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Traitement de l’eau

Author:  |  Category: Environnement

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Les nanotechnologies pour le traitement de l’eau peuvent aider les entreprises à innover et se développer

Les nanotechnologies proposent des méthodes de dessalement

Pour Mohamed Abdel-Mottaleb, les entreprises du monde en développement, pour rester compétitives, doivent investir dans la recherche et développement sur les nanotechnologies pour le traitement d’eau.

Les nanotechnologies, technologies qui travaillent sur une échelle inférieure à 100 nanomètres, possèdent déjà plusieurs applications dans la purification de l’eau, allant des nanomembranes pour stations de déssalement d’eau à grande échelle aux nanoparticules d’extraction des polluants dans l’eau à usage domestique (voir ‘Les nanotechnologies d’épuration de l’eau : Faits et chiffres’).

Devant la menace d’une crise mondiale de l’eau, les nanotechnologies pour le traitement de l’eau modifient le paysage de industriel dans la production d’eau potable, à la fois dans le monde en développement et dans le monde développé. Les entreprises doivent ainsi revoir leur façon de travailler, en mettant à profit ces technologies pour préserver leur compétitivité.

Si les entreprises du monde en développement s’en tiennent au statu quo, on s’imagine qu’elles se limiteront à l’assemblage et à l’importation de technologies, en délaissant leur construction et leur élaboration. Les nanotechnologies offrent pourtant à la fois aux grandes et aux petites entreprises du monde en développement l’opportunité d’innover, de se développer, et de gagner des marchés.

Exploiter cette opportunité offerte par les nanotechnologies pour la production d’eau potable ne sera possible qu’à condition de s’engager tôt dans ce secteur : en suscitant l’implication des scientifiques et en soutenant les jeunes chercheurs dans la recherche de nouvelles solutions, et en coopérant avec les gouvernements pour garantir que les risques soient bien évalués et gérés de manière adéquate.

Plusieurs pays en développement sont déjà activement engagés dans la recherche sur les nanotechnologies, même si ces initiatives restent discrètes. Ainsi, des pays comme le Brésil, l’Inde ou l’Iran mènent déjà des projets stratégiques dans le domaine des nanotechnologies.

Certaines entreprises exploitent au mieux cette expertise locale. En Egypte, Sabrycorp travaille avec l’Institut de Recherche sur le Désert et les ministères de l’agriculture et de la recherche pour la commercialisation de systèmes de nanofiltration innovants. En Inde, Eureka Forbes Limited s’est associé à l’Institut indien des Technologies de Chennai dans le développement de nanofiltres. En Afrique du Sud, les chercheurs du Centre d’Innovation en Nanotechnologie du Mintek collaborent avec des partenaires industriels pour explorer la contribution possible des nanotechnologies dans la détection et la destruction des polluants de l’eau.

Le monde en développement a besoin de bien plus de collaborations de ce genre pour combler le fossé qui sépare traditionnellement le monde la recherche de celui des entreprises. Les technologies avancées dépendent de la mise en communauté des connaissances et de la créativité. La recherche et développement local doit prospérer afin que les entreprises puissent tirer avantage des nouvelles technologies comme les nanotechnologies et les exploiter pour la résolution de problèmes locaux tels que l’accès à l’eau potable. Les gouvernements et les entreprises doivent promouvoir des collaborations entre l’industrie et le monde de la recherche. Il faudra aussi mettre sur pied des laboratoires de transfert des technologies afin de favoriser la sortie des résultats de la recherche en nanotechnologies des laboratoires, et leur mise sur le marché.

Combler le retard, ou rester à la traîne

Les nanotechnologies offrent aux entreprises des pays en développement l’opportunité de ‘combler’ leur retard sur les pays industrialisés. C’est un domaine de recherche où les évolutions sont rapides, où des découvertes potentielles peuvent être réalisées, et où de nouvelles innovations radicales émergent tous les jours, souvent ne nécessitant que des techniques de recherche peu onéreuses. Dans certains pays en développement, les chercheurs et le monde industriel s’activent pour saisir cette opportunité rare. La Chine est ainsi propriétaire du second plus grand nombre de brevets en nanotechnologies, derrière les Etats-Unis.

Si le Moyen-Orient a été plus lent que les autres régions du monde en développement à adopter les nanotechnologies, les choses évoluent. Le gouvernement saoudien finance la construction de laboratoires de pointe pour la recherche en nanotechnologies pour le traitement de l’eau (la Cité des Sciences et Technologies du Roi Abdulaziz dispose par exemple d’un centre des nanotechnologies, mis sur pied en partenariat avec IBM, et consacré au développement des nanomembranes de dessalement de l’eau). L’Initiative nationale iranienne sur les Nanotechnologies présente par ailleurs le traitement de l’eau comme l’une de ses grandes priorités.

Ces initiatives sont pourtant rares et souffrent d’un manque de coordination, qui se traduit souvent par une répétition inutile d’activités entreprises dans les autres centres de la région. Les organismes publics et privés de la région sont en outre mal informés sur ces activités.

Les progrès des nanotechnologies dans le domaine de la purification de l’eau sont néanmoins si spectaculaires que d’ici quelques années, il est à prévoir qu’elles distancent les technologies concurrentes. Les entreprises qui n’investissent pas assez tôt dans ces nouvelles technologies de pointe seront perdantes, et devront faire de grands efforts pour rattraper leur retard au moment où leurs concurrents auront assuré une position dominante sur le marché. De même, les pays qui n’investissent pas sur ces technologies se retrouveront au fond du ‘fossé nanotechnologique’ et, confrontés à de graves pénuries d’eau, et devront se tourner vers l’importation – soit de l’eau, soit des technologies.

Elaborer des stratégies et une réglementation de base

En dehors d’une stratégie de financement et de recherche, les décideurs locaux ou régionaux doivent également élaborer un programme pour le développement, fondé sur la transparence, d’une sensibilisation accrue et d’une réglementation adéquate.

Les entreprises peuvent y contribuer. Elles doivent tout d’abord renforcer la sensibilisation du grand public quant au potentiel des nanotechnologies à améliorer l’offre en eau et les risques éventuels. Les forums d’échange comme in2nano organisé par SabryCorp peuvent contribuer à l’implication des communautés locales et du grand public.

Les entreprises du monde en développement doivent également prendre conscience des opportunités de croissance basées sur l’innovation : les nanoparticules formant des liaisons chimiques avec les contaminants véhiculés par l’eau et peuvant extraire le mercure, l’arsenic, ou le plomb; les nanomembranes laissant l’eau couler plus librement et constituant des filtres plus efficaces ; les matériaux photocatalytiques peuvant détruire les contaminants par des rayons UV ; et surtout les nanotechnologies proposant de nouvelles méthodes de dessalement.

Je suis convaincu que les entreprises devront également solliciter l’adoption d’une législation globale qui prenne en compte les nanotechnologies pour la purification de l’eau. Cela peut paraître controversé, les entreprises s’opposant généralement à toute réglementation susceptible de restreindre leurs activités, mais nous avons besoin d’une approche équilibrée. Un cadre réglementaire clair profiterait en réalité aux entreprises, en empêchant toute utilisation abusive de ces technologies susceptible de susciter l’opposition des médias, du gouvernement, ou du grand public et ainsi entraîner la perte de précieux marchés.

Avant toute chose, le monde industriel, les chercheurs et les gouvernements doivent élaborer des stratégies régionales coordonnées et de long terme pour un développement fondé sur les nanotechnologies. Faute de quoi, les gros investissements consentis actuellement risquent de ne pas porter fruit.

Les entreprises qui ont compris les enjeux doivent collaborer pour promouvoir un environnement de coopération favorables aux découvertes et au développement.

Mohamed M. Abdel-Mottaleb est le PDG du cabinet de consultation en nanotechnologies SabryCorp et Maître de conférences à l’Université du Nil.

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Google Wave

Author:  |  Category: Ressource

Que serait le mail si on l’inventait aujourd’hui ?

Aujourd’hui à la conférence Google I/O (celle ou les participants se sont vu offrir un téléphone HTC Magic, aussi nommé Google Ion, gratuitement), une annonce de Google n’est pas passée inaperçue. Google veut avec Wave (vague en anglais) révolutionner la façon dont on communique sur le net. L’ambition est immense, le projet également, mais l’enthousiasme généré par les développeurs suite à cette annonce donne de grand espoirs. Plus une communauté est active sur un projet, plus celui-ci peut réussir. Google a testé cet effet avec Android, et veut maintenant reproduire le schéma.

Qu’est ce que Google Wave ?

Google Wave consiste en un lieu centralisé pour toutes vos communications électronique. Google Wave introduit de nouveaux termes pour exprimer des notions jusqu’ici peu utilisés dans les conversations électroniques.

  1. Wave (vague) : une vague représente un flot de communication, avec plusieurs personnes humaines et des robots, se déroulant sur une période de temps. Ce flot de communication est lancé par un participant, à destinations d’autres participants (humains ou non). Les moyens de communication peuvent être de tous types : texte riche, images, documents, vidéos, cartes, évènements de calendrier, gadgets… Une vague est similaire aux Thread (discussions) des forums et de Gmail, aux conversations en messagerie instantanée etc.
  2. Wavelet (vaguelette) : une vaguelette est une partie de vague qui peut être restreinte à certains utilisateurs. Par exemple, lors d’une discussion entre 5 amis, un couple d’ami peut vouloir discuter du même sujet mais sans que les autres n’accèdent à votre discussion. En créant une vaguelette privée, les deux personnes peuvent communiquer (en privé) tout en gardant le reste de la discussion (publique) disponible…
  3. Blip : un blip est la plus petite unité de communication d’une vague : c’est l’équivalent de ce que vous envoyez dans un mail à chaque fois que vous cliquez sur le bouton envoyer.

Une fois ces éléments définis, voici l’interface de Google Wave.

Analysons cette interface. En haut dans la colonne de gauche nous retrouvons les habituels dossiers de réception et d’émission d’emails (Réception, Corbeille, Tous, Spam…) ainsi que l’accès aux paramètres. Juste en dessous, une liste de contact (pour l’instant ça ressemble beaucoup à Gmail). La seconde colonne contient les waves avec un sujet, une icône pour les pièces jointes (le trombone gris) et les gadgets (la pièce de puzzle verte), les contacts y participant le nombre et l’heure des messages ainsi que le nombre de blip non lus (en blanc sur fond vert). En sélectionnant une wave, elle s’affiche dans la colonne de droite. On retrouve tout en haut la liste des participants, une barre d’outils et les blips. Jusqu’ici rien de très original.

Que puis-je faire de plus avec Google Wave ?

L’intérêt de Google Wave est que chaque Wave est une façon unifiée de communiquer avec ses contacts. Qu’ils soient tous hors ligne, connectés à leur messagerie instantanée, ou un savant mélange des deux, la façon de communiquer est TOUJOURS la même : il suffit de cliquer sur une vague et de commencer à taper (pour le texte), glisser déposer une image (pour l’uploader), coller un lien vers youtube, flickr, etc… pour insérer une galerie ou une vidéo automatiquement. Google Wave se charge alors du reste en temps réel.

Un contact est connecté ? Il a voir en temps réel ce que vous marquez (si vous le souhaitez et qu’il fait partie de vos destinataires), caractère par caractère, sans qu’il soit nécessaire de cliquer sur “envoyer”. Il pourra même répondre ou il le souhaite (avant, au milieu ou après votre contribution) et éditer ce que vous avez dit.

Un autre contact n’est pas connecté ? Pas de soucis, wave enregistre le tout en temps réel, et ce destinataire pourra revoir ce que vous avez tapé (mais aussi les autres participants) et dans quel ordre grâce à une barre de temps (timeline) similaire au visionnage d’une vidéo.

Un des contacts est japonais et ne parle pas un mot de français ? Invitez donc un robot de traduction à votre wave, il se chargera de traduire (toujours en temps réel) ce que vous dite. Vous parlez des cours des actions de MSFT et GOOG ? Un robot financier que vous aurez invité pourra ajouter les graphes temps réel des cours des actions pour les entreprises dont vous parlez. Assez parlé de travail, organisons une soirée ! Intégrez une carte Google maps et éditez la en temps réel avec les autres participants.

Vous allez me dire que c’est du Google docs en temps réel. Oui ! Mais c’est aussi du Gmail, du Google Talk, du Google calendar, du Google Maps, du Youtube, du Picasa, du Gdrive du Google Translate et du Orkut en même temps. Et même d’avantage ! Un ami est sur twitter ? Pas de soucis, un robot peut intégrer ses tweets dans la vague. Un autre ami est disponible via son téléphone mobile ? Un sms pourra lui envoyer toutes les informations de la discussion.

Que veut Google avec Wave ?

Google Wave a pour objectif de devenir 3 choses : un service, une plateforme et un protocole. Le service, Google Wave est exactement ce que vous venez de découvrir via les paragraphes précédents et les captures d’écran. La plateforme est l’application derrière Google Wave et son API, open source, disponibles pour être installés par tous (pour les entreprises par exemple). Google espère ainsi que ce système soit utilisés par plusieurs grosses entités pour atteindre une masse critique rapidement. Enfin, le protocole (brouillon disponible) a pour but de permettre à tous les waves installés de pouvoir communiquer. Ainsi si un utilisateur de Google Wave veut parler à un utilisateur de Microsoft Wave et inviter un robot de Yahoo Wave, le tout doit savoir comment communiquer.

L’espoir de Google est d’attirer les développeur dans leur API Google Wave afin de générer un cercle vertueux : des développeurs font des choses cool avec Wave, plus d’utilisateurs viennent sur le service, donc nouveaux développeurs et fournisseurs de service arrivent sur la plateforme…

À en croire les réactions de l’auditoire de Google I/O, la chose a été TRÈS bien accueillie. Et il est fort probable que l’ouverture de l’API ce vendredi soit un grand succès pour Google.

C’est tout ce que l’on peut faire avec Wave ? Communiquer ? Mais c’est nul ça ne change rien à ce que l’on peut faire avec Gmail par exemple…

Le potentiel (mon enthousiasme) étant très fort, je vais essayer de vous présenter un autre exemple de ce qui sera possible avec wave. J’ai omis plus haut de vous parler d’une fonctionnalité intéressante, la possibilité de publier une vague. Ainsi vous pourriez rendre public le contenu d’une vague de votre choix, faire qu’elle soit indexable même autoriser d’autres utilisateur a y prendre part.

Ainsi une vague publique mais uniquement accessible en lecture pourra constituer un de vos billet sur votre blog, que vos lecteurs liront en temps réel alors que vous serez en train de le taper avec vos co-auteurs. Une autre vague publique mais accessible en écriture pourra faire office de flux de commentaires. Les possibilités sont quasiment infinies…

Si vous avez 1h20 devant vous, voici la vidéo de la présentation de Wave.

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Charal

Author:  |  Category: Alimentaire

Attention, certaines images peuvent choquer.

Charal poursuivi pour “cruauté envers les animaux”
NOUVELOBS.COM | 03.09.2009 | 06:50

Une plainte a été déposée par une association de protection des animaux. Celle-ci a réussi à infiltrer un abattoir du numéro un français de la viande et livre une vidéo choquante sur les conditions de mise à mort des bovins.

L’association de protection des animaux L214 a porté plainte, lundi 1er septembre au tribunal de Metz, contre Charal pour “cruauté envers les animaux” et dénonce “une tromperie de l’entreprise envers les consommateurs”. L’association diffuse une vidéo tournée en caméra cachée à l’intérieur de l’abattoir Charal à Metz où l’on voit un abattage des bovins qui “ne respecte pas la réglementation en vigueur entraîne des morts insoutenables”.
Au lieu d’être égorgés immédiatement après avoir été assommés, comme l’exige la réglementation sur l’abattage standard, les bêtes ont le temps de “reprendre conscience avant d’être saignées”, explique au nouvelobs.com Brigitte Gothière, porte-parole de L214. Par ailleurs, pour l’abattage rituel les bovins doivent être “maintenus durant toute la saignée” et ne doivent être transportés qu’une fois morts, ce qui n’est “manifestement pas le cas” sur la vidéo.

“La manière normale dont fonctionne un abattoir”

“Comme le montre clairement les images, ces deux principales violations entraînent une mort des bovins en toute conscience, suspendus par une patte à la chaîne d’abattage. En effet, l’association dénonce des animaux conscients, en phase de réveil, alors qu’ils sont suspendus, ce qui est interdit par la loi. De son côté, Charal répond que les bovins sont inconscients et présentent des “réflexes agoniques”.
La bataille judiciaire entamé contre le numéro un français de la viande devra ainsi trancher sur l’état des animaux au moment de la mise à mort.
“Ces images montrent la manière normale dont fonctionne un abattoir mais tout est mélangé, entre l’abattage standard et l’abattage rituel. L214 nous reproche des choses qu’on ne peut pas nous reprocher”, explique un porte-parole de Charal au Républicain Lorrain.
Par ailleurs, les avocats de Charal ont mis en demeure l’association pour qu’elle retire tous les documents vidéo relatifs aux abattoirs de Metz.
L’abattoir Charal de Metz a été classé un niveau un sur quatre par les services vétérinaires pour les conditions sanitaires et le bien être des animaux.

(Nouvelobs.com)

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Bisphénol A

Author:  |  Category: Evolution personnelle, Santé

UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE DANS NOS ALIMENTS.

Ce biberon en polycarbonate est fabriqué à partir de Bisphénol A : une substance chimique dont on risque d’entendre parler de plus en plus et pour longtemps. Pour notre malheur, le Bisphenol A est omniprésent dans notre maison, dans les placards à provisions, dans l’eau du robinet (canalisations en PVC « plastifié » par le BPA) ou les boissons en bouteille (récipients portant le label « PC », « 7 » ou « 3 »), dans les aliments sur notre table (barquettes, boites de conserves tapissées de polycarbonate)… Il s’installe insidieusement dans les corps des hommes, des femmes, des enfants sans oublier les bébés et les fœtus.

Aujourd’hui, la quasi-totalité de la population est contaminée par le Bisphenol A à son insu (on peut le détecter dans le sang ou les urines)1-6. Ce n’est pas un poison violent, il ne foudroie pas ses victimes, qui dans un premier temps n’éprouvent pas de gène et ne souffrent d’aucune maladie. Et pourtant…
Pour l’interdiction des biberons contenant du Bisphenol A et pour l’application d’un principe de précaution limitant l’exposition de la population au Bisphenol A,

L’ACTUALITE DU BISPHENOL A

Le 10 juin 2009, le député PS Gérard Bapt (président du groupe d’étude sur la santé environnementale) demande au gouvernement de reconsidérer le dossier sur le Bisphenol A (BPA)7. Il se base sur la position de l’agence américaine de l’alimentation (Food and Drug Administration), sur la prise de mesure de précautions de certains gouvernements8-9 et sur plusieurs études montrant l’influence du Bisphenol A sur l’organisme à des doses inférieures aux doses permises à l’heure actuelle10-15.

D’abord ignorée, cette demande16 est finalement entendue et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a demandé à l’AFSSA de reprendre l’expertise sur les effets du Bisphenol A.

Malgré la nécessité d’une nouvelle étude menée par l’ensemble des autorités sanitaires17-19 sur l’importance de la pollution de l’environnement santé par le BPA, les conditions d’exposition de la population doivent d’ores et déjà êtres révisées16. Les rapports scientifiques démontrant les risques liés à l’exposition au Bisphenol A existent déjà et des mesures peuvent et doivent être prises dès aujourd’hui20-21.

OU SE CACHE-T-IL ?

Le BPA n’existe pas dans la nature. C’est une substance chimique fabriquée facilement (phénol + acétone). L’une des plus produites au monde : 3 milliards de kilos par an… soit environ 500g par habitant de la planète, en moyenne!

Il est utilisé pour la production de plastiques, eux-mêmes utilisés pour fabriquer certaines bouteilles destinées à contenir nos boissons, le revêtement intérieur de certaines boîtes de conserve métalliques… et la majorité des biberons !
En contact avec l’eau ou les aliments que ces récipients contiennent, le Bisphenol A s’extrait du plastique pour se mêler au contenu. Il se dissout plus rapidement dans l’eau chaude que froide, et encore mieux dans l’huile ou les graisses. Du lait qui chauffe dans le biberon ? Une aubaine !

Le lait tiède est un support idéal pour transférer le Bisphénol A dans l’organisme du bébé.

C’EST GRAVE, DOCTEUR ?

Dans le monde scientifique, beaucoup le craignent1-15 22-41.

On observe que des cellules humaines en culture (maintenues vivantes hors du corps) et exposées au BPA se révoltent42-43. Les outils dont nos cellules disposent pour résister au stress, pour éviter de devenir cancéreuses, pour bien communiquer avec leurs voisines deviennent inopérants.

Des personnes présentant des taux élevés de bisphénol A sont aussi plus souvent sujettes à des maladies cardio-vasculaires, au diabète, à un dysfonctionnement du foie… 1-15 22-41

UN VOISIN REDOUTABLE

Le diéthyl stilbestrol (DES) a été à l’origine de l’une des plus graves catastrophes médicamenteuses du XXème siècle44. Prescrit a des femmes enceintes, on ne s’apercevra que trente ans plus tard qu’il a provoqué des malformations génitales, des cancers, des problèmes pour concevoir et pour mener une grossesse à terme chez les filles et chez les petites-filles de ces femmes. Ces enfants « DES » qui n’avaient été en contact avec le diéthyl stilbestrol que dans le ventre de leur mère, en ont pourtant été perturbés pendant toute leur vie. Une vraie bombe à retardement !

Le DES a une structure très voisine du Bisphénol A, ce qui signifie que ces deux substances ont très probablement des activités biologiques très voisines aussi16 45 46. Le bisphénol A aurait-il des effets similaires à ceux du diéthyl stilbestrol ? Contribuerait-il à augmenter le nombre de cas de certains cancers ? à faire diminuer la fertilité des couples ? à induire des maladies neurologiques graves ? Se révèlera-t-il avoir été une bombe à retardement dans trente ans ?

UN DOUTE QUI DERANGE

Il y a plus de 50 ans, les experts officiels n’ont rien trouvé à redire à propos du DES. 30 ans plus tard, les premières victimes sont apparues et sont chaque jour plus nombreuses. Aujourd’hui, les experts officiels, ceux de nos agences de sécurité sanitaire, ne trouvent rien à signaler non plus au sujet du Bisphenol A. Cependant la situation est différente car la voix d’autres experts nous parvient et les conclusions de leurs études respectives sont alarmantes

Alors qui croire ? Nos experts officiels, chaque jour plus contestés par les rapports publiés au sujet du BPA ? Ou alors les experts indépendants, désintéressés, dont les rapports font foi et ont déjà convaincu des villes, des capitales et même des gouvernements à prendre des mesures concrètes pour enrayer l’exposition de la population au Bisphenol A ?46

MAIS ALORS, QUE FAIRE ?

Ne pas se résigner

D’abord, s’informer. Des scientifiques indépendants et désintéressés proposent une expertise impartiale, valable pour l’homme. Ils en ont informé, et continuent à en informer, les autorités françaises16, européennes20, américaines21. Ce sont par exemple ceux qui oeuvrent dans Antidote Europe48, qui refusent de prendre en considération les nombreuses données des effets du Bisphénol A sur des animaux. Ils savent en effet que ces données n’ont pas de valeur pour l’homme et peuvent gravement induire en erreur, car il est prouvé qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre.

Se méfier des déclarations rassurantes sur le Bisphénol A quand elles émanent d’organes qui ont des intérêts économiques directs liés à cette substance, ou qui sont sous influence plus ou moins occulte de ces intérêts.

Agir

Informer ses proches. Diffuser le spot qui vous a fait vous poser toutes ces questions, diffuser l’adresse de ce site et signer la pétition.

Appliquer le principe de précaution : utiliser des biberons en verre, ne jamais consommer un aliment ou boire une boisson qui a séjourné dans un récipient en plastique (barquette, bouteille, boîte de conserve tapissée de plastique…) exposé au soleil, éviter de chauffer les aliments dans leur emballage, préférer les boissons en bouteille de verre, retrouver le goût de faire la cuisine à partir d’aliments frais plutôt qu’à partir de conserves…

Intervenir auprès des responsables de crèches (municipales en particulier), des cantines scolaires ou du lieu de travail, pour attirer leur attention sur les risques du Bisphénol A.

Faire part de vos réserves concernant le Bisphénol A dans les emballages aux responsables de vos commerces d’approvisionnement alimentaire.

Demander à vos élus locaux, départementaux, régionaux ou nationaux d’intervenir auprès des autorités pour mettre sans délai les enfants et les femmes enceintes à l’abri de cette substance, en attendant d’en protéger toute la population

Ecrire au Ministre de la Santé, de la Consommation, de l’Environnement dans le même but.

Demander au Ministre de la Recherche de lancer une étude sérieuse sur les effets biologiques du Bisphénol A chez l’homme. Les outils et méthodes modernes à cette fin ne manquent pas (toxicogénomique par exemple).

La guerre de tranchée des « pour » et des « contre » le Bisphénol A ne cessera que quand des données scientifiques indiscutables, fiables et reproductibles seront à disposition, c’est-à-dire obtenues sur du matériel biologique d’origine humaine ou par étude épidémiologique, et non pas sur des « modèles animaux ». Il est en effet démontré rigoureusement qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre, même très proche en termes d’évolution.

Références

1: “Large effects from small exposures. II. The importance of positive controls in low-dose research on bisphenol A”. vom Saal FS, Welshons W, Environmental Research, 2006 Jan, 100: 50-76. (article disponible en anglais sur la base de données d’articles scientifiques Pubmed)
2: “Urinary concentrations of bisphenol A and 4-nonylphenol in a human reference population.” Calafat AM, Kuklenyik Z, Reidy JA, et al. Environ Health Perspect 2005 ; 113 : 391-5. (cf. Pubmed)
3: “Positive relationship between androgen and the endocrine disruptor, bisphenol A, in normal women and women with ovarian dysfunction”.Takeuchi T, Tsutsumi O, Ikezuki Y, Takai Y, Taketani Y, Endocr J, 2004;51:165-169. (cf. Pubmed)
4: “Bisphenol-A disruption of the endocrine pancreas and blood glucose homeostasis” Ropero AB, Alonso-Magdalena P, Garcia-Garcia E, Ripoll C, Fuentes E, Nadal A,  Int J Androl, 2008;31(2):194-200. (cf. Pubmed)
5: “Thyroid hormone action is disrupted by bisphenol A as an antagonist”, Moriyama K, Tagami T, Akamizu T et als. J Clin Endocrinol Metab, 2002;87:5185-5190. (cf. Pubmed)
6: “Bisphenol A is released from polycarbonate drinking bottles and mimics the neurotoxic actions of estrogen in developing cerebellar neurons”. Le HH, Carlson EM, Chua JP, Belcher SM. Toxicol Lett. 2008 Jan 30;176(2):149-56. (cf. Pubmed)

7: lettre de Gérard Bapt à Roselyne Bachelot [pdf]

8: Rapport de l’étude menée sur le Bisphenol A par Environment Canada (en anglais). [pdf]
9: article sur l’interdiction du BPA au Connecticut et au Minnesota (en anglais) [pdf]
10: VANDENBERG LN, MAFFINI MV, SONNENSCHEIN C, RUBIN BS, SOTO AM. Bisphenol-A and the great divide : a review of controversies in the field of endocrine disruption. Endocr Rev. 2009 Feb; 30(1):75-95(cf. Pubmed)
11: CALAFAT AM et al. Exposure of the U.S. population to bisphenol A and 4-tertiary-octylphenol : 2003-2004. Environ Health Perspect. 2008 jan;116(1):39-44(cf. Pubmed)
12: MYERS JP et al. Why public health agencies cannot depend on good laboratory practices as a criterion for selecting data : the case of bisphenol A. Environ Health Perspec. 2009 Mar;117(3):309-15(cf. Pubmed)
13: BOUSKINE A, NEBOUT M, BRÜCKER-DAVIS F. BENAHMED M. FENICHEL P. 2009. Low Doses of Bisphenol A Promote Human Seminoma Cell Proliferation by Activating PKA and PKG via a Membrane G protein-coupled Estrogen Receptor Environ Health Perspect : doi : 10.1289/ehp.0800367.(Online 11 February 2009) (cf. Pubmed)
14: LA PENSEE EW. TUTTLE TR. FOS SR and BEN-JONATHAN N. Bisphenol A at low nanomolar doses confers chemoresistance in estrogen receptor-&-positive and-negative breast cancer cells. Environmental Health Perspectives Volume 117, Number 2, February 2009(cf. Pubmed)
15: HESS-WILSON JK. Bisphenol A may reduce the efficacy of androgen deprivation therapy in prostate cancer. Cancer Causes Control DOI 10.1007/s10552-009-9337-8. (cf. Pubmed)

16: Bisphenol A : mais que font les experts ? (communiqué de presse Antidote Europe du 6 juillet 2009) [pdf]
17: AFFSA, AFSSET et InVS, ESFA
18: L’EFSA réévalue le Bisphenol A et fixe la dose journalière acceptable (communiqué de presse du 29 janvier 2007) [pdf]
19: Article sur les résultats d’analyse alarmants du Bisphenol A par le National Toxicology Program (en anglais) et rapport d’analyse complet [pdf]
20: Article scientifique sur la nature et les dangers du Bisphenol A pour notre santé [pdf]
21: L’agence européenne de sécurité sanitaire néglige certaines données dans l’analyse des dangers du Bisphenol (communiqué de presse du 26 août 2008) [pdf]
22: Lang IA, Galloway TS, Scarlett A; et al. Association of urinary bisphenol A concentration with medical disorders and laboratory abnormalities in adults. JAMA. 2008;300(11):1303-1310. (cf. Pubmed)

23:  Wetherill YB, Akingbemi BT, Kanno J; et al. In vitro molecular mechanisms of bisphenol A action. Reprod Toxicol. 2007;24(2):178-198. (cf. Pubmed)
24: Vandenberg LN, Hauser R, Marcus M, Olea N, Welshons WV. Human exposure to bisphenol A (BPA). Reprod Toxicol. 2007;24(2):139-177. (cf. Pubmed)
25: Stahlhut RW, van Wijngaarden E, Dye TD, Cook S, Swan SH. Concentrations of urinary phthalate metabolites are associated with increased waist circumference and insulin resistance in adult U.S. males. Environ Health Perspect. 2007;115(6):876-882. (cf. Pubmed)
26: Bindhumol V, Chitra KC, Mathur PP. Bisphenol A induces reactive oxygen species generation in the liver of male rats. Toxicology. 2003;188(2-3):117-124. (cf. Pubmed)
27: Alonso-Magdalena P, Ropero AB, Carrera MP; et al. Pancreatic insulin content regulation by the estrogen receptor ER alpha. PLoS ONE. 2008;3(4):e2069. (cf. Pubmed)
28: Hugo ER, Brandebourg TD, Woo JG, Loftus J, Alexander JW, Ben-Jonathan N. Bisphenol A at environmentally relevant doses inhibits adiponectin release from human adipose tissue explants and adipocytes [published online August 14, 2008]. Environ Health Perspect. doi:10.1289/ehp.11537. (cf. Pubmed)
29: Welshons WV, Nagel SC, vom Saal FS. Large effects from small exposures, III: endocrine mechanisms mediating effects of bisphenol A at levels of human exposure. Endocrinology. 2006;147(6)(suppl):S56-S69. (cf. Pubmed)
30: Comment peut-on déterminer le degré de toxicité d’une substance ? (article en anglais) [pdf]
31: vom Saal FS, Akingbemi BT, Belcher SM; et al. Chapel Hill bisphenol A expert panel consensus statement: integration of mechanisms, effects in animals and potential to impact human health at current levels of exposure. Reprod Toxicol. 2007;24(2):131-138. (cf. Pubmed)
32: Rapport d’analyse complet du National Toxicology Program sur le BPA
33: European Food Safety Authority. Opinion of the Scientific Panel on Food Additives, Flavourings, Processing Aids and Materials in Contact with Food on a request from the Commission related to 2,2-BIS(4-HYDROXYPHENYL)PROPANE (Bisphenol A). EFSA J. 2006;428:1-76. (cf. Pubmed)
34: Statement of Norris Alderson. PhD, Associate Commissioner for Science, Food and Drug Administration, Department of Health and Human Services, before the Subcommittee on Commerce, Trade and Consumer Protection, Committee on Energy and Commerce, US House of Representatives. US Food and Drug Administration Web site. http://www.fda.gov/ola/2008/BPA061008.html. June 10, 2008. Accessed August 12, 2008. (cf. Pubmed)
35: Lee DS, Evans JC, Robins SJ; et al. Gamma glutamyl transferase and metabolic syndrome, cardiovascular disease, and mortality risk: the Framingham Heart Study. Arterioscler Thromb Vasc Biol. 2007;27(1):127-133. (cf. Pubmed)
36: vom Saal FS, Hughes C. An extensive new literature concerning low-dose effects of bisphenol A shows the need for a new risk assessment. Environ Health Perspect. 2005;113(8):926-933. ISI | PUBMED (cf. Pubmed)
37: Michaels D. Doubt Is Their Product: How Industry’s Assault on Science Threatens Your Health. New York, NY: Oxford University Press; 2008. (cf. Pubmed)
38 : De Ferranti SD, Osganian SK. Epidemiology of paediatric metabolic syndrome and type 2 diabetes mellitus. Diab Vasc Dis Res. 2007;4(4):285-296. (cf. Pubmed)
39: Newbold RR, Padilla-Banks E, Jefferson WN, Heindel JJ. Effects of endocrine disruptors on obesity. Int J Androl. 2008;31(2):201-208. (cf. Pubmed)
40: Prins GS, Birch L, Tang WY, Ho SM. Developmental estrogen exposures predispose to prostate carcinogenesis with aging. Reprod Toxicol. 2007;23(3):374-382. (cf. Pubmed)
41: Anastas PT, Beach ES. Green chemistry: the emergence of a transformative framework. Green Chem Let Rev. 2007;1(1):9-24. (cf. Pubmed)
42: Buterin T., Koch C. &H Naegeli, Convergent transcription profiles induced by endogenous estrogen and distinct xenoestrogens in breast cancer cells Carcinogenesis 2006, 27 : 1567-78. (cf. Pubmed)
43: Evaluation de la toxicité de 28 substances chimiques de synthèse (resultats d’analyses toxicogénomique menées par Antidote Europe) [pdf]
44: Description du Diéthylstilbestrol
45: Explication de la relation quantitative structure à quantité (Quantitative Strcture-Activity Relationship – QSAR)
46: Article sur les resultats d’analyses du Bisphenol A sur des souris (en anglais) [pdf]
47: Article sur l’adoption du principe de précaution contre le Bisphenol A dans les crèches de Paris [pdf]
48: Visiter le site d’Antidote Europe
49 : Lettre Roselyne Bachelot [pdf]
50: Pourquoi l’animal n’est-il pas le modèle biologique de l’homme? (article sur le site d’Antidote Europe) [pdf]

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Annie Lacroix-Riz

Author:  |  Category: Zeitgeist

Le choix de la défaite – Annie Lacroix-Riz

Annie Lacroix-Riz (née en 1947) est une historienne française, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII – Denis Diderot, notamment connue pour son engagement « marxiste-léniniste ».

Une historienne controversée

Ancienne élève de l’École normale supérieure (Sèvres), agrégée d’histoire, elle a d’abord axé ses recherches sur l’histoire du mouvement ouvrier et du syndicalisme (son doctorat d’État portait sur l’histoire de la CGT de la Libération à la scission, de 1944 à 1947).

Dans les années 1980, elle oriente ses travaux sur les relations internationales, dans la première moitié du XXe siècle, de la guerre de 1914-1918 à la guerre froide. Dans les années 1990, tout en conservant un ancrage sur les relations internationales, ses recherches l’amènent à aborder notamment les thèmes de la collaboration économique (voir, par exemple, Industriels et banquiers français sous l’Occupation).

Fortement engagée politiquement, elle travaille sur des sujets « sensibles », comme la production supposée de Zyklon B par des entreprises françaises sous l’Occupation. Ses articles sur la famine en RSS d’Ukraine en 1933 sont au cœur d’une importante controverse.

Elle s’est également impliquée contre certaines pratiques de l’histoire contemporaine, par exemple le financement par des entreprises des travaux de certains historiens, ce qui, selon elle, n’est pas sans incidence sur leur indépendance (dans L’histoire contemporaine sous influence, Le temps des Cerises, Paris, 2004).

La famine ukrainienne de 1933

Dans un article sur la « famine génocidaire » en Ukraine en 1933 (Holodomor), Lacroix-Riz remet en cause les sources – provenant des chancelleries allemandes et italiennes de concert avec le Vatican – ayant servi à prouver le caractère organisé du Holodomor et à en évaluer le nombre de morts. Cet article a suscité de vives réactions, notamment dans les associations de la diaspora ukrainienne, dont le Congrès mondial ukrainien.

À propos de la famine en Ukraine de 1932-33, elle écrit : « L’URSS a connu en 1932-1933 une sérieuse disette conduisant à un strict renforcement du rationnement, pas une famine et en tout cas pas une famine à “six millions de morts”… » et dénonce une « opération de propagande », un « bobard », une « campagne de presse ».

À la suite de ces propos, une association d’Ukrainiens en France a organisé une pétition pour « appeler les plus hautes autorités de l’État à tout mettre en œuvre pour lutter contre le révisionnisme stalinien », que l’on peut raisonnablement interpréter comme une demande de suspension comme professeur d’université. Il s’en est suivi une contre-pétition, dont les premiers signataires sont principalement des communistes dits orthodoxes. Cette demande a toutefois été laissée sans suite par le président de l’Université Paris VII.

Dans une interview de septembre 2007, l’historienne réplique en accusant ses contradicteurs de vouloir surtout dédouaner les « autonomistes » ukrainiens :

« Daniel Laurent : Certains de vos détracteurs vous taxent de négationnisme, allant même jusqu’à dire que de nier le génocide stalinien en Ukraine revient à nier aussi le génocide nazi des Juifs, ce qui est passible de poursuites judiciaires. Comment vous situez-vous dans ce débat ?
Annie Lacroix-Riz : Cette affaire est absolument ridicule : que les lecteurs lisent l’ensemble de la critique des ouvrages parus et des textes d’archives originaux, diplomatiques et militaires que j’ai consacrés à la question de la campagne sur le thème de « la famine de 1933 en Ukraine » (écrits non publiés, mais diffusés sur Internet). Et qu’on cesse de prendre les criailleries des associations « ukrainiennes » ou présumées telles pour des propos scientifiques. Ce que celles-ci me reprochent, et elles l’avouent dans leurs sites, c’est avant tout de montrer, dans divers travaux, publiés, eux, tel Le Vatican, l’Europe et le Reich, que les mouvements « autonomistes » ukrainiens dépendaient financièrement de Berlin bien avant la Deuxième Guerre mondiale, qu’ils ont contribué à l’extermination des juifs et des Russes d’URSS (Raul Hilberg l’a exposé avant moi et plus longuement) et que Szepticky, évêque de Lemberg (autrichienne) puis Lwow (polonaise), a été le soutien de la stratégie autrichienne puis allemande en et contre la Russie, tsariste puis bolchevique, depuis les premières années du 20e siècle, sous l’égide du Vatican. Qu’il ait béni la division nazie « Galicia », et que les « autonomistes » ukrainiens aient participé en masse aux massacres de juifs et de Russes aux côtés de l’occupant allemand sont des affirmations qui rendent les associations « ukrainiennes » hystériques. Elles reposent sur des faits établis. »

Autres controverses

Le travail d’Annie Lacroix-Riz sur le Zyklon B a également fait l’objet de critiques, notamment par l’historien Denis Peschanski. Toutefois d’autres soutiennent le point de vue de Lacroix-Riz, en témoigne l’enquête de l’écrivain Didier Daeninckx sur ce sujet : « Quand la France fournissait le gaz mortel aux nazis ».

Dans une tribune du Monde du 26 février 2002 intitulée « Le pape de Hitler », Annie Lacroix-Riz écrit qu’avec l’appui de Pie XII, « l’Église s’engagea activement à l’est de l’Europe dans l’extermination ».

Critiques

• Stéphane Courtois, coordinateur du Livre noir du communisme : « Mme Lacroix-Riz ignore les témoignages de base (…) elle ne tient aucun compte des règles de travail élémentaires de l’historien (…) À aucun moment elle ne s’interroge (…) De surcroit, Mme Lacroix-Riz ignore tout autant les nombreux travaux tirés des archives soviétiques synthétisés par Nicolas Werth (…) elle ignore tout autant les nombreux ouvrages en anglais. ».
• René Rémond, coordinateur de L’Histoire de la France religieuse dit qu’« elle en est restée à la problématique politique de la Guerre froide. Elle continue à évoluer dans une perspective manichéenne, où un camp représente le bien, la liberté, la paix, c’est celui de Moscou ; et l’autre, qui est le contraire, l’empire du Mal (…) »
• Réponse négative du comité scientifique en juillet 2006 à la proposition de communication sur « La synarchie et l’épuration », pour le colloque du Groupe de recherche 2539 du CNRS « Les Entreprises françaises sous l’Occupation », « L’épuration économique en France à la Libération », université de Rennes 2, 22-23 mars 2007.

Commentaires favorables

À propos du livre Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930 à propos duquel il émet des réserves profondes, Gilles Perrault conserve néanmoins une sympathie pour l’auteur (elle écrit dans le même journal) : « en butte à l’hostilité de nombre de ses pairs, ostracisée par la plus grande partie de la presse, Annie Lacroix-Riz possède une qualité que même ses détracteurs ne lui contestent pas : elle va aux archives comme le mineur au charbon… Ennemie des prudentes bienséances, peu encline à la nuance, Annie Lacroix-Riz n’a pas le tempérament consensuel… s’il n’y eut sans doute pas choix délibéré de la défaite, la volonté de vaincre faisait cruellement défaut. Annie Lacroix-Riz le démontre lumineusement. »
Annie Lacroix-Riz a préfacé l’ouvrage de Kurt Gossweiler, Hitler, l’irrésistible ascension, lequel recoupe sur bien des points ses propres travaux. Selon les auteurs, la complicité du patronat allemand et des grands propriétaires avec le régime nazi ainsi que celle des États-Unis est avérée. Les écrits de l’écrivain et militant politique des années 1930 Daniel Guérin (Sur le fascisme) ou de Ernest Mandel (“Du fascisme”), préfigurent sur bien des points les analyses d’Annie Lacroix-Riz, et ce alors qu’ils ne peuvent être suspects de sympathie à l’égard du régime soviétique.
L’historien français François Delpla fait également une critique très poussée du Choix de la défaite, soulignant l’importance d’une telle recherche, cependant « si les qualités de débusqueuse d’archives de l’historienne font une fois de plus merveille et souvent mouche, les documents sont en l’occurrence livrés bruts, plus souvent que confrontés et analysés dans leurs nuances. »

Militante politique

Annie Lacroix-Riz est membre du Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) et de la conférence Axis for Peace.

Annie Lacroix-Riz se positionne dans une attitude de combat contre un bloc anti-communiste au premier rang duquel on retrouve, selon elle, le Vatican, et du côté d’un mouvement communiste dont elle revendique l’héritage, y compris celui de la période stalinienne.

En juin 2006, son site personnel liait vers un certain nombre de sites faisant ouvertement l’apologie de Staline et pointe vers le site de la revue Balkans-Info.

Annie Lacroix-Riz collabore ponctuellement au Monde diplomatique.

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Visio-Conférence

Author:  |  Category: Environnement

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Combien Dépensez Vous En Co2 Chaque Année

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Solutions écologiques de travail à distance et respect de l’environnement.
Le respect de l’environnement est essentiel et tous les acteurs économiques sont conscients de la situation mais les déplacements professionnels et les voyages d’affaires sont des contributeurs significatifs à la pollution.

Le secteur des transports est celui où les émissions de CO2 augmentent le plus rapidement.
L’intensification des déplacements, leur fréquence et l’utilisation intensive des véhicules en sont les principales causes. Le transport aérien, comme le transport routier, émet de grandes quantités de gaz à effet de serre. Les améliorations techniques des appareils ne suffisent pas à compenser la forte croissance constatée du trafic ces dernières décennies.

Un vol transatlantique de Londres à New York créé 1,2 tonnes d’émission de CO2.
Chaque employé sur notre planète, travaillant normalement 5 jours par semaine, libère environ 2,5 tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère chaque année. Le CO2, a une durée de vie dans l’atmosphère de l’ordre de 100 ans.

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Alors comment préserver l’environnement sans sacrifier la productivité ?


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Le travail collaboratif à distance est une solution.
Nos solutions sécurisées de collaboration et de conférence à distance sauvegardent l’environnement sans sacrifier la productivité des acteurs économiques.
Les employées peuvent travailler de n’importe quel endroit de la planète et rester connecté avec leurs collaborateurs, clients, vendeurs, partenaires pour améliorer la productivité de leurs affaires.

Nous simplifions le travail collaboratif :
la vente de produits, de services, les formations en organisant des réunions en quelques minutes (travail en ligne instantané sur des documents communs comme si les intervenants étaient assis “à la même table de travail”) sans déplacement fastidieux en voiture ou en avion.
Nous sommes en partenariat direct avec l’un des acteurs majeurs de solutions de conférences en ligne. Nos tarifs sont très avantageux et nous n’avons rien à envier à nos concurrents internationaux sur le plan de la qualité technologique de notre service.

Nous pouvons tous préserver notre planète, économiser de l’argent, du temps et améliorer notre qualité de vie avec les services de conférence en ligne.
Il nous faut simplement une connexion Internet et un ordinateur.

Nous voulons contribuer à installer ces nouvelles habitudes simples de travail dans la majorité des entreprises et administrations :
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Nous vous proposons une démonstration sans engagement.

Nous souhaitons obtenir votre soutien et vos recommandations afin de diffuser ce service dans la majorité des administrations et entreprises françaises.
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Nous espérons une réponse positive de votre part pour vous faire tester en temps réel nos solutions de travail en ligne.

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Révolution – Affiliation

Author:  |  Category: Economie numérique

La révolution de l´affiliation est en route. Comme toute révolution, elle menace les intérêts des bénéficiaires du système en place et bouscule des réflexes solidement ancrés. Et comme toute révolution, elle commence par une prise de conscience : la publicité sur le web reproduit dans le monde virtuel les schémas hérités du monde réel. Etes-vous prêts à examiner l´origine de vos rigidités mentales ? Attention, remue-méninges.

Nés dans un environnement paysagé par la publicité, nous sommes tous des filles et fils de pub. Spontanément, nous avons reproduit sur le web la structure ancienne. Normal, nous avions reçu en héritage le modèle – élaboré au siècle dernier – de la pub dans les journaux et dans la rue. Depuis plus de cent ans, le tarif de la publicité dépend du tirage et/ou de la notoriété des , supports. Le tarif des bandeaux, boutons ou animations publicitaires sur les sites a suivi le même chemin. Il dépend de la fréquentation et la notoriété des sites.

Si vous aviez demandé à un professionnel des années 30 pourquoi il acceptait cette pub à l´aveuglette dont l´impact ne peut être qu´imparfaitement mesuré, il vous aurait pris pour un martien et répondu qu´il n´y avait rien d´autre de disponible sur le marché. Il était techniquement impossible d´établir un lien direct entre l´annonce publicitaire et l´acte d´achat. Des générations de stratèges se sont employé à affiner les mesures d´impact. Sans jamais vraiment y parvenir. Du coup, faute de fusil à lunette, il n´y avait qu´une seule solution : viser large. On arrosait copieusement même si les cartouches se payaient d´avance et au prix fort. Bien sûr, l´investissement publicitaire finissait le plus souvent par être rentable. Mais, faut-il le répéter, le système existait – et continue d´exister – faute de mieux.

Jouons maintenant à remonter virtuellement le temps. Imaginons que, voilà bien longtemps, un génial inventeur ait trouvé le moyen d´établir un lien direct et irréfutable entre le support publicitaire et l´acte d´achat. L´histoire de la pub se serait écrite autrement. Une autre structure serait née. Les gestionnaires de supports publicitaires seraient devenus des intermédiaires semblables aux représentants de commerce, payés à la commission. Un VRP n´est pas rétribué au nombre de kilomètres parcourus ou au nombre de clients rencontrés. Sa rétribution est proportionnelle au chiffre d´affaires généré. Visualisons les conséquences. Pour l´annonceur, le risque change de camp. Ce n´est plus lui qui prend le risque de lancer une coûteuse campagne publicitaire et d´aller au tapis. C´est le gestionnaire du support publicitaire qui est contraint de faire la preuve de la réalité du service rendu. C´est lui qui évalue les commissions qu´un produit est susceptible de lui rapporter. Et s´il se trompe, c´est lui qui boit le bouillon.

Imaginons toujours ce système différent solidement en place, croyez-vous que quiconque aurait crié au marché de dupes ? Bien sûr que non. La compétition aurait opéré d´une autre manière sa sélection. Les gestionnaires de supports publicitaires auraient été autrement plus attentifs à l´efficience de leur activité. Les meilleurs auraient choisi pour partenaires les commerçants qui rapportent le plus de commissions. Et les annonceurs auraient adapté leurs commissions pour gagner leur place sur les meilleurs supports.

Au centre le consommateur aurait arbitré. La sélection des meilleurs produits au meilleur prix aurait sans doute été moins brouillée par des campagnes publicitaires assourdissantes. La part de publicité dans le prix d´un produit aurait probablement été inférieure. D´où une baisse des prix. La publicité aurait probablement été mieux ciblée. D´où une publicité moins envahissante, plus harmonieuse, peut-être aussi plus subtilement persuasive.

L´équilibre trouvé au fil des décennies aurait privilégié à la fois les meilleurs supports et les entreprises qui offrent les meilleurs produits au meilleur prix . Mais il y aurait eu une énorme différence. Pas besoin d´une force de frappe financière préalable pour lancer un produit sur le marché en attendant un hypothétique retour sur investissement. Si le produit est élu par le consommateur, l´entreprise qui ne peut prendre le risque d´investir des sommes colossales se bat quasiment à armes égales avec les poids lourds de sa branche. La prime est donnée à la créativité et à la qualité, pas à la surface financière. Bref, c´est un système qui offre davantage de maîtrise au consommateur et donne ses chances à chaque entrepreneur, quel que soit le domaine d´activité..

Si ce système avait été techniquement possible voilà bien longtemps, aurait-il prévalu sur celui que nous connaissons ? Je vous laisse répondre.

J´ignore qui est l´inventeur du premier logiciel d´affiliation sur Internet. Sa géniale invention n´a qu´un seul défaut. Elle surgit alors que l´ancien système est en place. Les intérêts en jeu sont énormes. La citadelle résiste. Il faut bien le reconnaître, les briques de nos rigidités mentales en renforcent les murs.

Affiliation ? Fi donc, manant passez votre chemin. Les bons gros sites (pas tous heureusement) croient à la bonne vieille pub. Accepter une affiliation serait déchoir. Et on ne sait jamais, ça pourrait donner de mauvaises idées aux annonceurs qui acceptent encore de jouer à colin-maillard (ou colin-milliards). Les affilieurs ont beau démontrer qu´avec le temps le revenu de l´affiliation rattrape et dépasse le revenu de la pub classique, on s´accroche au système connu. On ne fait pas « ça » parce que. On ne l´a jamais fait. Les autres ne le font pas. On dit que ça ne rapporte pas toujours. On ne touche pas d´argent tout de suite. Tout le monde sait que c´est à l´annonceur de prendre des risques.

Face à ce conservatisme d´ancien régime, il suffirait d´une masse critique d´annonceurs-affilieurs pour ouvrir une brèche dans la citadelle. J´ai la conviction que c´est une question de mois, au plus d´un ou deux ans. Plus vite les mentalités évolueront, plus rapide sera l´effondrement de l´ancien régime.

Déjà, la révolution gagne les autres supports publicitaires. Aux Etats-Unis, certains journaux commencent à accepter d´inclure des code-barres dans leur pub. Des codes qui, transcrits sur un PC, mènent au site de l´annonceur et de là à l´acte d´achat. Le mariage annoncé entre la télévision et le PC permettra bientôt la même chose à partir des spots de pub. L´affiliation sera alors partout techniquement possible.

Bien sûr, l´affiliation ne balayera pas complètement l´ancien système. Une longue cohabitation s´annonce. Mais la place qu´elle prendra suffira à changer bien des règles du jeu.

Et vous, lectrices et lecteurs qui m´avez suivie jusqu´au terme de cet article, où vous situez-vous ? Comme toute révolution, l´affiliation mérite discussion. Le débat est ouvert. Dans les têtes d´abord. Puis dans le monde virtuel. Et enfin dans le monde réel

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Youniverse-World

Author:  |  Category: Youniverse-World


“Notre mission est de connecter tous à un monde en ligne et faire progrès la condition humaine”


YOUNIVERSE WORLD

Votre monde … Votre imagination

Youniverse-World est une plateforme dans la réalité virtuel en 3D. Ce programme informatique permet à ses utilisateurs d’incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les résidents eux-mêmes.

Youniverse-World est une plateforme “3D-Social-Business-Networking”. C’est un espace de rencontre où s’expriment les engagements sociaux de manière libre et internationale ; les débats, expositions, conférences, formations, recrutements, concerts, mariages sont des événements courants sur Youniverse-World.

Les utilisateurs peuvent créer le contenu du jeu : vêtements, bâtiments, objets, animations et sons, etc, ainsi qu’acquérir des parcelles de terrain dont ils obtiennent la jouissance.

La plate-forme où le monde de Youniverse-World réside et offre les outils pour les entreprises, les éducateurs, les organismes sans but lucratif, et les entrepreneurs à développer une présence virtuelle.

Cette plateforme possède une économie propre, convertible en dollars US/Euros.

Linden Lab édite le programme informatique gérant la connexion et le rendu graphique de l’univers virtuel, et assure la maintenance du matériel requis pour l’hébergement des données.

[Linden Lab a été fondée en 1999 par Philip Rosedale à créer une nouvelle forme de partage d'expérience connue sous le nom de Second Life ®. Basée à San Francisco, Linden Lab a plus de 330 collaborateurs répartis à travers les États-Unis, en Europe et en Asie].

Principe

Youniverse-World n’est pas un jeu vidéo car il n’y a aucun but précis, comme les habituelles quêtes ou missions fixées. Au contraire, chaque participant est libre de fixer ses propres objectifs. Il s’agit donc d’un monde “à part”.

Les utilisateurs peuvent modifier leur apparence autant qu’ils le désirent et créer des objets, des vêtements, des bâtiments, des sculptures, des véhicules de toutes sortes, des plantes, des animaux, des gadgets, etc.

Il est possible d’importer sur le site des images, des sons et des animations, qui peuvent ensuite être partagés avec les autres utilisateurs qui pourront en faire usage.

L’économie de Youniverse-World : chaque abonné payant de Youniverse-World en reçoit, ce qui leur permet d’acquérir des objets, des biens mobiliers et immobiliers, ainsi que des services. Les facilités offertes par cette économie interne vont permettre à toutes sortes d’activités de se créer à l’intérieur du monde de Youniverse-World.

D’autres personnes, pas forcément abonnées, gagnent de l’argent de par leurs activités. Les activités marchandes les plus courantes sont les boutiques de vêtements, discothèques, jeux vidéo, immobilier et architecture, jeux de rôles, etc.

Des activités non marchandes s’y développent également, notamment dans les domaines de la solidarité internationale, d’expositions artistiques, etc…

Cette « expérience » est vécue de manière très différente suivant les personnes s’y essayant : rencontres et interactions sociales pour les uns, développement d’un rôle à part entière dans une communauté spécifique pour d’autres, ou poursuite de fantasmes divers, jeux de rôles ou d’arcades (jeux dans le jeu), conception et utilisation d’outils de communication et d’enseignement, création artistique, recherche socio-économique et marketing, et même thérapie contre certaines phobies ou psychoses. De manière générale, l’absence d’objectif à atteindre ou d’histoire à suivre fait que ce monde ne renvoie que ce que l’on y apporte soi-même.

Chaque utilisateur peut devenir membre d’un ou plusieurs groupe(s) d’utilisateurs dans un but commun, comme vivre d’une manière particulière, se tenir au courant de l’actualité locale, gérer une commune de terres, organiser des débats philosophiques, participer à des jeux, fêtes, concerts ou concours, rester en contact avec des compatriotes (groupes francophones, italiens, japonais, coréens, etc.), et plus encore.

Les marques sur Youniverse-World

Le modèle de Youniverse-World suscite l’intérêt grandissant des acteurs économiques. Si les entreprises investissent de plus en plus ce nouvel espace, c’est parce qu’il constitue un formidable laboratoire pour leurs produits et une opportunité unique de créer une relation d’un type nouveau avec leurs clients. Youniverse-World constitue un terrain de jeu encore vierge qui permet aux marques d’initier un marketing alternatif. Le résident représenté par son avatar est un consommateur comme un autre, voire plus vrai que nature puisqu’il exprimerait tout son imaginaire. Le résident est un espace à fort potentiel d’expérimentation pour les marques dans la mesure où les utilisateurs peuvent participer en direct au processus de création. Les marques peuvent tester pour une somme modique de nouveaux concepts ou produits.

Le Marketing dans Youniverse-World

Youniverse-World attire de nombreux investisseurs grâce aux opportunités multiples qu’il offre, que ce soit dans le domaine commercial, communautaire ou social. Cette plateforme se présente comme un outil réel de test de marketing. La mixité des internautes ainsi que la liberté d’expression au sein de cette communauté favorisent la création d’études auprès des consommateurs. En effet, ce panel d’avatars permet de répondre aux problématiques des marques souhaitant s’implanter ou développer leur(s) offre(s) sur Youniverse-World dans un premiers temps, puis dans la vie réelle. Il offre la possibilité d’évaluer les nouveautés en s’appuyant sur des études de marketing allant des entretiens qualitatifs individuels aux tests produits, en passant par des sondages quantitatifs.

Le commerce sur Youniverse-World a entraîné la mise en place de stratégies de marketing virtuel spécifiques afin d’attirer la clientèle et assurer la publicité. Youniverse-World encourage la communication et la créativité, ce qui en fait le succès de ce monde. Économiquement, il se distingue du monde économique réel où peu de types d’objets sont vendus, mais en grande quantité, Youniverse-World est très diversifié car il offre beaucoup d’objets en petite quantité qui n’engendrent ni coûts de stockage, ni coûts de distribution. C’est un système économique à « longue traîne ».

La publicité dans Youniverse-World

Cet univers virtuel permet l’utilisation de plusieurs techniques de communication :

• La création de lieux attractifs ;

• L’organisation d’évènements ;

• Les panneaux d’affichage ;

• Des mots clés reliés au produit commercialisé facilitent son accès ;

• Une documentation dans les produits vendus, et l’identification du créateur présente sur le profil des objets ;

• Le profil d’un avatar;

• Youniverse-World peut se charger de la campagne publicitaire et d’une implantation clés en main.

Les moyens de diffusion externe sont multiples, notamment les médias traditionnels, les blogs, etc.

L’éducation

Youniverse-World va s’imposer comme l’une des plateformes virtuelles les plus importantes pour les écoles et universités.

En proposant un environnement unique et flexible pour les éducateurs intéressés à :

• L’enseignement à distance

• La simulation

• L’étude des nouveaux médias

• La formation corporate

Il propose également la possibilité d’effectuer toute simulation d’enseignement expérimental dans un environnement sûr. Chaque individu peut y mettre en pratique ses connaissances, essayer de nouvelles idées et apprendre de ses erreurs. La capacité de se préparer pour une expérience similaire au monde réel en utilisant le système a un potentiel illimité.

Les étudiants et les enseignants peuvent y travailler ensemble depuis n’importe où dans le monde. En étant utilisé comme un supplément aux cours traditionnels donnés en classe, l’environnement met aussi à disposition des outils pour enrichir son CV.

Youniverse-World propose une atmosphère accueillante pour les intervenants désirant présenter un travail en ligne.

L’enseignement des langues étrangères au moyen de Youniverse-World. Des professeurs de Youniverse-World aussi bien que des professeurs de la vie réelle ont commencé à utiliser ce monde virtuel pour l’enseignement des langues. Une liste des projets éducatifs (incluant des écoles de langues) dans Youniverse-World sera disponible.

La culture et les événements culturels

La musique

Un système de radios web permet l’écoute de musique en streaming. Ces canaux audio sont une fonction attachée au terrain virtuel sur lequel se trouvent les avatars. Il existera de nombreux clubs qui organiseront des soirées avec disc jockey et danceuses-animatrices. Des concerts en direct seront également possibles à l’aide de ce système.

Les concerts en direct de qualité seront souvent dans des lieux tranquilles, sans publicité agressive ni beaucoup d’objets à vendre dans l’environnement immédiat (ou bien ils sont discrets).

La littérature

En outre, des groupes littéraires seront formés dans Youniverse-World. D’un côté ces groupes fourniront des forums de lecteurs et de l’autre côté une plateforme pour des auteurs. Les événements littéraires consistent de présentations de textes, habituellement lus par les auteurs eux-mêmes. À cette fin des objets livres sont créés par les éditeurs ou les auteurs eux-mêmes. Ces objets contiennent le texte complet ou des extraits du livre réel ou bien des informations.

Le logiciel

Youniverse-World fonctionne avec Windows XP et Vista, Mac OS X et Linux.

Il propose des fonctions de messagerie instantanée, de discussion, de travail collaboratif, et les objets qui y sont créés peuvent être programmés pour interagir avec les joueurs, changer d’aspect, se mouvoir et communiquer avec l’extérieur à travers les protocoles libres XML-RPC, HTTP et SMTP.

Les scripts

Les objets 3D de Youniverse-World peuvent exécuter certaines actions permises par le logiciel, à l’aide de scripts informatiques. Ils sont codés en Linden Scripting Language (LSL), un langage de script créé spécifiquement pour Youniverse-World . Ils peuvent par exemple servir à modifier les caractéristiques de l’objet auquel ils sont attachés, comme sa forme et sa couleur, leur faire effectuer des déplacements, et permettre des interactions limitées avec les utilisateurs. Parmi les possibilités offertes, les utilisations suivantes sont fréquentes : accessoires pour avatars, radios, machines de vente, loterie, véhicules, etc.

Nous vous invitons à en apprendre davantage sur Youniverse-World et vous invitons à découvrir ce nouvel univers.

Pour recevoir des informations, inscrivez-vous :

http://patrick-germano.com/youniverse-world


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Réveil en Musique

Author:  |  Category: Zeitgeist

Lorsque de jeunes indigos allient leurs connaissances intuitives et leur savoir global sur les manipulations terrestres avec leur culture musicale cela donne un excellent tableau de l’Etat du monde actuel et surtout de ce qu’il faut faire pour le modifier (écouter jusque au bout…)

A partager avec le plus grand nombre pour aider l’Humanité à s’éveiller…

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Grégoire

Author:  |  Category: Général

Chanson de Grégoire, le premier chanteur produit par le public. Une belle chanson, belle voix et belle production !

Toi Plus Moi
Toi plus moi, plus eux plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle et tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez, laissez faire l’insouciance

A deux a mille je sais qu’on est capable
tout est possible tout est réalisable
on peut s’enfuir bien plus haut que nos rêves
on peut partir bien plus loin que la grève

oh Toi plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle plus tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance

avec l’envie la force et le courage
le froid la peur ne sont que des mirages
laissez tomber les malheurs pour une fois
allez venez , reprenez avec moi.

Ho, toi plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle et tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez laissez faire l’insouciance

je sais c’est vrai ma chanson est naïve
même un peu bête , mais bien inoffensive
et même si elle ne change pas le monde
elle vous invite a entrer dans la ronde

Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance

l’espoir l’ardeur font tous ceux qu’il te faut
mes bras mon coeur mes epaules et mon dos
je veux te voir des étoiles dans les yeux
je veux nous voir insoumis et heureux

oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez, laissez faire l’insouciance

Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance

Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez et entrez dans la danse

Titre : Toi Plus Moi
Auteur : Grégoire
Album : Toi plus moi
Label : MyMajorCompany
Date de sortie : 2008

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