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Las Vegas: le high-tech fait son show

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C’est la tradition: le salon Consumer Electronic Show de Las Vegas, qui s’est ouvert hier, indique les tendances de l’année high-tech. La télévision – en haute définition ou mobile – fait l’objet de nombreuses innovations. Même Apple, qui tient son propre salon à San Francisco, s’y intéresse, comme devrait le confirmer Steve Jobs aujourd’hui

Depuis 1967, le Consumer Electronic Show (CES) donne le ton de l’année high-tech. Ouvert depuis lundi à Las Vegas (il le restera jusqu’à jeudi 11 janvier), il est cette fois largement consacré à la mobilité et à la télévision en haute définition (HD).

La télévision encore réinventée
Première annonce d’envergure: LG a présenté un appareil de salon capable de lire les deux formats de DVD HD qui se partagent ce marché naissant, Blu-ray et HD-DVD, pourtant incompatibles en théorie. Ce lecteur devrait être vendu 1200 dollars aux Etats-Unis dès février (la date de disponibilité en Europe n’est pas encore connue). Pour sa part, Warner mise sur le Total HD, un disque hybride qui devrait fonctionner sur tous les lecteurs HD, qu’il soient à l’origine conçus pour le Blu-ray ou le HD-DVD.

Télévision encore, mais à une toute autre échelle: la TV mobile – taillée pour les téléphones portables notamment - sera l’un des thèmes forts de ce millésime. Plusieurs technologies s’affrontent: le DVB-H (plus répandu en Europe), le DMB (du coréen Samsung) et le MediaFLO (mis au point par Qualcomm aux Etats-Unis).

En marge du CES de Las Vegas, à San Francisco, Apple, qui fait – comme toujours – bande à part, tient son MacWorld. Et c’est aujourd’hui que son “légendaire” patron, Steve Jobs, devrait officialiser la sortie de l’iTV, qui, connecté à la télé, fait le lien (sans fil) entre ordinateur et télévision. Selon les rumeurs, relayées notamment par le site www.thinksecret.com, il pourrait aussi annoncer la sortie de deux modèles de téléphones-baladeurs, le fameux projet iPhone souvent évoqué mais jamais concrétisé à ce jour…

Windows 7

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La NSA a participé au développement de Windows 7



La National Security Agency (NSA) a annoncé avoir participé au développement du logiciel Windows 7 de Microsoft.

Richard Schaeffer, le directeur adjoint de l’Agence chargé de la sécurité des systèmes informatiques, s’exprimait le 17 novembre 2009 devant la sous-commission Terrorisme et Sécurité de la patrie de la Commission des lois du Sénat des États-Unis.

La collaboration de la NSA et de Microsoft est un secret de polichinelle depuis l’accord judiciaire survenu entre le gouvernement des États-Unis et le géant de l’informatique. Cependant, c’est la première fois qu’il est mentionné officiellement.

En matière de sécurité informatique la question n’est pas de savoir si l’on est ou non protégé des intrusions extérieures, mais qui a les clefs. En d’autres termes, le département sécurité des systèmes d’information de la NSA est dans son rôle lorsqu’il veille à ce qu’il détienne seul les clefs de sécurité des logiciels les plus utilisés aux États-Unis. Cependant, Windows 7 est commercialisé mondialement, ouvrant ainsi des perspectives considérables à l’espionnage US.

De son côté, Microsoft a démenti que la NSA ait la possibilité d’entrer dans les logiciels Windows 7, mais la firme n’a aucun moyen de le garantir.

À ce jour, aucun État n’a interdit le logiciel Windows 7 pour protéger ses ressortissants de l’espionnage US.

Source http://www.voltairenet.org/article163044.html

Rolltop

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Rolltop LapTop : un bien joli objet

Le Rolltop est un nouveau concept de Laptop, composé d’un écran flexible OLED multi-touch de 17- pouces. Celui-ci peut se transformer en Tablet PC utilisable avec un stylet. Parmi les points forts de ce concept, on retrouve une lanière détachable, un adaptateur secteur et port usb détachable. Mais tout cela n’est encore qu’un prototype…. comme celui de SONY.

Astrium

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Astrium dévoile un avion-fusée dédié au vol sub-orbital


EADS Astrium


Astrium dévoile un nouvel engin destiné au tourisme spatial en prélude au salon du salon du Bourget. Cet avion, de la taille d’un jet d’affaires, a été conçu pour les vols atteignant une altitude de plus de 100 km dans l’Espace. Cet avion fusée pourra amener quatre passagers en apesanteur, à 0G durant plus de trois minutes. Une maquette échelle 1 du fuselage avant de cet avion révolutionnaire et de sa cabine, dont le « design » a été conçu par Marc Newson a été présentée.

Déroulement du vol

Le décollage et l’atterrissage se feront d’un aéroport classique, propulsé par les turboréacteurs de l’avion fusée.

Une fois atteinte une altitude de 12 km environ, le moteur fusée, à l’arrière du véhicule, est mis en route. Il est coupé après 80 secondes, à l’altitude de 60 km, et l’inertie permet à l’avion d’atteindre une altitude de plus de 100 km. Les passagers sont logés dans une cabine de grand confort dont les siéges ont été spécialement étudiés et conçus pour minimiser les effets de l’accélération lors du vol fusée. Le pilote maintient le contrôle du véhicule grâce à une série de petits propulseurs. Les passagers peuvent alors flotter en apesanteur pendant 3 minutes, et bénéficient à cette altitude d’une vue semblable à celle que l’on a depuis la Station Spatiale Internationale, inoubliable et magnifique comme en témoignent les astronautes et les photos que nous connaissons.

Après la phase de descente planée, les réacteurs de l’avion seront re-allumés pour un atterrissage en toute sécurité. La durée du vol sera d’environ 1 heure et demie.

Le concept développé par Astrium est basé sur un seul étage, ce qui est le plus sûr et le plus économique à mettre en œuvre.

Si le développement débute en 2008, le premier vol pourrait avoir lieu en 2012.

Un tel projet permet de développer un nouvel engin capable d’explorer les altitudes au dessus de celles des avions (20km) et en dessous de celles des satellites (200 km). Ce concept de véhicule est susceptible d’ouvrir des voies jusqu’ici inexplorées, pouvant être le précurseur de véhicules de transport rapide de point à point ou d’accès rapide à l’espace. Ce nouveau type d’avion fusée pourrait défricher les domaines du vol hypersonique.

Son développement permet de maintenir et accroître les compétences clés d’ Astrium Space Transportation.

En tant que maître d’œuvre d’Ariane 5 et principal participant européen à la Station Spatiale Internationale et en tant que filiale à 100% d’EADS, Astrium a toute l’expertise et le savoir-faire pour ce type de vols habités.

Financement

L’originalité du financement de ce projet spatial est de faire appel principalement à des financements privés. Compte tenu des avancées technologiques et des retombées locales de ce programme, certains fonds publics pourraient, le cas échéant, être mobilisés en complément. Le coût de ce programme sera de l’ordre du milliard d’euros.

Le retour sur investissement se fera grâce aux revenus dégagés par l’exploitation du véhicule pour le tourisme spatial, marché émergeant promis à une forte croissance. Le coût d’un vol par passager se situera dans une fourchette de 150.000 à 200 000 euros.

Calendrier

Astrium et l’équipe de Marc Newson se donnent jusqu’ à la fin de l’année pour finaliser le « design » et consolider les partenariats industriels et financiers, de manière à pouvoir lancer le projet avant 2008.

Astrium

Astrium est une filiale d’EADS dédiée aux systèmes spatiaux civils et militaires. En 2006, Astrium a atteint un chiffre d’affaires de 3.2 milliards d’euros avec 12 000 employés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne et aux Pays-Bas. Ses activités sont organisées autour de deux divisions : Astrium Space Transportation pour les lanceurs et les infrastructures orbitales, Astrium Satellites pour les satellites et les systèmes sol et d’une filiale, Astrium Services pour le développement et la fourniture des services satellitaires.

EADS est un leader mondial de l’aérospatial, de la défense et des services associés. En 2006, EADS a enregistré un chiffre d’affaires de 39.4 milliards d’euros avec un effectif de plus de 116.000 personnes.

Marc Newson

Choisi par Time Magazine comme l’une des personnalités les plus importantes au monde, le designer Marc Newson, de nationalité australienne, est reconnu internationalement pour sa très grande originalité et son esthétisme visionnaire.

Les travaux de Marc Newson couvrent un vaste champ de disciplines : mobilier, horlogerie, oeuvres d’art, ainsi que des réalisations importantes pour l’industrie des transports. Directeur Artistique chez Qantas Airways, il est responsable du « design » de l’ensemble de sa flotte y compris de l’ Airbus A380. Il compte parmi ses clients les sociétés les plus importantes et les plus connues.

Contact Presse :

Astrium

Rémi Roland (Astrium FR), Tel: +33 (0) 1 77 75 80 37

http://www.astrium.eads.net

Marc Newson

Patsy Youngstein (Marc Newson Ltd.), Phone: +44 (0) 7 9806 22301

Source Astrium

Stanley Meyer

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CARBURANTS ALTERNATIFS : WATER FUEL CELL

L’Inventeur STANLEY MEYER

Stanley Meyer, inventeur américain de l’Ohio, a breveté un nouveau modèle de moteur à eau révolutionnaire et a réalisé un prototype de voiture fonctionnel, il a refusé de vendre ses inventions à de puissants groupes pétroliers et est finalement décédé brutalement en 1998

Présentation d’un nouveau modèle d’électrolyse à température ambiante avec un courant faible en entrée : production d’hydrogène à partir d’eau à moindre coût ! L’hydrogène est définitivement la meilleure piste pour remplacer le pétrole.

Plus d’infos en français :

http://quanthomme.free.fr/carburant/WFCMeyer.htm
Ingénieur en électricité possédant d’une grande expérience, Stanley travaillait sur la fusion de l’hydrogène à température ambiante.

Il a été l’auteur de divers brevets en océanographie, monitoring cardiaque et systèmes de validation bancaires (42 en tout dont 10 au Canada). Début 1989, il a eu un traitement de faveur au bureau des brevets : certains de ses brevets ont été acceptés en 1993. La plupart d’entre eux font partie de la section 101, où l’accord pour le brevet dépend d’une démonstration réussie. Dans ce bureau les brevets de Meyer furent expédiés en 8 mois, ce qui est un délai court et inouï qui prouve qu’ils ont pensé que cette technologie était importante, d’autant plus que dans d’autres textes il est dit au contraire que 200.000 applications de brevets étaient en attente.

Il a travaillé pour la Fondation Battelle dans l’Ohio, à la mise au point du projet Gemini à la NASA et aussi au système d’alimentation en énergie sur le concept EBED pour le projet Guerre des Etoiles.

Il possédait des sociétés qui fabriquent de tels équipements et il a occupé des fonctions de co-sponsoring dans des affaires internationales.

Avec son frère, ancien ingénieur en électricité de l’USAF, il a monté une opération de plusieurs millions de dollars dans le domaine du transport et des pièces détachées.

Il avait l’esprit d’entreprise. La technologie Water Fuel Cell (W.F.C., nom de la technologie et de la société de Meyer) est la propriété de Stanley A. Meyer de Grove City dans l’Ohio. De nos jours, la W.F.C. International n’a pas de représentants officiels en Angleterre. Mais, malgré des controverses, au Royaume Uni, des membres du Parlement, des scientifiques du Ministère de la Défense, étudient la W.F.C. de Meyer tout comme de grands groupes industriels et des gouvernements étrangers.

Il a financé seul son travail scientifique, reconnu et récompensé par des organismes nationaux et internationaux, et a été élu inventeur de l’année dans le Who’Who américain de 1993. (Il a ensuite reçu des soutiens substantiels du Canada, d’Angleterre, et de Suède.


LE DECES DE STANLEY MEYER

Le 29 mars 1998, Eugène Mallove * rédacteur en chef de Infinite Energy confirmait sur Internet le décès de Stanley, âgé de 57 ans, après avoir appelé le service de pompes funèbres à Evans (information reprise par W. Bahman de P.A.C.E. et D.V.S.).

Le 21 mars, Stanley avait dîné dans un restaurant de Grove City en compagnie d’autres personnes. Il est brusquement sorti de table en disant qu’il avait été empoisonné, puis il a couru vers sa voiture sur le parking et s’est effondré.

Sa famille, sa femme Marylin, son frère jumeau Stefen Foster, un autre frère Henry, sa sœur Barbara Feret, une ribambelle de neveux et nièces, lui même n’ayant pas d’enfants, ont du se résigner à l’absence d’obsèques . Sa dépouille fut emportée pour être autopsiée. Les premières conclusions ont indiqué que sa mort était due à une maladie artérielle, mais comme la maladie incriminée aboutit très rarement à la mort, un autre examen en toxicologie a été ordonné, dont les résultats n’étaient toujours pas communiqués en avril 1998.

Inge et Adolf Schneider du NET journal (que nous remercions pour l’autorisation de publier la photo ci-dessus) avaient rendu visite à Meyer en septembre 1997. Stanley leur avait assuré qu’il avait signé des contrats avec des firmes américaines pour commercialiser sa voiture. Jerry Decker avait appris de Stanley même, rencontré à Denver que sa voiture était presque au point. Il était en bonne santé et plein d’énergie. En mars, il était sur le point d’avoir un grand succès pour la pose de la première pierre d’un centre de recherches de $50 millions à Grove City.

From: E.F. Mallove
Subject: Meyer IS dead
Date: Sunday, March 29, 1998 10:38 AM

I just called the funeral home listed in the announcement of Meyer’s death. I used directory information to get the number.
The gentleman there at Evans Funeral Home confirms that Meyer had indeed died and that there was a service there. I hope this ends speculation about the reality of Meyer’s death.

Gene Mallove

Ce 29 mars 1998, Eugène Mallove ne se doutait pas qu’il avait lui-même rendez-vous avec son assassin le 14 mai 2004…


BREF HISTORIQUE DES MOTEURS A EAU.

Il est utile de replacer le travail de Meyer dans son contexte historique, car, en fait, on dit “fonctionnant à l’eau” pour parler de véhicules qui, en réalité sont alimentés en hydrogène.

La théorie concernant l’énergie de l’eau date de 120 ans. En 1874, Jules Verne avait eu la vision de ce “charbon du futur fournissant sans limites lumière et chaleur à un point tel qu’on ne l’avait jamais rêvé”. A la même époque, August Otto, le père du moteur moderne à combustion interne, faisait des expériences avec l’hydrogène qu’il préférait à “l’abominable pétrole”. Arrhenius, le grand physicien Scandinave, posait la théorie moléculaire qui régirait la dissociation moléculaire libre que Meyer démontre de nos jours.

L’Amirauté Britannique a expérimenté son premier moteur à eau dans les années 30, sous la direction de l’ingénieur en chef Richmond. Pendant la guerre le gaz de l’eau a été largement utilisé. Dans les années 50 British Petroleum a aussi investi sur cette idée. Vers 1970 Channel Islands a beaucoup parlé d’une Morris Mini Minor fonctionnant à l’eau, mais qui, après de grandes promesses de financement pour sa commercialisation, est rapidement tombée dans l’oubli.

Un scientifique d’Europe de l’Est durement éprouvé, Yull Brown (voir son dossier dans le sommaire des Carburants alternatifs) a mis au point un appareil dont le carburant est l’eau. Dans les années 70, l’Assemblée Législative de New South Wales a eu connaissance de l’expérimentation d’une voiture équipée d’un moteur à gaz – eau consommant 3,78 litres aux 1600 km.

Récemment, un jeune Californien a conçu un système simple et bon marché pour les voitures. Après avoir été mis en garde par le DoE de ne pas tenter de commercialiser le dit système (ce qui en démontre la simplicité), il a mis ses plans dans le domaine public.

Tous ces véhicules utilisent des systèmes qui produisent le gaz que l’on brûle à bord.

Les nouvelles technologies de l’hydrogène produisent 20 à peut-être 1000 fois plus d’énergie que les autres. La Royal Society a examiné un moteur dont l’efficacité est multipliée par un facteur de 4 à 6. Une communication officielle était prévue.

D’autres travaux (cités dans le prochain dossier “Sur la piste de l’Energie Libre…” ) comme ceux de Roger Billings ou l’”hypercar” de Amory Lovins, convertissent le gaz en électricité. L’amiral Griffin qui avait essayé en vain de perfectionner la voiture à eau du Dr Henry Cornish est donc entré en contact avec Meyer. Il a ainsi pu assister en personne à une de ses démonstrations.

W.F.C. affirme pouvoir remplacer les hydrocarbures utilisés de nos jours. Il suffit de moderniser l’injection des moteurs à combustion internes au moyen d’un contrôle électronique (par puce) simple et peu onéreux. Pour l’automobile, un kit W.F.C. se compose d’injecteurs contrôlés par puces et que l’on peut installer en moins d’une heure en les vissant dans les trous des bougies. Dans le cas des diesels, des avions et des gros générateurs de courant actuels, des adaptateurs similaires remplaceraient les injecteurs de carburant comme pour les brûleurs industriels. Des outils de soudure fonctionnant avec l’eau sont déjà vendus par plusieurs autres compagnies (Gaz de Brown probablement).

Pour un coût estimé à $1500, le procédé de Meyer n’est pas cher comparé à celui ($25.000) nécessité par l’adaptation des véhicules à la batterie – hydrogène. Cette dernière, basée sur une membrane à échange de particules n’est donc pas une technologie convenable pour les pays en voie de développement. De plus, il n’existe pas d’industrie qui fabrique ces batteries.

Meyer a aussi inventé des systèmes autonomes pour le chauffage domestique, et l’industrie, ainsi que pour la production d’eau chaude et de vapeur. Autres retombées  de l’application du principe de W.F.C. dessalement de l’eau de mer, traitement des déchets, purification de l’eau (virus et bactéries étant tués par la fréquence et la chaleur) et modules traitant les oxydes et régénérant l’air .


CARACTERE EXCEPTIONNEL DU PROJET W.F.C.

Il ne s’agit pas d’électrolyse classique: il n’y a pas d’électrolyte, pas d’usure discernable d’électrode, pas d’énergie gaspillée en chaleur. En fait, le bénéficiaire de l’énergie surabondante disponible dans l’eau est la santé publique. En effet, selon le US National Board of Standards, l’eau contient 2,5 fois plus d’énergie que le pétrole.

Dans la W.F.C. de Meyer, l’eau est dissociée en gaz au moyen d’une tension électrique produite par des impulsions de courant continu à haut voltage (20 à 40 kV) à la fréquence de 10-15 kHz (d’autres sources Internet donnent 50 Mhz et de moins d’1mA. L’inductance, en série avec la capacité amorce des résonances à l’intérieur de la molécule. Celles-ci ont pour effet de casser les liaisons covalentes entre les atomes d’hydrogène et d’oxygène, en utilisant très peu d’énergie. Les deux gaz ainsi séparés le restent jusqu’à ce qu’une énergie suffisante soit disponible pour les recombiner à nouveau sous forme d’eau. Ces principaux points sont repris pour créer une tension au niveau de la particule.

C’est vraiment l’oscillation de la particule qui joue un rôle de générateur d’énergie.

Meyer dit que, dans un élément d’injection de W.F.C., on a accès à un ZPE supplémentaire. C’est à travers un orifice situé dans le noyau, et que la tension électrique fait ouvrir et fermer que l’on peut faire travailler le ZPE. C’est une impulsion explosive plutôt qu’un éclair d’allumage miniature, qui fait mouvoir les pistons et alimente la transmission normalement tout en produisant seulement de la chaleur et un brouillard d’eau en échappement. Meyer décrit un processus similaire pour la division de molécules d’oxydes d’azote.

On peut atteindre une énergie considérable, dépassant de loin celle de la simple combustion de l’hydrogène. Des brûleurs industriels ont été conçus pour fonctionner au million de BTU/h.

Selon les calculs, la masse de ZPE est de l’ordre de 10 x 1093 gm par cm3 . L’énergie qui y est contenue équivaut à 2,5 millions de BTU par gallon d’eau (3,78 l aux USA). Le “vide” à l’intérieur de la molécule est grouillant d’énergie, comme on le sait déjà depuis 1873 avec James Clerk Maxwell et même depuis des milliers d’années dans les sciences orientales et la tradition. La molécule d’eau est l’intermédiaire qui permet de puiser dans l’éther.


TENTATIVES DE PROMOTION DE W.F.C. AU ROYAUME UNI

L’amiral Griffin, a été un des premiers à tenter d’obtenir une crédibilité scientifique et un financement industriel pour >une initiative privée d’expérimentation de la technologie W.F.C.. En tant que contrôleur de la Navy, et au nombre des créateurs de la Royal Navy moderne, il était responsable, de la mise en place du plan de développement de la technique basée sur l’hydrogène. Il s’était chargé des applications maritimes de W.F.C. et avait planifié une conversion de la Flotte.

Au premier stade de sa campagne, le but était de convaincre les militaires anglais et les représentants de l’industrie, que la technologie W.F.C. fonctionne, et qu’il était possible de traiter avec Meyer, celui-ci ayant d’ailleurs donné son accord pour une expérimentation d’un an prévue sur un bateau alimenté à l’eau, aux docks Ste Catherine à Londres.

Pour les articles scientifiques et les voyages des experts chez W.F.C., l’Amiral a dépensé personnellement 30.000 £, et Sebastian de Ferranti 10.000 £ (parmi d’autres sources de financement.) Pendant 6 ans, recherchant soutiens et engagements, l’Amiral Griffin a contacté sans succès plus de 100 départements du gouvernement et une partie des plus grandes industries avant de trouver enfin un commanditaire financier.

La façon dont l’amiral a conduit sa campagne a été soumise à quelques critiques relatives à la faisabilité et aux prétentions du plan initial. Toutefois, cette campagne laisse entendre que l’”Establishment” connaît bien le travail de Meyer. L’agence de recherche de la Défense et le MoD ont montré leur intérêt dans le développement des activités de Meyer.

Une exploitation de la technologie Meyer alliée à une certaine éthique, excluant les applications militaires, recevrait un plus grand soutien international. C’est vers des zones géographiques où existent des besoins majeurs, et pour des buts plus respectables, tels que l’approvisionnement en eau potable et le maintien de l’agriculture indispensable, qu’il faudrait s’engager.


INITIATIVES DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA TECHNOLOGIE W.F.C.

Meyer était engagé dans la constitution d’un réseau de concessions, et il mettait au point des applications spécifiques sous autorisation de licence.

On dit que des contrats de développement du type “Proof of Concept” portant sur plus de $200 M sont en cours avec de grands groupes industriels. La NASA et l’USAF ont un accès direct à la technologie de Meyer car ses activités sont soumises à la loi sur la sécurité nationale aux USA. Lors de sa dernière visite chez Meyer, l’Amiral a pu observer le développement des travaux sur un certain nombre de moteurs allant des tondeuses auto portées aux grosses locomotives diesel, en passant par les tracteurs ordinaires.

On mentionne aussi dans le bulletin de W.F.C. d’autres initiatives provenant d’autres pays, et, en Amérique, un réseau commercial est prévu pour adapter les systèmes en modernisant les véhicules existants. Il y avait des séminaires réguliers sur les investissements, et Meyer employait des équipes de spécialistes.

Des recherches ont été faites pour établir des centres au dehors de l’Amérique. On a cité le Royaume Uni (jusqu’au décès de l’Amiral) ainsi que la Suède et l’Ukraine. Meyer tient beaucoup à ne pas augmenter les risques de concentration de toute l’activité dans un seul centre. De nombreux organismes, bien connus comme le MITI au Japon et ETZ en Allemagne ont tenté, en vain de reproduire les travaux de Meyer.

On dit que Meyer n’a pas produit les articles scientifiques convenant aux revues de ses pairs, ce qui explique que les rapports sur son travail aient été limités. Etant donné la résistance au NET en général et la compétition naturelle dans les domaines de l’énergie, c’est compréhensible. Les brevets US ont été accordés sous la clause d’une “mise en pratique” équivalente, selon Meyer, à des essais indépendants.

Il y a eu des controverses dans les médias au sujet de son travail mais pas encore d’enquête véritable et complète. Meyer qui avait trouvé qu’un article paru dans New Energy News était trop partial et déformé a demandé qu’il en soit publié un autre. Les matériels de commercialisation sont avares de détails au sujet des processus impliqués.

On a tenté plusieurs fois d’”acheter” Meyer aussi bien dans son travail que personnellement, et il a été victime de provocations. Il est facile de comprendre sa prudence, car il semble attendre avant d’agir, que se diffuse largement l’idée que l’eau peut être un carburant. Il projette plutôt de contrôler sa technologie pour s’assurer que son invention sera dévolue au bien de l’humanité.

Il existe une vidéo de 1993 de ISNE, présentée par INE. Fin 1995, une compagnie de télévision anglaise, INCA a rendu visite à W.F.C.. L’émission “Ca marche avec de l’eau”, commentée par Arthur A. Clarke a été suivie de nombreuses demandes de renseignements, et de visites d’organismes tels le DRA (Ministère de la Défense) et une prestigieuse Université. Un membre de la Chambre des Communes a également contacté W.F.C. et suit ses progrès.

Stanley Meyer s’était rendu en Angleterre et dans certains pays d’Europe en Octobre 96. Il avait exposé à plusieurs industriels la viabilité de la technologie W.F.C.. De nombreux contrats “Proof of Concept” ont concerné les domaines de l’aviation, l’agriculture, du chauffage domestique et industriel, des transports par voies de terre et maritime (en particulier la technologie Hyperdrive ® qui concerne essentiellement un sous-marin de pointe.)


ARTICLES DE JOURNAUX SCIENTIFIQUES ET UNIVERSITAIRES

Voici de nombreuses confirmations basées sur des essais dans des laboratoires gouvernementaux et universitaires.

28 ème IECEC Intersociety Energy Conversion Engineering Conférence, août 1993 : “ démonstrations répétées devant de nombreux témoins ”…

Aeronautic and Space Administration (NASA) Documentation : “ utilité de ce procédé pour l’aéronautique ”…

Ray Bachnak, Docteur en physique, Professeur et Président de Electronic Engineering Technology, Franklin University, Columbus, Ohio 1996 : “ le circuit VIC ® doit accomplir la fonction prévue ”…

Dr. T. Nagypal, Professeur à l’Université de Vienne, et Ingénieur consultant dans l’Industrie : “ mais votre théorie fonctionne…l’efficacité est de 300 % ”…

Rea O’ Neill, Professeur de technologie scientifique, Institut de technologie de Dublin, Irlande : “ c’est une méthode assurément différente du processus d’électrolyse classique, c’est une technologie qui pourra fournir aux véhicules un carburant alternatif dans un proche futur ”…

Amiral Sir Anthony Griffin, Contrôleur de la British Navy (en retraite), Rapport Perkins, 1993 : “ L’Université du Sussex a réussi à produire de l’hydrogène à partir d’une installation de montage expérimentale basée sur les circuits de Meyer ”…

Professeur Robert Bailey, Département d’Ingénierie Mécanique, Université d’Etat de l’Ohio, Grove City, dans un article du 06/03/1996 intitulé: “Intervention divine” : “ Il n’y a aucun doute: cela fonctionne ”…

Paul Czysz, Professeur en Aéronautique, Université de Saint-Louis, consultant auprès de la NASA, Programme Equinoxe de Canal 4, à Londres, émission du 17/12/1995 : ” Ca marche avec de l’eau” : “ c’est une technologie qui capte manifestement le ZPE ”…

Science Explained, le monde de la science au quotidien, Colin, A. Ronan, Editeur général, Copyrighted Science Book, 1993…confirme que l’atome d’oxygène a une charge électrique négative, et que celui d’hydrogène a une charge positive…

Les Notes Cliffs de 1993 de Harold D. Nathan, Docteur en physique, vérifient l’effet de liaison électrovalente inhabituel entre des structures moléculaires gazeuses et liquides dans des équations où chaque groupe d’ions atomiques différents a un symbole de charge électrique positive ou négative.

De nombreux laboratoires indépendants d’universités ont confirmé l’importance de la tension élevée pour un courant faible.

Gary L. Johnson de l’Université d’Etat du Kansas a intitulé son rapport: “Explosions dans l’eau induites par l’électricité”. Il y indique qu’il a découvert que la force de l’explosion augmentait avec le voltage et que le volume d’eau diminuait.

Roy Azevedo, Peter Graneau et Charles Millet de l’Université Northeastern, ainsi que Neal Graneau du Collège Royal de Londres ont intitulé leur rapport: “De puissantes explosions de plasma -eau”. Ils y confirment des résultats semblables en utilisant un voltage pulsant de 30 à 40 kilovolts.

Les docteurs Ukrainiens Eugene Antonov et Vladimir Dresyiannikov, ont vérifié comme les précédents chercheurs les différents aspects de la technologie brevetée de Meyer.


LES CONTRATS W.F.C.

Après des années de recherche et de mise au point, la technologie W.F.C., est arrivée au stade de conception du système et de préfabrication par les premiers financements des contrats W.F.C. Proof of Concepts. Ceci signifie que l’on s’attend à la fabrication prochaine aux normes industrielles, de modules W.F.C..

Cependant, il faudra alors que l’eau prenne l’appellation de carburant, et que la technologie W.F.C. soit testée et certifiée pour l’EPA et convienne aux règlements d’autres gouvernements. Quand on en sera là, l’objectif de W.F.C. d’utiliser l’eau comme carburant pourra émerger au grand jour. Les concessions W.F.C. prospéreront, et la dépendance aux carburants fossiles touchera à sa fin. C’est une foi qui a animé toutes les démarches de W.F.C.. Après beaucoup de travail, on s’attend à la voir atteindre son but.

Le contrat “ Proof of Concept ”, en quatre points, est une sorte de contrat unique qui protège aussi bien W.F.C. que celui à qui il est concédé, utilisateur et / ou compagnie maîtrisant parfaitement une haute technologie.

L’Agrément International W.F.C. sur l’accord de contrat désigne les paramètres du système d’énergie à modifier et établit les termes et conditions particulières portant sur la totalité du contrat.

Le Contrat de projet W.F.C. International concerne la construction de deux systèmes de kits de prototype W.F.C., aux fins d’essais et de mises au point aux normes industrielles, en vue de la production. W.F.C. fournit au signataire les spécifications de la conception, et celui-ci construit les prototypes. W.F.C. fournit aussi l’interface électronique et le logiciel nécessaires pour lancer les modules.

L’acceptation contractuelle de l’Agrément International de licence de brevet W.F.C., énonce les conditions et les termes pour une licence de fabrication à l’échelle d’une grande distribution W.F.C..

L’Agrément pour contrat de concession industrielle de W.F.C. International, mentionne les termes et les conditions d’une licence de concession industrielle sur une zone géographique donnée. Cette licence n’entrera pas en conflit avec les concessionnaires locaux mais encouragera la croissance des concessions.

W.F.C. soutient de nombreux contrats dans des domaines énergétiques divers dont le premier porte sur le chauffage domestique et industriel ainsi que les transports avec l’important projet Proof of Concept  de Résonateur à vapeur industriel W.F.C.® . Ce module peut être adapté sur d’énormes chaudières industrielles et stabiliserait les coûts énergétiques d’un grand nombre d’industries. De plus, il empêche l’eau de geler quand on utilise l’injecteur à carburant eau W.F.C. dans l’application choisie.


DES CONTROVERSES MALHONNETES, DES FREINS…

Récemment, W.F.C. a été déclaré coupable d’une fraude grossière, accusé de ne pas avoir montré quoi que ce soit qui fonctionne, ni de quelconques progrès. Les plaignants étaient des investisseurs d’un programme de carburant concurrent. Aucun des trois témoins “ experts ” n’avait de références scientifiques et parmi eux, il s’en trouvait deux qui avaient tenté précédemment de prendre la direction de W.F.C.. Lors du procès, le juge a été jusqu’à couper l’enregistrement audio du tribunal pendant une démonstration de la technologie W.F.C..

Meyer (qui depuis 1980 avait dépensé plus de 1,6 millions de dollars) a donc déposé une requête en rejet de la décision de cette cour de justice contre le juge qui a bafoué les lois du Conseil Supérieur de Justice de l’Ohio alors même que la confirmation scientifique se déroule.

Au cours d’une réunion prévue au Parlement britannique, à la Chambre des Lords, Meyer devait parler de la W.F.C. et de la production d’énergie par l’extraction de l’hydrogène de l’eau. Mais cette réunion a été annulée à la dernière minute.


LES AVANTAGES ECOLOGIQUES DE W.F.C.

Le sous-produit de l’injecteur W.F.C. ® est un brouillard d’eau qui retourne à l’environnement, où il recevra à nouveau l’énergie du soleil par absorption de l’énergie photonique. On peut alors recueillir cette eau sous forme de pluie, et la recycler de nouveau dans le moteur, que ce soit en système ouvert ou fermé.

La technologie W.F.C., spécialement conçue pour convenir aux transports, participe à la dépollution de l’atmosphère, en empêchant le prélèvement de l’oxygène nécessaire à la respiration, en éliminant le rejet d’oxydes chimiques dans l’atmosphère, tel qu’il se produit aujourd’hui avec les combustibles fossiles, en revitalisant les niveaux d’énergie des molécules d’air, et en dissociant les oxydes chimiques déjà présents, depuis 70 ans.

Avec la technologie W.F.C., le moteur à combustion interne, au lieu d’être un système polluant, devient un système purificateur d’air Conscient de cet avertissement et des signes évidents des dangers majeurs encourus par la planète, des chercheurs du monde entier font connaître, grâce à Internet, les avantages de la technologie W.F.C..


L’OSCILLATION DE LA PARTICULE EN TANT QUE GENERATEUR D’ENERGIE.

C’est ainsi que Meyer définit lui-même le processus relatif à la W.F.C. (qui fait l’objet de 26 brevets US et internationaux et dont un plus grand nombre encore sont en cours).

Depuis longtemps les scientifiques ont observé que des atomes stimulés de différentes façons sur des fréquences résonantes particulières provoquent la libération de l’énergie qu’ils contiennent. Thomas Edison en a fait la démonstration en utilisant un flux de courant pour faire osciller les atomes d’un filament dans une ampoule, dans le but de produire une énergie lumineuse. Gordon Gould a utilisé l’oscillation des particules en faisant absorber puis rayonner à nouveau par un atome l’énergie de photons cohérente dans ce que l’on appelle Laser. Le précurseur du Laser, se servait de cette même oscillation avec l’absorption et le re-rayonnement de l’énergie électromagnétique, ce qui donnait la propagation de micro ondes appelée Maser.

Des instruments de musique qui utilisent des caisses de résonance amplifient les ondes sonores, et se servent ainsi également de l’oscillation des particules en absorbant puis ré – émettant à nouveau l’énergie acoustique amplifiée.

On peut s’interroger sur la cause des éclairs ou sur ce qui alimente l’énergie d’un ouragan ou d’une tornade, phénomènes naturels fréquents. Chaque réponse a un point commun  : le “ fléchissement ” ou l’oscillation de la molécule d’eau. L’éclair se produit lorsque le front de l’orage “ fléchit ” les atomes de molécule d’eau exposés à des nuages d’orage à charge électrique négative.

Le fléchissement de la molécule d’eau présente dans le courant d’air tourbillonnant que constitue un ouragan ou une tornade, libère une énergie énorme qui aide à la formation de l’orage. Une élévation de la température initiale fait tourbillonner l’air, délimitant ainsi une zone d’humidité dans le courant d’air. Le courant tourbillonnant de l’air ascendant crée une tension électrique opposée sur les molécules d’eau qui se trouvent dans l’atmosphère chargée par l’électricité du courant d’air en déplacement. Cette tension “ fléchit ” électriquement les atomes pour libérer l’énergie qui alimente l’ouragan ou la tornade.


D’OU PROVIENT CETTE ENERGIE ET COMMENT EMANE-T-ELLE DE L’ATOME ?

Soumis à une pulsation électrique, un orifice d’énergie, localisé dans le noyau de l’atome, est physiquement contraint à s’ouvrir pour permettre à une plus grande quantité d’énergie de pénétrer dans le spectre d’énergie de l’atome.

L’énergie est libérée par l’intermédiaire des atomes dans notre univers. C’est ce qui a été quantifié par l’équation d’Einstein E=mc2. Quand il a élevé au carré la vitesse de la lumière, il s’est aperçu que le potentiel d’énergie lumineuse était plus grand que la troisième dimension dans laquelle nous existons. Cette énergie universelle ou ZPE, pénètre continuellement dans notre troisième dimension par les orifices d’énergie des atomes. C’est ce qui permet à toutes les structures atomiques de la troisième dimension d’exister ou bien de se maintenir dans un état d’équilibre atomique. S’il n’en était pas ainsi, aucune des formes de vie connues n’existerait. Comment se fait-il qu’une minuscule graine donne un séquoia géant ? Comment l’enfant dans le sein de sa mère peut-il subir une structuration atomique pour entretenir la vie? Ni la graine ni la mère ne tirent assez d’énergie du soleil ou de la nourriture pour pouvoir fabriquer ne serait – ce qu’un atome. Comment l’univers poursuit-il son expansion parallèlement à la création de sa masse physique?

Il semble que l’énergie nécessaire à la création de l’univers et de la vie tels que nous les connaissons émanent du noyau de l’atome, par l’intermédiaire de l’orifice d’énergie. C’est ainsi que tous les atomes fonctionnent en tant que générateurs d’énergie.

Jusqu’ici, il a fallu une grande énergie d’entrée pour que le processus d’oscillation de l’atome libère de l’énergie. C’est ce que démontre avec violence un dispositif thermonucléaire qui ouvre réellement, puis détruit, l’orifice d’énergie des atomes d’uranium 235 et 238.

Mais c’est dans le déclenchement de ce processus à un faible niveau énergétique que réside le secret. Le processus devient alors réalisable économiquement, et utilisable par un consommateur moyen. Pour accomplir cet exploit, Meyer a eu l’idée de se servir de champs de voltage de polarité opposée sur la molécule d’eau. Ceci produit une tension électrique qui fait que les atomes de la molécule d’eau dépassent l’état d’équilibre atomique et se dissocient ou se scindent en gaz hydrogène et oxygène.

Aux environs de 40 kilovolts les gaz prennent automatiquement feu, ce qui produit une énergie thermique explosive (gtnt). A de plus hauts voltages, même, et à la fréquence de résonance de la molécule d’eau, l’orifice d’énergie est ouvert et on peut alors voir une libération contrôlée, de fantastiques quantités d’énergie.

Cette méthode ne dépense pas de grandes quantités d’énergie puisque la tension n’est pas consommée dans un circuit électronique. L’énergie n’est ni créée, ni détruite mais libérée à partir de l’atome (voir figure 2)

Meyer appelle ses électrodes des exciteurs, en fait, ce sont des plaques parallèles en acier inox placés en parallèle ou selon un schéma concentrique. La production de gaz semble être inversement proportionnelle à la distance qui les sépare, le brevet indique 1,5 mm pour de bons résultats. La vraie différence réside dans l’alimentation de la batterie pour laquelle Meyer se sert d’une inductance externe qui paraît être en résonance avec la capacité de la batterie – l’eau pure ayant apparemment une constante diélectrique d’environ 5 – ce qui produit un circuit parallèle résonant. Ce circuit est excité par un générateur à impulsion à haute puissance, avec ensemble la capacité de la batterie et une diode de redressement, le tout formant un circuit de pompage de charge.

Selon Harold Aspden, Meyer se sert de tubes métalliques concentriques immergés dans l’eau et renvoie les impulsions entre les tubes ce qui induit des effets de champs rayonnants augmentant vraisemblablement la dissociation ionique des molécules d’eau et produit l’hydrogène et l’oxygène avec l’énergie captée dans l’éther. (New Energy News août 96)

Figure 1- Optical thermal lens ®

Le développement W.F.C. de la technologie EASER ® maîtrise ensuite cette puissance, sans toutefois détruire l’atome et son orifice d’énergie (voir figure 7).

Cette libération d’énergie dans EASER ® vient de la seule “flexion” de l’atome d’hydrogène (ou de tout autre atome) par des tensions électriques pulsantes dans un environnement de vide. Le EASER ® devient donc ainsi un soleil miniature contrôlable.

L’élément le plus courant sur Terre, l’hydrogène, est le carburant parfait en raison de sa grande énergie et de sa disponibilité. L’atome d’oxygène soutient notre vie. L’eau, combinaison d’hydrogène et d’oxygène, est aussi bien génératrice de vie que purificatrice. Il est donc fort à propos d’utiliser l’eau en tant que source d’énergie propre et recyclable.


CONFIRMATION DE LA TECHNOLOGIE W.F.C.

Depuis 1985, W.F.C. s’est employé à persuader la communauté scientifique de changer sa façon de comprendre la nature de la molécule d’eau et des forces qui agissent sur elle. Il lui fallait comprendre que la molécule d’eau est chargée en dipôle électrique, et qu’il y a là une force d’attraction électrique entre les atomes de charge opposée. Il n’existe pas de force électromagnétique entre les atomes différents de la molécule d’eau, puisque les 8 électrons de l’orbite extérieure “L” des atomes d’oxygène se mettent par paire et tournent dans des directions opposées. L’orbite “L” de l’atome d’oxygène admet jusqu’à 8 électrons mais pas plus pour la stabilisation de la molécule d’eau.

La force d’attraction électrique est équivalente aux deux électrons d’hydrogène partagés occupant l’orbite “L” de l’atome d’oxygène chargé négativement. Le potentiel de tension appliqué pendant la pulsation de la molécule d’eau n’est pas consommé dans le circuit électronique. Le stress électrique de polarité électrique opposée favorise l’oscillation moléculaire, comme dans un générateur à énergie.

Il ne faut qu’une force d’attraction extérieure pour dissocier la molécule d’eau; ce sont les champs de tension opposée agissant sur la molécule d’eau qui sont la cause de ce stress. Finalement, des gouttelettes d’eau peuvent être converties instantanément en énergie thermique explosive (gtnt) à des niveaux de tension plus élevés (jusqu’à 40 kilovolts et plus).

Figure 2 – Burner Nozzle ®

Suite logique : le montage des tuyères de brûleur industriel W.F.C. ® . Le brûleur peut répondre à tous les besoins de chauffage, de la maison individuelle aux mégawatts des centrales électriques en passant par le brûleur industriel d’une puissance de l’ordre du million de BTU/h. Avantage de la technologie W.F.C.: cette buse de brûleur peut être adaptée pour remplacer de vieux brûleurs, ou bien peut faire partie d’un nouveau système de chauffage.

Des contacts intéressants ont été pris avec la marine, les transports aériens, les producteurs d’électricité, des entreprises de dessalement de l’eau de mer, et de traitement de déchets toxiques ou non. Les contacts outre-mer comprennent l’Angleterre, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Suède, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Thaïlande, l’Inde, la Corée et l’Ukraine. Les contacts américains incluent Hawaï et l’Alaska ainsi que presque tous les états. Les USA et le monde se préparant à entrer dans l’ère de l’hydrogène, W.F.C., sera le mieux placé pour répondre aux besoins en énergie du monde entier.

Figure 3 – W.F.C. Industrial Steam Resonator®

Mis au point aux normes industrielles avec un contrat Proof of Concept, cet appareil formé d’une rangée de tubes, chauffe l’eau sans flamme apparente, à la température choisie, et sous différentes conditions climatiques.

Ses applications sont nombreuses : bains industriels, chauffage des piscines et des serres, chauffage domestique à eau ou à air, injection de vapeur pour détruire les mauvaises herbes.


LA DUNE BUGGY W.F.C.

Figure 4

Au volant, Stanley Meyer, Dr Russel E. Fowler, Directeur du personnel et de la présentation de la technique de W.F.C., (second à partir de la droite)

Aux USA, l’intérêt se porte plus sur une voiture alimentée à l’eau, en Angleterre, sur un bateau et en Suède, sur un chauffage individuel.

Une Dune Buggy a été modifiée en 1985, pour participer à une course de 1900 miles en Novembre 1991, en Australie. Dans sa batterie à eau, qui reste froide après plusieurs heures de fonctionnement, le processus de combustion thermique utilise l’oxygène de l’eau au lieu de l’extraire de l’atmosphère. Meyer compte miniaturiser son système.

On peut comparer le coût estimé du système Meyer modernisé destiné à l’automobile – 1500 dollars déboursés uniquement lors de l’installation – aux 14.000 dollars d’achat de carburant qui seraient nécessaires pour alimenter la même voiture pendant toute sa durée d’utilisation. On pourrait produire 11000 de ces équipements par jour.

L’utilisation des gaz ionisés provenant de l’air ambiant peut favoriser l’augmentation énergétique de la flamme en portant le taux de combustion de gaz au niveau de celui des carburants fossiles.

L’absorption de l’énergie des photons soutient le “ temps atomique ” restant pour permettre, grâce à une étincelle adéquate, une mise à feu des gaz de combustion (hydrogène et oxygène de l’eau) présents et soumis au stress électrique pulsant. La fréquence de pulsation appliquée, ainsi que l’amplitude de voltage, et le calibrage volumétrique de la gouttelette d’eau déterminent la production d’énergie. Une seule goutte d’eau de 7,4 µl (micro litre) suffit à faire fonctionner un moteur à injection à combustion interne de 50 chevaux. Avec une gouttelette d’eau de 148 µl par cycle d’injection, c’est un moteur à injection de 1000 chevaux qui peut fonctionner. (voir figure 7)

Figure 5 – W.F.C. Water Fuel Injector ®

La modification d’une voiture est probablement un des projets les plus stimulants en raison de la variété de systèmes qu’il faut étalonner avec les protocoles de tests de fiabilité. C’est ce que W.F.C. est sur le point d’accomplir car elle achève la programmation informatique et aussi celle d’autres composants électriques et du hardware. On perfectionne aussi l’injecteur à carburant eau W.F.C. qui peut convenir à tous les besoins énergétiques couverts par la combustion de carburants fossiles. Il peut remplacer les bougies des voitures, les injecteurs de diesel, les orifices d’injecteurs dans les moteurs d’avions et les turbines à vapeur, et les orifices des tuyères dans les moteurs de fusée alimentés à l’eau.

Figure 6 – Converting Water Droplets instantly

Dans cet injecteur, variante de la cavité résonante W.F.C. ® qui accroît le dégagement d’énergie du processus W.F.C., les gouttelettes d’eau sont converties instantanément en gaz hydrogène et oxygène mis à feu dans un champ de tension à impulsions. Cet injecteur a été tout spécialement mis au point pour libérer l’énergie par l’orifice de l’atome (voir figure 10). Les gouttelettes d’eau arrivent selon un certain débit dans la cavité résonante effilée qui fonctionne comme un guide d’ondes de tension. La gouttelette d’eau soumise aux impulsions à haut voltage de polarité opposée, est instantanément transformée en ses deux composants gazeux (voir figure 10). Immédiatement après, avec une tension électrique supérieure, les gaz libérés deviennent des gaz ionisés (éjection d’électrons), et sont finalement rejetés loin de l’orifice de la buse d’injecteur à eau carburant W.F.C. ® d’allumage du gaz.

Figure 7 – Voltage tickling of state space ®

La forme effilée de la sonde de voltage positif au centre, amplifie la séquence d’impulsions de voltage pour augmenter continuellement le stress électrique sur les gaz libérés de la molécule d’eau, tout le long de la cavité résonante qui fonctionne comme un circuit de compression de voltage…activant ainsi, le stade d’amorçage d’énergie que l’on appelle Voltage Tickling of State Space ®

L’injecteur W.F.C. ® accomplit en un seul instant plusieurs fonctions continues à savoir

- la libération des gaz hydrogène / oxygène provenant de la gouttelette d’eau injectée

- l’oscillation des gaz combustibles flottant librement sous le stress électrique pulsant qui fait osciller la particule comme un générateur d’énergie

- et enfin l’ionisation des gaz combustibles par l’émission d’un électron juste avant que les gaz sous pression soient éjectés par l’orifice de la buse.

Quand les gaz expulsés en tension reviennent à un état d’équilibre stable, les atomes de gaz “ en flexion ” libèrent l’énergie – déclencheur qui fait démarrer et propage le processus de combustion du gaz, dont on utilise l’énergie.

Selon ses caractéristiques électriques et physiques, la cavité résonante W.F.C. ® peut satisfaire à différents besoins énergétiques. Par exemple, dans le domaine du transport automobile, elle devient injecteur à carburant eau. Celui-ci remplace la bougie d’allumage classique d’un moteur à essence ou diesel, sans que l’on ait besoin de changer le moteur. L’injecteur peut aussi être conçu en série pour convenir à l’adaptation et la modernisation de chaudières industrielles ou dans le montage de tuyères de brûleurs W.F.C.

Dans ces cas-là, les injecteurs W.F.C. ® sont spécifiquement conçus pour convertir instantanément et à la demande les gouttelettes d’eau en énergie explosive thermique (gtnt). C’est ce qui permet à la technologie de l’injection de l’eau carburant d’être en conformité avec la National Security Energy Act de 1992.

Cette loi exige d’utiliser de l’oxygène dans la combustion du gaz hydrogène pour faire fonctionner la Dune Buggy ou n’importe quel autre moteur à combustion interne. Pour recevoir l’appellation de nouveau, un carburant doit donc ajouter de l’oxygène à son processus de combustion. Et parmi toutes ses propriétés admirables, l’eau, justement, fournit son propre oxygène.

La conversion de la gouttelette d’eau en énergie thermique explosive instantanée, au moyen d’un cycle d’injection permet aussi à la technologie W.F.C. d’être en conformité avec les directives de sécurité nationale aux USA car elle prévient tout risque d’explosion lors d’une collision. En effet, l’eau est le meilleur moyen de stocker l’hydrogène, puisqu’il y est contenu et ne peut donc pas y brûler.

Figure 8 – W.F.C. Exhaust Air Reclaimer Technology ®

Le développement de la technologie de régénération d’air W.F.C. ® , (figure 8) est perfectionné pour éliminer les émissions possibles d’oxyde d’azote (ou gaz hilarant), ainsi que d’autres gaz indésirables. Le mélange à deux pour un d’hydrogène avec l’oxygène dans la molécule d’eau est assuré continuellement à travers l’injecteur à carburant eau W.F.C., ce qui donne une formation de quantités négligeables d’oxyde d’azote. Si toutefois une molécule d’oxyde d’azote se formait, le Air Reclaimer ® en séparerait simplement les éléments en azote et oxygène. Le sous-produit de ce type d’injecteur est un brouillard d’eau qui retourne à l’environnement. La technologie W.F.C. de régénération de l’air peut vaincre la liaison électrovalente de ces oxydes, (comme pour la dissociation de la molécule d’eau), en les plaçant dans des zones de voltage de polarité opposée


L’UTILISATION DE L’EAU EN CARBURANT

L’eau contenant deux fois et demi plus d’hydrogène que l’essence, l’énergie de l’eau libérée en énergie thermique explosive, équivaut à plus de 2 millions de BTU par gallon (3,78 litres aux USA) d’eau. C’est ce qui se passe, avec une tension électrique pulsée, d’abord sur la molécule d’eau, puis sur les atomes des gaz hydrogène et oxygène.

Figure 9 – Electrical Polarization Process

En commençant par le processus de polarisation électrique W.F.C. ® , (voir figure 9) et en continuant avec le processus de fracture de l’hydrogène, on libère de plus en plus d’énergie. Quand les atomes d’hydrogène et d’oxygène sont soumis aux impulsions de tension, les électrons sont contraints de s’éloigner du noyau des atomes. Leur spin orbital décroît et les atomes entrent alors dans un état de non équilibre. A chaque nouvelle impulsion, les électrons sautent sur des niveaux d’énergie plus élevés, puisque les atomes cherchent à redevenir stables. C’est ce qui fait osciller l’atome et donne le phénomène de libération d’énergie à travers l’oscillation de la particule – générateur d’énergie. A l’étape suivante d’augmentation différentielle, les électrons qui sautent sont alors éjectés loin de la molécule allongée soumise à la tension électrique. Cette diminution dans la masse atomique fait que l’orifice d’énergie s’agrandit…ce qui libère, à partir de l’atome, de bien plus grandes quantités d’énergie explosive thermique (gtnt) qu’auparavant.

Le potentiel de voltage négatif (B-) et le potentiel de voltage positif (B+) de même intensité, mais opposé, surmonte la force de liaison électrovalente des atomes d’hydrogène et d’oxygène de la molécule d’eau. Ceci oblige l’atome d’oxygène porteur d’une charge électrique négative à être attiré vers la zone de voltage stationnaire positif (B+), alors qu’au même instant, les atomes d’hydrogène chargés positivement sont attirés électriquement vers le champ de tension stationnaire négatif (B-).

Cette force d’attraction électrique opposée accomplit instantanément trois fonctions dans une séquence d’événements:

1 – la molécule d’eau s’allonge

2 – le rapport de temps partagé des électrons de la structure atomique de l’hydrogène et des atomes de gaz est changé, ce qui affaiblit la liaison électrovalente entre les atomes d’hydrogène et d’oxygène,

3 – le fait de pulser et d’augmenter la tension électrique sur la molécule d’eau affaiblit le champ magnétique des atomes de gaz combustible, ce qui provoque l’extinction de la covalence de la molécule d’eau en réduisant la vitesse orbitale de spin des électrons concernés et soumis à la tension électrique.

Ces 3 étapes permettent alors, à un très faible niveau d’énergie initiale, de désunir les atomes de gaz composant la molécule d’eau. Cette entrée d’énergie dépend beaucoup du voltage et démarre dans la gamme du millivolt / milliampère. Cependant, la fuite d’ampères est maintenue à son minimum, tandis que le voltage augmente considérablement. C’est à 40 kilovolts et au-delà que les deux gaz s’enflamment automatiquement, lorsqu’ils sont dissociés. Le processus est économique, puisque l’on maintient l’ampérage à son minimum et que le champ de tension de polarité n’est pas consommé dans un circuit électrique. Et il est aussi sans danger, puisque l’hydrogène pur n’est pas stocké, mais brûle à la demande avec les atomes d’oxygène de l’eau. De plus, la technologie des Inventions W.F.C. ne crée pas d’énergie mais libère seulement l’énergie déjà présente dans les atomes d’hydrogène et d’oxygène, se conformant ainsi aux lois de la thermodynamique. “Amorcés ” électriquement, les atomes fonctionnent comme des générateurs d’énergie. Les lois de la thermodynamique s’appliquent seulement une fois que l’énergie est libérée de l’atome.

Cette dissociation ou fission unique de la molécule d’eau a été favorisée par l’invention du VIC ® (circuit amplificateur de tension W.F.C. voir figure 10).

Figure 10 – W.F.C. Voltage Intensifier Circuit ®

Celui-ci est tout spécialement conçu pour maintenir la fuite d’ampères à son niveau le plus bas, ce qui permet au potentiel de tension de polarité opposée d’accomplir le travail nécessaire à la séparation des atomes de la molécule d’eau. Grâce aux caractéristiques d’inductance du VIC ® et à sa conception unique, on peut augmenter la tension aux niveaux requis. On peut aussi réduire le flux d’ampères tout en permettant au potentiel de voltage de polarité opposée d’opérer la séparation de la molécule d’eau chargée électriquement en bipolaire, et ce au moyen d’une force d’attraction électrique opposée, ou stress électrique. L’auto inductance répartie sur chaque bobine empêche essentiellement un afflux d’ampères (ou retarde le flux de courant) sur l’orifice d’eau.

Simultanément, la capacité répartie sur chaque bobine provoque une augmentation du potentiel de voltage appliqué, avec des polarités opposées placées en vis à vis dans la molécule d’eau : le processus de polarisation électrique ® est ainsi accompli. Chaque bobine fonctionne ensuite en tant que bobine d’impédance (self) chargeante dont la résonance s’accorde aux propriétés diélectriques de l’eau, lorsque la fréquence de pulsations est ajustée pour s’attirer un minimum de flux d’ampères, alors que le potentiel de voltage tente de monter vers l’infini (si le circuit électrique le lui permettait.) L’augmentation du nombre de spires de chaque bobine qui est directement relié à l’augmentation de l’amplitude du voltage de pulsation appliqué, augmente le stress électrique au-dessus de l’orifice d’eau.

Dans tous les travaux d’ingénierie relatifs à tous les systèmes, dont chaque processus bénéficie de celui qui l’a précédé et l’amplifie, la technologie de la conception électronique programmable par EEPROM ® assure sécurité et fiabilité des produits W.F.C. De plus, cette technologie se prête à une production de masse, puisque on maîtrise très bien depuis quinze ans la microélectronique et l’injection de plastique moulé.

QUELQUES   SIGLES   ET   ABREVIATIONS

BTU Baril Equivalent Pétrole
DoE Ministère de l’Energie
EPA Ministère de l’Environnement
gtnt grammes équivalent tnt
INE Institute for New Energy
ISNE International symposium for New Energy
MoD Ministère de la Défense
NET New Energy Technology
ZPE Zero Point Energy

En plus des sources citées en page d’accueil , ajoutons W.F.C.International New Release n° 11A fin 96 qui recommande la diffusion de ses informations et schémas et London Sunday Times


Un monde sans fil

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Le pouvoir de la fiction

Author:  |  Category: technologie

Le pouvoir de la fiction, ou comment les nanotechnologies sont entrées en débat.

En 1986, Eric Drexler, l’un des « inventeurs » des nanotechnologies, imagine un scénario apocalyptique dans lequel des nanomachines échapperaient à tout contrôle et engloutiraient le monde. Connu sous le nom de « gray goo » (gelée ou glu grise), ce scénario de science-fiction est devenu, bien malgré Drexler, un point focal du débat sur les promesses et les retombées sociales et éthiques que soulève le développement des nanosciences et des nanotechnologies. Par sa force d’évocation, la fiction, en révélant des possibilités extrêmes d’évolution technologique et sociale, peut donc faire partie intégrante de la gestion des questions scientifiques.

Dans les discours de vulgarisation et de promotion, les nanotechnologies sont présentées comme une « révolution » scientifique, technologique, productive, industrielle, et leur arrivée, leur impact, leurs problèmes ont été anticipés bien avant leur implémentation concrète et à grande échelle. C’est ce caractère d’anticipation qui donne une place particulière à la fiction, non seulement dans la narration et la littérature, mais aussi dans les textes officiels des scientifiques et des politiques qui discutent des applications futures des nanotechnologies.

La « promesse » – même si elle peut parfois paraître une « menace » – de changement radical des conditions et modes de vie est un motif récurrent du discours de « prospective », de projection dans un monde à venir. La vision d’un monde futur dans lequel tous les aspects de la vie humaine et de son rapport au monde – naturel et artificiel – seront changés par les nanotechnologies, en positif ou en négatif, semble désormais accompagner aussi bien une partie du discours officiel (scientifiques, politiques, entrepreneurs) que la fiction.
Pourquoi cette promesse nous fascine-t-elle ? Probablement parce qu’elle semble nous donner la possibilité de réaliser concrètement ce que la réalité virtuelle simulait sur ordinateur : les « cyberêves » virtuels sont enfin près de devenir réalité. On est fasciné par la promesse de matérialiser l’imaginaire. La capacité de construire des objets à partir des éléments ultimes de la matière est en effet l’une des promesses des nanotechnologies qui réactivent l’idéal classique des sociétés occidentales de la maîtrise parfaite, du contrôle total du monde grâce à une connaissance profonde de la matière et à la manipulation de ses unités de base.

Un autre aspect qui lie fortement science-fiction et nanotechnologies est le fait que la science-fiction anticipe les développements de la science et de la technologie comme point de départ de la narration et de la construction de la fiction. La fiction fonctionne alors comme une sorte « d’expérience de pensée », en suivant une logique scientifique et en respectant les canons de la mise en scène expérimentale sans pour autant réaliser pratiquement l’expérience. Cependant, la science-fiction n’est pas une simple anticipation des développements futurs de la science ou des possibles applications des technologies. Il s’agit certainement d’un genre littéraire, créateur, original et autonome ; mais, dans certains cas, sa capacité à construire des mondes sociologiquement et politiquement cohérents joue un rôle fondamental dans l’imagination des « mondes possibles » dans lesquels se projette la réflexion éthique, sociologique et parfois même scientifique.

Le scénario du gray goo dans la « fiction » d’Eric Drexler

Désormais entrée dans l’imagination collective, la menace du gray goo – gelée ou glu grise – est un exemple très populaire des inquiétudes générées par le développement des nanotechnologies. Formulée explicitement pour la première fois par Eric Drexler en 1986, dans son texte fondateur des nanotechnologies Engines of Creation, l’idée de gray goo a été anticipée par le romancier américain Greg Bear, dans Blood Music en 1985, et popularisée grâce à l’ouvrage de Michael Crichton, Prey, en 2002.

Evidemment, mélanger sans discernement textes littéraires et textes scientifiques peut créer de la confusion. Cependant, Engines of Creation – Engins de création en français (1) – a la particularité de se trouver à mi-chemin entre la science et la prévision, ce qui rend encore plus complexe le va-et-vient entre fiction littéraire et fiction « scientifique ». La force visionnaire de ce texte a permis son rapprochement avec les ouvrages de SF parce qu’il permet, par sa rhétorique, de bâtir en apparence plausiblement un pont entre ce qui est possible actuellement et ce qui ne l’est pas encore.

Si, comme le disait Richard Smalley, Prix Nobel de Chimie en 1996 pour son travail sur les fullerènes (C60, nommés aussi buckyballs en raison de leur forme), « les nanotechnologies sont la dernière frontière du constructeur » (2), la boîte à outils qui permettra de construire des objets atome par atome, on doit à Drexler le concept original de manufacture moléculaire. Dans son ouvrage, il imagine que la synthèse de matériaux et d’objets puisse avoir lieu grâce à des « assembleurs » mécaniques : des machines capables de construire un objet en sélectionnant des atomes dans l’environnement et en les positionnant un par un pour l’assemblage. Cet assembleur pourrait être programmé, doté d’une énergie autonome et, surtout, se reproduire lui-même. « Les assembleurs seront capables de faire pratiquement n’importe quoi à partir de matériaux courants et sans travail humain, remplaçant les usines polluantes par des systèmes aussi propres que les forêts. Ils transformeront la technologie et l’économie dans leurs racines ouvrant un nouveau monde de possibilités. Ces assembleurs seront réellement des moteurs d’abondance. » (3)

Tout sera possible avec ces engins : réparer les cellules, soigner les maladies, prolonger la vie, lancer de nouveaux programmes de conquête de l’espace. Le discours de Drexler semble considérer la venue des ces « moteurs de la création » inévitable, puisqu’elle suit un chemin déjà ouvert par les biotechnologies et les technologies moléculaires actuelles combinées avec le pouvoir des nano-ordinateurs pour aboutir à la réalisation de la « nano-ère ».

Or dans la tentative de montrer comment, à travers un changement technologique ou scientifique, on peut explorer un monde modifié par la nouveauté, Drexler ne décrit pas seulement les aspects positifs de son nanomonde, il met aussi en évidence les risques potentiels. Dans son scénario, le risque le plus important semble venir de la potentielle autonomisation de ses machines qui, capables de s’auto-reproduire et de s’auto-assembler, pourraient se soustraire au contrôle de l’ingénieur-apprenti sorcier. La menace du gray goo devient alors concrète. Le gray goo représente le risque hypothétique d’une catastrophe généralisée suite à la perte de contrôle du processus d’auto-réplication des nanorobots. L’auto-réplication des nanorobots risquerait de consommer, en somme, toute la vie sur la planète pour s’assurer l’énergie nécessaire au processus de reproduction. Dans le pire des cas, toute la matière de l’univers pourrait se transformer en une substance gluante (goo), c’est-à-dire en une masse de nanomachines répliquantes.

Eric Drexler présente ainsi le scénario du gray goo, dans une brève description : « Des “plantes” avec des “feuilles” pas plus efficaces que les cellules solaires actuelles peuvent l’emporter sur les végétaux naturels qui peuplent la biosphère d’un immangeable feuillage. Des « bactéries » omnivores peuvent surpasser les bactéries actuelles : elles pourraient se répandre avec le vent comme le pollen, se répliquer rapidement et réduire la biosphère en poussière en quelques jours. Des réplicateurs dangereux pourraient être trop résistants, trop petits et se propager trop vite pour qu’on puisse les arrêter – du moins si nous ne nous y préparons pas. Nous avons déjà du mal à contrôler les virus et les drosophiles. Chez les familiers des nanotechnologies, cette menace a reçu le nom de « problème de la glu grise ». Bien qu’une multitude de réplicateurs incontrôlés ne soit pas forcément grise ou gluante, le terme de « glu grise » suggère que des réplicateurs capables de supprimer la vie peuvent être moins engageants qu’une espèce de chiendent. Ils seraient peut-être supérieurs d’un point de vue évolutionnaire, mais cela ne les rend pas désirables pour autant. (…) La menace de la glu grise montre à l’évidence que nous ne pouvons pas nous permettre certains types d’accidents avec les assembleurs répliquants. La mélasse grise serait certainement une fin déprimante pour notre aventure sur la Terre, bien pire que la glace ou le feu, et qui pourrait trouver son origine dans un simple accident de laboratoire. » (4)

Science contre science-fiction

Depuis sa formulation, la théorie des assembleurs universels auto-répliquants et le scénario du gray goo ont provoqué de fortes réactions dans la communauté scientifique, à propos notamment de la plausibilité de la théorie de Drexler, d’une part, et de la possibilité d’une telle catastrophe, de l’autre.

Le cas le plus connu est le débat entre Drexler et Richard Smalley. La controverse porte sur la faisabilité des assembleurs auto-répliquants. Smalley et George Whitesides – chercheur en biochimie à l’Université Harvard – ont discuté de la possibilité de réaliser concrètement les nanorobots de Drexler et ils ont pointé les difficultés fondamentales liées aux limites chimiques et physiques qui feraient obstacle aux assembleurs universels. Richard Jones a plusieurs fois rappelé qu’il faut toujours considérer que le nanomonde répond à des lois complètement différentes du monde macroscopique. Une structure rigide (comme un sous-marin ou un nanorobot) plongée dans un organisme vivant rencontrerait deux problèmes majeurs : le mouvement brownien, qui soumettrait la structure à un secouement continu, et la viscosité de l’eau à l’échelle nanométrique, qui augmenterait énormément les forces de surface (5).

La description que Drexler fournit du monde nanométrique paraît extrêmement simplificatrice aux yeux des chercheurs. Elle voudrait construire trop de ponts entre ce qui peut être produit (ingénierie), ce qui est possible (science expérimentale) et ce qui est impensable (science-fiction). Les opposants de Drexler cherchent à placer les nanotechnologies sur le terrain plus traditionnel de la science expérimentale, là où le débat est moins émotionnel et ne laisse pas de place à la fiction.

Comment la fiction peut stimuler un débat éthique

Cette controverse scientifique sur le bien-fondé de la vision de Drexler (6) n’empêche pas que le scénario plutôt rigide du gray goo ait contribué à ouvrir au débat public et à la décision politique une question de choix dans les nanotechnologies. Malgré la tentative faite par Drexler d’apporter une modification importante à sa théorie, en rejetant la nécessité de créer un réplicateur autonome – et donc potentiellement dangereux – pour atteindre la fabrication moléculaire (7), la controverse est bientôt passée d’une arène publique à une autre, jusqu’à devenir une question publique et politique importante.

Le premier pas a été la publication de l’article de Bill Joy, Why the Future Doesn’t Need Us (8). Bill Joy est l’informaticien qui a développé le langage JAVA, actuellement directeur de la recherche chez Sun Microsystems. Dans sa dénonciation, il affirme que les technologies du XXIe siècle – génétique, nanotechnologie, robotique (GNR) – sont extrêmement puissantes et susceptibles d’engendrer une série nouvelle et inconnue de risques et abus. « C’est surtout ce pouvoir d’une autoréplication destructrice en génétique, nanotechnologie et robotique (GNR) qui devrait nous arrêter ». Les dangers de la course au nucléaire n’étaient rien, comparés aux menaces engendrées par la fabrication de robots intelligents et capables de s’auto-reproduire sans avoir besoin de grandes installations. Il appelle donc à un moratoire, un arrêt des recherches.

En 2000, en partie en réponse à l’appel de Bill Joy, Robert Freitas – chercheur à l’Institute for Molecular Manufacturing et très actif dans l’étude des applications des nanotechnologies en médecine – publie l’article Some Limits to Global Ecophagy by Biovorous Nanoreplicators, with Public Policy Recommendations (9). Freitas voit la raison du danger dans la capacité des nanorobots autorépliquants d’avoir « un fonctionnement autonome en milieu naturel », car ils « pourraient rapidement convertir à l’échelle du globe cet environnement (c’est-à-dire sa biomasse) en répliques d’eux-mêmes (c’est-à-dire en “nanomasse”). Ce scénario, généralement appelé “problème de la glu grise” (gray-goo problem), mériterait plutôt le nom d’”écophagie globale” » (10).

Cependant, même s’il avoue que certains comportements naturels, semblables à ceux des nanorobots, ne sont pas du tout connus ni maîtrisés, Freitas affiche une certaine confiance dans le fait que des « nanorobots capables d’une écophagie étendue ne seront cependant pas faciles à construire » et que, par conséquent, « ces réplicateurs ont fort peu de chances de surgir par simple accident ».

D’un côté, donc, des scientifiques mettent en discussion la possibilité même de l’existence des assembleurs universels ; de l’autre, en acceptant la possibilité d’une telle réalisation, on tente soit de prévenir la société des menaces liées aux nanorobots (Bill Joy), soit au contraire d’exclure l’éventualité de la glu grise, processus trop compliqué et improbable pour pouvoir surgir par simple accident (Robert Freitas).

On peut ainsi distinguer deux types de débats à propos du gray goo : une controverse purement scientifique sur la faisabilité des assembleurs universels de Drexler, qui met en évidence les limites chimiques et physiques de la théorie ; et une controverse qui, en acceptant la faisabilité des assembleurs capables d’auto-réplication, considère les possibles conséquences et surtout les dangers potentiels, en acceptant d’une certaine manière la fiction de Drexler.

Le gray goo comme risque paradigmatique

Qu’il soit fondé scientifiquement ou non, le danger du gray goo est constamment évoqué dans les documents, dossiers et rapports officiels qui analysent les impacts sociaux, les risques et les retombées éthiques du développement et de l’utilisation des nanotechnologies. Souvent considéré comme un objet qui relève plus de la SF que d’une théorie scientifique, le gray goo est l’horizon catastrophique simultanément évoqué et nié.

En effet, c’est surtout au niveau de la controverse qui met en scène les associations citoyennes et ONG autour des impacts possibles des nanotechnologies que la notion de gray goo devient un mot-clé, le pivot d’un positionnement.

Un exemple désormais très célèbre est celui du groupe activiste canadien ETC (The Action Group on Erosion, Technology and Concentration) (11). Dans son rapport intitulé The Big Down. From Genomes to Atoms. Atomtech: Technologies Converging at the Nano-scale, paru en janvier 2003, ETC Group cherche à construire un pont entre la situation actuelle et l’avenir en indiquant quatre niveaux de réalisation « risquée » des « technologies atomiques » (selon sa définition plus restrictive et précise des nanotechnologies) :

- BULK NANO. Cette étape représente l’état actuel des applications des nanotechnologies : une production en masse de nano-particules, comme les nanotubes ou les fullerènes.

- NANOFABRICATION. C’est la manipulation et l’assemblage des nano-particules pour construire des structures supra-moléculaires (qui restent encore dans l’ordre nano, environ 100 nanomètres). L’auto-assemblage est encore considéré comme « naturel », suivant les lois de la chimie et de la physique.

- MANUFACTURE MOLÉCULAIRE. C’est l’aboutissement du point 2 : la possibilité d’utiliser des nanorobots auto-répliquants pour la construction en masse (et à très bon marché) de tout type de matériel.

- NANO-BIONIQUE. Elle fait référence à l’usage des nanomatériaux qui affectent les processus biochimiques ou cellulaires. C’est l’étape de la convergence entre nano et bio (des cellules qui travaillent au service – ou comme – des nanomachines ; des bionanomoteurs qui exploitent la capacité de l’ATP de certaines bactéries de produire de l’énergie pour la rotation, etc.)

Le danger du gray goo se pose aux niveaux 3 et 4 et, de « grise », la glu devient « verte » (green goo) : non seulement les machines auto-répliquantes pourraient se multiplier de manière incontrôlée jusqu’à épuiser la matière et l’énergie de la planète, mais dans le cas du niveau 4, la combinaison des machines mécaniques et des organismes biologiques pourrait être encore plus susceptible de se soustraire au contrôle des laboratoires. Le rapport ETC ne refuse pas de se confronter à un scénario fictionnel, il contribue même à le doter d’une consistance plus articulée et concrète.

Dans l’arène publique, le point de vue du groupe ETC est opposé à celui du Foresight Institute, une organisation non lucrative créée en 1986 par Eric Drexler et Christine Peterson, actuelle présidente, pour stimuler la réflexion et la recherche sur les nanotechnologies.

Comme Drexler, Peterson place les nanotechnologies dans une perspective téléologique : l’histoire entière de la théorie atomique est un continuum de Démocrite à nos jours, ce qui suggère l’irrésistible trajectoire du développement des nanotechnologies et sa progression vers un inéluctable « nano-avenir ». Contrairement à la perspective du groupe ETC, pour le Foresight Institute, croire dans un futur des nanosciences, c’est croire dans la capacité de contrôler et prévenir les risques technologiques (voir l’article La singularité technologique).

L’arène du débat devient officielle

Le rapport ETC a été considéré comme un point de repère fondamental pour réfléchir aux espoirs et aux questions des retombées sociales et éthiques posées par le développement des nanosciences et nanotechnologies. En juillet 2004, la Royal Society et la Royal Academy of Engineering britanniques publient un rapport commandité par le Prince Charles : Nanoscience and nanotechnologies : opportunities and uncertainties. Il s’agit d’une analyse indépendante qui doit aider à clarifier les questions concernant les domaines, l’état des connaissances, les applications spécifiques, les applications futures, les implications et les incertitudes des applications aujourd’hui et dans l’avenir, la nécessité d’une réglementation.

Si, d’une part, les intérêts de l’industrie et de la recherche poussent les secteurs public et privé à financer de plus en plus le développement technologique, il ne faut pas oublier, d’autre part, la situation d’incertitude concernant l’impact des nouveaux matériaux sur la santé, le type d’applications sur le long terme de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, de l’informatique et des sciences cognitives (NBIC) et la perspective d’une perte de contrôle des nanorobots auto-réplicants.

D’après le rapport, il n’y a pas de preuve que la communauté scientifique consacre beaucoup d’attention à la construction des assembleurs auto-répliquants, cependant le gray goo reste un des pôles extrêmes entre lesquels le rapport anglais voudrait se positionner : d’un côté, donc, une vision très optimiste du progrès, et de l’autre, une vision pessimiste, apocalyptique, celle du gray goo. Dans une situation d’incertitude et de promesses, les pôles extrêmes délimitent un continuum de positions qui n’exclut aucune possibilité, mais qui permet de clarifier à quel niveau on doit se positionner par rapport à l’analyse des faits et des connaissances, aux représentations, aux points de vue de chaque interlocuteur.

Au pôle opposé par rapport au gray-green goo, le rapport britannique semble vouloir placer le point de vue de la National Science Foundation qui se fait jour dans Converging technologies for improving Human Performance, édité en 2002 par Mihail Roco et William Bainbridge (12). D’après Mihail Roco, le coordonnateur de l’initiative américaine en matière de nanotechnologies (National Nanotechnology Initiative), la convergence NBIC permettra l’unification des sciences et des techniques, le bien-être matériel et spirituel universel, l’interaction pacifique et mutuellement avantageuse entre les humains et les machines intelligentes, la disparition complète des obstacles à la communication généralisée, en particulier ceux qui résultent de la diversité des langues, l’accès à des sources d’énergie inépuisables, la fin des soucis liés à la dégradation de l’environnement (13).

Il s’agit d’un texte en plein mainstream scientifique, qui va dans le sens d’une vision porteuse en termes de financement, de recherche et d’investissements. Malgré cela, il est soumis à de fortes critiques dans le rapport britannique. Entre autres, l’accusation la plus significative porte sur l’étroit mélange de hype (battage publicitaire) et de hope (espoir) qui laisse plus de place à la SF qu’à la science, et qui propose une vision mécaniciste de la société, orientée par une forme de déterminisme technologique.

Le débat est maintenant introduit dans la sphère officielle et académique des institutions et des gouvernements. En Grande-Bretagn, le gray goo est une alarme, même s’il est clairement perçu comme une fiction. Dans ce cas, la fiction devient partie intégrante de la gestion de la science et stimule des débats sociaux à propos des questions soulevées par les nouvelles technologies (14).

Après le gray goo ?

L’ascension du débat sur le gray goo touche peut-être à sa fin. La communauté scientifique et celle des sciences humaines tendent de plus en plus à discréditer Drexler du point de vue scientifique et non plus seulement pour son scénario de la glu grise et à marginaliser le Foresight Institute.

On peut s’interroger sur la difficulté à utiliser la fiction « à la Drexler » pour générer un terrain propice aux considérations éthiques et aux implications sociales des nanotechnologies. La description du nanomonde de Drexler établit un pont trop rigide, ou beaucoup trop de ponts, entre réalité et projections futures selon un déterminisme qui soustrait les nanotechnologies à l’action et à l’influence sociale et critique. Cependant, l’hypothèse du gray goo a joué un rôle important dans la naissance d’un débat social : est-elle destinée à disparaître ? Pourra-t-on l’énumérer parmi les grandes peurs du XXIe siècle et la bannir définitivement du discours scientifique comme une science-fiction ?

L’hypothèse du gray goo, lancée par le père visionnaire des nanotechnologies, récupérée par ses détracteurs, ou partisans, et posée à l’un des extrêmes du continuum des positions dans le débat public sur les implications sociales des nanotechnologies, est exemplaire d’une parabole qui a fait dire à Drexler lui-même : « I wish I had never used the term “gray goo” » (15)

(1) E. Drexler (1986) Engines of creation. The coming era of nanotechnology. Version française disponible sur le site du Foresight Institute. Traduction révisée parue chez Vuibert en novembre 2005.
(2) NSTC (National Science and Technology Council), Nanotechnology : Shaping the World Atom by Atom, 1999, p. 1. (3) Drexler, p. 74.
(4) K.E. Drexler, Engins de création, L’avènement des nanotechnologies, Traduction de Marc Macé parue chez Vuibert en 2005, pp. 216-217.
(5) R. Jones (2004) Soft Machines, Nanotechnology and Life, Oxford University Press.
(6) Pour une analyse plus approfondie sur le statut flou des frontières entre science et SF, cf. C. Milburn, « Nanotechnology in the Age of Posthumain Engeneering : science fiction as science », in H. K. Hayles, Nanoculture. Implications of the new technoscience, Intellect Books, Bristol, Portland, 2004, pp. 109-130.
(7) Voir post-face de 1990 à Engins de création, p. 307; plus récemment l’article de Chris Phoenix et Eric Drexler, « Safe exponential manufacturing », Nanotechnology, 15, 2004, pp. 869-872 ; et l’interview de Drexler par nanotechweb.org en 2004 : « Drexler dubs “grey goo” fears obsolete »,
(8) Article paru dans la revue Wired en avril 2000.
(9) R. Freitas (2000) Some Limits to Global Ecophagy by Biovorous Nanoreplicators, with Public Policy Recommendations. Une version française est disponible sous le titre « Ecophagie globale par des nanoréplicateurs biophages : limites et recommandations pour y faire face ».
(10) Ibid
(11) ETC Group est une organisation internationale de la société civile basée au Canada (Winnipeg), qui milite pour un développement socialement et écologiquement responsable. Très sensible aux problèmes liés au monde rural et à la conservation de la diversité agricole depuis les années 1970, le groupe ETC a élargi son champ d’intérêt depuis les années 1980 et 90 aux biotechnologies et nanotechnologies.
(12) M.C. Roco & W.S. Bainbridge (2002) Converging Technologies for Improving Human Performance. Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and cognitive science, NSF/DOC-sponsored report, National Science Foundation, juin 2002.
(13) La « convergence » des technologies et des philosophies qui les sous-tendent a été bien exprimée à Trieste à l’EuroNanoForum, premier Forum organisé par la Communauté européenne sur les nanotechnologies, en décembre 2003. A cette occasion, Roco a explicitement affirmé que le programme américain qui associe les nano-bio-info-cognitio-socio-technologies vise à améliorer les performances humaines, ses capacités d’apprentissage comme de défense, tout en poursuivant des buts sociaux d’éducation et de promotion du développement durable. Ses propos confirment les attentes qui ont inspiré le rapport de juin 2002 de la National Science Foundation (NSF).
(14) Après l’activité de réflexion proposée par le rapport de la Royal Society et la Royal Academy of Engineering en 2004, une autre initiative a caractérisé la formation d’une discussion plus large au niveau social en Angleterre. Pendant le printemps et l’été 2005 a eu lieu un débat au sein d’un jury de citoyens indépendant (NanoJury UK) qui a exprimé un verdict fin septembre. La discussion, qui a eu lieu à Halifax dans le Yorkshire, a été sponsorisée par l’Interdisciplinary Research Center (IRC) in Nanotechnology (Université de Cambridge), par Greenpeace UK, par le journal The Guardian et par le Policy, Ethics and Life Science Research Centre (Université de Newcastle). Le jury a donné un « verdict » après avoir suivi les présentations de différents « témoins » à propos des perspectives de développements et des applications des nanotechnologies et après une discussion collective. Le verdict semble ne pas être hostile à une utilisation « correcte » des nanotechnologies qui comporte une surveillance stricte des recherches privées, une finalisation à la résolution des problèmes de santé et environnementaux des recherches financées par le secteur public et une transparence accrue dans la communication des résultats, des avancements de la recherche et des applications possibles.
(15) « Je voudrais n’avoir jamais employé le terme “gray goo” » E. Drexler, Nature, 10 juin 2004.


Bibliographie

Bear, G., La musique du sang, la Découverte, Paris, 1985 [Blood Music, 1985].
Crichton, M., La proie, Ed. Robert Laffont, Paris, 2003 [Prey, 2002].
Drexler, E., Les engins créateurs : l’avènement des nanotechnologies, Vuibert, Paris, 2005.
ETC Group (The Action Group on Erosion, Technology and Concentration), The Big Down. From Genomes to Atoms. Atomtech: Technologies Converging at the Nano-scale, janvier 2003, version pdf.
Freitas R. (2000) Some Limits to Global Ecophagy by Biovorous Nanoreplicators, with Public Policy Recommendations. Une version française est disponible sous le titre « Ecophagie globale par des nanoréplicateurs biophages : limites et recommandations pour y faire face ».
Hayles, H. K., Nanoculture. Implications of the new technoscience, Intellect Books, Bristol, Portland, 2004.
Jones, R., Soft Machines, Nanotechnology and Life, Oxford University Press, 2004.
Joy, B., “Why the Future doesn’t need us”, Wired, avril, 2000.
Milburn, C., “Nanotechnology in the Age of Posthumain Engeneering : science fiction as science”, in H. K. Hayles, Nanoculture. Implications of the new technoscience, Intellect Books, Bristol, Portland, 2004, pp. 109-130.
NanoJury UK: http://www.nanojury.org/
NSTC (National Science and Technology Council), Nanotechnology : Shaping the World Atom by Atom, 1999
Peterson, C., “Nanotechnology: Evolution of the Concept”, in Markus Krummenacker and James Lewis, Prospects in Nanotechnology: Toward Molecular Manufacturing, Wiley, 1995.
Roco, M.C. & Bainbridge, W.S., Converging Technologies for Improving Human Performance. Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and cognitive science, NSF/DOC-sponsored report, National Science Foundation, juin 2002.
Royal Society et Royal Academy of Engineering, Nanoscience and Nanotechnologies. Opportunities and Uncertainties, juillet 2004.

Le corps humain version 2.0

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Durant les décennies à venir, une amélioration radicale des systèmes physiques et mentales de notre corps, déjà entrain de se faire, utilisera des nanobots afin d’augmenter et ultimement remplacer nos organes.  Nous savons déjà comment prévenir la plupart des maladies dégénératives par la nutrition et les compléments alimentaires; ceci sera notre pont vers la révolution biotechnologique en voie d’émergence, qui à son tour sera un pont vers la révolution nanotechnologique.  En 2030, l’ingénierie  inverse du cerveau humain sera achevée et l’intelligence non biologique fusionnera avec nos cerveaux biologiques.

C’est une question de nanobots

Dans une scène célèbre du film Le Lauréat, le conseil professionnel que donne son mentor à Benjamin tient en un seul mot : « le plastique ».  Aujourd’hui ce mot serait « logiciel » ou « biotechnologie », mais dans deux décennies ce mot sera vraisemblablement « nanobots ».   Les nanobots – des robots de la taille d’une cellule sanguine – nous fourniront les moyens de radicalement modifier notre appareil digestif, et, accessoirement, à peu près tout le reste.

Durant une phase intermédiaire, des nanobots dans le tube digestif et dans le sang extrairont de manière intelligente les substances nutritives exactes dont nous avons besoin, feront appel à d’autres aliments et compléments alimentaires au moyen de notre réseau local sans fil personnel, et envoieront ce qui reste de ce que nous avons mangé à être éliminé de l’appareil.

Si ceci semble futuriste, gardez à l’esprit que des machines intelligentes font déjà leur chemin vers le courant sanguin.  Il existe des douzaines de projets visant à créer des systèmes biologiques microelectromécaniques (bioMEMS) localisés dans le courant sanguin, permettant bien des applications diagnostiques et thérapeutiques.  Les dispositifs bioMEMS sont conçus pour la détection intelligente des pathogènes et la distribution de médicaments de façon très précise.

Par exemple, à l’université de Illinois à Chicago, un chercheur a créé une minuscule capsule munie de pores mesurant seulement sept nanomètres.  Ces pores laissent sortir l’insuline de manière contrôlée, mais ne laissent pas les anticorps envahir les îlots de Langerhans pancréatiques à l’intérieur des capsules.  Ces nano-engins ont guéri des rats souffrant de diabète de type I, et il n’y pas de raison que la même méthodologie échouerait chez les humains.  Des systèmes semblables pourraient livrer de manière précise la dopamine au cerveau des malades de Parkinson, des anti-coagulants aux hémophiles, et des médicaments contre le cancer à l’endroit même de la tumeur.  Un nouveau modèle peut fournir jusqu’à 20 réservoirs à substances, qui peuvent être programmés à livrer leur cargaison dans le corps en temps et lieux précis.

Kensall Wise, professeur d’ingénierie électrique à l’université de Michigan, a développé une minuscule sonde neurale capable de surveiller de manière précise l’activité électrique de patients atteints de maladies neurales.  On attend également des modèles futurs qu’ils livrent des médicaments à des lieux précis du cerveau.  Kazushi Ishiyama à l’université de Tohoku au Japon a développé des micromachines utilisant des vis en rotation de taille microscopique afin de distribuer des médicaments à des petites tumeurs cancéreuses.

Une micromachine particulièrement innovatrice développée par le Sandia National Labs est munie de véritables micro-dents sur une mâchoire qui s’ouvre et se ferme, piégeant les cellules une par une afin d’y implanter des substances telles l’ADN, des protéines ou des médicaments.  Au moins quatre conférences scientifiques majeures ont déjà lieu sur les bioMEMS et autres développements possibles de machines à l’échelle micro- et nanoscopique conçues pour le corps et le courant sanguin.

Ultimement, les substances nutritives individualisées requises pour chaque personne seront comprises dans leur totalité (y compris les centaines de substances phytochimiques provenant des plantes) et seront d’obtention facile et peu onéreuse ; alors nous n’aurons plus besoin de faire l’effort d’extraire les substances nutritives de la nourriture.  Tout comme nos rapports sexuels aujourd’hui ont pour but la gratification sensuelle et relationnelle, nous aurons la possibilité de détacher l’acte de manger de la fonction de livraison des aliments dans le sang.

Cette technologie devrait avoir atteint un seuil de maturité acceptable vers les années 2020.  Les substances nutritives seront directement introduites dans le sang au moyen de nanobots métaboliques spécialisés.  Des capteurs dans le sang et dans le corps, au moyen de communication sans fil, fourniront de manière dynamique les données quant aux aliments nécessaires à tout instant.

La question essentielle lors du développement de cette technologie sera comment ces nanobots entreront et sortiront du corps.  Comme mentionné ci-dessus, les technologies actuelles, telles les cathéters, laissent beaucoup à désirer.  Un avantage majeur de la technologie nanobotique est que, contrairement aux simples médicaments et compléments alimentaires, les nanobots ont quelque intelligence.  Ils peuvent surveiller leurs inventaires, et intelligemment quitter nos corps et y revenir moyennant diverses astuces. Un scénario serait que nous portions un ‘habit alimentaire’ spécial tel une ceinture ou un tricot.  Cet habit serait chargé de nanobots porteurs de substances nutritives, qui rentreraient et sortiraient du corps par la peau ou autres cavités.

La Digestion Digitale

A ce stade de l’évolution technologique nous pourrons manger tout ce que nous voulons, tout ce qui nous donnent du plaisir et nous comble gastronomiquement, et ainsi explorer sans réserve les arts culinaires pour leurs saveurs, leurs textures et leur arômes.  En même temps, nous fournirons un flux optimal de substances nutritives au sang, au moyen d’un procédé entièrement séparé.  Une possibilité serait que toute nourriture ingérée passe à travers un tube digestif désormais coupé de toute absorption possible dans le sang.

Ceci encombrerait le colon et les fonctions intestinales ; ainsi une méthode plus raffinée se passera de la fonction éliminatoire.  Ceci pourra se faire au moyen de nanobots d’élimination spéciaux qui agiront tels de tout petits compacteurs de déchets.  Lorsque les nanobots alimentaires passeront de l’habit alimentaire vers le corps, les nanobots éliminatoires feront le trajet inverse.  De temps en temps il nous faudra remplacer l’habit alimentaire par un neuf.  On pourra dire que nous tirons quelque plaisir des fonctions éliminatoires, mais je soupçonne que la majorité des gens seront heureux de s’en passer.

Ultimement, nous pourrons nous passer d’habits spéciaux ou de ressources nutritionnelles explicites.  Tout comme l’informatique finira par être omniprésente, les ressources métaboliques nanobotiques élémentaires feront corps avec notre environnement dans son ensemble.  En outre, un aspect important de ce système sera le maintien à l’intérieur du corps d’amples réserves de toutes les ressources nécessaires.  La version 1.0 de notre corps ne fait ceci que de manière très limitée ; par exemple elle stocke quelques minutes d’oxygène dans le corps, et quelques jours d’énergie calorifique dans le glycogène et autres réserves.  La version 2.0 offrira des réserves bien plus amples, ce qui nous permettra d’être privés de ressources métaboliques pendant beaucoup plus longtemps.

Une fois perfectionnés, nous n’aurons plus du tout besoin de la version 1.0 de l’appareil digestif.  J’ai souligné ci-dessus que nous adopterons ces technologies de manière prudente et progressive.  Ainsi nous ne nous débarrasserons pas du processus digestif démodé dés l’arrivée de ces techniques.  La plupart d’entre nous attendrons le système digestif version 2.1 ou même 2.2 avant d’accepter de faire sans la version 1.0.  Après tout, les gens n’ont pas jeté leur machine à écrire lorsque fut introduite la première génération de traitement de texte.  Les gens ont gardé leurs colletions de vinyles pendant des années après la sortie des CDs (j’ai toujours les miens).  Les gens gardent leur appareil photos traditionnel alors que les appareils digitaux gagnent rapidement du terrain. Néanmoins les nouvelles technologies finissent par dominer, et peu de personnes aujourd’hui possèdent une machine à écrire.  La même chose va se passer avec nos corps remaniés.  Une fois résolues les complications inévitables qui surgiront avec un système gastro-intestinal radicalement refait, nous commencerons à nous en servir de plus en plus.

Le Sang Programmable

Lorsque a lieu l’ingénierie inverse (c’est-à-dire l’apprentissage de leurs principes d’opération) de nos diverses fonctions physiologiques, nous serons en mesure d’élaborer des nouvelles fonctions formidablement améliorées.  Une fonction diffuse qui a déjà fait l’objet d’une modification conceptuelle d’envergure est le sang.

Un des principaux partisans de la ‘nanomédecine’ (modifier nos fonctions biologiques au moyen de l’ingénierie à échelle moléculaire) et auteur d’un livre portant ce titre est Robert Freitas, Chercheur Scientifique dans l’entreprise nanotechnologique Zyvex Corp.  Le manuscrit ambitieux de Freitas est une feuille de route détaillée de la reconstruction de notre héritage biologique.  Un des projets de Freitas est de remplacer (ou améliorer) les globules rouges par des ‘respirocytes’ artificiels, qui nous permettraient de garder notre souffle pendant quatre heures de suite ou courir à vitesse maximale pendant 15 minutes sans respirer.  Comme la majorité de nos fonctions biologiques, les globules rouges exécutent leur travail d’oxygénation de manière très inefficace, et Freitas les a repensées visant une performance optimale.  Il a élaboré de nombreuses exigences physiques et chimiques de manière admirablement détaillée.

Ce sera intéressant de voir comment cette évolution sera perçue d’un point de vue de compétition athlétique.  Probablement, l’usage de respirocytes et systèmes similaires sera banni des compétitions olympiques, mais alors nous voyons surgir le spectre d’adolescents dans les salles de gymnastique de leur collège régulièrement surpassant les athlètes olympiques.

Freitas envisage des plaquettes artificielles de l’ordre de grandeur du micron qui pourraient arrêter l’hémostase (contrôler le saignement) jusqu’à 1000 fois plus vite que les plaquettes biologiques.  Freitas décrit des microbivores nanorobotiques (remplaçant les globules blanches) qui téléchargeront des logiciels afin de détruire des infections spécifiques cent fois plus vite que les antibiotiques, et qui seront efficaces contres toutes les infections bactériennes, virales et fongiques, sans les limites de la résistance aux antibiotiques.

Un Cœur, ou pas

Le prochain organe que je cible est le cœur.  C’est une machine remarquable, mais il pose de nombreux problèmes.  Il est sujet à une myriade de modes d’échec, et représente une faiblesse fondamentale pour notre longévité potentielle.  Le cœur s’effondre en général bien avant le reste du corps, et souvent très prématurément.

Bien que les cœurs artificiels commencent à fonctionner, une approche plus efficace sera de se débarrasser du cœur tout simplement.  Parmi les modèles que proposent Freitas, nous trouvons des substituts nanorobotiques aux globules sanguines qui ont une mobilité autonome.  Si le système sanguin se meut de son propre mouvement, alors les problèmes d’ingénierie que posent les pressions extrêmes requises pour un pompage centralisé pourront être éliminés.  En perfectionnant les moyens de transfert des nanobots vers et hors du sang, nous pourrons aussi remplacer de manière continue les nanobots qui constituent notre approvisionnement en sang.

Puisque les respirocytes permettront une oxygénation beaucoup plus ample, nous serons en position d’éliminer les poumons en laissant les nanobots nous fournir en oxygène et supprimer le dioxide de carbone.  On remarquera éventuellement que respirer nous procure du plaisir (encore plus que l’élimination !).  Comme pour toutes ces modifications, nous passerons certainement par des étapes intermédiaires pendant lesquelles ces techniques amélioreront nos systèmes naturels, nous offrant les avantages des deux.   Finalement, cependant, nous ne verrons pas pourquoi continuer à subir toutes les complications de la respiration véritable et l’exigence d’air respirable où que nous allions.  Si vraiment la respiration est un tel plaisir, nous développerons des moyens de nous procurer cette expérience sensuelle virtuellement.

Nous n’aurons pas besoin non plus des divers organes qui secrètent des produits chimiques, hormones et enzymes qui circulent dans le sang et autres voies métaboliques.  Nous créons déjà des versions bio-identiques de beaucoup de ces substances, et nous serons en mesure de créer systématiquement toutes les substances d’importance biochimique d’ici deux décennies.  Ces substances (pour autant que nous en aurons toujours besoin) seront livrées par des nanobots sous contrôle de systèmes intelligents de bio-rétroaction [intelligent biofeedback systems] afin de maintenir le niveau d’équilibre requis, tout comme le font nos systèmes ‘naturels’ (par exemple, le contrôle des niveaux d’insuline par les cellules îlots de Langerhans pancréatiques).  Puisque nous éliminons la majorité de nos organes biologiques, beaucoup de ces substances ne seront plus nécessaires, et seront remplacées par d’autres ressources exigées par les systèmes nanorobotiques.

Il importe de souligner que cette procédure de modification ne sera pas accomplie en une seule fois.  Chaque organe et chaque idée progresseront à leur manière, passeront par des intermédiaires, et connaîtront plusieurs étapes de mise en œuvre.  Toutefois, nous avançons vers une modification fondamentale et radicale  des fonctionnalités extrêmement inefficaces et limitées du corps humain version 1.0.

Alors que reste-t-il ?

Le squelette est une structure stable, et aujourd’hui nous savons assez bien comment il fonctionne.  Nous en remplaçons déjà des parties, bien que nos techniques actuelles pour ce faire sont sévèrement limitées.  Des nanobots inter-reliant [inter-linking] fourniront la possibilité d’augmenter et ultimement remplacer le squelette.  De nos jours, remplacer une portion du squelette requiert une intervention chirurgicale douloureuse, mais le remplacer de l’intérieur moyennant les nanobots pourra être une procédure progressive et non invasive.  Le squelette humain version 2.0 sera très costaud, stable et autoréparable.

L’absence de nombreux organes, tel le foie et le pancréas, passera inaperçue car leur fonctionnalité ne fait pas l’objet d’une expérience directe.  La peau, au contraire, est un organe que nous allons vouloir garder, ou du moins nous voudrons conserver sa fonctionnalité.  La peau, qui inclut nos organes sexuels primaires et secondaires, a une fonction vitale de communication et de plaisir.  Néanmoins, nous serons ultimement en mesure d’améliorer la peau avec des nouveaux matériaux souples nanofabriqués qui nous offriront davantage de protection contre les effets thermiques et physiques de l’environnement, tout en augmentant notre capacité pour le plaisir et la communication.  On peut en dire de même pour la bouche et la partie supérieure de l’œsophage, qui comprennent ce qui reste du système digestif et qui nous servent à faire l’expérience de l’acte de manger.

Le cerveau humain repensé

Les méthodes d’ingénierie inverse et de modification comprendront également le système le plus important du corps : le cerveau.   Le cerveau est au moins aussi complexe que tous les autres organes mis ensemble, et environ la moitié de notre génome est vouée à son expression.  C’est une erreur que de concevoir le cerveau comme un seul organe.  En fait il est une collection complexe d’organes dont la fonction est le processus d’information.  Ces organes sont interconnectés selon une hiérarchie sophistiquée, comme l’est aussi l’histoire  accidentelle de notre évolution.

Nous sommes déjà bien en mesure de comprendre les principes d’opération du cerveau humain.  Les techniques de base que sont le scannage cérébral et la modélisation neuronale se perfectionnent de manière exponentielle.  Nous sommes déjà en possession de modèles mathématiques détaillés d’une vingtaine des centaines de régions que comprend le cerveau humain.

L’âge des implantations neuronales est également bien entamé.  La liste des régions du cerveau pour lesquelles nous avons des implantations cérébrales à base de modélisation ‘neuromorphique’ (c’est-à-dire l’ingénierie inverse du cerveau humain et du système nerveux) s’allonge rapidement.  Un ami à moi, devenu sourd à l’âge adulte, peut désormais parler au téléphone grâce à son implant cochléaire, un dispositif qui interface directement avec le système nerveux auditoire.  Il projette de le remplacer par un nouveau modèle comprenant mille niveaux de discernement des fréquences, ce qui lui permettrait d’écouter à nouveau de la musique.  Il se plaint qu’il entend la même mélodie dans sa tête depuis 15 ans et se réjouit à l’idée d’entendre quelques airs nouveaux.  Une génération nouvelle d’implants cochléaires, actuellement en cours de recherche, nous offrira des niveaux de discernement des fréquences bien au-delà d’une ouïe dite normale.

Des chercheurs à Harvard et à la MIT [Massachusetts Institute of Technology] sont entrain de développer des implants neuraux qui remplaceront les rétines abîmées.  Il existe des implants cérébraux pour les malades de Parkinson qui communiquent directement avec les régions du noyau postérieur ventral et du noyau subthalamique du cerveau afin d’améliorer les symptômes les plus dévastatrices de cette maladie.  Un implant conçu pour les personnes atteintes d’infirmité motrice cérébrale et de sclérose en plaques communique avec le thalamus ventral latéral et s’est révélé efficace pour le contrôle des tremblements.    « Plutôt que de traiter le cerveau comme une soupe en ajoutant des médicaments qui augmentent ou suppriment certains neurotransmetteurs, » dit Rick Trosch, un médecin américain qui participe au le stade pionnier de ces thérapies, « nous le traitons actuellement comme un circuit. »

Un ensemble de techniques actuellement en voie de développement établira le lien entre le monde aqueux analogique de traitement biologique des données et l’électronique digitale.  Des chercheurs de l’institut Max Planck en Allemagne ont développé des dispositifs non invasifs qui peuvent communiquer avec les neurones dans les deux sens.  Ils ont démontré que leur appareil est un « neuro-transistor » en contrôlant les mouvements d’une sangsue vivante au moyen d’un ordinateur.  Une technologie semblable a été utilisée pour rebrancher des neurones de sangsues et les inciter à exécuter des problèmes simples de logique et d’arithmétique.  Actuellement les scientifiques testent une nouvelle conception appelée ‘points quantiques’ qui met en jeu des petits cristaux de semi-conducteurs afin de relier des dispositifs électroniques à des neurones.

Ces développements promettent de reconnecter les voies neurales  chez des personnes dont les nerfs sont abîmés ou la moelle épinière lésée. On a longtemps pensé qu’il n’était possible de recréer ces voies que dans les cas de lésions récentes car les nerfs se détériorent progressivement lorsqu’ils ne sont pas utilisés.  Néanmoins une découverte récente montre qu’il est possible d’élaborer un système neuro-prothétique pour les patients victimes de lésions anciennes de la moelle épinière.  Des chercheurs de l’université de l’Utah ont demandé à un groupe de patients quadriplégiques de longue date de bouger leurs membres de plusieurs manières, et ont observé, au moyen de l’imagerie par résonance magnétique, comment a réagi leur cerveau.  Bien que les voies neurales de leurs membres avaient été inactives pendant plusieurs années, lorsqu’ils essayaient de bouger ces membres leur activité cérébrale était fort semblable à celle observée chez des sujets non handicapés.

En conséquence nous pourrons placer des capteurs dans le cerveau d’une personne paralysée (par exemple Christopher Reeve) qui seront programmés à reconnaître l’activité cérébrale associée avec les mouvements voulus et ensuite simuler la séquence correcte de mouvements musculaires.  Pour les patients dont les muscles ne fonctionnent plus, des conceptions de systèmes ‘nanoélectromécaniques’ (NEMS) existent déjà ; ils pourront s’allonger et se contracter pour remplacer les muscles endommagés et pourront être activés par des nerfs biologiques ou artificiels.

Nous devenons des Cyborgs

Nous faisons l’expérience d’une intimité croissante avec notre technique.  Au début les ordinateurs étaient d’énormes machines inaccessibles, entourées de techniciens en blouse blanche dans des pièces climatisées.  Par la suite ils emménagé dans nos bureaux, puis sous nos bras et maintenant dans nos poches.  Bientôt il nous paraîtra normal de les intégrer au corps et au cerveau. Ultimement nous serons davantage non-biologiques que biologiques.

Les avantages incontestables qu’offrent ces technologies quant au traitement de maladies et d’handicaps profonds leur assurent un perfectionnement rapide, mais leurs applications médicales ne représentent que la première étape de leur adoption.  Au fur et à mesure que se répand leur usage, il n’y aura pas d’obstacle quant à leur utilisation pour l’extension des capacités humaines.  A mon avis, l’augmentation de notre potentiel est précisément ce qui en premier lieu distingue notre espèce.

En outre, toutes les techniques sous-jacentes à ces développements sont en voie d’accélération.  La puissance informatique a connu un taux de croissance doublement exponentiel  durant tout le siècle dernier, et fera de même pendant une bonne partie du présent siècle à cause des possibilités offertes par l’informatisation en trois dimensions.   Les bandes passantes offertes à la communication ainsi que les progrès de l’ingénierie inverse du cerveau accélèrent également.  Entre temps, selon mes modèles, la taille des objets techniques diminue à un taux de 5.6 par dimension linéaire par décennie, ce qui signifie que la nanotechnologie sera omniprésente dans les années 2020.

A la fin de cette décennie, l’informatique va disparaître en tant que technique ‘bagage’ séparée de notre corps.  Il sera normal que nos lunettes et verres de contact inscrivent directement sur nos rétines des images à haute définition qui incluront l’ensemble de notre champ visuel (le Department of Defense utilisent déjà une technique de ce genre, développée par Microvision, une entreprise basée à Bothell, Washington).  Nous aurons une connexion Internet ininterrompue sans fil à très haut débit.  L’électronique permettant tout ceci sera insérée dans nos vêtements.  Vers 2010, ces ordinateurs très personnels nous permettront de nous rencontrer dans un milieu audio-visuel de réalité virtuelle à immersion totale et compléteront notre vision à toute heure par des renseignements spécifiques temps et lieu.

Vers 2030, l’électronique se servira de circuits de la taille d’une molécule, l’ingénierie inverse du cerveau humain sera achevée, et les bioMEMS auront évolué en bioNEMS (systèmes biologiques nanoélectromécaniques).  Ce sera pratique courante que d’avoir des milliards de nanobots (des robots à échelle nanoscopique) parcourant les capillaires du cerveau, communicant entre eux (moyennant un réseau local sans fils), ainsi qu’avec nos neurones biologiques et avec Internet.  Une application sera de nous offrir une réalité virtuelle à immersion totale qui inclura tous nos sens.  Lorsque nous souhaiterons pénétrer un milieu virtuel, les nanobots substitueront aux signaux provenant de nos sens réels les signaux qu’aurait reçus notre cerveau si nous avions été effectivement dans ce milieu virtuel.

Nous aurons une panoplie d’environnements virtuels au choix, aussi bien des mondes terrestres qui nous sont familiers que des mondes qui ne ressemblent en rien à ce que nous trouvons sur la Terre.  Il nous sera possible d’aller vers ces lieux virtuels et d’interagir de toute sorte de manières avec d’autre personnes réelles (et simulées), que ce soit un rendez-vous d’affaires ou une rencontre sensuelle.  Dans la réalité virtuelle, nous ne serons pas restreints à une seule personnalité, puisqu’il nous sera possible de changer notre apparence et devenir quelqu’un d’autre.

L’application la plus importante des nanobots des années 2030 sera de littéralement augmenter notre esprit.  Aujourd’hui nous sommes limités à quelques centaines de trillions de connexions inter-neuronales.  Nous serons en mesure de les augmenter en ajoutant des connexions virtuelles en provenance de la communication nanobotique.  Ceci nous permettra de beaucoup augmenter nos aptitudes à la reconnaissance des formes, notre mémoire, et notre capacité de réflexion en général, ainsi que d’interfacer avec des formes puissantes d’intelligence non biologique.

Il est important de noter qu’une fois l’intelligence non biologique installée dans le cerveau (un seuil que nous avons déjà franchi), elle croîtra de manière exponentielle, conformément à la nature des techniques à base d’information.  Un cube d’un ensemble de circuits de nanotubes qui mesure un pouce (qui fonctionne déjà à petite échelle au laboratoire) sera au moins un million de fois plus puissant que le cerveau humain.  Vers 2040, la partie non biologique de notre cerveau sera bien plus puissante que la partie biologique.  Et cependant elle fera partie de la civilisation de l’homme-machine, car elle dérive de l’intelligence humaine, c’est-à-dire elle a été créée par des êtres humains (ou par des machines créées par des êtres humains) et elle est fondée du moins en partie sur l’ingénierie inverse du système nerveux humain.

Stephen Hawking remarqua récemment dans le magazine allemand Focus que l’intelligence informatique dépassera celle des êtres humains d’ici quelques décennies.  Il a recommandé que nous « développions aussi vite que possible des techniques rendant possible une connexion directe entre le cerveau et l’ordinateur, afin que les cerveaux artificiels contribuent à l’intelligence humaine, au lieu de s’y opposer. »  Que Hawking soit rassuré : le programme de développement qu’il recommande est bien entamé.