à Londres, la secrétaire d’État Hillary Clinton et son homologue russe, Sergueï Lavrov, s’étaient rencontrés début mars à Genève. Au menu des discussions figuraient la relance des négociations sur le désarmement et la non-prolifération nucléaire. Washington souhaite remettre sur les rails les pourparlers sur le renouvellement du traité de réduction des armes stratégiques (Start-1), qui expire fin 2009. Le Kremlin s’y était montré plutôt favorable. La veille, le dialogue entre la Russie et l’Otan, gelé l’été dernier après l’opération militaire russe en Géorgie, avait même été renoué.

Quelques jours plus tôt, on apprenait également que le président Obama avait fait parvenir à Dmitri Medvedev une lettre secrète, proposant de revenir sur le déploiement d’un bouclier antimissile en Europe centrale si la Russie contribuait à dissuader l’Iran de construire la bombe.

Goodbye dollar

Author:  |  Category: News & Politics

La Chine en guerre contre le dollar

FOCUS – A quelques jours du G20, le gouverneur de la Banque Centrale de Chine a proposé de créer une nouvelle monnaie de réserve supranationale. Les USA réaffirment néanmoins leur volonté de voir le dollar demeurer la principale monnaie de réserve.

reserve_or_dollars

Le G 20, qui réunira le 2 avril prochain à Londres, les dirigeants des pays industrialisés et des économies émergentes, s’annonce animer. Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque Centrale de Chine a publié un essai lundi 23 mars, dans lequel il accuse indirectement les États-Unis d’être responsables de la propagation de la crise à l’échelle mondiale. Il pointe du doigt les méfaits du dollar et réclame l’adoption d’une nouvelle monnaie de réserve internationale, pour remplacer le billet vert. Pour lui, le système économique mondial actuel est trop influencé par la politique des États-Unis. «L’éclatement de la crise et son débordement dans le monde entier reflètent les vulnérabilités inhérentes et les risques systémiques dans le système monétaire international». Il réclame l’instauration d’un système placé sous les auspices du Fonds monétaire international (FMI). Pour M. Zhou, cette monnaie de réserve existe déjà. Ce sont les «droits de tirage spéciaux» (DTS). «On devrait étudier tout particulièrement comment donner un rôle plus important aux DTS» qui ont «le potentiel» pour devenir «monnaie de réserve supra-nationale», écrit-il.

Une idée qui fait son chemin
L’idée n’est pas nouvelle. C’est le milliardaire américain Georges Soros qui le premier avait évoqué le sujet en 2002. La Russie l’a reprise à son compte. Elle a même proposé que le sujet soit à l’ordre du jour du prochain sommet. Le Japon, qui est le deuxième détenteur de billets verts, avec près de 1000 milliards de dollars de réserves, pourrait également ne pas rester insensible à l’idée avancée par la Chine. Le FMI a également pris la proposition de la Chine très au sérieux. «C’est une proposition sérieuse. Je ne pense pas que ceux qui l’ont proposée la voient comme une question urgente, mais plutôt comme une question à long terme, qui mérite d’être étudiée et examinée sérieusement», a déclaré son directeur général adjoint, John Lipsky.

Ces «droits de tirage spéciaux», dont la valeur est liée à un panier de monnaie, ont été créés en 1969 comme avoir de réserve mondial par le FMI, pour compléter les réserves de ses pays membres alors que l’offre d’or et de dollars ne suffisait plus. Pour la Chine, ils apparaissent comme un moyen efficace de diversifier leurs colossales réserves de changes. En effet, avec une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années (9,5 % par an en moyenne entre 1997 et 2004, et encore 6.5% prévus en 2009), les réserves chinoises ont grimpé en flèche et aujourd’hui on estime à plus de 2 000 milliards le montant de ces avoirs en dollars.
L’établissement «d’une nouvelle monnaie de réserve largement acceptée (…) pourrait prendre du temps», admet Zhou Xiaochuan. Mais «à court terme la communauté internationale et particulièrement le FMI devraient au moins (…) faire face aux risques résultant du système actuel, conduire des contrôles réguliers et des évaluations».

dollars_yuan3

Un coup d’épée dans l’eau
Pour de nombreux observateurs, il y a peu de chances pour que cette demande aboutisse. Les réserves de dollars accumulés par la Chine lui permettent en effet, de conserver un taux de change stable (actuellement autour de 6,8) entre sa monnaie locale (le Renminbi) et le dollar. Un taux largement sous évalué qui permet à la Chine de rester très compétitive, favorisant les exportations vers les Etats-Unis. Les deux pays ont donc tout intérêt à ce que la situation reste en l’Etat. La Chine y gagne en finançant ses exportations. En échange, les américains conservent leur pouvoir d’achat, en achetant des produits bon marché. Si des pays comme la Chine, le Japon ou la Russie devaient délaisser leurs avoirs en dollars pour un panier de devises, cela se traduirait par une chute du dollar qui rendrait moins compétitive la Chine. Selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales, une dépréciation de 25 % du dollar se traduirait par une perte de 5,7 points de PIB pour la Chine. Mais en entretenant un Yuan sous évalué la Chine courre un autre risque : celui d’importer de l’inflation.

La réclamation du gouverneur de la Banque de Chine n’est peut-être pas à prendre au pied de la lettre, mais plutôt comme un avertissement adressée aux Etats-Unis. Les chinois ont très mal pris le rachat massif par la Réserve fédérale la semaine dernière, de bons du Trésor américains. Elle a encore annoncé ce mercredi matin qu’elle allait acheter encore des obligations du Trésor américain à l’occasion d’enchères de sa branche à New York. En faisant tourner la planche à billets, la Fed fait baisser les taux et la valeur des avoirs chinois en dollars s’en trouve ainsi diluée. Malgré une croissance encore soutenue, la Chine doit elle aussi faire face au ralentissement. Au mois de février, les exportations chinoises ont dégringolé de 25,7% sur un an.

Mais l’administration Obama ne semble pas se laisser impressionner par la mise en garde de la Chine. «Je ne crois pas à la nécessité d’une monnaie mondiale» indiquait mardi matin, le locataire de la Maison Blanche lors d’une conférence de presse. «En ce qui concerne la confiance dans l’économie américaine ou dans le dollar, je ferais remarquer que le dollar est extraordinairement fort en ce moment. Et la raison pour laquelle le dollar est fort en ce moment, c’est parce que les investisseurs considèrent que les États-Unis ont l’économie la plus forte du monde, avec le système politique le plus stable du monde», a ajouté Barack Obama. Même discours chez Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, qui affirmait mercredi : le dollar reste la monnaie de réserve de référence, et je pense qu’il devrait continuer de l’être longtemps”.

Source

Dématérialisation en Russie

Author:  |  Category: Economie numérique
Dématérialisation des échanges électroniques en Russie

http://www.1tv.ru/news/polit/138004

medvedev1

medvedev2