La sacralisation du nom “progrès”, par un abus de langage, permet à des intérêts de pouvoirs (financier, économique, politique, religieux, culturel,…) de culpabiliser l’être humain s’il s’interroge sur le bien-fondé de quoique ce soit. Une manipulation des esprits à grande échelle mise sur le concensus, sur l’ordre établit, sur l’évidence pour faire prévaloir sournoisement la mort. Ouvrons l’oeil et les oreilles.
Juste avant la fin de l’année 1997, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait mis un embargo international jusqu’au 23/10 à 14h GMT sur la publication par la presse de sa note oms/75 consacrée aux Champs Electromagnétiques. L’onde électromagnétique est un minuscules paquets d’énergie (photons) qui vient discrètement bombarder votre oreille, vos yeux, votre cerveaux, vos organes génitaux,… On y confirme que la multiplication des appareils modernes générateurs de champs électriques et magnétiques est nocive pour l’homme. Les lacunes de la connaissance en la matière sont graves et les normes actuelles sont implicitement sous-évaluées. Ces appareils porte les noms de : téléphone portable que l’on vous a offert à Noël, votre bonne vieille télévision devant laquelle chaque enfant passe par jour en moyenne plus de 2 heures en France, le double aux USA, votre transistor-réveil qui trône à côté de votre tête pendant que vous dormez, votre très pratique four à micro-ondes dont le “petit” peut même se servir, votre ordinateur de bureau devant lequel (car c’est “branché”) vous passez entre 5 et 8 heures, l’appareil de chauffage ou la plaque de cuisson par induction, et les lignes haute-tensions qui planent au-dessus de nos têtes. Buisiness is business.
Le bétail mortellement empoisonné
Fin décembre 1997, en France, l’information ne peut plus être tenue secrète: dans le pays des vaches, dont on commercialise la viande et les produits dérivés sous label tricolore, sont atteintent de l’encéphalopathie spongiforme. Manger français n’est donc pas une protection. Au demeurant seul quelques naïfs chauvins et drogués des fast-food américains en France pouvaient vraiment le croire. Pour autant aucune mesure sanitaire de protection de la population sous forme d’interdiction pure et simple de commercialisation n’est prise. Mais au fait ce que l’on donne à manger dans les cantines scolaires à mon “petit” c’est du beafsteack. Business is business.
Début janvier 1998, à Hongkong, l’information perce le mur du silence du miracle économique de la colonie d’Asie: le virus mortel H5N1 n’affecte pas que les poulets mais se transmet aussi à l’être humain. On abats des millions de poulets pour éviter une contagion qui se propage déjà sans que les scientifiques ne possèdent la parade. Devra-t-on prochainement abattre aussi les humains ou, comme le poison fait déjà son œuvre, laisser faire…? Mais au fait ces goûteux “nuggets” que le “petit” mange c’est du poulet! Business is business.
Fin décembre 1997, une information se dilue dans l’indifférence: on introduit des vers ou asticots dans les hamburgers afin de les rendre plus équilibrés en protéines. Hum, comme c’est fameux, c’est sain, c’est naturel. Et puis c’est contrôlé. De toute façon ce n’est pas interdit par … la législation. Donc c’est autorisé, c’est ça la liberté d’entreprendre. Mais au fait, ce que j’achète pour le “petit” dans le rayon surgelé des grandes surfaces c’est du steak haché qui s’appelle hamburger! Business is business.
Les fruits et légumes mortellement empoisonnés
Début janvier 1998, on confirme officiellement que le maïs transgénique est, en l’état actuel des connaissances, impropre à la consommation du fait des risques qu’il fait potentiellement encourir à la santé. En revanche on autorise son utilisation dans les sauces (tomates, salades, vinaigrette,..) et autres ketchup, les pâtisseries et soupes en sachets,… Mais au fait, ce dont le “petit” raffole et que je lui donne à manger c’est ça! Business is business.
L’air mortellement empoisonné
Courant janvier 1998, un communiqué officiel confirme, sur la base d’une étude scientifique menée depuis 5 ans, ce qui est dit depuis bientôt dix ans par des sources non-officielles: en région parisienne (et autres grandes villes) la pollution, notamment automobile, engendre des maladies graves et mortelles pour les humains et principalement les enfants de moins de 14 ans. Mais au fait, on m’avait dit que si je possédais ma voiture et ma femme aussi, c’était une super-liberté. Business is business.
La crédulité et l’indifférence criminelle
Mais on m’avait dit que d’avoir un ordinateur ou une télé me permettrait “d’être dans le coup”, vivre en ville me procurerait “un mieux-être”, il n’y avait “pas de risque” à consommer de la viande élevée en batterie et du poulet industriel, que se serait “la liberté” d’acheter une ou deux voitures, que le sang n’était “pas contaminé”, que “le progrès” nécessitait quelques sacrifices de ma part. Je n’avais pas compris que je courrais à ma mort. Je n’avais pas compris que je m’étais laissé vendre une illusion, qu’on m’avait fait briller des étoiles et ainsi infantilisé. Je voulais leur être conforme. Ah les salauds!
Mais au fait, qu’est-ce que je fais vivre à mon enfant ? Qu’est-ce que, moi, je lui inculque comme normes, lui qui croit en moi? Et si la non-assistance à personne en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à enfant en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à générations futures en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à Terre en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à planètes en danger relevait aussi de moi. Finalement la seule véritable chose – et peut-être la plus importante- que je possède en propre et dont on ne peut me déposséder, c’est ma responsabilité d’être humain, d’Être Humain, d’être en unité avec l’humain et l’univers.
La planète rétrograde