Stoppons les OGM

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Pour produire et consommer sans OGM, stoppons les OGM, semons la biodiversité et les résistances !

Le moratoire actuel sur les cultures d’OGM dans de nombreux pays européens a été obtenu grâce aux luttes menées depuis 10 ans – dès 1998, les semenciers étaient prêts à semer 30.000 ha de maïs GM en France – mais aussi grâce au niveau d’expertise élevé des collectifs et des organisations et surtout à la mise au grand jour des pratiques des firmes et des politiques : ces gens n’aiment pas la lumière ! La nouvelle offensive de la Commission Barroso nous montre cependant la fragilité de nos victoires.

Nous ne devons pas relâcher notre vigilance, au contraire :
- Le recul des cultures OGM dans l’Hexagone peut être remis en cause à tout moment : récemment la Commission Européenne a proposé de refuser les moratoires nationaux et d’autoriser la culture des maïs Bt11 et 1507 de Syngenta et Pioneer ;
- Les OGM importés par dizaines de millions de tonnes pour l’alimentation animale continuent à envahir le marché et nos assiettes et la Commission vient d’autoriser l’importation d’un nouveau soja GM de Monsanto ;
- Les OGM officiels ne sont que l’un des aspects les plus visibles d’une vaste offensive pour privatiser le vivant, s’appuyant tout à la fois sur une propagande mensongère (faim dans le monde, alicaments miraculeux, « bio » carburants…) un lobbying redoutablement efficace et un arsenal juridique (national, européen, supranational) et technologique de plus en plus performant. Associée aux pratiques culturales de l’agro-industrie, cette privatisation mène immanquablement à une régression de la biodiversité cultivée.

Pour arrêter les OGM et la privatisation du vivant, notre tâche dans les mois à venir est donc :
- De rendre visibles des alternatives crédibles comme les semences et l’agriculture paysannes, l’agroécologie, la culture biologique et la restauration collective sans OGM, et d’en montrer les enjeux sur la biodiversité agricole et sauvage.
- De continuer à nous approprier les connaissances indispensables et à élaborer collectivement les argumentaires et les outils pour engager les actions à venir ;
- D’alerter et d’informer les citoyens, paysans et décideurs politiques sur ces enjeux.

C’est l’objet de cette proposition d’ÉTATS GENERAUX auxquels nous vous invitons à participer.

Compte tenu de la proximité des élections européennes, les dates des 18-19 avril ont été retenues, ainsi que la ville de Toulouse pour cet événement à vocation nationale.

Exemple de format possible :
- vendredi 17, projections publiques avec débats le soir dans les deux UTOPIA de Toulouse et Tournefeuille ;
- début des EG proprement dits : samedi 18 : tables rondes ateliers, concert le soir ;
- plénière de clôture dimanche 19 (matin ou 16 h)…

La forme, le contenu et les autres modalités sont en cours d’élaboration entre les signataires de l’appel. Voici déjà quelques suggestions du comité de pilotage provisoire :
- Arrêter les OGM visibles pour les cultures et les importations : évaluations, autorisations, moratoires, coexistence, impact sur les paysans du Nord et du Sud, retour à une autonomie en protéïnes sans ogm de l’Europe” ;
- Que sont les OGM « cachés », exclus du champ d’application de la directive européenne : (mutagénèse et fusion cellulaire). Comment rendre étiquetage et évaluation obligatoires ?
- Les OGM nouveaux et les outils modernes d’évaluation et d’identification : sélection assistée par marqueurs, séquençage du génome, « OGM climatiques », biologie synthétique, nanotechnologies…
- Les outils juridiques au service de la privatisation du vivant : brevet à l’anglo-saxonne, COV (certificat d’obtention végétale), Catalogues, codex alimentarius…
- Droits collectifs des paysans et des communautés garantissant le renouvellement de la biodiversité végétale et animale, à opposer aux normes industrielles et aux « DPI » (droits de propriété intellectuelle) ;
- Des ateliers pratiques devant déboucher sur des modes d’action concrets : lutte contre les importations, étiquetage produits animaux, autonomie en protéines, restauration hors domicile et cantines sans OGM, pousser les élus à prendre des arrêtés « pas d’OGM sur ma commune », et pour l’application « des droits des agriculteurs sur leurs semences », semis de graines de « recel de biodiversité », bourses et maison de la semence.
- Une action auprès des élus le samedi ou le dimanche avec distribution de sachets de semences paysannes qualifiées de « recel de contrefaçon » !

Si vous souhaitez apporter votre soutien et collaborer à ce projet, vous pouvez vous joindre aux premiers signataires. Votre réponse est à envoyer à semonslabiodiversite(a)semonslabiodiversite.org

Contact : Michel DUPONT : 01 43 62 18 73

Cet appel a été lancé le 30 janvier par le collectif de personnes et d’associations qui a poursuivi le travail entamé lors des journées « Semons la Biodiversité » des 28 et 29 octobre dernier à Paris, ainsi que par les partenaires de la campagne « Stop-OGM 2007-2008 ».

A ce jour les premiers signataires sont : ATTAC – Collectif 66 sans OGM – Amis de la Terre – Semeurs de Biodiversité 34 – Confédération Paysanne – Edmonds Institute (USA) – Ecobâtir – Action Consommation – collectifantiogm09 – Réseaux Citoyens de Saint-Etienne – Transp’ART en CE – zerogm42 – FNAB – Nature et Progrès – Amis de la Conf’ – Collectif 34 sans OGM – Centre Info Environnement – Adéquations – Collectif Vosges Terre sans OGM – collectif anti-OGM31 – Faucheurs Volontaires – Greenpeace – Collectif 28 sans OGM – Vigilance OGM 81 – Conf 83 – Conf 81 – Réseau Semences Paysannes

Télécharger l’annonce des États généraux

http://www.semonslabiodiversite.org

Bisphénol A

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Communiqué de presse du 29 avril 2008

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Selon une information Journal de l’Environnement, il a été proposé d’interdire les biberons de polycarbonate contenant du bisphénol A tandis que le géant américain de la distribution Wal-MArt a annoncé retirer de la vente les produits pour bébés contenant du bisphénol A dans les magasins considérant que la substance pouvait avoir un effet nocif sur l’environnement et constituer un danger pour la santé humaine.

Ces décisions récentes sont intervenues suite à la publication d’un rapport du programme national américain de toxicologie tendant à émettre des doutes sur l’impact de ces substances pour les foetus, les nouveau-nés et les enfants. Elles pourraient ainsi avoir des effets sur leur cerveau et leur comportement au niveau actuel d’exposition humaine, ainsi que sur les glandes prostatique et mammaire. La molécule pourrait également avancer l’âge de la puberté pour les jeunes filles.

Le bisphénol A est une substance chimique courante que l’on retrouve dans la fabrication des plastiques polycarbonates, dans des résines de revêtement pour des boîtes de conserves alimentaires, etc…

On la retrouve fréquemment dans les urines des populations occidentales.

En conséquence, nous demandons, à ce que l’Etat saisisse l’Agence française de Sécurité Sanitaire des Aliments sur les risques sanitaires de l’utilisation du bisphénol A et prenne les mesures nécessaires à la protection efficace des consommateurs.

Le Guide des biberons toxiques: Comment éviter l’exposition au bisphénol A

Le bisphénol A est un perturbateur endocrinien présent dans 90 % à 95 % des biberons en plastique vendus au Canada. Il entre dans la composition du plastique polycarbonate dont on se sert pour fabriquer ces bouteilles d’eau et biberons réutilisables, transparents ou teintés, si populaires auprès du public. Certaines bouteilles Nalgene en contiennent, tout comme la paroi de certains récipients alimentaires et les résines de scellement utilisés en dentisterie.

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Le fond des bouteilles en plastique contenant du bisphénol A affiche un symbole de récupération accompagné du chiffre 7 ou des lettres PC. Le code 7 désigne les matières plastiques classées dans la catégorie « Autres », dont le
polycarbonate.

Il est possible de réduire au minimum l’exposition de votre enfant au bisphénol A en adoptant les mesures suivantes :

· Utilisez des bouteilles fabriquées en verre ou en polypropylène (code 5) plutôt qu’en polycarbonate (code 7).

· Si vous continuez à utiliser des bouteilles en polycarbonate, évitez de les laver avec des détergents puissants ou au lave-vaisselle. Ces agents contribuent à détruire les liaisons qui forment le plastique, libérant ainsi le bisphénol A. Lavez les plutôt à l’eau chaude savonneuse avec une éponge.

· Évitez de faire chauffer les récipients en polycarbonate au micro-ondes. Utilisez plutôt des contenants en verre ou en céramique.

· Évitez d’utiliser les préparations pour nourrisson offertes dans des boîtes de conserve dont la paroi est tapissée d’un revêtement époxydique au bisphénol A.
Consultez à ce sujet le rapport du Environmental Group Report. Il renferme aussi des conseils utiles (en anglais seulement) http://www.ewg.org/reports/infantformula

· Réduisez votre consommation d’aliments et de boissons en conserve. Vous limiterez ainsi l’exposition des membres de votre famille au bisphénol A présent dans la paroi des contenants. Évitez aussi les conserves très acides (tomates,
etc.) ou grasses (poisson dans l’huile, etc.), car le bisphénol A réagit au contact des acides et des lipides.

Sources de biberons sans bisphénol A

Adiri- Fabrique un biberon naturel fait de polypropylène, exempt de bisphénol A.
www.adiri.com

BornFree – Les biberons de marque BornFree ne contiennent aucun bisphénol A, phtalate, plomb ou PVC. En vente à l’adresse www.newbornfree.com et chez les détaillants.

Evenflo – Vend des biberons en verre; sa gamme de produits en plastique Comfort Select ne contient pas de bisphénol A. www.evenflo.com

Green to Grow – Biberons ne contenant aucun bisphénol A ni phtalate.
www.greentogrow.com

Klean Kanteen – Revêtement intérieur et extérieur en inox. Couvercle adaptable muni d’une tétine. www.kleankanteen.com

MAM – Les biberons de marque MAM Care ne contiennent pas de bisphénol A, mais
d’autres produits en renferment. Produits vendus en ligne. www.mambaby.com

Nurture Pure – Tous les produits sont exempts de bisphénol A. On retrouve aussi une gaine de silicone pour bouteille de verre.

Thermos – Gamme de flacons à paille ou avec tétine de marque Foogo. Revêtement intérieur et extérieur en inox.
www.thermos.com

thinkbaby – Tous les biberons et gobelets ne contiennent aucun bisphénol A.
www.thinkbabybottles.com

La liste de sociétés ne cesse de s’allonger et peut varier selon votre lieu de résidence. Recherchez les étiquettes portent une mention « sans bisphénol A » ou « sans BPA ».

Interdisons le bisphénol A dans les récipients alimentaires

Le gouvernement du Canada a annoncé son intention de classer parmi les produits toxiques le bisphénol A, en vertu de la loi canadienne. Le Canada est le premier pays au monde à envisager de classer cette substance chimique parmi les matières toxiques et dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

Le gouvernement devrait proposer des mesures réglementaires, mais la démarche visant à éliminer cette substance des produits de consommation est longue. C’est pourquoi Défense environnementale exerce des pressions auprès des entreprises pour qu’elles cessent la fabrication du bisphénol A et le remplace par des substances sécuritaires. Des sociétés comme Bayer AG et Dow Chemical Canada Co. entendrons sûrement parler de nous ! Il est tout à fait normal que nous voulions donner à nos enfants les meilleures chances de croître en sécurité et en santé.

De plus, le gouvernement de l’Ontario a mis sur pied un comité d’experts chargé d’examiner les substances chimiques toxiques, dont le bisphénol A.

Appuyez notre appel à l’action pour garantir la sécurité et la santé de tous les enfants
www.toxicnation.ca

Totalement passé inaperçu, cet article publié par le Canard Enchaîné du 19 novembre. Il raconte pourtant que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (AFSSA) a rendu, le 13 novembre, un avis très rassurant sur l’utilisation des biberons en plastique. Et que la moitié des membres de son comité d’experts est liée à l’industrie.

Un avis plutôt original, si l’on pense que le gouvernement canadien a interdit les biberons en plastique en octobre et que la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a elle-même évoqué, la semaine dernière, la possibilité de lui emboîter le pas.


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Bisphénol-A : la liste

Le bisphénol-A n’est pas présent que dans les biberons en plastique. Il est utilisé dans une multitude d’objets dont voici une liste, certainement non exhaustive, mais en tout cas la plus complète à ce jour, que j’ai établie au cours de mon enquête. Vous trouverez, à la fin de chaque chapitre de mon livre, La Grande Invasion, une liste des objets contenant des polluants chimiques qui, à l’instar du bisphénol-A, sont sources d’inquiétude pour la santé, comme les alkylphénols, les parabens, les retardateurs de flammes bromés ou encore les organoétains.

Type de produits pouvant contenir du bisphénol-A sous la forme de polycarbonate (plastique dur et translucide), de résine époxy, comme additif dans le PVC, comme retardateur de flammes dans les appareillages électriques :

Adhésif et joint, amalgame dentaire, autocuiseurs (parties en plastique), bacs de rangement, biberon, boîte de conserve, bombonne d’eau rechargeable, bouteille en plastique, canette de boisson, casque de sport et de sécurité, CD et DVD, cuve à vin, emballage alimentaire, équipement automobile, encre d’imprimerie, équipement électrique (douilles, prises…), équipement médical, équipement de ski, tennis et golf, housses pour téléphones mobiles, jouets, mastic, ordinateur, outillage électrique, papier essuie-tout, papiers, papiers thermiques (billets d’avion, étiquettes autocollantes pour la pesée des fruits et légumes, papier pour fax, reçu de parking, de banque etc.), pâte à bois, peinture pour coques de bateaux, produit anti-corrosion, rasoir, récipient alimentaire en plastique transparent, récipient alimentaires en plastique pour le micro-onde, revêtement de protection, revêtement de sol, sèche-cheveux, tasse et gobelet pour enfants, tableau électrique, tétine, vaisselle et couverts en plastique réutilisables, vernis pour bois, verre de lunettes, vitrages.

Sources : Environmental Working Group, Autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA), Commission européenne, Plastics Europe, RPA.

Aubrey de Grey

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Aubrey David Nicholas Jasper de Grey, né le 20 avril 1963 à Londres, est un scientifique anglais, ancien informaticien à l’université de Cambridge et autodidacte en biogérontologie. Il vit actuellement à Cambridge.

Il élabore le projet baptisé SENS , qui, basé sur la « théorie mitochondriale du vieillissement » émise par Denham Harman en 1972, propose de développer un moyen de régénérer les tissus cellulaires permettant de rajeunir et d’étendre l’espérance de vie humaine à l’infini. Il aurait identifié sept causes du processus de vieillissement qui doivent être contrées afin de mener à bien ce projet.

Il a été interviewé sur ce sujet par plusieurs médias ces dernières années, notamment l’émission 60 Minutes de CBS, la BBC, le New York Times, Fortune Magazine, Free Talk Live, Popular Science ou “Envoyé spécial” en France. Il est actuellement président et directeur des recherches de la Methuselah Fundation et rédacteur en chef du journal Rejuvenation Research.

Biographie

Aubrey de Grey a fait ses études à la Sussex House School, à la Harrow School et au Trinity Hall de Cambridge. Avant de s’occuper de biologie cellulaire et moléculaire, il a étudié l’informatique. En 1985, il a obtenu un Bachelor of Arts en informatique à l’Université de Cambridge et a rejoint Sinclair Research Ltd en tant que développeur d’intelligences artificielles. En 1986, il est devenu le co-fondateur de Man-Made Minions Ltd où fut mené le développement d’un programme de vérification formelle. Jusqu’en 2006, il était chargé de développement au département de génétique de l’Université de Cambridge sur la base de données génétique FlyBase.

Pendant cette période, l’Université de Cambridge a décerné à Aubrey de Grey un doctorat, par un procédé concernant uniquement les diplômés de Cambridge, qui nécessite d’avoir apporté une « contribution significative »[2] et qui est jugé par les procédés habituels (un jury d’examinateurs et une présentation orale de la thèse), mais qui ne demande pas d’avoir été inscrit comme doctorant. Il reçut ce diplôme en 2000[3] à propos de la théorie qui sert de base à son ouvrage sur un aspect du vieillissement, The Mitochondrial Free Radical Theory of Aging, qu’il a écrit en 1999. Ce livre controversé indique qu’en empêchant que l’ADN mitochondrial soit endommagé, on pouvait augmenter de manière significative l’espérance de vie ; cependant, selon la théorie de De Grey, la destruction de l’ADN mitochondrial est une des causes principales du vieillissement, mais pas la seule. Le 8 février 2007, en cherchant « De Grey AD [au] » sur PubMed, on trouvait 61 références[4] dans 25 journaux à comité de lecture, dont 19 occurrences sur Rejuvenation Research, le journal publié par de Grey.

Sur sa carrière passée d’informaticien (puis de bio-informaticien en génétique), Aubrey de Grey déclare :

«  Il y a des différences vraiment importantes entre le type de créativité d’un scientifique et celui d’un ingénieur technique. Cela signifie que je suis capable de penser de plusieurs manières très différentes, et me retrouver avec des approches des choses qui sont différentes de la manière de penser d’un scientifique normal.[5] »

Il prétend que la connaissance fondamentale nécessaire pour développer des traitements anti-vieillissement efficaces existe déjà en grande partie, et que la science est actuellement en avance. Il cherche à identifier et à promouvoir des techniques spécifiques d’inversion du processus de vieillissement ou, comme il l’appelle, « de l’accumulation des effets secondaires du métabolisme qui finissent par nous tuer »[5] et des approches les plus efficaces possibles pour prolonger l’espérance de vie humaine.

Depuis 2005, son travail se concentre sur le projet SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence), destiné à prévenir le déclin physique et mental lié au vieillissement. Il est aussi le co-fondateur (avec David Gobel) et directeur des recherches de la Methuselah Foundation, une organisation à but non lucratif basée à Springfield en Virginie aux États-Unis. La Methuselah Foundation, nommée d’après le personnage biblique Mathusalem, a pour principale activité le Prix de la Souris Mathusalem, une récompense qui encourage la recherche contre le vieillissement en accordant d’importantes récompenses aux scientifiques capables d’allonger de manière jamais atteinte auparavant l’espérance de vie d’une souris. Sur ce sujet, Aubrey de Grey déclare :

«  Si nous devons mettre en œuvre des thérapies régénératrices bénéficiant non seulement aux générations futures, mais aussi à ceux d’entre nous qui sont encore vivants, nous devons encourager les scientifiques à travailler sur le problème du vieillissement.  »

Le montant du prix était de 4,2 millions de dollars en février 2007. Aubrey de Grey pense qu’une fois que des scientifiques auront réussi à allonger de façon importante l’espérance de vie des souris, un intérêt financier sera porté à ce type de recherche, ce qui accélérera les recherches analogues sur l’espérance de vie humaine.

Le 16 septembre 2006, Peter A. Thiel, co-fondateur du système de paiement électronique PayPal, annonça la donation de 3,5 millions de dollars à la Methuselah Foundation « pour soutenir la recherche scientifique sur la réduction puis l’inversion des handicaps causés par le vieillissement »[6]

En 2007, Aubrey de Grey et sa théorie ont été l’objet d’un article critique de la revue Technology Review du MIT.

Cette même année, il écrivit un livre, Ending Aging, avec Michael Rae, qui résume les enjeux scientifiques, politiques et sociaux du projet SENS[7].

Les sept causes de vieillissement selon Aubrey de Grey

Mutations nucléaires et épigénétiques cancérigènes

Au cours de la vie, des mutations interviennent au niveau de l’ADN nucléaire contenant l’information génétique humaine, ainsi qu’au niveau des protéines qui relient cet ADN. Certaines de ces mutations peuvent déclencher des cancers et, selon Aubrey de Grey, les mutations nucléaires et épigénétiques non cancérigènes ne contribuent pas au vieillissement. Les mutations cancérigènes doivent donc être combattues.

Mutations mitochondriales

Les mitochondries sont des organites cellulaires qui jouent un rôle important dans la production d’énergie et qui contiennent également leur propre ADN, dit ADN mitochondrial. Des mutations de cet ADN peuvent remettre en jeu le fonctionnement d’une cellule. Selon de Grey, ces mutations sont une des causes du vieillissement.

Déchets intracellulaires

Le fonctionnement des cellules implique la fabrication et la consommation de protéines et d’autres molécules qui peuvent devenir inutiles, voire dangereuses. Les molécules qui ne peuvent pas être éliminées deviennent des déchets qui s’accumulent dans les cellules. L’athérosclérose et des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer pourraient provenir de ce phénomène.

Déchets extracellulaires

Les déchets de protéines peuvent également s’accumuler entre les cellules. La plaque amyloïde observée au niveau du cerveau chez les patients atteints d’Alzheimer pourrait être le résultat d’une accumulation de déchets.

Perte de cellules

Certaines cellules ne se remplacent pas, ou se remplacent très lentement, trop lentement pour compenser les pertes. Cette décroissance progressive du nombre de cellules rend le cœur fragile et cause également des maladies comme la maladie de Parkinson et fragilise le système immunitaire.

Sénescence cellulaire

Ce terme désigne des cellules qui ne se divisent plus, mais qui ne meurent pas pour laisser d’autres cellules les remplacer. Elles pourraient également connaître des dysfonctionnements, par exemple secréter des substances dangereuses. Le diabète de type 2 serait issu de problèmes de sénescence cellulaire.

Connecteurs extracellulaires

Les cellules sont tenues entre elles par des protéines de liaison. Quand il y a trop de connecteurs entre les cellules d’un tissu, le tissu peut perdre de son élasticité, et serait à l’origine de problèmes comme la presbytie[5].

Publication

Anecdote

Aubrey de Grey est aussi champion d’Othello et organisateur de tournois de ce jeu (il a notamment co-organisé le championnat du monde 2004 de la discipline)[8].

Notes et références

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Monsanto

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La firme Monsanto responsable de crimes contre l’humanité

Ce film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup…). Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète. Un doc à ne manquer sous aucun prétexte.


envoyé par momol


Monsanto\=criminels

Agent Orange


Malformation due à l'agent orange de Monsanto

Durant la guerre du Viêt-Nam, Monsanto s’est enrichi massivement par la fabrication du tristement célèbre défoliant dit Agent Orange. Plus de 4 millions de personnes en ont été victimes. Ses effets sont encore ressentis aujourd’hui, et ce pour des dizaines d’années encore.

Plus d’infos :

Collectif Viêt-Nam dioxine

Reportage sur les effets de l’agent orange

Au Viêt-Nam, l’agent orange tue encore, article du Monde Diplomatique

Article de corpwatch.org (en anglais)

Agent Orange, les oubliés de l’apocalypse : Un dossier (magazine PDF) de 40 pages sur les victimes de l’agent orange, par des étudiant-es de l’ESJ de Lille

Organismes Génétiquement Modifiés (OGM)

La dissémination génétique est un crime contre l'humanité

Monsanto, suivi par quelques autres multinationales de l’industrie chimique, tentent par tous les moyens d’imposer la culture des OGM, sans aucune précaution quant aux risques irréversibles pour l’environnement, la santé et la biodiversité. Le développement des OGM n’est pour Monsanto qu’un moyen supplémentaire pour supprimer l’autonomie des paysanneries locales, en rendant les paysans otages de leurs produits chimiques. Alors que les preuves de la nocivité des OGM commencent à apparaître au grand jour, Monsanto continue de réprimer violemment les citoyen-nes qui tentent d’amener un débat indispensable sur l’utilité sociale des OGM.

Plus d’infos :

Confédération Paysanne, syndicat paysan victime de la répression de Monsanto (saisie de leurs comptes bancaires).

Campagne de Greenpeace contre les OGM

Faucheurs volontaires d’OGM, le mouvement de désobéissance civique contre la culture d’OGM en plein champ.

Article expliquant les problèmes sur la santé chez la souris

Reportage de Canal+ (lien e-donkey, Voir en ligne sur google video)tiré de l’émission “90 minutes”. Ce reportage retrace la question d’un mais OGM monsanto, dont les études toxicologiques ont été cachées alors qu’il provoque des lesions chez les rats ! (fichier avi de 220 Mo)

Campagne d’Attac-France contre les OGM

Journée internationale d’opposition aux OGM

Comment Monsanto vend les OGM, article du Monde Diplomatique

Indymedia/Biotech

Article sur la culture du soja en argentine, tiré du journal “La Fogata”, traduit par Odile Bouchet.

[NOUVEAU]Reportage d’Arte sur le soja OGM en Argentine

[NOUVEAU] Anti-OGM.info, un site d’information sur les OGM, avec nombre de vidéos intéressantes

[NOUVEAU] Une pétition concernant l’étiquetage des produits alimentaires au Canada

[NOUVEAU] Les abeilles victimes des champs OGM. Plus d’infos, et en anglais

Brevetage du vivant


Brevetage du vivant

“Nouveauté”, monsanto souhaite breveter le porc.

Plus d’infos :

Reportage sur la tentative de privatisation du Porc (1), partie 2, partie 3, partie 4

Un article de monde solidaire

Je suis preneur de nouveaux liens !

Stoppons Monsanto !

Boycott et actions diverses

Campagne Monsanto de la confédération paysanne, avec des actions de boycott, d’information, etc…

Cyber action

Le texte “officiel” de l’annonce de cette “campagne” : ici

Plus d’information sur le bombardement google

Pour aller plus loin

Le monde selon Monsanto

Un documentaire coproduit par Arte consacré à la dangereuse firme Monsanto.

Monsanto : une entreprise qui vous veut du bien sera diffusé sur Arte le 11 mars 2008. Un collectif d’organisations nommé Combat Monsanto s’est crée en lien avec ce documentaire. De nombreuses informations sont disponibles sur ce site et j’invite chacun-e d’entre vous à prendre contact avec les organisations membres !

Pour les personnes n’ayant pas pu voir le reportage, n’ayant pas de lecteur DVD pour commander le DVD, n’ayant pas un syst&eagrav;me d’exploitation compatible avec la VOD de ARTE, un visiteur m’a donné ce lien.

Une (longue) analyse de Raoul Marc Jennar

Pour aller plus loin, vous pouvez lire deux textes de Raoul Marc Jennar sur Monsanto.

Quelques contributions

Vous trouverez sur cette page des contributions de visiteu-r/ses.

À propos…

Pour dissiper tout malentendu

Le but de cette page (et de son référencement) n’est nullement de faire un “match” entre les crimes contre l’humanité n’est cependant (à mon sens) pas excessive dans la mesure où :

qui ont pu être perpétués dans l’histoire du monde, et encore moins de diminuer leur importance. L’utilisation du terme ”

  • Monsanto et Dow-Chemicals ont un procès sur le dos pour ce motif (l’agent orange a fait plus de 4 000 000 de victimes directes ou indirectes, ce qui ne me semble pas être négligeable). Ils n’ont jamais dédommagé un-e seul-e civil-e viêt-namien-ne dans cette affaire (alors qu’ils ont dédommagé des militaires américains, ce qui montre bien leur part de responsabilité). Pour ce qui est de la dissémination d’OGM dans la nature (*acte irréversible*) sans savoir quels sont les risques encourus, je ne sais pas quel terme pourrait être utilisé. Mais il s’agit à mon sens d’un comportement non seulement irresponsable, mais aussi dangereux, qui touche l’ensemble de l’Humanité, et ce, essentiellement pour des objectifs de profits financiers.

Pesticide

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A quand la fin des pesticides en France ?

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Les pesticides en 2009 : a quand un changement en France et dans le Monde ?
Un monde sans pesticides avec uniquement des engrais naturels, c’est possible selon vous ?

Un français mangerait en moyenne 1,5kg de pesticides par an (Source : LCI)
Présentation de l’impact et les effets des pesticides sur la santé et sur l’eau.

Définition des pesticides par le Pôle Environnement et Développement Durable de la Préfecture de Région Haute-Normandie

Les pesticides, parfois dénommés sous le terme plus restrictif de produits phytosanitaires, sont des substances chimiques minérales ou organiques, de synthèse ou naturelles, entre autres destinées à protéger les végétaux contre les organismes nuisibles aux cultures (insectes, « mauvaises herbes », champignons,…). Les pesticides sont épandus par pulvérisation, par application sur les sols ou par traitement des semences, et sont employés aussi bien pour le traitement des zones agricoles que pour celui des zones non agricoles : désherbage des axes routiers et des voies ferrées, des communes, des parcs publics et des propriétés privées (jardins, potagers, toitures, terrains de sport,…). Ils sont généralement composés d’une ou plusieurs substances actives, associées à des adjuvants. Ces derniers sont chargés de favoriser la répartition du produit phytosanitaire sur les feuilles du végétal traité, et dans certains cas, sa pénétration dans la plante.

Les pesticides sont classés en familles, selon leur cible, ou leur structure chimique. Trois grandes familles (classement par cibles) sont couramment utilisées :
• Les insecticides : destinés à la lutte contre les insectes. Ils interviennent en les tuant ou en empêchant leur reproduction. Ce sont souvent les pesticides les plus toxiques et c’est dans cette famille que l’on trouve la plupart des polluants organiques persistants, dont le DDT et le lindane ;
• Les fongicides : destinés à éliminer les moisissures et parasites fongiques des plantes ;
• Les herbicides : destinés à lutter contre certains végétaux entrant en concurrence avec les plantes cultivées. Leur mode d’épandage est différent puisqu’ils sont déposés directement sur le sol, tandis que les autres produits sont plutôt pulvérisés sur la plante en croissance. Les herbicides constituent aujourd’hui la famille la plus importante en nombre de molécules et la plus utilisée. Le classement par structure chimique (pesticides organiques) comprend :
• Les organochlorés : parmi les plus anciens et les plus persistants, surtout utilisés comme insecticides en agriculture et dans les métiers du bois ;
• Les organophosphorés : insecticides moins persistants que les précédents ;
• Les organoazotés : herbicides principalement, repérables par le suffixe “zine” ;
• Les urées substituées : herbicides et fongicides, repérables par le suffixe “uron” ;
• Les carbamates : fongicides et insecticides ;
• Les sulfonylurées : herbicides utilisés à des doses de quelques grammes par hectare seulement, contre quelques kilos pour les organoazotés par exemple ;
• …
La figure 1 présente l’évolution de l’utilisation des substances pesticides depuis le début du XXe siècle. Suite à la prise de conscience des problèmes posés par les pesticides sur l’environnement et la santé humaine dans les années 1960, et dans un but de diminution des risques, chaque nouvelle génération de molécules mise sur le marché est d’une part moins persistante (plus biodégradable) que la précédente, et d’autre part, plus efficace et nécessite des doses plus faibles pour agir (selon l’Union des

Industries de la Protection des Plantes – UIPP, il fallait 1 kg de matières actives par hectare en 1950, contre 100 g aujourd’hui et 10 g dans dix ans).
Cela fait de la présence des pesticides dans les eaux de surface (et l’environnement en général) un problème particulier : des molécules interdites depuis plus de 30 ans (par exemple le DDE, métabolite du DDT) sont toujours retrouvées dans les écosystèmes aquatiques et portées sur les listes de substances prioritaires. Par ailleurs, des molécules récentes et actives à de très faibles doses (sulfonylurées par exemple) ne sont pas décelées du fait de limites de détection plus élevées que les concentrations du milieu. (Source : Groupement d’intérêt public seine aval 2007)

Le problème des pesticides vu par la PAN en 2007 (Pesticide Action Network International)

L’utilisation de pesticides comporte des risques graves pour la santé de l’Homme, l’environnement, la biodiversité, la sécurité alimentaire et le revenu des petits paysans et agriculteurs. Ces problèmes sont particulièrement graves dans les pays en développement.

Il est certain que, les conditions dans la plupart des pays en développement rendent presque impossible la garantie d’une utilisation appropriée. La disponibilité des produits chimiques très toxiques, le manque d’information sur leurs dangers, les politiques gouvernementales et la publicité agressive de l’industrie, ainsi que la pauvreté, l’analphabétisme, et le manque
d’infrastructures de santé dans les milieux ruraux font en sorte que les pesticides soient une menace majeure pour la sécurité alimentaire, la santé et l’environnement.

Dans ces conditions, les paysans utilisent ce qui est disponible et non ce qui est approprié.

La plupart des pesticides utilisés dans les pays en développement sont des produits chimiques très toxiques. Par exemple, 73% des importations de pesticides en Thaïlande appartiennent aux catégories 1a (extrêmement toxique) et 1b (très toxique) de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Au Cambodge, 84% des pesticides utilisés sont de modérément à extrêmement dangereux pour la santé de l’Homme. Dans les pays développés, la plupart de ces produits chimiques sont soient interdits ou ne peuvent seulement être utilisés que par des spécialistes agrées qui doivent prendre des précautions rigoureuses.

Entre 1992 et 1994, plus de 344 millions de kilos de pesticides dangereux ont été exportés des USA – au moins 25 millions de kilos dont l’utilisation avaient été interdite dans le pays – dont la majorité a été envoyée dans le monde en développement.

Il existe quelques conditions spécifiques et pratiques communes dans les pays en développement qui accroissent ce problème, dont :
L’utilisation excessive ou la mauvaise utilisation des substances dangereuses
• le manque de précaution lors du transport ou la manipulation des substances chimiques
• la réutilisation des emballages vides de pesticides pour le stockage de nourriture ou d’eau
• l’utilisation de substances bon marché, souvent plus dangereuses, des mélanges de pesticides et équipements défectueux
• l’utilisation inappropriée des pesticides (par exemple pour la pêche)
L’utilisation excessive de substances toxiques sans mesures adéquates de sécurité :
• le manque de moyen pour acheter des équipements et tenues de protection
• l’impossibilité quasi-totale de porter des tenues de protection dans des climats chauds et humides
• absence d’eau propre pour la lessive
• le mélange de produits chimiques dangereux avec la main
L’incapacité de lire les étiquettes complexes du fait de :
• taux élevé d’analphabétisme
• l’utilisation des étiquettes en langues étrangères au lieu des langues locales courantes
Ces pratiques découlent du manque de sensibilisation des utilisateurs finaux sur les risques liés à l’utilisation de pesticides et à la pauvreté en général. Les communautés ne sont pas conscientes des risques liés aux pesticides et n’ont pas de connaissances de base sur les pratiques et les méthodes d’application appropriées. Même si elles détenaient ces connaissances, elles n’ont pas le pouvoir et les moyens nécessaires pour compenser l’absence de gestion des pesticides par leurs gouvernements.

Au niveau des politiques, le manque de certitude et de preuves sur les dangers des pesticides est considéré comme une absence de dangers.
Pour les décideurs, cela signifie qu’il n’est pas nécessaire d’inclure la gestion des pesticides dans les priorités nationales. Par conséquent, les politiques concernant les pesticides sont faibles. Il n’existe aucun programme ni infrastructure pour suivre et évaluer les pesticides et leurs effets. Même là où ces infrastructures existent, seuls les effets aigus des pesticides sont pris en considération, et beaucoup/la plupart des cas d’empoissonnement graves dans les zones rurales éloignées ne sont pas bien documentés et ne sont pas souvent considérés comme empoisonnement par les pesticides du fait de la similitude des symptômes avec d’autres maladies courantes. Les médecins et personnes évoluant dans le domaine de la médecine manquent aussi de connaissances pour diagnostiquer des cas d’empoissonnement liés aux pesticides.

Par conséquent, les effets chroniques des pesticides restent non documentés et présentent un risque majeur pour les pays en développement. Donc, mis à part les cas d’empoisonnement graves publiés dans les journaux, l’impact réel des pesticides dans ces pays n’est pas vraiment connu par les décideurs en charge de la sécurité chimique.
Le manque de connaissances a pour résultat un cadre très faible de gestion des pesticides dans les pays en développement qui peut être caractérisé par :
• l’absence de législation pour le contrôle adéquat des pesticides et de procédures avancées d’approbation/d’enregistrement des pesticides
• l’absence de législation sur les conditions de travail et la gestion des polluants
• l’accès facile aux substances toxiques
• l’absence de système national de surveillance des poisons et de centre d’information et de contrôle
• l’absence de moyens (ressources humaines et financières) pour conseiller et renforcer les lois nationales et les codes de conduites approuvés
• le manque d’information et de sensibilisation visant la petite entreprise (les paysans) sur le stockage rationnel, la manipulation, l’utilisation des pesticides, l’élimination des déchets et des emballages vides de pesticides
• absence d’infrastructures médicales
• une faible disponibilité d’informations conduisant à un manque de
connaissances sur les risques associés aux pesticides
• la gestion et le stockage inadéquats des stocks de pesticides obsolètes et des emballages vides de pesticides, ainsi que le manque d’infrastructures pour une bonne gestion des déchets
• la recherche continue des politiques agricoles qui ont pour objectif de réduire la pauvreté et la malnutrition mais qui en réalité aggravent ces problèmes. (Source : PAN – 2007)

Les pesticides dans ma nourriture

L’union européenne a publié les résultats des contrôles des résidus dans les fruits, légumes et céréales des États membres pour 2000. En Belgique, 39% des échantillons contenaient des résidus en des concentrations inférieures ou égales à la limite maximale en résidus (LMR) communautaire ou nationale, 7,2% montraient des concentrations supérieures à ces LMR. De plus, dans 18,1% des cas, plus d’un résidu a été retrouvé par échantillon. La Belgique figure parmi les sept pays de l’Union européenne les plus contaminés en résidus sur et dans les denrées d’origine végétale. Parmi les pesticides le plus souvent incriminés figurent notamment neuf cancérigènes présumés, dix perturbateurs endocriniens présumés et sept pesticides de la famille des organophosphorés et carbamates.

Une étude hollandaise  portant sur les effets neurotoxiques cumulés des résidus de pesticides organophosphorés et carbamates dans l’alimentation a montré que les enfants hollandais de 0 à 6 ans absorbent en moyenne 17 fois plus d’équivalents toxiques que ne le prône la norme de l’agence américaine de protection de l’environnement relative à l’exposition chronique. De plus, 2 % de ces enfants sont susceptibles de manifester des symptômes d’empoisonnement aigus si l’on compare les quantités ingérées à la norme américaine relative à l’intoxication aigüe. Étant donné que nos aliments sont fortement contaminés par ces mêmes familles de pesticides, il y a de fortes chances que la situation soit la même en Belgique. (Source : IEW – Dossier Pesticides / contamination)

Les pesticides dans l’eau

Les résidus de pesticides sont particulièrement indésirables dans les eaux de surface. Basée sur un seuil de 0,1 ?g/l pour chaque
pesticide, l’ordonnance sur la protection des eaux ne tient pas compte des différences de toxicité entre les quelque 450 substances actives actuellement autorisées. Pour remédier à cette lacune, l’EAWAG propose un système d’évaluation du risque basé sur les effets toxiques des pesticides isolés ou en mélange.
Ces dernières années, diverses études ont démontré la présence de nombreux pesticides dans les eaux de surface suisses.
Étant donné leur toxicité optimisée pour lutter contre les nuisibles et les adventices, ces pesticides peuvent également représenter un danger pour la faune et la flore du milieu aquatique contaminé.

De manière générale, la contamination des eaux par les pesticides agricoles est saisonnière, les concentrations les plus élevées étant mesurées pendant et après l’application, lors d’évènements pluvieux: jusqu’à quelques ?g/l peuvent alors être mesurés dans les ruisseaux et les rivières moyennes.

La quantité de pesticides entraînés dans le milieu aquatique dépend aussi bien des caractéristiques physico-chimiques des
substances polluantes que des caractéristiques locales du terrain sur lequel elles sont appliquées (topographie, pédologie).
Sur les quelque 450 substances actives autorisées en Suisse, une vingtaine, principalement des herbicides, sont régulièrement mesurées dans les eaux de surface.

Certaines de ces substances sont extrêmement toxiques, d’autres nettement moins. Pour assurer une protection efficace du
milieu aquatique, il est donc indispensable d’évaluer de manière aussi réaliste que possible le risque émanant des pesticides, qu’ils soient isolés ou en mélange. Et ce type d’évaluation n’est possible que sur la base d’une quantité conséquente de données sur les effets toxiques des pesticides.

Or les méthodes d’évaluation du risque actuellement appliquées se heurtent au problème du manque de données disponibles. Dans le but de développer une méthode d’évaluation du risque aussi fiable que possible, l’EAWAG s’est associé à l’Office fédéral de l’environnement, de la forêt et du paysage (OFEFP) pour mettre au point un système d’évaluation du risque basé sur les effets. Ce système prévoit tout d’abord pour chaque pesticide la détermination d’un critère de qualité individuel à partir des données disponibles sur ses effets toxiques. Ce critère de qualité indique alors la concentration de pesticide qui ne doit pas être dépassée dans un souci de protection des organismes aquatiques.
Dans un deuxième temps, les différents critères de qualité basés sur les effets sont utilisés pour l’évaluation du risque en elle même. (Source : extrait d’un communiqué EAWAG)

Les effets potentiels des pesticides sur la santé

Le lien entre l’utilisation des pesticides et les effets néfastes sur la santé humaine n’est plus à démontrer. Les pesticides sont absorbés dans le corps, notamment par la bouche, la peau et la respiration. Ils peuvent provoquer des effets immédiats dont les symptômes se manifestent généralement par des maux de tête, une irritation de la peau ou des yeux, des nausées, des étourdissements, un manque d’appétit ou la fatigue.

Certains pesticides peuvent également produire des effets à plus long terme sur la santé. Parmi les principales conséquences d’une exposition chronique aux pesticides, on retrouve :
• anomalies congénitales;
• neurotoxicité;
• troubles de comportement;
• perturbations du système immunitaire et endocrinien;
• différentes formes de cancer (leucémie, cancer du cerveau, etc.).

Les enfants sont plus vulnérables aux effets nocifs des pesticides puisqu’ils risquent davantage d’être exposés aux produits en raison de leur comportement (ils jouent par terre et portent les objets à leur bouche). Les principaux symptômes chez les enfants sont :
• intolérance croissante qui peut mener à l’agressivité;
• impatience;
• déficit d’attention et problèmes d’apprentissage;
• hypersensibilité.
D’autre part, les femmes enceintes et leur fœtus, les utilisateurs professionnels de pesticides et les joueurs de golf sont aussi des personnes à risque.
(Source : extrait d’un communiqué du Service du développement durable et environnement de la ville de Drummondville)

Les effets et l’impact des pesticides

Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive.
On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent.
Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.

Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !

La multiplication des traitements et du nombre de produits phytosanitaires employés ces dernières années a amené les pouvoirs publics à s’interroger sur les risques encourus par la population générale. Ce rapport est une synthèse de l’ensemble des travaux réalisés dans le cadre du programme régional pesticides intercire.

Encore très peu considéré dans les études sur le risque sanitaire et ne faisant actuellement l’objet d’aucune réglementation, le compartiment aérien apparaît pourtant comme une source d’exposition non négligeable en milieu viticole ou arboricole.
En Aquitaine et en Champagne-Ardenne, les fongicides sont les produits retrouvés les plus fréquemment, notamment le folpel avec des concentrations de 60 ng/m3 à 1 200 ng/m3.
Concernant les régions de grandes cultures, les substances les plus fréquemment retrouvées sont la trifluraline, la pendiméthaline et l’endosulfan, avec des concentrations de l’ordre de 1 ng/m3. En région mixte grande culture et arboriculture, la trifluraline, le tolylfluanide, le folpel et le captane ont été souvent retrouvés. Le lindane, bien qu’interdit depuis 1998, est détecté sur tous les sites.

Il parait cependant prématuré d’exploiter ces données dans une évaluation quantitative des risques sanitaires liés à l’exposition aérienne aux pesticides, en raison de la trop grande incertitude liée d’une part au lien entre concentrations dans l’air et exposition réelle, et d’autre part au manque de données toxicologiques de référence pour la voie respiratoire.

Les étapes suivantes devront donc recenser les valeurs toxicologiques de référence disponibles, définir leur pertinence et leurs modalités d’application. Il parait ensuite indispensable de connaître l’exposition aux pesticides de la population en fonction des sources d’exposition (alimentation, eau, air intérieur et extérieur, poussières).

Effets des pesticides sur la santé :

Les intoxications aiguës par les pesticides sont celles où, quelques heures après une exposition importante, des symptômes apparaissent rapidement.
Ce sont les affections causées par les pesticides que les médecins connaissent le mieux.
Les personnes les plus fréquemment victimes d’intoxications aiguës par les pesticides sont bien sûr les agriculteurs, qui manipulent et appliquent ces pesticides sur leurs cultures. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès.

En France, la Mutualité Sociale Agricole (M.S.A.) qui a en charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels des salariés agricoles, a trouvé des effets indésirables chez près d’un manipulateur sur 6 lors d’enquêtes portant sur une année d’utilisation professionnelle de pesticides.
Les troubles aigus dûs aux pesticides frappent les muqueuses et la peau (40 % des cas étudiés), le système digestif (34 % des cas), le système respiratoire (20 %), le reste de l’organisme (24 %).

À la suite de ces incidents lors du travail agricole, plus des deux tiers des victimes ont dû consulter un médecin. Parmi les paysans recensés dans cette banque de données de la MSA, 13 % font état d’une hospitalisation consécutive à l’utilisation de pesticides et 27 % ont dû recourir à un arrêt de travail momentané. Les jeunes enfants sont aussi très fréquemment victimes d’empoisonnement par les pesticides, habituellement suite à des ingestions accidentelles ou à des atteintes dermatologiques. Les pesticides organophosphorés et les carbamates sont à l’origine des cas d’empoisonnements par les pesticides les plus fréquents.

Les pesticides regroupent un grand nombre de spécialités de toxicité variable pour l’homme. En effet certains produits peuvent présenter une toxicité aiguë importante mais être éliminés facilement par l’organisme, à l’inverse d’autres substances, de toxicité aiguë moindre peuvent s’accumuler dans l’organisme et induire des effets à plus long terme.
Parallèlement ces produits sont transformés en différents métabolites susceptibles d’engendrer d’autres répercutions sur l’organisme humain.
D’une manière générale, l’OMS19 retient comme facteurs influant sur la toxicité des pesticides pour l’homme :
• la dose,
• les modalités de l’exposition,
• le degré d’absorption,
• la nature des effets de la matière active et de ses métabolites,
• l’accumulation et la persistance du produit dans l’organisme.
Ces effets toxiques du produit sont eux-mêmes liés à l’état de santé de l’individu exposé.
Les mécanismes de la toxicité des pesticides ne sont véritablement connus que pour quelques molécules :
• induction enzymatique par les organochlorés,
• inhibition enzymatique par les dithiocarbamates, les organophosphorés.
Les recherches en cours envisagent d’autres modalités d’action de type immunitaire et hormonal.

Un cas particulier :
Des effets aigus dans les populations professionnellement exposées
Dans ces populations les pesticides peuvent provoquer à la fois des effets aigus et/ou chroniques.

Sources : http://www.mdrgf.org/25pesticides.html, http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/upload/bibliotheque/
771429144835921363383833009925/
orsb_janv_2001.pdf, WHO. UNEP, 1989. “Public Health Impact of Pesticides used in Agriculture.” (OMS et PNUE, Genève, Suisse), DELEMOTTE B., FOULHOUX, P., NGUYEN S.N., FAGES J., PORTOS J.L., « Le risque pesticide en agriculture » -Arch. mal. prof., 1987 ;48 : 467-75., HOUETO P., CHABAUX C., MOREL A., FOURNIER P.E.
« Dossier de toxicovigilance. Méthodologie appliquée à la surveillance des risques professionnels. » – Arch. mal. prof., 1993 ; 54 : 577-84.

Actualité, informations sur les pesticides :

Avec 80 000 tonnes de pesticides par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 3e consommateur mondial derrière les Etats-Unis et le Japon. Produits visant à la destruction de certains organismes vivants jugés nuisibles (animaux, végétaux, micro-organismes), les pesticides, également appelés produits phytosanitaires sont utilisés depuis de nombreuses années dans différents domaines, comme l’agriculture mais aussi la voirie pour l’entretien des infrastructures routières et ferroviaires, le traitement du bois ou bien encore divers usages privés (jardinage, traitement des locaux…). Or, leur utilisation massive en milieu agricole et non agricole se répercute sur l’environnement (pollution des eaux, de l’air, du sol,…). En outre, depuis plusieurs années, ils font l’objet de soupçons grandissants quant à leur impact sur la santé humaine (favorisation de certains cancers, de troubles de la reproduction, de problèmes neurologiques, d’allergies, d’asthme…).

Différentes actions ont donc été entreprises : en juin 2006, une communication sur le plan interministériel 2006-2009 de réduction des risques liés aux pesticides a été présenté en conseil des ministres. S’inscrivant dans le cadre du plan national santé environnement de 2004 ainsi que dans le volet agriculture de la stratégie française pour la biodiversité de novembre 2005, l’objectif de ce plan consiste à obtenir une réduction de 50 % des quantités vendues de substances actives les plus dangereuses. Diverses actions composent ce plan comme l’amélioration des procédures d’évaluation des produits et de la qualité des pulvérisateurs grâce à un contrôle périodique obligatoire et le renforcement de la gestion des risques liés à la distribution et à l’utilisation des produits phytosanitaires en assurant notamment une traçabilité des ventes. Le plan préconise également d’améliorer la connaissance et la transparence en matière d’impact sanitaire et environnemental et d’évaluer les progrès accomplis. De manière à réaliser ces deux objectifs, un observatoire des résidus de pesticides (ORP) rassemble et valorise les informations sur la présence des pesticides dans l’environnement afin de caractériser l’exposition de la population et des écosystèmes et d’améliorer l’information du public, notamment par la mise en place d’un site Internet.

La MSA, régime de protection sociale du monde agricole a de son côté lancé, depuis février 2004, un numéro vert associé au dispositif Phyt’attitude (0 800 887 887) qui permet de mieux connaître les risques liés à l’utilisation professionnelle des pesticides sur la santé de l’homme. Il offre en effet aux utilisateurs de produits phytosanitaires le moyen de signaler leurs symptômes (maux de tête, vomissements, irritations cutanées, gênes respiratoires), gratuitement et de manière anonyme. Objectif affiché de la MSA : influer directement sur les instances nationales afin de prendre les mesures qui s’imposent pour limiter la dangerosité des produits.

Nous soutenons le MDRGF, une association loi 1901 qui se bat pour défendre votre environnement et votre santé en informant sur les dangers des pesticides, des chimiques, des OGM, etc…
Leur site Internet : http://www.mdrgf.org/

Pour plus d’informations :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/06_pollution.htm

http://www.pesticides-lelivre.com/

Source de l’article : http://www.danger-sante.org/category/pesticide/

La chiropratique

Author:  |  Category: Santé

La découverte de Daniel David Palmer

Même si dans la Grèce antique, les médecins, et Hippocrate en particulier, recouraient déjà aux manipulations vertébrales, c’est en 1895 que Daniel David Palmer a fondé la chiropratique.

Né en 1845 au Canada, Daniel David fut arboriculteur, apiculteur, puis magnétiseur à Davenport dans l’Iowa aux Etats-Unis .

Le terme « chiropratique » est dérivé de 2 racines grecques signifiant « mains » et « mis en action », inventé par l’un des patients de Palmer, le Révérend Samuel H. Weed.

Palmer; développa sa technique en s’appuyant principalement sur l’anatomie et la radiologie .

Il créa, 2 ans plus tard, en 1897, une école qui prendra ensuite le nom de “Palmer College of chiropractic “, célèbre collège de chiropratique qui existe encore.

Doté d’un sens aigu de l’observation, excellant dans son nouveau métier, Daniel David Palmer s’entoura de médecins et de chirurgiens, dont plusieurs ont figuré parmi ses premiers élèves et enseignants.

Daniel David Palmer mourut en 1913, à l’âge de 68 ans.

Depuis lors la chiropratique n’a cessé d’évoluer, de se moderniser, elle est passée en un siècle du statut de médecine parallèle ou alternative à celui de profession de type médical reconnue et réglementée dans 44 pays.
L’enseignement est aujourd’hui universitaire dans de nombreux pays. La recherche, active, est effectuée par des équipes compétentes dans des centres de référence. La chiropratique produit à elle seule 90% de la recherche internationale sur les manipulations vertébrales.

Le chiropraticien est considéré au niveau international comme étant l’expert en soin de la colonne Vertébrale « Spinal Health Care Expert ». Ce que le dentiste est à vos dents le chiropraticien l’est à votre colonne vertébrale.

La prise en charge chiropratique s’adresse en conséquence principalement à toute personne souffrant de problème articulaires et en particulier de problèmes de dos.

Certaines recherches ont d’autre part démontré que des problèmes vertébraux pouvaient être l’origine de troubles neurovégétatifs réflexes. Ces réactions sont susceptibles d’entraîner des modifications du fonctionnement viscéral transitoire et réversible.

Le traitement chiropratique peut entraîner des réactions neurovégétatives par action des ajustements et manipulations sur le système nerveux autonome, avec par exemple une modification du transit intestinal, une sensation d’amélioration respiratoire, une réduction des douleurs menstruelles, une amélioration des coliques infantiles….

Les recherches dans ce domaine sont nécessaires et permettront d’éclaircir les effets des manipulations sur les troubles fonctionnels des organes internes.
Néanmoins ces améliorations ne sont pas systématiques et ne peuvent faire l’objet d’une indication courante.

Des ajustements chiropratiques sont également applicables sur les animaux.

Votre chiropraticien est le plus à même de vous éclairer sur ce qu’il peut faire ou non pour vous, n’hésitez pas à le contacter.

La chiropratique et les médecines complémentaires et alternatives (CAM) ont occupé le devant de la scène au congrès de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la médecine traditionnelle, qui recevait également un symposium sur les méthodes manuelles de soins organisé par la Fédération Internationale de Chiropratique (WFC). Le congrès, qui s’est tenu à Pékin du 7 au 9 novembre 2008, a mis en lumière l’importance d’une réglementation forte pour l’intégration de la chiropratique et des CAM dans le système de santé, ainsi que le rôle croissant de la technologie dans la structuration de l’organigramme des soins de santé.

830770097

Guillaume MARY D.C.
11 blvd Wilson, 06600 ANTIBES,
Tel. 04 93 34 65 52
eMail: gmary|at|chiro|point|fr
Doctorat du Logan College of Chiropractic,
USA. Titulaire du National Board of Chiropractic Examiners

http://www.chiro.fr
http://www.chiro.fr/antibes.php

Les origines du Sida

Author:  |  Category: Santé

La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline.
Cite par Hubert Caubergh – agent de la santé publique belge

Les origines du Sida
Contributed by Contrecourant
Thursday, 22 April 2004
Date de diffusion : 23 avril 2004 – 22H50 Documentaire. Réalisé par Peter Chappell et Catherine Peix.
D’après Stéphane Horel et Peter Chappell. Musique de Frédéric Lagnau. Produit par MFP. Coproduit par Les Productions Galafilm, Les Films de la Passerelle, Pathé Archives et Produce +.


Un documentaire exceptionnel

Sida : 26 millions de morts, 40 millions de personnes contaminées. L’épidémie la plus dévastatrice de l’histoire ravage notre planète depuis plus de 20 ans et pourtant son origine reste encore un mystère.
Cependant la communauté scientifique est unanime : le virus du sida est né en Afrique et son ancêtre direct est présent chez les chimpanzés.
Reste une énigme : comment le virus est-il passé de l’animal à l’homme?
De nombreuses théories ont été avancées et réfutées? Aujourd’hui, seules deux hypothèses subsistent. La première suggère qu’en 1931, selon les calculs de la généticienne américaine Bette Korber, le virus du chimpanzé aurait contaminé un être humain qui consommait l’animal. Mais alors que les Africains mangent du singe depuis la nuit des temps, pourquoi cette transmission soudaine ?
La seconde suggère que le virus du sida serait le produit accidentel d’un vaccin oral contre la polio administré à un million d’Africains dans l’ex-Congo belge de 1957 à 1960 aux endroits mêmes où, une décennie plus tard, on détecte les premiers cas de sida dans le monde.
Face à cette dernière théorie qui dérange, le petit univers de la grande Science est partagé entre l’examen de conscience et la dénégation : difficile d’admettre que la médecine ait pu, en combattant une maladie, créer un fléau bien pire encore. Ressuscitant les souvenirs des témoins, exhumant des archives inédites et suivant une incroyable quête de la vérité, ce film plonge le spectateur dans l’histoire d’une controverse scientifique sans précédent. Les arguments de la controverse.

« C’est chez le chimpanzé que l’on trouve le précurseur immédiat du VIH. Tout le monde est d’accord là dessus. On peut discuter sur la question du quand, du pourquoi, du comment, mais tout le monde s’entend sur le chimpanzé.
Quand ?
Je pense que l’on peut dire qu’il y a unanimité sur le XXe siècle.


Où ?

Pour les humains, l’épicentre se situe clairement au nord-est du Zaïre et en Ouganda. C’est de là qu’est partie l’épidémie ». (Simon Wain Hobson, virologue, responsable du laboratoire de rétrovirologie moléculaire à l’Institut Pasteur).
Reste donc à élucider la question du comment ? Comment le VIH a-t-il pu se transmettre du chimpanzé à l’homme ?
Théories et objections.
Deux possibilités de contact entre le singe et l’homme restent plausibles :
Le sang : un chasseur blessé se contamine avec le sang d’un chimpanzé qu’il vient de chasser.
C’est la théorie du transfertnaturel, émise par Béatrice Hahn en 1999, qui est aujourd’hui largement acceptée par la communauté scientifique.
La vaccination : Les vaccins contre la polio sont fabriqués à partir de reins de singes. Celui du Dr Koprowski aurait été fabriqué à partir de reins de chimpanzés et a été administré à un million d’Africains au Congo belge à la fin des années 50.
Face à cette seconde théorie qui dérange, la communauté scientifique énonce plusieurs objections :
- Le sida serait apparu chez l’homme en 1930, avec une marge d’erreur de plus ou moins 20 ans (calcul de Bette Korber au laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis en 1999).
- Mais depuis, d’autres travaux scientifiques remettent en cause le mode de calcul et la capacité même à calculer mathématiquement la date d’apparition du sida chez l’homme. Les analyses des échantillons du vaccin anti-polio sont négatives. Suite à la conférence sur les origines du sida à la Royal Society de Londres, des échantillons du vaccin ont été testés.
Les résultats publiés au printemps 2001 dans les revues scientifiques Science et Nature, montrent qu’ils ne contiennent ni VIS, ni VIH, ni cellules de chimpanzés.
- Mais selon Robin Weiss, co-organisateur de la conférence, les échantillons testés ne sont pas ceux qui ont été utilisés au Congo belge à la fin des années 50.
Suite à leurs études, Martine Peeters puis Béatrice Hahn affirment que les chimpanzés porteurs de l’ancêtre du VIH viennent du Gabon.
- Mais aucune étude n’a été réalisée dans l’ancienne zone de capture des chimpanzés du Camp Lindi, au Congo, en raison de la situation politique du pays. Et les échantillons ramenés par Bill Hamilton étaient trop minces pour pouvoir donner des résultats fiables. De plus, la première trace du VIH et les premiers cas de sida sont apparus au Congo et non pas au Gabon. Le virus n’aurait pas pu survivre dans le vaccin anti-polio puisqu’il aurait été tué dans le processus de fabrication.
- Mais on sait que des virus simiens, comme le SV40, ont survécu dans les vaccins anti-polio et ont ainsi été transmis aux hommes. Pourquoi pas le VIH ?
Hilary Koprowski et ses collaborateurs affirment que des reins de chimpanzés n’ont jamais été utilisés pour fabriquer son vaccin anti-polio.
- Mais il n’existe aucun document officiel, aucune note de laboratoire permettant de l’affirmer. Hilary Koprowski aurait « perdu » toutes ses notes lors d’un déménagement.


Le vaccin

Le vaccin contre la polio est le premier vaccin à être fabriqué à partir de reins de singes. Comment le fabrique-t-on ?
Quels sont les différents types de vaccins anti-polio ?
Pour faire un vaccin, on commence par faire une culture à partir de reins de singes puis il faut :
- Prélever un morceau de tissu rénal et le diviser avec une paire de ciseaux.
- Laisser reposer cette suspension pour faire une monocouche de cellules.
- Ajouter le virus de la polio.
- Prélever ensuite le liquide de ces cultures.
- Filtrer pour enlever le reste des cellules.
On obtient alors une suspension de virus. Soit on l’inactive avec du formol, soit on l’affaiblit par des passages successifs dans des cultures de cellules.
Il existe deux types de vaccins :
- Le vaccin inactivé et injecté de Jonas Salk. Il contient des particules de virus de la polio qui ont été tuées dans du formol.
L’immunité qu’il confère est temporaire et nécessite trois injections successives. Pour fabriquer son vaccin, Jonas Salk utilise des reins de macaques Rhésus.
- Les vaccins vivants atténués de Albert Sabin et de Hilary Koprowski.
Ils contiennent des particules de virus de la polio qui sont vivantes, mais affaiblies au cours d’un long processus où l’on passe le virus dans des cultures de cellules, jusqu’à ce que sa capacité à déclencher la maladie disparaisse. Ce vaccin est administré par la bouche et est efficace dès la première prise. Les notes de laboratoires d’Albert Sabin attestent qu’il utilisait des reins de macaques Rhésus ou de macaques synomolgus. Hilary Koprowski a « perdu » toute documentation permettant de prouver l’espèce de singe qu’il a utilisée. Il nie avoir utilisé des chimpanzés. La course au vaccin dans les années 50, les Etats-Unis sont en guerre contre la polio, ce fléau qui attaque les enfants. C’est le début d’une course au vaccin entre les plus grands scientifiques : Jonas Salk, Albert Sabin et Hilary Koprowski. Chronologie.
27 février 1950 : Hilary Koprowski est le premier à tester son prototype de vaccin oral, à base de virus vivant atténué, sur un enfant américain de Letchworth village.
12 avril 1955 : Le vaccin de Jonas Salk est homologué. C’est un vaccin qui utilise un virus inactivé, autrement dit « tué » et qui nécessite trois injections. Une campagne de vaccination de masse suit cette homologation aux Etats- Unis. 90 millions d’Américains seront vaccinés.
23 avril 1955 : Drame autour de la vaccination antipoliomyélite : 260 enfants ayant reçu le vaccin Salk tombent malades, onze d’entre eux meurent.
Des lots de vaccins provenant des laboratoires Cutter (en Californie) étaient défectueux : ils contenaient encore du virus vivant.
Mai 1955-1960 : Ce drame relance la course au vaccin entre Albert Sabin, au Children’s Hospital Research Foundation (Cincinnati), et Hilary Koprowski, d’abord au Laboratoire Lederle (Pearl River, État de New York) puis au Wistar Institute de Philadelphie.
1958-1959 : Albert Sabin teste son vaccin oral, à base de virus vivant atténué, sur 6 millions d’enfants en URSS.
1957-1960 : Hilary Koprowski teste son vaccin expérimental « CHAT » sur 1 million d’Africains du Congo belge.
Novembre 1958 : Albert Sabin analyse le vaccin « CHAT » de Hilary Koprowski et découvre qu’il est instable et contaminé par un virus inconnu.
Novembre 1958 : L’OMS désapprouve dans une lettre confidentielle les campagnes de vaccinations de masse menées par Hilary Koprowski au Congo belge.
Printemps 1960 : Le vaccin oral d’Albert Sabin est homologué et utilisé dans le monde entier pour les campagnes de vaccinations de masse.
Durant l’été 1955, Hilary Koprowski et Ghislain Courtois, virologue et directeur du laboratoire médical de Stanleyville (Congo belge), se rencontrent lors d’un colloque au Kenya et décident de créer un camp d’élevage de chimpanzés pour faire officiellement des recherches sur l’hépatite et la polio. Chronologie. Hilary Koprowski et le Congo belge
1er mai 1956 : Le projet aboutit : ouverture du Camp Lindi, situé en retrait de Stanleyville. Ghislain Courtois en est le directeur.
Janvier 1957 : Plus de 200 chimpanzés sont déjà arrivés au Camp Lindi.
Février 1957 : Ghislain Courtois reçoit Hilary Koprowski pour la première fois au Camp Lindi. Ils immortalisent cette visite par une photo « officielle » devant la pancarte du camp.
Mars 1957 : Premières vaccinations de 4228 personnes avec le vaccin oral expérimental « CHAT » de Hilary Koprowski à Stanleyville.
1er mai 1957 : Hilary Koprowski quitte les laboratoires Lederle à Pearl River dans l’État de New York (Etats-Unis) avec son vaccin oral expérimental « CHAT ». Il devient directeur du Wistar Institute à Philadelphie.
1er octobre 1957 : Inauguration en présence de Hilary Koprowski, Ghislain Courtois et toute l’équipe des médecins belges du nouveau laboratoire médical de Stanleyville (Congo belge). Ce laboratoire est immense et possède la technologie de pointe de l’époque.
26 décembre 1957 : Deux ans et demi après l’ouverture du camp, Gilbert Rollais, le chasseur officiel du camp et son équipe de Pygmées ramènent le 401e chimpanzé au Camp Lindi.
1er février 1958 : Fritz Deinhardt, spécialiste en cultures de tissus au Children’s
Hospital de Philadelphie arrive à Stanleyville pour, officiellement, faire des recherches sur l’hépatite.
Du 24 février au 10 avril 1958 : En l’espace de six semaines, 215 504 personnes sont vaccinées avec le vaccin « CHAT 10A11 » dans la vallée de la Ruzizi, frontière entre le Congo belge, le Rwanda et le Burundi.
Novembre 1958 : L’OMS désapprouve les campagnes de vaccinations de masse menées par Hilary Koprowski au Congo belge.
1959 : Dans le cadre de leurs recherches, Joseph Vandepitte et Arno Motulsky font le tour du Congo belge et collectent 2000 échantillons de sang humain.
En 1985, le chercheur André Nahmias découvrira que l’un de ces échantillons est positif au VIH?
Juin 1960 : Indépendance du Congo belge. La situation politique entraîne la fermeture du Camp Lindi dans lequel il reste 50 chimpanzés. Au total, un million de personnes ont reçu le vaccin expérimental. Science sans conscience ?
Quelques propos extraits du film « A mon avis, on aurait dû arrêter d’utiliser des reins de singes dans la production de virus dès 1960. Nous avons pourtant continué. Ce sont les industries pharmaceutiques qui prennent ces décisions ? Ce qui me met vraiment hors de moi, c’est que nous avons la possibilité de fabriquer un vaccin anti-polio à base de protéines de synthèse, nous n’en faisons rien ! »
Dr Cecil Fox « Il me semblait que les gens devaient se faire une idée par eux-mêmes, examiner sur pièces et prendre une décision. Ce sont les théories qui font progresser la science, elles font avancer les choses? »
Tom Curtis « Hilary Koprowski est allé au Congo et il a pris des gens victimes de l’expansion coloniale. Il s’est servi d’eux. Je ne crois pas que quiconque, à l’époque, se soit soucié de l’aspect éthique de la question. »
Dr Cecil Fox « Largement plus de 400 chimpanzés ont été amenés au camp de Lindi en moins de deux ans, entre 1956 et 1958. Aucun de ces chimpanzés n’a survécu. On peut se poser la question : pourquoi ont- ils été tués ? »
Edward Hooper « C’est là l’hypothèse (la théorie du vaccin anti-polio) la plus haïe du monde médical. Il y a de grandes résistances à publier quoi que ce soit ainsi qu’à vérifier les pièces à convictions disponibles. »
Bill Hamilton « A cet égard, la science n’est pas démocratique. En science, vous avez votre théorie et moi mon hypothèse. Si je peux détruire votre théorie, je le fais et votre théorie n’existe plus. »
Simon Wain Hobson « L’impossibilité de découvrir la vérité, de mener un débat public et d’étudier ce qui est arrivé font que la science médicale continue, sans réelle mise en garde, d’aller au devant de désastres équivalents, sinon bien pires. »
Lettre de Bill Hamilton à la Royal Society « C’est évident que le chimpanzé est intervenu dans la composition du vaccin anti-polio? C’était avant tout un but scientifique pour lequel on les employait. J’ai parlé assez comme ça ? J’ai parlé trop, même ? »
Pierre Doupagne « On nous appelait, on y allait ?
C’était un vaccin important !
Personne n’avait le droit de refuser ?
C’était une obligation très difficile, très dure ! »

Villageoise « Si quelqu’un n’avait pas reçu le vaccin, il y avait les chefs, eux, savaient dans quelles maisons les trouver ? Personne n’est allé en prison, mais c’était un ordre d’avoir le vaccin. »
Villageois « Les tests du Congo belge sont l’exemple parfait que de telles expérimentations à grande échelle n’auraient jamais dû avoir lieu ».
Lettre de l’OMS suite aux vaccinations de la Ruzizi.

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