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Vaccin de l’hépatite B

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Vaccin de l’hépatite B : une bombe à retardement !

La revue Neurology diffuse en avance l’étude pédiatrique menée par l’équipe du Pr Marc Tardieu (service de neuropédiatrie, hôpital Bicêtre au Kremlin-Bicêtre). L’étude établit un lien entre la vaccination pédiatrique contre l’hépatite B par Engerix B (GlaxoSmithKline) et un risque d’événement démyélinisant, en particulier de sclérose en plaques (SEP).

Neurology a décidé de diffuser immédiatement l’article “Hepatitis B vaccine and the risk of CNS inflammatory demyelination” car ce sujet est une question de santé publique en France, précise l’organe de l’American Academy of Neurology (AAN). La version finalisée de cette étude sera publiée dans une édition en ligne de la revue mercredi 8 octobre. Une partie des résultats a été repris par le journal Le Monde. Cette énième étude vient étayer, une nouvelle fois, la thèse du risque significatif inhérent à la vaccination contre l’hépatite à tout âge en dépit de recommandations minimisant trop souvent le rapport bénéfice/risque pour la santé publique.

Cependant, après la mise en examen pour “tromperie aggravée” des responsables de deux laboratoires ayant mis au point et commercialisé le vaccin contre l’hépatite B, en Allemagne, comme en Grande-Bretagne, les autorités sanitaires ont refusé de continuer à la conseiller, aussi les vaccinations ont été très réduites et les effets secondaires également.

Seuls trois pays ont maintenu la vaccination à “grande échelle” : la France, les États-Unis et l’Italie où le ministre italien de la Santé a touché 600 millions de lires quelques mois avant qu’il ne rende la vaccination obligatoire dans son pays. Il a été inculpé et condamné à plusieurs années de prison ferme, mais le vaccin a engendré des dégâts semblables aux nôtres.

Aux États-Unis, depuis 1990, la loi fédérale oblige tous les médecins à déclarer les complications vaccinales au Vaers (Vaccine Adverse Event Reporting System), dépendant de la FDA et du gouvernement américain. Or, entre le 1er juillet 1990 et le 31 octobre 1998, le Vaers a dénombré 24 775 effets secondaires du vaccin contre l’hépatite B, dont 9 673 cas très graves et 439 décès, parmi lesquels 180 ont été classés “Mort subite et inexpliquée du nourrisson”.

Entre 1999 et 2002, chez les enfants de moins de 6 ans, chez lesquels il n’existe officiellement “aucun problème” en France, le Vaers a enregistré 13 363 accidents, dont 1 850 hospitalisations et 642 décès pour ce seul vaccin. On pourrait déjà être affolé par ces chiffres, mais, le 2 juin 1993, la FDA avouait dans Jama qu’une étude du CDC démontrait que : “Seulement 1 % des accidents graves lui étaient rapportés”. Le magazine Money de décembre 1996 a bien confirmé cet infime pourcentage. Il est certain que si l’on multiplie les chiffres officiels par ce pourcentage, la situation est terrifiante.

Déjà, en 1994, le Lancet (vol. 344) avait dénoncé : “La vaccination contre l’hépatite B a été associée à une exacerbation ou même un déclenchement de maladies auto-immunes comme des scléroses multiples ou des syndromes de Guillain-Barré.” Ainsi, contrairement à ce que l’on prétend, les problèmes liés à la toxicité de la vaccination contre l’hépatite B sont officiellement reconnus et ne sont pas réservés à la France, mais, chez nous, personne ou presque ne lit le Lancet.

Le 14 juin 1999, le Dr Jane Orient, présidente de l’Association des médecins et chirurgiens américains, a témoigné devant le Comité de réforme du gouvernement et a évoqué les 4 600 dossiers impliquant, outre la sclérose en plaques, le syndrome de Guillain-Barré, le lupus érythémateux, des névrites optiques, les polyarthrites, péricardites, uvéites postérieures, paralysies faciales, le lichen plan et aussi l’augmentation inquiétante de l’asthme et du diabète insulinodépendant, que l’on occulte totalement en France. Elle a conclu : “Pour la plupart des enfants, le risque d’une réaction grave au vaccin peut être 100 fois plus grand que le risque d’hépatite B”.

Dans ce pays, un certain pourcentage est prélevé sur le prix du vaccin pour dédommager les accidents vaccinaux. Étant donné qu’entre 1990 et 2000, 1 048 milliards de dollars ont été payés et que la somme maximale octroyée pour un décès ne peut excéder 250 000 dollars, ce chiffre dément à lui seul toutes les assertions officielles affirmant que rien ne prouve la nocivité des vaccins. S’ils sont tellement inoffensifs, pourquoi tant d’argent attribué aux victimes ? D’autant qu’aux États-Unis, comme en France, le parcours des malades pour obtenir que la justice puisse faire son travail est aussi hasardeux qu’onéreux et alors que l’administration de Clinton avait déjà durci la procédure d’obtention de cette compensation, celle de Bush a supprimé tout espoir pour les familles des victimes.

Une litanie de mensonges

“Nous entendons faire valoir notre point de vue dans cette affaire”, a déclaré Benoît Soubeyrand, directeur médical de Sanofi Pasteur MSD. Il a ajouté qu’il va “collaborer au mieux de ses possibilités avec le juge d’instruction”. On ne peut être qu’inquiet de la collaboration du laboratoire avec le juge d’instruction, tout en nous demandant comment il va répondre de l’accusation de “tromperie aggravée”. Car il s’agit bien, avant tout, des énormes mensonges proférés par le laboratoire au moment de cette OPA sur la santé publique. Tout le monde a le droit de se tromper, mais pas de mentir lorsqu’il s’agit de la santé publique.

Mais, avant d’énumérer les plus gros mensonges du laboratoire, il est important de savoir qu’il a eu de nombreux complices parmi le gouvernement, les instances de santé et certains médias. Seront-ils aussi mis en examen ? Ce serait indispensable dans une véritable démocratie car, dans cette campagne éhontée en faveur de la vaccination contre l’hépatite B, la publicité a dépassé de très loin les arguments utilisés pour vendre du Coca-Cola et les mensonges se sont succédé à une cadence jamais égalée auparavant dans le domaine de la santé.

Ainsi, avec toute l’objectivité qu’on peut attendre de quelqu’un qui est à la fois juge et partie, le laboratoire Pasteur-Mérieux MSD n’a pas hésité à éditer une plaquette affirmant : “La salive est un important vecteur de la contamination”, alors qu’on n’a jamais rapporté un seul cas de contamination transmise par la salive. Et le Conseil général des Hauts-de-Seine s’est fait le complice des marchands de vaccins en diffusant un tract de la même veine : “On peut contracter l’hépatite B par la salive, le baiser, le partage d’objets familiers”.

Pour sa part, Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé du gouvernement Balladur, a avancé les chiffres les plus farfelus, sans aucune base scientifique, mais qui lui avaient évidemment été soufflés par les marchands du vaccin : “L’hépatite B, ce sont 40 000 contaminations par an, touchant principalement les jeunes” (cf. Libération, 4 septembre 1994). Pouvait-il alors ignorer que les estimations officielles (Réseau national de la santé) se situaient autour de 8 000 ?

Cette année 1994, durant tout le mois d’octobre, un camion forum sillonna la France et le “Doc”, alias Christian Spitz, pédiatre et psychologue chargé de “l’information”, affirma alors que quatre milliards d’individus étaient touchés par le virus. Personne n’a dénoncé l’énormité du mensonge, pas une seule voix ne s’est élevée pour protester officiellement. En l’occurrence, il s’agissait de la violation de l’article 13 du Code de déontologie médicale française et ce médecin, qui a délibérément violé les règles du serment d’Hippocrate en ayant fait montre d’une évidente “attitude publicitaire”, sans aucun “souci des répercussions de ses propos auprès du public”, aurait dû comparaître devant le Conseil de l’ordre. Or, celui-ci s’est bien gardé de le poursuivre alors qu’il condamne, sans aucun état d’âme, de nombreux médecins sous le prétexte qu’ils soignent avec des “méthodes non conventionnelles et non éprouvées”. Les méthodes utilisées durant cette vague de folie étaient-elles “conventionnelles et éprouvées” ? Malgré l’énormité de ce mensonge, à présent oublié, le Dr Spitz anime certaines émissions télévisées. On peut imaginer la rigueur de l’information qu’il diffuse.

Le 23 mars 1998, le Journal de 20 heures sur la 2 présenta une note interne du laboratoire Pasteur-Mérieux : “Sur le marché de la vaccination, les adolescents sont un segment très porteur… Il faut dramatiser… faire peur avec la maladie”. Cette seule publication aurait dû provoquer une remise en question du vaccin, puisque la “nécessité de vacciner” a été basée sur des affirmations qui relèvent du délit de publicité mensongère. Comment les défenseurs du laboratoire vont-ils pouvoir noyer cet énorme poisson ?

Pour justifier cette campagne, le Pr J. F. Girard, alors directeur général de la Santé, n’a pas hésité à affirmer que l’épidémie avait tendance à s’étendre et que cette affection présentait un problème majeur de santé publique ! (cf. Le Généraliste, n° 1 643, 1995), alors que l’Inserm et la Surveillance épidémiologique de la Courly montraient que l’on avait douze fois plus de cas d’hépatite B en 1978 qu’en 1992. La diminution de 90 % des cas observés avant la campagne publicitaire en faveur du vaccin correspond au retrait des lots de sang contaminé. Car il faut savoir que de nombreuses hépatites B ont été criminellement transmises par la transfusion sanguine de sang contaminé, dont on s’est bien gardé de parler durant la campagne.

Quant au Pr Jacques Drucker, alors directeur du Réseau national de santé publique, il prétendait, en 1997, qu’il y avait 3 000 décès par an à cause de l’hépatite B. Mais le 24 mars 1998, interviewé sur France 3 dans l’émission Nimbus, il affirma alors qu’il y en avait environ 1 000. Voilà encore un bel exemple de précision “scientifique” chez un responsable de la santé publique !

Interrogé à son tour, Antoine Flahaut, de l’Inserm, maître de conférence à Paris VI, affirma pour sa part, sur des bases beaucoup plus sérieuses, qu’il y en avait entre 630 et 1 000 au maximum. Ainsi, M. Douste-Blazy nous a donné au sujet des cas d’hépatites B en France un chiffre cinq fois supérieur à celui fourni par le Réseau de la santé publique, et le Pr Drucker, directeur de ce même Réseau, a avancé un chiffre de trois à cinq fois supérieur à celui de l’Inserm ! Faut-il incriminer l’ignorance, l’incompétence ou le mensonge organisé ?

Dans Ouest-France du 6 septembre 1998, le Dr Plassart ne s’est pas privé, lui non plus, de désinformer ses lecteurs : “Le virus de l’hépatite B se transmet par voie vénérienne et par la salive”. Combien d’adolescents ont cru ces mensonges puisqu’ils émanaient de personnes “responsables”, de ceux qui sont chargés de leur montrer l’exemple de la probité.

Un dépliant distribué par le laboratoire SKB à des centaines de milliers d’exemplaires affirmait que “L’hépatite B tue plus de personnes en un jour que le sida en un an”. Michel Georget, professeur de biologie, répondit alors : “À supposer, pour simplifier, que l’hépatite B fasse 365 morts par an (soit un par jour, ce qui est déjà très supérieur à la réalité), cela voudrait dire que le sida tue moins d’une personne par an ! Hélas, il n’en est rien.”

Aucun des tracts ne mentionnait les dangers de ce vaccin, pourtant signalés depuis belle lurette dans la littérature scientifique internationale, et la plupart avançaient des chiffres de mortalité englobant l’ensemble de la planète, ce qui faussait complètement les données, confondant les chiffres de l’hépatite B et ceux de l’hépatite C sans indiquer que le vaccin anti-hépatite B n’a aucun effet sur l’hépatite C (à part ses effets secondaires dangereux).

Et en 1999, dans La Vaccination (éditions Que sais-je) Claude Hannoun, professeur honoraire à l’Institut Pasteur, osait encore affirmer que le virus “est transmis directement ou indirectement à partir du sang, de la salive, du sperme et des sécrétions vaginales”. Ce professeur honoraire sera-t-il sanctionné pour son mensonge ?

Le 15 février 2005, dans Le Figaro, Maxime Journiac, spécialiste de Sida Info Service, reprenait le chiffre de 300 000 personnes contaminées par le virus de l’hépatite B, et reprenait la litanie de mensonges : “le virus se transmet par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, la salive et les liquides issus d’une plaie”. Personne ne semble avoir remarqué dans cet article qu’avec la moitié de la France “protégée” du virus par le vaccin, il existerait bien plus de cas qu’avant la campagne de vaccination massive. Étant donné que l’incidence de la maladie avait diminué de façon spectaculaire bien avant la vaccination de masse, on ne peut que s’inquiéter d’apprendre que les chiffres pour l’hépatite B ont doublé en dix ans. Dans ce cas, il faut surtout éviter de continuer à vacciner.

L’article signalait également que “La France est le seul pays européen où l’opposition au vaccin de l’hépatite B a eu de telles conséquences judiciaires et médiatiques que la couverture vaccinale a reculé”, en se gardant bien de dire que nous sommes le seul pays européen à avoir subi de telles pressions des laboratoires et à leur avoir obéi. En Grande-Bretagne, on a vacciné 5 %, et non 50 %, de la population et pourtant ce pays n’a pas davantage de cas d’hépatite B que nous. Mais tout le monde semble l’ignorer, et Le Figaro mérite la palme d’or à cet égard.

Dans le même esprit, en 2004, on pouvait encore entendre le Dr Edwige Antier, qui intervient régulièrement dans les médias, affirmer sur France-Inter que l’hépatite B est une maladie très grave qui menace la population française et que les accidents s’élèvent au maximum à 200 cas. Ce genre de mensonge n’a jamais été sanctionné par qui que ce soit, et certainement pas par le Conseil de l’ordre des médecins.

La preuve qu’ils savaient

Alors que nos pouvoirs publics criaient haut et fort qu’il n’existait aucun accident, ils nous donnaient encore une autre preuve de leur mensonge. Le Parisien du 2 octobre 1998 a publié le fac-similé d’une lettre envoyée à Liliane Larvor, atteinte de polyarthrite rhumatoïde depuis sa vaccination obligatoire pour travailler à la faculté. La lettre, à l’en-tête du ministère du Travail et des Affaires sociales, est datée du 16 janvier 1996 et signée par François Vareille. “Au vu du rapport établi par l’expert, le Dr Martin, du centre de pharmacovigilance de Brest, la commission de règlement amiable des accidents vaccinaux lors de sa séance du 9 janvier 1996 a conclu que le lien de causalité entre la vaccination et les troubles observés devait être retenu. Au vu de cet avis favorable, je vous propose à titre d’indemnisation la somme de 100 000 francs en réparation des préjudices de toute nature consécutifs à la vaccination que vous avez subie.”

Cette lettre implique une reconnaissance totale et officielle des effets secondaires, dès 1996, et prouve ainsi que de nombreux officiels nous ont menti en affirmant qu’il n’y avait “aucun” effet secondaire grave. Mais la dernière partie de cette lettre est fort intéressante. La somme proposée représente le prix du silence de la victime puisqu’elle devait s’engager à renoncer “à intenter toute action en réparation à raison de ce même préjudice”. Lourdement handicapée, Liliane Larvor a accepté les 100 000 francs. Elle a déclaré au Parisien : “Quand j’ai lu dans les journaux que l’État ne reconnaît rien, j’ai été ulcérée”. On peut lire plus loin dans le même article que “Le Parisien Aujourd’hui a pu consulter quatre autres dossiers du même type, à en-tête du ministère et reconnaissant une responsabilité vaccinale”. Ainsi, cinq personnes étaient déjà indemnisées à l’époque et il y en a eu d’autres depuis. Ces dédommagements prouvent bien qu’on “savait”, alors qu’on niait toujours et qu’on nie encore.

Le Dr Marc Girard, qui fut l’expert nommé par la Cour d’appel de Versailles, estime à plus de 80 000 les cas de sclérose en plaques associés à ce vaccin, ce qui est très loin du chiffre officiel. Il a découvert un rapport de la Direction générale de la santé (DGS), du 15 février 2002, selon lequel ces vaccins auraient produit “la plus grande série d’effets indésirables recueillis en pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974″, alors que tous nos responsables (mais pas coupables) de la santé persistent à affirmer qu’il n’y en a pratiquement pas. Il a aussi constaté que le centre de pharmacovigilance de Strasbourg est tellement efficace qu’une victime, décédée en 1998, était alors déclarée toujours vivante, et une autre victime aurait été vaccinée deux mois après son décès. De même, 99 % des dossiers de l’enquête auraient été “perdus” en cours d’analyse. Il est certain que, dans le domaine de la santé, les pertes de dossiers s’accumulent, comme c’est aussi le cas dans le scandale de l’hormone de croissance.

Le Dr Girard fait aussi remarquer que “ceux qui maintiennent l’intérêt de cette vaccination sont ceux qui, dans les revues épidémiologiques, admettent sans rire qu’il existe une incertitude de 1 à 7 sur les chiffres de la contamination virale” (cf. Médecine et maladies infectieuses 2003 ; 33). Et il pose la question : “Qui prendrait au sérieux les gens de l’Insee s’ils venaient nous dire qu’au terme du dernier recensement, la population française compte entre 60 et 420 millions de citoyens ?”

En 2003, les journaux français ont annoncé que des études indépendantes avaient totalement innocenté le vaccin, alors que ces deux études, réputées “indépendantes”, furent initiées et en partie financées par les fabricants de vaccins, la première par Aventis-Pasteur, à présent Sanofi Pasteur MSD, et la seconde par Merck, qui est, par hasard, associé de Pasteur-Mérieux.

On trouve l’exemple même du “flou artistique” qui entoure ce problème sur le site actuel de Doctissimo. Dans l’une des versions du site, on peut lire qu’en France il y aurait environ 100 à 150 000 personnes porteuses du virus de l‘hépatite B, alors qu’une autre rubrique affiche “près de 300 000 personnes porteuses du virus”, et que “le germe coupable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde”.

Doctissimo sera-t-il mis en examen pour “tromperie aggravée”, étant donné que l’hépatite B passe inaperçue la plupart du temps et évolue spontanément vers la guérison dans plus de 95 % des cas et que les sujets sont ensuite immunisés. Parmi les 5 % des autres cas, il n’est pas impossible qu’une hépatite aiguë se manifeste. Or, d’après Panorama du médecin : “L’hépatite aiguë en règle générale est une affection bénigne pour laquelle il n’est pas indiqué (et même contre-indiqué) de prescrire une quelconque médication” (cf. n° 4 131 – 1995). La complication la plus grave est l’hépatite fulminante, mortelle dans un cas sur deux, mais ce risque ne concerne qu’1 % des cas d’hépatites aiguës, c’est-à-dire un chiffre négligeable par rapport aux effets secondaires du vaccin.

On peut ainsi constater, une fois de plus, que le risque est toujours pour le malade, le bénéfice, toujours pour le laboratoire. Il serait donc normal que ce bénéfice, généré par des manœuvres douteuses, soit parfois grevé par une condamnation.

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/vaccin-de-l-hepatite-b-une-bombe-a-45023

Vaccin spécial

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Les Allemands scandalisés par le vaccin spécial contre la grippe réservé au gouvernement

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Appréciée pour sa simplicité et pour sa proximité avec les gens, Angela Merkel donne une fois encore l’exemple. Face à la polémique grandissante outre-Rhin sur un vaccin contre la grippe H1N1 à deux classes, la chancelière allemande vient d’annoncer son intention de se faire vacciner avec le produit qui sera distribué à tous les Allemands plutôt qu’avec le sérum réservé à la classe dirigeante.

Lundi, le quotidien populaire Bild avait cité des experts accusant le gouvernement d’ «offrir une médecine de seconde classe à ses citoyens ». Les experts ont révélé que le gouvernement a choisit de vacciner la chancelière et ses ministres ainsi que les principaux responsables gouvernementaux avec du Celvapan, le même sérum que celui commandé par l’armée allemande au laboratoire Baxter. Celui-ci ne contient pas d’adjuvants et entraînerait donc des effets secondaires moins importants que le Pandemrix, le « vaccin des masses » dont 50 millions de doses ont été livrées aux Länder allemands lundi.

Ces révélations ont scandalisées l’opinion allemande. Redoutant les maux de tête et les poussées de fièvre associées au vaccin Pandemrix, seulement 12% des Allemands ont l’intention de se faire vacciner contre la grippe H1N1. Bénéficiant d’une injection sans risques, ministres et responsables gouvernementaux ont beau jeu d’appeler leur concitoyen à la « responsabilité » en acceptant de se faire vacciner.

« Le fait que des politiciens et les principaux fonctionnaires des ministères soient vaccinés avec un autre vaccin que le peuple envoi un signal terrible. De nos jours, les politiciens doivent accepter de prendre ce qu’ils recommandent aux autres », estime Martin Exner, directeur de l’institut d’hygiène et de santé publique de l’université de Bonn. Le porte parole du gouvernement, Ulrich Wilhelm, affirme qu’il n’existe pas « de vaccin réservé au gouvernement ». Il sera désormais difficile de convaincre les nombreux Allemands, persuadés du contraire, d’aller se faire vacciner.

Immunité mortelle

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Enquête sur la façon dont le gouvernement étouffe le scandale sur les liens entre l’autisme et l’intoxication au mercure
Par ROBERT F. KENNEDY JR.
Une réunion top-secrète

En juin 2000, un groupe de hauts dirigeants scientifiques du gouvernement et de décideurs en santé s’est réuni au centre de conférence Simpsonwood, un endroit isolé situé à Norcross en Géorgie. L’assemblée qui avait été organisée par les ”Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies” se déroula à ce centre de retraite méthodiste, niché dans les champs boisés à côté de la rivière Chattahoochee, pour assurer le secret complet. L’agence n’avait publié aucune annonce publique de la session – seulement des invitations privées à cinquante- deux participants. Il y avait des hauts fonctionnaires du CDC (Center for Disease Control – Centre pour le Contrôle des Maladies) et de la FDA (l’agence américaine d’Administration des Aliments et Drogues), le plus grand spécialiste des vaccins pour l’Organisation Mondiale de la Santé à Genève et des représentants de chacun des principaux fabricants de vaccins, y compris GlaxoSmithKline, Merck, Wyeth et Aventis Pasteur. Les officiels du CDC rappelèrent à plusieurs reprises aux participants qu’il y avait un embargo strict sur toutes les données scientifiques qui seraient discutées. Aucune photocopie des documents ne serait permise, et ils ne pourraient emporter aucun papier avec eux à leur départ.

Les fonctionnaires fédéraux et les représentants de l’industrie s’étaient réunis pour discuter d’une nouvelle étude inquiétante qui a soulevé des questions alarmantes au sujet de la sécurité de plusieurs vaccins communs administrés aux nourrissons et aux enfants en bas âge. Le Thimerosal, un préservatif à base de mercure qui est ajouté aux vaccins – semble avoir été responsable d’une augmentation dramatique des cas d’autisme et d’une foule d’autres désordres neurologiques chez les enfants, selon un épidémiologiste du CDC du nom de Tom Verstraeten, qui avait analysé l’immense base de données de l’agence contenant les rapports médicaux de 100 000 enfants. “J’ai réellement été assommé par ce que j’ai vu,” a dit Verstraeten à ceux qui étaient assemblés au centre Simpsonwood, citant le nombre important d’études récentes qui indiquent un lien entre le Thimerosal et les retards dans la parole, les désordres du déficit de l’attention, de l’hyperactivité et de l’autisme. Depuis que le CDC et la FDA avaient recommandé en 1991 que trois vaccins additionnels contenant le préservatif soit injectés aux enfants extrêmement jeunes – dans un cas, seulement quelques heures après la naissance -, le nombre estimé de cas d’autisme avait augmenté de quinze fois, soit d’un cas par 2 500 enfants à un cas par 166 enfants.

Les résultats étaient effrayants même pour des scientifiques et médecins habitués à confronter des situations quotidiennes de vie et de mort. “Vous pouvez jouer avec cela tant que vous voudrez,” a mentionné au groupe le Dr. Bill Weil, qui est consultant pour l’Académie Américaine de Pédiatrie. Les résultats ‘’sont statistiquement significatifs”. Le Dr. Richard Johnston, un immunologiste et pédiatre de l’Université du Colorado dont le petit-fils vint au monde au petit matin du premier jour de la réunion, était encore bien plus alarmé. “Mon impression intérieure?” a-t-il dit. “Pardonnez- ce commentaire personnel – je ne veux pas que mon petit-fils se fasse vacciner avec du Thimerosal jusqu’à ce que nous en sachions davantage sur ce qui se passe.”

Mais au lieu de prendre des mesures immédiates pour alerter le public et pour éliminer le Thimerosal des réserves de vaccins, les fonctionnaires et les cadres réunis au centre Simpsonwood ont passé la plus grande partie des deux jours suivants à discuter de la stratégie pour camoufler les données préjudiciables. Selon des transcriptions obtenues par la Loi d’accès à l’information, plusieurs des individus réunis étaient préoccupés par les impacts des révélations dérangeantes au sujet du Thimerosal sur les profits et opérations de l’industrie des vaccins.

“Nous sommes en mauvaise position du point de vue de la défense contre toutes les poursuites,” a dit le Dr. Robert Brent, un pédiatre à l’hôpital pour enfants Alfred I. duPont au Delaware. “Ce sera une ressource pour les avocats des plaignants qui sont très occupés dans ce pays.” Le Dr. Bob Chen, chef de la sécurité vaccinale pour le CDC, a exprimé son soulagement “qu’étant donné la sensibilité des informations, nous avons pu les garder hors des mains de gens qui, pourrions- nous dire, seraient moins responsables.” Le Dr. John Clements, conseiller en vaccins à l’Organisation Mondiale de la Santé, a déclaré catégoriquement que l’étude “n’aurait tout simplement jamais dû être réalisée” et a averti que les résultats “seront repris par d’autres et utilisés à des fins qui sont hors d’atteintes du contrôle de ce groupe. Les résultats de la recherche doivent être pris en mains.”
En fait, le gouvernement a prouvé qu’il a bien plus d’habilité à contrôler les dommages qu’à protéger la santé des enfants. Le CDC a payé l’Institute of Medicine pour entreprendre une nouvelle étude pour faire disparaître les risques du Thimerosal, ordonnant aux chercheurs de rejeter le lien entre le produit chimique et l’autisme. Ils ont retenu les résultats de Verstraeten, malgré qu’ils aient été libérés pour publication immédiate, qui a mentionné à d’autres scientifiques que ses données originales “avaient été perdues” et n’avaient pu être reproduites. Et pour contrecarrer la Loi d’accès à l’information, l’agence a remis sa gigantesque base de données de rapports de vaccinations à une entreprise privée, la déclarant ainsi inaccessible aux chercheurs. Au moment où Verstraeten a finalement publié son étude en 2003, il était à l’emploi de GlaxoSmithKline et avait retouché ses données pour faire disparaître le lien entre le Thimerosal et l’autisme.

Les fabricants de vaccins avaient déjà commencé à retirer le Thimerosal des injections données aux enfants américains en bas âge – mais ils ont continué à vendre leurs réserves de vaccins teintés de mercure jusqu’à l’année dernière. Le CDC et la FDA leur ont donné un coup de main en achetant des vaccins contaminés au mercure pour l’exportation aux pays en voie de développement et permettant à des compagnies de médicaments de continuer d’utiliser le préservatif dans quelques vaccins américains – incluant plusieurs vaccins pédiatriques contre la grippe de même que dans les suivis de tétanos injectés de façon routinière à des enfants de 11 ans.

Les compagnies pharmaceutiques obtiennent également l’aide de puissants législateurs à Washington. Bill Frist, leader de la majorité au sénat, qui a reçu 873 000 $US en contributions de l’industrie pharmaceutique, a travaillé pour immuniser les fabricants de vaccins de toute responsabilité dans les 4 200 poursuites qui ont été déposées par les parents d’enfants blessés. Frist a tenté à cinq occasions séparées de sceller tous les documents du gouvernement ayant rapport avec les vaccins – incluant les transcriptions de Simpsonwood – et de protéger Eli Lilly, le fabricant du Thimerosal, contre toute citation. En 2002, le lendemain que Frist eut tranquillement introduit son petit pétard connu sous le nom ”dActe de protection d’Eli Lilly” à l’intérieur du Homeland Security Act, la compagnie a contribué $10 000 à la campagne de Frist et a acheté 5 000 copies de son livre sur le bioterrorisme. Le congrès a rejeté la mesure en 2003 – mais plus tôt cette année, Frist a déposé une autre disposition dans un Acte anti-terrorisme qui refuserait les compensations aux enfants souffrant des désordres au cerveau causés par des vaccins. “Les procès sont d’une telle ampleur qu’ils pourraient entraîner la fermeture des compagnies qui produisent les vaccins et limiter notre capacité à gérer une attaque biologique par des terroristes,” a dit Andy Olsen, un des aides législatifs de Frist.

Il y a même beaucoup de conservateurs qui sont choqués par l’effort du gouvernement pour dissimuler les dangers du Thimerosal. Dan Burton, un républicain d’Indiana, a surveillé une recherche de trois ans sur le Thimerosal après que son petit-fils ait été diagnostiqué avec l’autisme. Son Comité de Réforme de la Chambre du Gouvernement a conclu dans son rapport final que “le Thimerosal utilisé comme préservatif dans les vaccins est directement lié à l’épidémie d’autisme,” et que “cette épidémie aurait plus que probablement pu être évitée ou interrompue si la FDA n’avait pas dormi sur le commutateur concernant le manque de données sur la sécurité d’injecter du Thimerosal, une neurotoxine connue.” La FDA et d’autres agences de santé publique ont négligé d’agir, a ajouté le comité, à partir “de malversation institutionnelle à des fins d’autoprotection” et “du protectionnisme mal placé de l’industrie pharmaceutique.”

Le récit de la collusion entre les agences de santé du gouvernement et la Grosse Business Pharmaceutique pour cacher les risques du Thimerosal au public est un exemple sidérant d’arrogance, de pouvoir et d’avarice institutionnelle. J’ai été entraîné dans cette controverse avec hésitation. En tant qu’avocat et environnementaliste qui a passé des années à travailler sur des dossiers relatifs à la toxicité du mercure, j’ai fréquemment rencontré des mères d’enfants autistes qui étaient absolument convaincues que leurs petits avaient été blessés par des vaccins. En privé, j’étais sceptique. J’ai douté que la cause de l’autisme puisse être attribué à une seule source, et j’ai certainement compris le besoin du gouvernement de rassurer les parents que les vaccinations sont sécuritaires; l’éradication des maladies infantiles mortelles en dépend. J’avais tendance à être d’accord avec les sceptiques comme Henry Waxman, un démocrate de la Californie, qui a critiqué ses collègues sur le Comité de Réforme de la Chambre du Gouvernement pour sauter aux conclusions au sujet de l’autisme et les vaccinations. “Pourquoi effrayer les gens au sujet de l’immunisation, avant de connaître les faits?” avait précisé Waxman lors d’une audience.

Ce fut seulement après avoir lu les transcriptions de Simpsonwood, étudié la principale recherche scientifique et parlé avec plusieurs des autorités nationales en matière de mercure que je suis devenu convaincu que le lien entre le Thimerosal et l’épidémie de désordres neurologiques infantiles est réel. Cinq de mes propres enfants sont des membres de la génération du Thimerosal – ceux qui sont nés entre 1989 et 2003 – qui ont reçu des doses importantes de mercure par le biais des vaccins. Patti White, infirmière dans une école, a dit au Comité de Réforme de la Chambre du Gouvernement en 1999, “Les classes élémentaires comptent de plus en plus de cas d’enfants qui ont des symptômes de dommages neurologiques ou immunitaires. Les vaccins sont censés nous rendre plus sains; cependant, je n’ai jamais vu autant d’enfants atteints et malades en 25 années de soins. Quelque chose de très, très mal arrive à nos enfants.” Plus de 500 000 petits sont actuellement affectés par l’autisme, et les pédiatres diagnostiquent plus de 40 000 nouveaux cas chaque année. La maladie qui était inconnue jusqu’en 1943, a été identifiée et diagnostiquée chez 11 enfants qui naquirent après 1931, dans les mois suivant l’introduction du Thimerosal aux vaccins pédiatriques.

Quelques sceptiques contestent que l’augmentation des cas d’autisme soit causée par les vaccinations contaminées avec du Thimerosal. Ils présentent l’argument que l’augmentation est le résultat d’un meilleur diagnostic – une théorie qui semble douteuse au mieux, étant donné que la plupart des nouveaux cas d’autisme se sont regroupés dans une seule génération d’enfants. “Si l’épidémie est vraiment la synthétisation d’un diagnostic pauvre, où sont donc tous les autistes de 20 ans ? ” soulève le Dr. Boyd Haley, une des autorités mondiales en toxicité du mercure. D’autres chercheurs précisent que les Américains sont exposés à une plus grande “charge” cumulative de mercure qu’auparavant que ce soit par le poisson contaminé ou les amalgames dentaires, et ils suggèrent que le Thimerosal dans les vaccins ne soit seulement qu’une partie d’un problème beaucoup plus grand. C’est une question qui mérite qu’on lui accorde certainement plus d’attention qu’elle n’en a reçue – mais on doit se rappeler le fait que les concentrations en mercure dans les vaccins sont plus importantes que les autres sources auxquelles sont exposés nos enfants.

Il est extrêmement frappant de constater tout ce qui a été fait par plusieurs des principaux détectives pour ignorer – et camoufler – les évidences contre le Thimerosal. Dès le début, le dossier scientifique qui pesait contre l’additif dérivé du mercure était accablant. Le préservatif, qui est employé pour empêcher le développement des mycètes et la croissance bactérienne dans les vaccins, contient de l’éthylmercure, une neurotoxine puissante. Des montagnes d’études ont prouvé que le mercure tend à s’accumuler dans les cerveaux des primates et d’autres animaux après qu’ils aient été injectés avec des vaccins – et que les cerveaux en développement des enfants en bas âge sont particulièrement susceptibles. En 1977, une étude russe a démontré que des adultes qui ont été exposés à des concentrations d’éthylmercure beaucoup moins importantes que celles injectées aux enfants Américains étaient tout de même affectés par des dommages au cerveau plusieurs années plus tard. La Russie a interdit l’ajout de Thimerosal aux vaccins des enfants il y a 20 ans, et le Danemark, l’Autriche, le Japon, la Grande- Bretagne et tous les pays scandinaves ont depuis suivi le mouvement.

“Vous ne pourriez même pas construire une étude qui démontrerait que le Thimerosal est sécuritaire,” affirme Haley, qui dirige le département de chimie à l’Université du Kentucky. “C’est simplement trop toxique. Si vous injectez du Thimerosal dans un animal, son cerveau devient malade. Si vous en appliquer sur du tissu vivant, les cellules meurent. Si vous le mettez sur une assiette de Pétri, la culture meurt. Partant de cela, il serait surprenant qu’on puisse l’injecter dans un enfant en bas âge sans causer de dommages.”

Des documents internes révèlent qu’Eli Lilly, qui a développé le Thimerosal en premier, savait dès le début que son produit pourrait causer des dommages – et même la mort – à la fois chez les animaux et les humains. En 1930, la compagnie a testé le Thimerosal en l’administrant à 22 patients présentant une méningite terminale, qui sont tous mort dans les semaines suivant l’injection – un fait que Lilly n’a pas pris la peine de rapporter dans son étude déclarant que le Thimerosal était sécuritaire. En 1935, des chercheurs à l’emploi de Pittman-Moore, un autre fabricant de vaccins, a averti Lilly que ses déclarations au sujet de la sécurité du Thimerosal “ne concordent pas avec les nôtres.” La moitié des chiens que Pittman a injecté avec les vaccins au Thimerosal sont tombés malades, ce qui a conduit les chercheurs à déclarer que le préservatif était ”non satisfaisant pour être utiliser comme sérum pour les chiens.”

L’évidence contre le Thimerosal a continué de grandir dans les décennies qui ont suivi. Lorsque le Département de la Défense a utilisé le préservatif dans les vaccins sur des soldats pendant la deuxième guerre mondiale, il a exigé de Lilly qu’il soit étiqueté comme “poison”. En 1967, une étude parue dans Applied Microbiology a constaté que le Thimerosal tuait les souris lorsqu’il était présent dans les vaccins injectés. Quatre ans plus tard, les propres études de Lilly ont évalué que le Thimerosal était “toxique pour les tissus des cellules” dans des concentrations aussi basses qu’une partie par million – ce qui est 100 fois plus faible que la concentration d’un vaccin typique. Néanmoins, la compagnie a continué à promouvoir le Thimerosal comme “non toxique” et l’a également incorporé aux désinfectants topiques. En 1977, 10 bébés d’un hôpital de Toronto sont morts lorsqu’un antiseptique préservé avec du Thimerosal a été appliqué sur leurs cordons ombilicaux.

En 1982, la FDA a proposé une interdiction des produits en vente libre qui ont contenait du Thimerosal, et en 1991 l’Agence a considéré de l’interdire dans les vaccins destinés aux animaux. Mais tragiquement, cette même année, la CDC a recommandé que des enfants en bas âge soient injectés avec une série de vaccins contenant du mercure. Des nouveaux- nés seraient vaccinés pour l’hépatite B dans un délai de 24 heures après leur naissance, et les enfants âgés de 2 mois seraient immunisés pour l’Influenza Hemophilus B et la Diphtérie-Tétanos-Coqueluche.

L’industrie pharmaceutique savait que les vaccins additionnels posaient un danger. La même année que la CDC a approuvé les nouveaux vaccins, le Dr. Maurice Hilleman, un des pères des programmes vaccinaux chez Merck, a averti la compagnie que des enfants de 6 mois qui recevraient ces injections seraient sujets à une dangereuse exposition au mercure. Il a recommandé que le Thimerosal soit discontinué, “particulièrement lorsqu’il est question de l’utiliser sur des bébés et des enfants,” notant que l’industrie connaissait des alternatives non toxiques. “La meilleure façon de faire est de commencer à distribuer les vaccins actuels sans ajouter de préservatifs” a- t-il a ajouté.

L’obstacle pour Merck et d’autres compagnies pharmaceutiques était cependant l’argent. Le Thimerosal permet à l’industrie pharmaceutique d’empaqueter des vaccins dans des fioles qui contiennent des doses multiples, qui exigent la protection additionnelle parce qu’elles peuvent être contaminées plus facilement par les entrées multiples des aiguilles. Le coût de production des grandes fioles est la moitié du prix des plus petites fioles à dose unique, les rendant plus abordables pour les agences internationales qui les distribuent aux régions appauvries en danger d’épidémies. Confronté à cette “considération de coût,” Merck a ignoré les avertissements de Hilleman, et les fonctionnaires du gouvernement ont continué à pousser de plus en plus sur les vaccins au Thimerosal pour les enfants. Avant 1989, les élèves américains de la maternelle ont reçu 11 vaccinations -poliomyélite, Diphthérie-Tétanos-Coqueluche et Rougeole-Oreillon-Rubéole. Une décennie plus tard, les enfants recevaient un total de 22 injections avant qu’ils aient atteint la première année de classe grâce aux recommandations fédérales.

À mesure que le nombre de vaccins augmentait, le taux d’autisme parmi les enfants a explosé. Pendant les années 90, 40 millions d’enfants ont été injectés avec les vaccins contenant du Thimerosal, recevant des niveaux de mercure sans précédent pendant une période critique pour le développement du cerveau. En dépit des dangers bien documentés sur le Thimerosal, il s’avère que personne n’ait pris la peine de calculer la dose cumulative de mercure que les enfants recevraient par les vaccins obligatoires. “Comment la FDA a pu prendre autant de temps pour effectuer des calculs?” demanda Peter Patriarca, directeur des produits viraux pour l’agence, dans un courriel adressé au CDC en 1999. “Pourquoi le CDC et les groupes aviseurs n’ont pas fait ces calculs quand elles ont rapidement étendu le programme d’immunisation infantile ?”

Mais à ce moment-là, les dommages étaient faits. Lorsqu’ils atteignaient l’âge de six mois, les bambins qui avaient reçu tous leurs vaccins, en plus des suivis, s’étaient fait injectés un total de 187 microgrammes d’éthylmercure – un niveau 40 pour cent plus élevé que la limite permise par l’EPA pour l’exposition quotidienne au méthylmercure, une neurotoxine apparentée. Bien que l’industrie des vaccins insiste que l’éthylmercure ne pose que peu de danger parce qu’il se décompose rapidement et est éliminé par le corps, plusieurs études – incluant celle publiée en Avril par les Instituts National de la Santé – suggèrent que l’éthylmercure est réellement plus toxique pour les cerveaux en développement et qu’il reste dans le cerveau plus longtemps que le méthylmercure. Sous le nouveau programme de vaccinations, des doses multiples ont souvent été administrées le même jour : À deux mois, quand le cerveau du bébé est toujours à une étape critique du développement, les enfants recevaient régulièrement trois inoculations qui fournissaient 99 fois la limite permise pour le mercure.

Les fonctionnaires responsables des vaccinations infantiles insistent sur le fait que les vaccins additionnels étaient nécessaires pour protéger les enfants contre la maladie et que le Thimerosal est encore essentiel dans les pays en voie de développement, qui clament souvent ne pas pouvoir acheter les fioles à dose unique qui n’exigent pas de préservatif. Le Dr. Paul Offit, un des hauts conseillers en vaccination au CDC, m’a dit, “Je pense que si nous avons vraiment une pandémie de grippe – et nous en aurons certainement une d’ici 20 ans, parce que nous avons toujours – il n’existe aucune façon sur cette terre de Dieu par laquelle nous pourrions immuniser 280 millions de personnes avec des fioles à dose unique. Il doit y avoir des fioles à doses multiples.”

Mais tandis que les fonctionnaires en santé publique pourraient avoir été bien intentionnés, il y a plusieurs individus sur le comité consultatif du CDC ayant soutenu les vaccins additionnels qui avaient des liens étroits avec l’industrie. Le Dr. Sam Katz, la Chaire du comité, était un consultant payé pour la plupart des principaux fabricants de vaccins et il partage un brevet sur un vaccin pour la rougeole avec Merck, qui fabrique également le vaccin de l’hépatite B. Dr. Neal Halsey, un autre membre du comité, a travaillé en tant que chercheur pour les compagnies de vaccins et a reçus des honoraires par Abbott Labs pour sa recherche sur le vaccin de l’hépatite B.

Ce genre de conflits d’intérêt est en fait commun dans le cercle clos des scientifiques qui travaillent sur les vaccins. M. Burton indique que le CDC “permet régulièrement aux scientifiques qui ont des conflits d’intérêt flagrants de servir sur les comités consultatifs intellectuels qui font des recommandations sur les nouveaux vaccins,” même s’ils ont des “intérêts dans les produits et les compagnies pour lesquels ils sont censés fournir une évaluation impartiale.” Le Comité de Réforme de la Chambre du Gouvernement a découvert que quatre des huit conseillers du CDC qui approuvèrent les directives pour un vaccin de rotavirus “avaient des liens financiers avec les compagnies pharmaceutiques qui développaient différentes versions du vaccin.”

Le Dr. Paul Offit, qui partage un brevet sur un des vaccins, a reconnu qu’il “ferait de l’argent” si son vote mène éventuellement à un produit commercialisable. Mais il a écarté ma suggestion que le lien financier direct d’un scientifique dans l’approbation du CDC pourrait biaiser son jugement. “Ça ne représente aucun conflit pour moi,” insiste-t-il. “J’ai simplement été informé par le processus, plutôt que corrompu par celui-ci. Lorsque j’étais assis autour de cette table, mon unique intention était d’essayer de faire des recommandations qui présenteraient le plus de bénéfices pour les enfants de ce pays. Il est blessant de dire que des médecins et des personnes en santé publique sont dans la poche de l’industrie et qu’ils prennent donc des décisions qu’ils savent ne pas être sécuritaires pour les enfants. Ce n’est juste pas de cette façon que ça fonctionne.”

D’autres scientifiques de la vaccination ainsi que des contrôleurs m’ont donné des assurances semblables. Tout comme Offit, ils se voient comme des gardiens éclairés de la santé des enfants, fiers de leurs “associations” avec les compagnies pharmaceutiques, immunisés contre les séductions du bénéfice personnel, déconcertés par les activistes irrationnels dont les campagnes anti- vaccinales mettent en danger la santé des enfants. Ils sont souvent irrités par les interrogations. “La science,” dit Offit, “se porte mieux lorsqu’elle est laissée aux scientifiques.”

Quoiqu’il en soit, quelques fonctionnaires du gouvernement ont été alarmés par les conflits d’intérêt apparents. Dans son courriel aux administrateurs du CDC en 1999, Paul Patriarca de la FDA a critiqué des contrôleurs fédéraux pour ne pas avoir scruté adéquatement les dangers posés par les vaccins supplémentaires pour les bébés. “Je ne suis pas sûr que la FDA, le CDC et les agences de politiques en matière d’immunisation puissent se défaire facilement de la perception potentielle qu’ils ont pu être endormis sur le commutateur au sujet du Thimerosal jusqu’ici,” écrivait Patriarca. Il ajoute que les liens étroits entre les fonctionnaires chargés de la règlementation et l’industrie pharmaceutique “soulèvera également des questions au sujet des divers groupes consultatifs concernant les recommandations agressives pour l’usage du Thimerosal dans les vaccins pédiatriques.
Si les contrôleurs fédéraux et les scientifiques du gouvernement n’ont pas saisi les risques potentiels du Thimerosal au cours des années, personne ne pourrait clamer l’ignorance après la réunion secrète chez Simpsonwood. Mais plutôt qu’entreprendre plus d’études pour examiner le lien avec l’autisme et à d’autres formes de dommages au cerveau, le CDC a placé la politique au-dessus de la science. L’agence a confié sa base de données sur les vaccins pédiatriques – qui avaient été développés en grande partie aux frais des contribuables – à une firme privée appelée ”America’s Health Insurance Plans”, s’assurant ainsi qu’elle ne pourrait pas être utilisée pour des recherches additionnelles. Le CDC a également commandé à l’Institute of Medicine, une organisation consultative qui fait partie de la National Academy of Sciences, de produire une étude qui conteste le lien entre le Thimerosal et les désordres au cerveau. Le Dr. Marie McCormick, qui a dirigé le Comité de révision de sécurité de l’immunisation de l’Insitute of Medicine (IOM). “Le CDC veut que nous déclarions, eh bien, que ces choses sont assez sécuritaires,” a-t-elle mentionné à ses camarades chercheurs lorsqu’ils se sont réunis la première fois en janvier 2001. “Nous n’allons jamais confirmer que l’autisme est un véritable effet secondaire” de l’exposition au Thimerosal. Selon des transcriptions de la réunion, la responsable en chef du comité, Kathleen Stratton, a prévu que l’IOM conclurait que l’évidence était “inadéquate pour accepter ou rejeter une relation causale” entre le Thimerosal et l’autisme. Ça, a-t-elle ajouté, c’est le résultat que “Walt veut” – une référence au Dr. Walter Orenstein, directeur du programme national d’immunisation pour le CDC.

Pour ceux qui avaient consacré leurs vies à promouvoir la vaccination, les révélations au sujet du Thimerosal menaçaient de miner tout ce pourquoi ils avaient travaillé. “Nous tenons un dragon par la queue ici,” a dit un autre membre du comité, le Dr. Michael Kaback. “Plus notre présentation est négative, moins il est probable que les gens se fasse vacciner, immuniser – et nous savons quels en seront les conséquences. Nous sommes en quelque sorte pris dans un piège. Je pense que la charge est la façon dont nous pouvons nous sortir du piège.”

Les fonctionnaires fédéraux ont clairement indiqué publiquement que leur but primaire en étudiant le Thimerosal était de dissiper les doutes au sujet des vaccins. “Quatre études sont en cours pour rejeter le lien proposé entre l’autisme et le Thimerosal,” assurait le Dr. Gordon Douglas lors d’une rencontre à l’Université de Princeton en mai 2001. Il était alors directeur de la planification stratégique pour la recherche sur les vaccins au National Institutes of Health. “Afin de contrecarrer les effets néfastes de la recherche qui associe un lien du vaccin pour la rougeole à un risque élevé d’autisme, nous devons entreprendre et publiciser des études additionnelles pour assurer les parents de sa sûreté.” Douglas a autrefois servi comme président des vaccinations chez Merck, où il a ignoré des avertissements au sujet des risques du Thimerosal.

En mai de l’année dernière, l’Institute of Medicine a publié son rapport final. Sa conclusion : Il n’y a aucun lien prouvé entre l’autisme et le Thimerosal dans les vaccins. Plutôt que de passer en revue la littérature très abondante qui décrit la toxicité du Thimerosal, le rapport s’est fondé sur quatre études épidémiologiques très mal conçues qui examinèrent les pays Européens, où les enfants ont reçu des doses de Thimerosal beaucoup plus petites que les enfants Américains. Il a également cité une nouvelle version de l’étude de Verstraeten, publiée dans la revue Pediatrics, qui avait été retouchée pour atténuer le lien entre le Thimerosal et l’autisme. La nouvelle étude a inclus des enfants trop jeunes pour avoir été diagnostiqués avec l’autisme et en a négligé d’autres qui montraient des signes de la maladie. L’IOM a déclaré que le dossier était clos et a recommandé qu’aucune recherche supplémentaire ne soit conduite, une position surprenante pour une organisation scientifique.

Le rapport peut avoir satisfait le CDC, mais il n’a convaincu personne. David Weldon, un médecin républicain de la Floride qui sert sur le Comité de Réforme de la Chambre du Gouvernement, a attaqué l’Institute of Medicine, soulevant le fait que le rapport était basé sur une poignée d’études qui étaient “fatalement défectueuses” en raison de leur mauvaise conception et qu’on a évité d’y inclure “toute la recherche scientifique et médicale disponible.” Les fonctionnaires du CDC ne sont pas intéressés à faire une investigation honnête de la vérité, me dit Weldon, ”parce qu’une association entre les vaccins et l’autisme les forcerait à admettre que leurs politiques ont irréparablement endommagé des milliers d’enfants. Qui serait prêt à tirer cette conclusion à propos d’eux-mêmes? ”

Sous la pression du Congrès, des parents et quelques-uns des membres de son propre panel, l’Institute of Medicine a mandaté avec hésitation un deuxième panel pour passer en revue les résultats du premier. En février, le nouveau panel composé de différents scientifiques, a critiqué le panel précédent pour son manque de transparence et a requis du CDC qu’il mette sa base de données vaccinale à la disposition du public.
Il n’y a seulement que deux scientifiques qui soient parvenus à y avoir accès jusqu’à présent. Le Dr. Mark Geier, président du Genetics Center of America, et son fils, David, qui ont passé une année à se battre pour obtenir les rapports médicaux du CDC. Depuis août 2002, dès que les membres du congrès ont fait pression sur l’agence afin qu’elle libère les données, les Geier ont achevé six études qui démontrent une corrélation importante entre le Thimerosal et les dommages neurologiques chez les enfants. Une étude, qui compare la dose cumulative de mercure reçu par des enfants nés entre 1981 et 1985 avec ceux nés entre 1990 et 1996, a fait ressortir “un lien très significatif” entre l’autisme et les vaccins. Une autre étude portant sur la performance éducative a constaté que les enfants qui ont reçu des doses plus élevées de Thimerosal dans les vaccins couraient presque trois fois plus de chance de recevoir un diagnostique d’autisme et étaient plus de trois fois plus à risque de souffrir des désordres de la parole et de retard mental. Une autre étude qui sera publiée sous peu prouve que les taux d’autisme sont en régression suivant l’élimination récente du Thimerosal de la plupart des vaccins.

Comme le gouvernement fédéral a travaillé pour empêcher des scientifiques d’étudier les vaccins, d’autres sont intervenus pour étudier le lien avec l’autisme. En avril, le journaliste Dan Olmsted d’UPI (Presse Internationale Unie) a lui-même entrepris une des études les plus intéressantes. Étant à la recherche d’enfants qui n’avaient pas été exposés au mercure dans les vaccins – le genre de population que les scientifiques utilisent habituellement comme ”groupe contrôle” dans les expériences – Olmsted a étudié le cas des Amishs du comté de Lancaster, en Pennsylvanie, qui refusent d’immuniser leurs enfants. Se basant sur le taux national d’autisme, Olmsted a calculé qu’il devrait y avoir 130 autistes parmi les Amishs. Il en a trouvé seulement quatre. Un d’entre eux avait été exposé à des niveaux élevés de mercure provenant d’une centrale. Les trois autres – incluant un enfant adopté à l’extérieur de la communauté amish – avaient été vaccinés.

Plusieurs fonctionnaires de quelques états Américains ont également conduit des examens approfondis sur le Thimerosal. Tandis que l’ Institute of Medicine était occupé à camoufler les risques, la législature de l’Iowa passait soigneusement toutes les données scientifiques et biologiques disponibles au peigne fin. Plus tôt cette année, le Sénateur Ken Veenstra, un républicain qui a surveillé la recherche, mentionna au magasin Byronchild ”qu’après trois ans d’analyse, je suis devenu convaincu qu’il y avait suffisamment de recherches fiables qui présentent un lien entre le mercure et les incidences accrues d’autisme. Le fait que les 700% d’augmentation des cas d’autisme de l’Iowa soient survenus dans les années 90, juste après que de plus en plus de vaccins aient été ajoutés aux programmes vaccinaux des enfants, est en soit une solide évidence.”
L’année dernière, l’Iowa est devenu le premier état à interdire le mercure dans les vaccins, suivi par la Californie. Des interdictions semblables sont maintenant à l’étude dans 32 autres états.

Mais au lieu d’entreprendre les changements nécessaires, la FDA continue de permettre à des fabricants d’inclure le Thimerosal dans plusieurs médicaments en vente libre de même que dans les stéroïdes et le collagène injecté. Mais il est encore plus alarmant que le gouvernement continue à expédier des vaccins préservés avec du Thimerosal aux pays en voie de développement – dont certains sont maintenant au prise avec une explosion soudaine des taux d’autisme. En Chine, où la maladie était pratiquement inconnue avant l’introduction du Thimerosal en 1999 par des fabricants de médicaments Américains, les nouveaux rapports indiquent qu’il y a maintenant plus de 1.8 million d’autistes. Bien qu’il soit difficile d’obtenir des évaluations fiables, les désordres autistiques semblent également en progression constante en Inde, en Argentine, au Nicaragua et d’autres pays en voie de développement qui utilisent maintenant les vaccins contaminés au Thimerosal. L’Organisation Mondiale de la Santé continue d’insister que le Thimerosal est sécuritaire, mais elle promet de garder ‘’sous évaluation” la possibilité qu’il soit lié aux désordres neurologiques.

J’ai consacré du temps à étudier ce dossier parce que je crois que c’est une crise morale qui doit être adressée. Si, comme l’évidence le suggère, nos autorités de santé publique ont sciemment permis à l’industrie pharmaceutique d’empoisonner une génération entière d’enfants Américains, leurs actions constituent indiscutablement un des plus grands scandales dans les annales de la médecine Américaine. “Le CDC est coupable d’incompétence et de négligence grave,” a dit Mark Blaxill, vice-président de Safe Minds (Esprits en Sécurité), une organisation à but non lucratif préoccupée par le rôle du mercure en médecine. “Les dommages provoqués par l’exposition aux vaccins sont massifs. C’est plus important que l’amiante, plus gros que le tabac, plus gros que tout ce vous avez jamais vu.” Il est difficile de calculer les dommages à notre pays – et aux efforts internationaux pour éradiquer les épidémies de maladies – si les nations du Tiers Monde en viennent à croire que l’initiative d’aide étrangère la plus publicisée par l’Amérique empoisonne leurs enfants. Il n’est pas difficile cependant de prévoir comment ce scénario sera interprété par les ennemis de l’Amérique à l’étranger. Les scientifiques et les chercheurs – bon nombre d’entre eux étant sincères, mêmes idéalistes – qui participent aux efforts pour cacher la science derrière le Thimerosal clament qu’ils essayent de faire avancer le but élevé de protéger les enfants dans les pays en voie de développement contre les pandémies de maladies. Ils sont très mal guidés. Leur incapacité à montrer pattes blanches dans le dossier du Thimerosal reviendra hanter horriblement notre pays et les populations les plus pauvres du monde.

À propos de l’auteur :

Robert F. Kennedy Jr. est avocat senior pour le Natural Resources Defense Council, avocat en chef pour Riverkeeperv

Vaccination H1N1

Author:  |  Category: Santé

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Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières

Notre devoir d’infirmières est d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes
1er septembre 2009

Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.

Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.

Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir “raison garder”. La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). “Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes” souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.

Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l’ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l’inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l’INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l’épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. Source : http://www.invs.sante.fr/surveillan

Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l’épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d’AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »

Les décès lors d’une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).

Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB

Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.

Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l’OMS “Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l’ordre d’un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin.” Source : http://www.who.int/csr/disease/swin

Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).

“Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive.”

Détails : http://www.lemonde.fr/planete/artic

Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l’homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l’OMS, “des questions spécifiques, à propos de l’innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d’essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l’OMS, “par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer”.

Pour toutes ces raisons, l’OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité

Détails : http://www.who.int/csr/disease/swin

Problèmes de l’adjuvant du vaccin H1N1

Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.

Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d’antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.

Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.

Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l’albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l’indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans. (détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/upl…)

Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d’expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?

Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
- Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.
- Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. S’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature.
- La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d’intervalle.

Source

La Fondation Bill Gates

Author:  |  Category: Environnement, Santé

Fichier:Bill Gates au Medef.jpg

La Fondation Bill Gates investit des milliards dans des industries bien peu philanthropiques… (LA Times)

Voir en ligne : Dark cloud over good works of Gates Foundation

Le capital dont dispose la fondation est supérieur au PIB de deux tiers des pays du monde

Pourquoi l’institution caritative la plus riche du monde est-elle actionnaire de sociétés qui sont à l’origine des fléaux sanitaires et écologiques qu’elle s’est donné pour objectif de combattre ?

D’EBOCHA (NIGERIA) Justice Eta tend son petit pouce.

Une tache d’encre atteste que ce bébé de 14 mois a été immunisé contre la polio et la rougeole, dans le cadre de la campagne de vaccination financée par la Fondation Bill & Melinda Gates au Nigeria.

Mais la polio n’est pas le seul danger qui menace le petit Justice.

Depuis sa naissance ou presque, il présente des troubles respiratoires.

Son entourage dit simplement qu’il “a de la toux, attribuant sa maladie à la fumée et aux retombées de suie des torchères dont les langues de feu lèchent le ciel à 90 mètres au-dessus d’une raffinerie voisine qui appartient au géant pétrolier ENI.

Or l’un des actionnaires de cette société italienne n’est autre que la Fondation Bill & Melinda Gates.

La clinique de fortune où le bébé a été vacciné et les torchères qui dominent la ville symbolisent parfaitement les contradictions de la Fondation Gates.

A la faveur d’une enquête approfondie, nous avons constaté une grande incohérence entre les initiatives caritatives de la fondation et ses placements financiers : chaque année, elle engrange d’importants bénéfices grâce à des investissements qui vont clairement à l’encontre de ses bonnes œuvres.

Selon le Dr Elekwachi Okey, médecin à Ebocha, les centaines de torchères des raffineries du delta du Niger ont déclenché une vague de bronchites parmi les adultes, mais aussi d’asthme et de troubles de la vision chez les enfants.

Aucune étude n’a réellement démontré les effets de ces usines sur la santé, mais nombre des 250 composés toxiques présents dans les fumées et la suie sont depuis longtemps identifiés comme des facteurs de maladies de l’appareil respiratoire et de cancers.

“Ici, nous sommes tous fumeurs, mais personne n’a besoin de cigarettes, ironise le Dr Okey.

Pour les compagnies pétrolières de la région, il revient moins cher de brûler chaque jour près de 28 millions de mètres cubes de gaz – contribuant ainsi au réchauffement climatique – que de le vendre.

Et elles nient tout rapport entre les torchères et les pathologies présentes dans la région.

Sous la pression des militants, la Cour suprême du Nigeria a pourtant enjoint aux exploitants d’éteindre leurs torchères d’ici à mai 2007.

A partir de cette date, le gaz devra être soit réinjecté dans le sous-sol, soit acheminé par camion et gazoduc pour être vendu.

Mais les autorités ne se font pas d’illusions et il y a de fortes chances pour que la combustion se prolonge encore plusieurs années.

La Fondation Gates a consacré 218 millions de dollars à une campagne de vaccination contre la polio et la rougeole menée dans le monde entier, y compris dans le delta du Niger.

Parallèlement, elle a investi 423 millions de dollars dans le capital d’ENI, de Royal Dutch Shell, d’Exxon Mobil, de Chevron et de Total – les compagnies responsables de la plupart des émissions de gaz qui obscurcissent le ciel d’Ebocha, et ce à des niveaux très supérieurs à ceux tolérés aux Etats-Unis ou en Europe.

Les dirigeants locaux accusent aussi le développement de l’industrie du pétrole de favoriser d’autres fléaux combattus par la Fondation Gates.

Les ouvriers et les soldats qui les protègent attirent par exemple la prostitution, contribuant ainsi à une recrudescence du VIH et des grossesses adolescentes.

Et les trous de forage se remplissent d’eaux stagnantes, devenant des foyers de prolifération idéals pour les moustiques qui propagent le paludisme.

A la fin 2005, la Fondation Gates était dotée de 35 milliards de dollars, ce qui en faisait déjà l’institution caritative la plus importante du monde.

Depuis lors, Warren E. Buffett, l’homme le plus riche de la planète (après Bill Gates), s’est engagé – en juin 2006 – à y ajouter progressivement près de 31 milliards de dollars, prélevés sur sa fortune personnelle.

Sans même compter les dizaines de milliards de dollars supplémentaires promis par Gates, le capital dont dispose désormais la fondation est supérieur au produit intérieur brut de près des deux tiers des pays du monde.

Comme la plupart des œuvres philanthropiques, la fondation consacre chaque année au moins 5 % de ses avoirs à des donations afin de bénéficier d’une exonération fiscale.

En 2005, elle a ainsi distribué près de 1,4 milliard de dollars.

Elle subventionne essentiellement des actions sanitaires, des initiatives visant à améliorer l’enseignement public aux Etats-Unis et des programmes d’aide sociale dans la région du Nord-Ouest Pacifique.

Les 95 % restants sont investis.

Ces placements sont gérés par Bill Gates Investments, une structure qui administre également la fortune personnelle du milliardaire.

Selon Monica Harrington, responsable de la stratégie pour la fondation, les gestionnaires ont un seul objectif : dégager une rentabilité “capable d’assurer la pérennité du financement des programmes et des subventions.

Bill et Melinda Gates demandent à ces financiers de diversifier fortement leur portefeuille, mais ne leur donnent aucune directive particulière.

Si l’on se réfère aux données fournies par des cabinets spécialisés dans l’analyse des pratiques des fonds communs de placement, des fonds de retraite, des agences gouvernementales ou des fondations, on constate que la Fondation Gates détient des participations dans un grand nombre d’entreprises qui contreviennent aux normes écologiques, opèrent des discriminations professionnelles, violent les droits des salariés ou développent d’autres pratiques contraires à l’éthique, et ne remplissent donc pas les critères classiques de responsabilité sociale.

Plusieurs centaines de placements réalisés par l’institution – représentant un total d’au moins 8,7 milliards de dollars, soit 41 % de ses actifs (hors titres d’Etat américains ou étrangers) – concernent des entreprises dont l’action contrarie ses objectifs philanthropiques ou ses préoccupations sociales.

D’après Paul Hawken, spécialiste de l’investissement socialement responsable et directeur du groupe de recherche Natural Capital Institute, c’est là le “secret honteux de beaucoup de grandes œuvres caritatives.

“Les fondations subventionnent des organismes qui s’efforcent de construire l’avenir, mais, par leurs investissements, elles hypothèquent cet avenir. Le plus grave, souligne-t-il, n’est pas d’investir dans des sociétés nocives ou peu respectueuses de l’éthique, mais de ne le faire que pour l’argent, sans même chercher à améliorer le mode de fonctionnement de ces entreprises.

Ce genre de stratégie peu scrupuleuse, ajoute Paul Hawken, récompense en réalité les mauvaises pratiques.

A la Fondation Gates, cette politique est garantie par le strict cloisonnement de la branche caritative et de la branche financière.

Les objectifs de la première ne doivent en aucune façon affecter les investissements de la seconde.

Ses responsables ont d’ailleurs récemment annoncé qu’ils envisageaient d’institutionnaliser cette organisation en plaçant leurs actifs dans une structure distincte, le Bill & Melinda Gates Foundation Trust, dont les deux administrateurs seront Bill et Melinda Gates eux-mêmes.

“Nous fonctionnons depuis plusieurs années selon ces principes, explique Mme Harrington.

Mais une séparation officielle des deux branches clarifiera encore davantage la situation. Les gestionnaires du fonds n’excluent que les fabricants de tabac de leur portefeuille.

Ils n’investissent jamais un centime dans une entreprise au simple motif qu’elle agit conformément aux intérêts philanthropiques de la fondation.

Des milliards de dollars investis dans des industries polluantes

Le milieu caritatif commence pourtant à se rendre compte qu’il est pour le moins paradoxal de donner de l’argent pour promouvoir un monde meilleur tout en réalisant des investissements qui le mettent en péril.

Des études récentes montrent que de nombreuses fondations, dont certaines parmi les plus importantes des Etats-Unis, se sont au moins fixé quelques principes de base pour assurer une certaine cohérence entre leurs placements et leur mission.

Parmi les principales institutions qui fondent essentiellement leur choix sur des critères de justice sociale, de bonne gouvernance d’entreprise et de respect de l’environnement, figurent par exemple les fondations Ford, John D. et Catherine T. MacArthur, Rockefeller et Charles Stewart Mott.

Près d’un tiers de ces institutions jouent leur rôle d’actionnaire en utilisant leurs droits de vote pour infléchir les pratiques des entreprises.

Quelques-unes sont même devenues de vrais actionnaires militants.

Depuis quelques années par exemple, la Nathan Cummings, dotée de 481 millions de dollars, soumet régulièrement au vote des actionnaires, lors des assemblées générales, des résolutions contraignant la société à adopter une stratégie transparente et respectueuse de l’environnement.

Monica Harrington assure, sans plus de précisions, que les gestionnaires de la Fondation Gates votent également ce genre de résolutions.

En mai dernier, elle avait pourtant confié à la revue Chronicle of Philanthropy qu’ils ne se mêlaient jamais de ce genre d’affaires.

La fondation n’a par ailleurs pas autorisé son responsable des investissements, Michael Larson, à répondre à nos questions.

De son côté, Michael J. Smith, directeur des investissements de la Fondation Charles Stewart Mott, estime que les fondations doivent absolument utiliser leurs droits de vote pour améliorer le comportement des sociétés, ne serait-ce que pour des raisons purement financières.

“Les entreprises qui ont une bonne gouvernance sont généralement bien gérées et enregistrent régulièrement des bénéfices, affirme-t-il.

La Fondation Gates serait particulièrement bien placée pour donner le la.

Elle dispose de plus de pouvoir que n’importe quelle autre pour faire avancer le débat, fait remarquer Douglas Bauer, vice-président de Rockefeller Philanthropy Advisors, un organisme à but non lucratif qui conseille les fondations sur les questions de stratégie et d’éthique.

Si elle sélectionnait des sociétés qui partagent ses valeurs, le secteur de la philanthropie dans son ensemble subirait un véritable “séisme, assure-t-il.

La fondation n’a pas répondu à nos questions écrites sur ses éventuelles intentions de modifier sa politique d’investissements.

A Lagos (Nigeria), presque tous les matins, Felix, 56 ans, se rend à pied dans une usine située dans les faubourgs de la capitale pour acheter un pain de glace à 40 cents.

Ce militaire à la retraite en a absolument besoin : il ne doit pas laisser fondre ses médicaments.

Il y a deux ans, son épouse a été emportée par le sida et il a appris qu’il était séropositif.

Il a pris des antirétroviraux et son état s’est amélioré.

Mais il a souvent dû interrompre son traitement, qui, à 62 dollars par mois, était au-dessus de ses moyens.

Cet ancien sergent, père de six enfants, ne touche qu’une pension de 115 dollars – et encore, pas tous les mois.

Plus grave, son organisme a bientôt cessé de réagir à la molécule.

En mai, Felix a commencé à prendre un autre médicament, le Kaletra.

Ce traitement lui a permis d’aller mieux, mais à quel prix ! Sous le climat caniculaire du Nigeria, où le mercure dépasse souvent les 37 °C, les gélules de Kaletra fondent.

Le retraité est donc obligé de les conserver dans une boîte remplie de glace, qu’il faut renouveler chaque jour.

Il doit ensuite prendre son médicament à 10 heures du matin et à 10 heures du soir précises.

Avec de telles contraintes, il lui est difficile de travailler, même en se contentant d’un petit boulot.

Il existe désormais une nouvelle version du Kaletra qui se conserve à température ambiante.

Mais le médecin traitant de Felix, le Dr T.M. Balogun, l’un des directeurs du programme de lutte contre le sida au centre hospitalier universitaire de Lagos, lui a conseillé de ne pas trop espérer.

L’hôpital est subventionné par le gouvernement nigérian, qui touche lui-même des aides du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Cet organisme a reçu 651 millions de dollars de la Fondation Gates.

Pourtant, l’hôpital ne propose pas le nouveau Kaletra.

Il est trop cher.

Plusieurs pharmacies privées le commercialisent à 246 dollars par mois.

Totalement hors de portée pour Felix.

Or le Kaletra est fabriqué par le laboratoire Abbott.

Et la Fondation Gates détenait, en septembre 2006, une participation de 169 millions de dollars dans le capital de ce labo.

En 2005, le portefeuille de la fondation comptait près de 1,5 milliard de dollars d’actions de laboratoires pharmaceutiques très critiqués pour leurs pratiques commerciales limitant l’accès des populations pauvres des pays en développement à des molécules essentielles.

En moyenne, la valeur des actions de ces sociétés a augmenté de 54 % depuis 2002.

Ses investissements chez Abbott et dans d’autres laboratoires ont probablement rapporté à la fondation plusieurs centaines de millions de dollars.

Microsoft, meilleur allié des laboratoires pharmaceutiques

L’industrie pharmaceutique se défend en expliquant que cette protection par les prix est indispensable à la poursuite de ses activités de recherche et développement.

En 1994, à l’issue d’un intense lobbying mené avec d’autres secteurs d’activité fondés sur la recherche, elle a fait adopter l’Accord sur les droits de propriété intellectuelle liée au commerce, qui limite les possibilités de commercialiser des génériques bon marché.

Cet accord assure aux nouveaux médicaments un monopole pour une durée d’au moins vingt ans – confirmant du même coup les droits exclusifs d’Abbott sur la production de Kaletra.

Ce qui explique qu’il n’y ait pas de générique pour remplacer cette molécule, dont Abbott fixe le prix pour le monde entier.

Sous la pression des associations, Abbott a toutefois consenti, comme d’autres laboratoires, à baisser le prix des principaux médicaments contre le sida dans les pays pauvres.

Au Guatemala et en Thaïlande, la nouvelle version du Kaletra coûte ainsi 2 200 dollars par patient et par an – somme à laquelle il faut ajouter les taxes et les droits –, ce qui est très inférieur aux 8 000 dollars facturés aux Etats-Unis.

Au Nigeria, le traitement revient officiellement à 500 dollars par an.

Mais c’est encore beaucoup trop cher pour Felix et la grande majorité des patients.

Cette politique de tarification “fait que, dans les pays en développement, les médicaments ne sont à la portée que d’une petite élite fortunée, déplore Brook Baker, spécialiste de la propriété intellectuelle à l’université Northeastern (Boston), qui n’hésite pas à parler d’un “apartheid pharmaceutique.

Les laboratoires soulignent que leurs détracteurs oublient de parler des milliards de dollars en médicaments qu’ils offrent chaque année aux pays en développement.

Abbott rappelle qu’il a fourni gracieusement des traitements contre le sida à 25 000 patients, offert plusieurs millions de kits de dépistage et contribué à financer un vaste programme d’amélioration des services liés au sida en Tanzanie.

Ces cadeaux sont certes très appréciables, mais ils ont un effet pervers : ils font fuir les fournisseurs de génériques.

“Les dons font disparaître la perspective d’un approvisionnement régulier, explique Ellen ‘t Hoen, qui dirige un programme d’accès aux médicaments de Médecins sans frontières.

Et quand il n’y a plus de remèdes gratuits les patients meurent.

La plupart des médicaments garantissent une rentabilité élevée.

Au troisième trimestre 2006, Abbott affichait une marge bénéficiaire brute de 59 %, et a versé à ses actionnaires des dividendes pour le 331e trimestre d’affilée.

Selon un rapport du Congrès américain, pour le seul premier semestre 2006, les dix plus gros laboratoires pharmaceutiques ont dégagé 39,8 milliards de dollars de bénéfices.

En août dernier, Bill Gates a déclaré à la tribune de la Conférence internationale sur le sida que la grande priorité de sa fondation était d’enrayer ce fléau.

Depuis sa création, celle-ci y a consacré plus de 2 milliards de dollars.

Mais elle n’a pas répondu à nos questions écrites sur les problèmes des patients qui ne peuvent se procurer les médicaments contre le sida en raison de la politique des laboratoires pharmaceutiques.

Parallèlement, la fondation sélectionne les bénéficiaires de ses dons selon des critères bien plus rigoureux que les laboratoires où elle investit une grande partie de son argent.

Son formulaire de demande de subvention précise qu’elle attend des candidats qu’ils “exercent leurs droits de propriété intellectuelle selon des modalités cohérentes avec l’objectif affiché par la Fondation Bill & Melinda Gates de promouvoir …, dans l’intérêt général, la disponibilité des inventions dans les pays en développement à un coût raisonnable. Certains détracteurs de la fondation estiment que, afin de comprendre son incapacité à utiliser ses propres investissements pour servir “l’intérêt général dans les pays en développement à un coût raisonnable, il suffit de remonter à la source principale de sa richesse – Microsoft, dont Bill Gates est président.

Le monopole de Microsoft sur les systèmes d’exploitation informatiques et les logiciels de bureautique relève en effet de la même conception de la propriété intellectuelle et du droit commercial que celle défendue par les laboratoires pharmaceutiques.

“La Fondation Gates a vraiment les moyens de transformer la dynamique pour faire en sorte que les médicaments soient fournis en premier lieu aux pays qui en ont le plus besoin, souligne Daniel Berman, directeur adjoint de Médecins sans frontières pour l’Afrique du Sud. “Mais cela irait à l’encontre des intérêts de Microsoft.

Charles Piller, Edmund Sanders et Robin Dixon Los Angeles Times

Article a voir aussi…
Les origines du Sida
Sida l’Africa test
La Fondation Bill Gates

Vers la privatisation totale des services publics

Sida l’Africa test

Author:  |  Category: Santé

Extrait de l’émission Complément d’enquête “Médicaments: ce que les labos ne disent pas”

Cameroun: les prostituées servent de cobayes pour tester un médicament préventif contre le SIDA.
Quels risques font courir ces tests interdits dans d’autres pays, comment se pratiquent-ils, comment sont recrutées ces femmes, sont-elles suffisamment informées ?

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http://latimes.image2.trb.com/lanews/media/photo/2007-01/27234770.jpg

La Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Gates Foundation) est une fondation américaine humaniste philanthropique créée en janvier 2000. Son but est d’apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances. Elle s’efforce d’utiliser l’effet de levier en encourageant l’implication des personnes et personnalités politiques concernées. Certaines critiques dénoncent toutefois l’implication de la fondation dans le capital de sociétés responsables de divers problèmes sanitaires et humains.
La fondation est financée par Bill et Melinda Gates. Ses dons annuels sont supérieurs aux dépenses de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
D’autres contributeurs lui apportent des fonds. Ainsi en juin 2006, l’homme d’affaires milliardaire américain Warren Buffett annonce le versement de 37 milliards de dollar.

Critiques.

En janvier 2007, le Los Angeles Times a fait paraître un article moins flatteur sur la Fondation Gates, accusant l’organisation d’investir 95 % de ses fonds dans des investissements rémunérateurs gérés par des financiers chargés de « diversifier fortement leur portefeuille mais sans directives précises ». Le quotidien souligne ainsi que certaines de ces initiatives sont contradictoires avec son action philanthropique. L’article cite le cas de campagnes de vaccinations financées dans le delta du Niger notamment par la Fondation Gates qui investirait parallèlement dans des entreprises comme ENI, Royal Dutch Shell,Exxon Mobil, Chevron Corporation et Total, des compagnies éminemment responsables de la pollution dans cette région.

Ce genre d’affaires ne serait pas isolé, selon le Los Angeles Times, qui souligne que la fondation a investi avec profit dans plusieurs compagnies reconnues pour leur impact néfaste sur l’environnement et la santé, mais aussi dans des compagnies de crédit immobiliers accusées d’avoir dépossédé des milliers de personnes, ou des sociétés employant des enfants. La Fondation Gates n’aurait « pas usé de sa puissance et de son immense richesse pour changer le comportement des compagnies dans lesquelles elle investit ».

The Los Angeles Times

Silence On Vaccine

Author:  |  Category: Santé

http://a9.idata.over-blog.com/440x444/2/62/13/53/EXPOVACCIN-2/Rensecom-Vaccinations-enfants-qui-fuient.jpg

Un film qui soulève bien des questions et qu’on essaie de dénigrer par tous les moyens. Les médias l’ont banalisé et “débunké”.

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Entretien avec Sylvie Simon, auteur de nombreux livres sur la dictature médico-pharmaceutique.
La nouvelle dictature médico-scientifique

Corruption qui gangrène un certain monde scientifique, médicaments mortels, manipulations génétiques, sang contaminé, pollutions diverses, trafic d’organes et d’hormones, animaux malades, mensonges sur le cancer et le sida, révélations troublantes sur les vaccinations… Il y a neuf ans, sur ces sujets brûlants, Sylvie Simon avait déjà donné la parole à des chercheurs, des biologistes, des médecins qui tous tiraient déjà la sonnette d’alarme, mais la situation s’est singulièrement dégradée depuis cette époque. L’ouvrage original est complètement épuisé, mais les lecteurs continuent de le réclamer. Aussi, l’auteur a retiré de la première version les textes qui ne sont plus d’actualités et les a remplacés par de nouvelles informations, tout aussi inquiétantes, mais rarement connues du grand public étant donné l’opacité de notre système de santé, les dissimulations des laboratoires, le laxisme et l’incurie de nos pouvoirs et, parfois même, leur complicité avec des scientifiques inconscients. Ce livre n’est pas un réquisitoire contre la science ou la médecine, mais plutôt contre la corruption qui se répand insidieusement dans ces milieux en causant déjà de nombreux scandales et qui pourrait en générer de nouveaux, encore plus inquiétants.
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Bisphénol A

Author:  |  Category: Evolution personnelle, Santé

UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE DANS NOS ALIMENTS.

Ce biberon en polycarbonate est fabriqué à partir de Bisphénol A : une substance chimique dont on risque d’entendre parler de plus en plus et pour longtemps. Pour notre malheur, le Bisphenol A est omniprésent dans notre maison, dans les placards à provisions, dans l’eau du robinet (canalisations en PVC « plastifié » par le BPA) ou les boissons en bouteille (récipients portant le label « PC », « 7 » ou « 3 »), dans les aliments sur notre table (barquettes, boites de conserves tapissées de polycarbonate)… Il s’installe insidieusement dans les corps des hommes, des femmes, des enfants sans oublier les bébés et les fœtus.

Aujourd’hui, la quasi-totalité de la population est contaminée par le Bisphenol A à son insu (on peut le détecter dans le sang ou les urines)1-6. Ce n’est pas un poison violent, il ne foudroie pas ses victimes, qui dans un premier temps n’éprouvent pas de gène et ne souffrent d’aucune maladie. Et pourtant…
Pour l’interdiction des biberons contenant du Bisphenol A et pour l’application d’un principe de précaution limitant l’exposition de la population au Bisphenol A,

L’ACTUALITE DU BISPHENOL A

Le 10 juin 2009, le député PS Gérard Bapt (président du groupe d’étude sur la santé environnementale) demande au gouvernement de reconsidérer le dossier sur le Bisphenol A (BPA)7. Il se base sur la position de l’agence américaine de l’alimentation (Food and Drug Administration), sur la prise de mesure de précautions de certains gouvernements8-9 et sur plusieurs études montrant l’influence du Bisphenol A sur l’organisme à des doses inférieures aux doses permises à l’heure actuelle10-15.

D’abord ignorée, cette demande16 est finalement entendue et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a demandé à l’AFSSA de reprendre l’expertise sur les effets du Bisphenol A.

Malgré la nécessité d’une nouvelle étude menée par l’ensemble des autorités sanitaires17-19 sur l’importance de la pollution de l’environnement santé par le BPA, les conditions d’exposition de la population doivent d’ores et déjà êtres révisées16. Les rapports scientifiques démontrant les risques liés à l’exposition au Bisphenol A existent déjà et des mesures peuvent et doivent être prises dès aujourd’hui20-21.

OU SE CACHE-T-IL ?

Le BPA n’existe pas dans la nature. C’est une substance chimique fabriquée facilement (phénol + acétone). L’une des plus produites au monde : 3 milliards de kilos par an… soit environ 500g par habitant de la planète, en moyenne!

Il est utilisé pour la production de plastiques, eux-mêmes utilisés pour fabriquer certaines bouteilles destinées à contenir nos boissons, le revêtement intérieur de certaines boîtes de conserve métalliques… et la majorité des biberons !
En contact avec l’eau ou les aliments que ces récipients contiennent, le Bisphenol A s’extrait du plastique pour se mêler au contenu. Il se dissout plus rapidement dans l’eau chaude que froide, et encore mieux dans l’huile ou les graisses. Du lait qui chauffe dans le biberon ? Une aubaine !

Le lait tiède est un support idéal pour transférer le Bisphénol A dans l’organisme du bébé.

C’EST GRAVE, DOCTEUR ?

Dans le monde scientifique, beaucoup le craignent1-15 22-41.

On observe que des cellules humaines en culture (maintenues vivantes hors du corps) et exposées au BPA se révoltent42-43. Les outils dont nos cellules disposent pour résister au stress, pour éviter de devenir cancéreuses, pour bien communiquer avec leurs voisines deviennent inopérants.

Des personnes présentant des taux élevés de bisphénol A sont aussi plus souvent sujettes à des maladies cardio-vasculaires, au diabète, à un dysfonctionnement du foie… 1-15 22-41

UN VOISIN REDOUTABLE

Le diéthyl stilbestrol (DES) a été à l’origine de l’une des plus graves catastrophes médicamenteuses du XXème siècle44. Prescrit a des femmes enceintes, on ne s’apercevra que trente ans plus tard qu’il a provoqué des malformations génitales, des cancers, des problèmes pour concevoir et pour mener une grossesse à terme chez les filles et chez les petites-filles de ces femmes. Ces enfants « DES » qui n’avaient été en contact avec le diéthyl stilbestrol que dans le ventre de leur mère, en ont pourtant été perturbés pendant toute leur vie. Une vraie bombe à retardement !

Le DES a une structure très voisine du Bisphénol A, ce qui signifie que ces deux substances ont très probablement des activités biologiques très voisines aussi16 45 46. Le bisphénol A aurait-il des effets similaires à ceux du diéthyl stilbestrol ? Contribuerait-il à augmenter le nombre de cas de certains cancers ? à faire diminuer la fertilité des couples ? à induire des maladies neurologiques graves ? Se révèlera-t-il avoir été une bombe à retardement dans trente ans ?

UN DOUTE QUI DERANGE

Il y a plus de 50 ans, les experts officiels n’ont rien trouvé à redire à propos du DES. 30 ans plus tard, les premières victimes sont apparues et sont chaque jour plus nombreuses. Aujourd’hui, les experts officiels, ceux de nos agences de sécurité sanitaire, ne trouvent rien à signaler non plus au sujet du Bisphenol A. Cependant la situation est différente car la voix d’autres experts nous parvient et les conclusions de leurs études respectives sont alarmantes

Alors qui croire ? Nos experts officiels, chaque jour plus contestés par les rapports publiés au sujet du BPA ? Ou alors les experts indépendants, désintéressés, dont les rapports font foi et ont déjà convaincu des villes, des capitales et même des gouvernements à prendre des mesures concrètes pour enrayer l’exposition de la population au Bisphenol A ?46

MAIS ALORS, QUE FAIRE ?

Ne pas se résigner

D’abord, s’informer. Des scientifiques indépendants et désintéressés proposent une expertise impartiale, valable pour l’homme. Ils en ont informé, et continuent à en informer, les autorités françaises16, européennes20, américaines21. Ce sont par exemple ceux qui oeuvrent dans Antidote Europe48, qui refusent de prendre en considération les nombreuses données des effets du Bisphénol A sur des animaux. Ils savent en effet que ces données n’ont pas de valeur pour l’homme et peuvent gravement induire en erreur, car il est prouvé qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre.

Se méfier des déclarations rassurantes sur le Bisphénol A quand elles émanent d’organes qui ont des intérêts économiques directs liés à cette substance, ou qui sont sous influence plus ou moins occulte de ces intérêts.

Agir

Informer ses proches. Diffuser le spot qui vous a fait vous poser toutes ces questions, diffuser l’adresse de ce site et signer la pétition.

Appliquer le principe de précaution : utiliser des biberons en verre, ne jamais consommer un aliment ou boire une boisson qui a séjourné dans un récipient en plastique (barquette, bouteille, boîte de conserve tapissée de plastique…) exposé au soleil, éviter de chauffer les aliments dans leur emballage, préférer les boissons en bouteille de verre, retrouver le goût de faire la cuisine à partir d’aliments frais plutôt qu’à partir de conserves…

Intervenir auprès des responsables de crèches (municipales en particulier), des cantines scolaires ou du lieu de travail, pour attirer leur attention sur les risques du Bisphénol A.

Faire part de vos réserves concernant le Bisphénol A dans les emballages aux responsables de vos commerces d’approvisionnement alimentaire.

Demander à vos élus locaux, départementaux, régionaux ou nationaux d’intervenir auprès des autorités pour mettre sans délai les enfants et les femmes enceintes à l’abri de cette substance, en attendant d’en protéger toute la population

Ecrire au Ministre de la Santé, de la Consommation, de l’Environnement dans le même but.

Demander au Ministre de la Recherche de lancer une étude sérieuse sur les effets biologiques du Bisphénol A chez l’homme. Les outils et méthodes modernes à cette fin ne manquent pas (toxicogénomique par exemple).

La guerre de tranchée des « pour » et des « contre » le Bisphénol A ne cessera que quand des données scientifiques indiscutables, fiables et reproductibles seront à disposition, c’est-à-dire obtenues sur du matériel biologique d’origine humaine ou par étude épidémiologique, et non pas sur des « modèles animaux ». Il est en effet démontré rigoureusement qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre, même très proche en termes d’évolution.

Références

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7: lettre de Gérard Bapt à Roselyne Bachelot [pdf]

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17: AFFSA, AFSSET et InVS, ESFA
18: L’EFSA réévalue le Bisphenol A et fixe la dose journalière acceptable (communiqué de presse du 29 janvier 2007) [pdf]
19: Article sur les résultats d’analyse alarmants du Bisphenol A par le National Toxicology Program (en anglais) et rapport d’analyse complet [pdf]
20: Article scientifique sur la nature et les dangers du Bisphenol A pour notre santé [pdf]
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44: Description du Diéthylstilbestrol
45: Explication de la relation quantitative structure à quantité (Quantitative Strcture-Activity Relationship – QSAR)
46: Article sur les resultats d’analyses du Bisphenol A sur des souris (en anglais) [pdf]
47: Article sur l’adoption du principe de précaution contre le Bisphenol A dans les crèches de Paris [pdf]
48: Visiter le site d’Antidote Europe
49 : Lettre Roselyne Bachelot [pdf]
50: Pourquoi l’animal n’est-il pas le modèle biologique de l’homme? (article sur le site d’Antidote Europe) [pdf]

La cigarette

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En analysant plusieurs milliers de documents depuis deux ans, Monique E. Muggli, chercheuse de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, à Rochester (Minnesota), a découvert comment Philip Morris et les plus grandes compagnies de l’industrie du tabac ont volontairement caché au grand public la présence de Polonium 210, un élément radioactif, dans leurs cigarettes. Celle qui est devenue la Erin Brockovich du tabac se confie à 20minutes.fr.

Comment avez-vous découvert l’ampleur de cette dissimulation?
Les industries du tabac ont été obligées de rendre public près de 60 millions de documents internes depuis un procès perdu en 1998 contre l’Etat du Minnesota. Dans tous ces rapports déclassifiés, environ 1.500 se rapportent au polonium. Les industries savaient tout. Elles ont tout enterré.

Quand ont-elles su que le polonium se trouvait dans le tabac?
En 1964. Les industries, tout comme la communauté médicale, ont observé la présence du 210 Po, un élément radioactif et cancérigène. Attention, cette présence n’est pas dûe au processus industriel des cigarettiers, mais à la façon de cultiver le tabac. On utilise des engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Et ils n’ont rien fait?
Au début, dans les années 1970 et 1980, ils ont agi. Philip Morris et les autres compagnies ont essayé de supprimer la teneur en polonium, de trouver des méthodes différentes tout en conservant la réussite commerciale de leurs produits. Ils n’ont pas réussi à concilier les deux. Les chercheurs de Philip Morris ont réussi à réduire la présence de 210 Po avec un solvant, RJ Reynolds dans ces Winston avec un filtre spécial. Mais les dirigeants les ont empêchés de poursuivre. Ils avaient peur de changer le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprennent les objectifs de ces recherches, paniquent devant le polonium.

Il fallait étouffer l’affaire…
La stratégie générale est d’éviter toute controverse. Ils savaient que toute divulgation entraînerait une grande peur et des procès. Paul Eichorn, vice-président de Philip Morris, a eu cette formule dans une note adressée à ses collaborateurs : «Nous ne devons pas réveiller un géant endormi». Ils ont arrêté les recherches et enterré profondément l’existence du polonium.

Quelle est sa dangerosité?
On estime que le 210 Po est à l’origine d’1% de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis, soit d’environ 1.600 morts américains par an. Il serait responsable de 12.000 décès dans le monde entier par an.

Les responsables des majors ont-ils réagi à la publication de votre article dans le numéro de septembre de l’American Journal of Public Health?
Non, l’affaire a été relayée pour l’instant en Grande-Bretagne, en Belgique et en France. Mais pas encore aux Etats-Unis.

Que risquent-ils?
Il n’y aura probablement pas de condamnation en justice. Ce sont de longues batailles, souvent vaines. Mais l’opinion publique est désormais au courant des combines des cigarettiers, et leur réputation va en pâtir. C’est là qu’est notre victoire.

Si je me grille une cigarette maintenant, j’inhalerai du polonium?
Oui, il se déposera sur une partie de vos bronches.

Les cigarettiers nous réservent-ils d’autres surprises de ce genre?
Je ne sais pas, vraiment pas ! Nous travaillons aujourd’hui avec mes collègues de Stanford et du Nicotine Research Center sur le danger des cigarettes au menthol, et sur «Secondhand smoke», la fumée passive. Nous essayons de décrypter la stratégie de l’industrie vis-à-vis des non-fumeurs et des produits qu’ils absorbent.

Oliver Lang AFP/DDP ¦ Des cigarettes de British American Tobacco. Comme les autres majors Philip Morris et RJ Reynolds, cette compagnie a dissimulé pendant plus de 40 ans la présence de polonium dans son tabac.

20Minutes.fr, éditions du 28/08/2008

Le tabac contient de la nicotine, il est présenté sous diverses formes (cigarettes, rouler, macher, etc.) qui comportent des additifs (humectants, goût, saveur, etc.)
La combustion de ces produits crée de nouveaux composants nocifs pour la santé (monoxyde de carbone, goudrons…) Le tabac augmente la pression artérielle, il accélère le rythme cardiaque et détériore les artères.

La nicotine est une des plus puissantes substances créant la dépendance, elle peut être considérée comme une drogue.

Les risques coronariens et les décès par infarctus du myocarde sont deux fois plus élevés chez les fumeurs.

Ces risques vasculaires touchent aussi les artères du cerveau et des membres inférieurs.
Le tabac a des effets nocifs sur le déroulement de la grossesse (prématurité, poids à la naissance, etc.)

La fumée que dégage une cigarette contient plus de 4 000 produits chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes.

Les fumeurs s’exposent à des troubles au niveau de tout l’appareil respiratoire, notamment au risque de bronchite chronique et au risque de cancer du poumon.

La nicotine augmente la sécrétion des acides gastriques et agit sur le système nerveux central.
Fumer limite l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête, de vertiges et d’une diminution de la capacité sportive.

Les ophtalmologistes attestent que la nicotine est un facteur responsable d’une diminution de la vision centrale, une source de cataracte précoce et une cause de glaucome.

Le tabagisme fait vieillir la peau prématurément.

Histoire du tabac

C’est en Amérique que le tabac puise ses origines il y a plus de 3000 ans, en témoignent d’anciennes pipes découvertes en Amérique du Sud.  Alors très populaire chez les Incas et les Aztèques pour communiquer avec les esprits, atteindre une sorte d’ivresse, apaiser les douleurs et la fatigue, le petun (nom indigène désignant le tabac) était fumé notamment lors des fêtes et cérémonies religieuses. Christophe Colomb qui le découvrit dès son arrivée à Cuba, fumé sous forme de long tube appelé “tobago” ou encore chiqué, ramena en Europe des feuilles et des graines. Le succès fut immédiat.

Les Européens lui prêtèrent de nombreuses vertus thérapeutiques comme la guérison de l’asthme, de la toux… En 1556, le Père André Thévet, de retour d’une expédition au Brésil, acclimata les premiers  plants dans son jardin en Angoulême. Mais c’est à Jean Nicot, ambasadeur de France à Lisbonne, que l’on doit d’avoir promu l’usage du petun aurès des élites. Alors vendu sous forme de poudre par les apothicaires, il en envoya à la reine Catherine de Médicis pour calmer les migraines de son fils. Très vite on ne parla plus que de l’herbe de l’abassadeur, lui donnant les noms de Nicotiana, d’herbe à Nicot, d’herbe à la Reyne,…

Longtemps utilisé à seules fins médicinales, le tabac fut au fil des siècles de plus en plus consommé par plaisir. La pipe, autrefois utilisée lors des rites chamaniques des anciennes peuplades ou à l’administration du tabac comme remède, devint la compagne des grandes discussions. On prisait également le tabac ou encore fumait le cigare. Profitant de ce commerce très lucratif, le Cardinal de Richelieu instaura le premier impôt sur le tabac et Colbert en fit un monopole d’État.

Peu à peu, ses vertus thérapeutiques furent mises en doute et de nombreuses personnes influentes comme le roi Jacques premier d’Angleterre s’opposèrent à son utilisation. Même le pape Urbain VIII en 1642 en interdit sa consommation sous peine d’excommunier ses utilisateurs. Cependant, malgré ses détracteurs, le tabac trouva avec l’industrialisation et la création de la cigarette en 1843, un nouveau souffle. Cette nouvelle forme de consommation marqua le début de l’expansion mondiale du tabac.

La plante, espèces et culture

Le tabac appartient à la famille des Solanacées qui regroupe entre autres les pommes de terre, la tomate ou encore les aubergines. Cette plante rudérale, annuelle, originaire des Amériques aime les sols profonds, légers, mouillés et riches en sels minéraux. Le genre Nicotiana , auquel appartient le tabac, compte une cinquantaine d’espèces. Les principales étant Nicotiana Rustica, cultivée en Europe Orientale et autour du bassin méditerranéen, et Nicotiana Tabacum, aussi appelée tabac de Virginie.

Cultivés dans un premier temps en serre à partir de la graine jusqu’à atteindre une hauteur de 20 à 30 cm, les plants sont repiqués mécaniquement ou manuellement en pleine terre entre le mois de mars et le début de l’été. De développement relativement rapide, le tabac peut être cultivé dans la plupart des régions du globe, même celles aux longs hivers.

Les plants, pouvant atteindre jusqu’à 2m de haut, sont couronnés de fleurs. Celles-ci coupées, les feuilles – entre vingt et trente par pied – peuvent alors atteindre leur croissance optimale et accroître leur synthèse d’alcaloïdes dont le principal est la nicotine.  Environ trois mois après le repiquage, vers la fin du mois de juillet, août, la décoloration des feuilles donne le signal de départ de la récolte. La technique variant d’une région à l’autre, d’une espèce à l’autre, selon le niveau de mécanisation,… Mais globalement on peut distinguer deux modes opératoires :
- ramassage au fur et à mesure du jaunissement des feuilles (cas du tabac Oriental)
- ramassage en un seul passage du pied en entier (cas du tabac Burley)

Les feuilles sont ensuite séchées, dépendamment de la variété, à l’air chaud (Virginie), à l’air naturel (Burley), au feu (Kentucky) ou au soleil (tabacs d’Orient). Puis elles sont classées par grade : taille des feuilles, coloration. Chaque catégorie est enfin emballée par balles avant d’être transportée vers les usines de transformation.

L’espèce Nicotiana Tabacum, représente plus de 90 % des tabacs produits dans le monde. Parmi eux, on retrouve les tabacs bruns qui sont utilisés dans la fabrication des cigares, des tabacs pour les pipes ou pour les cigarettes de goût français ; les variétés claires comme le Burley qui atteint plus de 40% de la production française et la composition Virginie qui est la variété la plus cultivée au monde et correspond à des tabacs blonds dits de goût américain. Elle représente en France plus de 50% de la production totale de tabac en feuilles. On note aussi les tabacs orientaux et les tabacs séchés à la fumée. Les principaux producteurs de tabac sont la Chine, l’Inde, le Brésil, les Etats-Unis, la Turquie, le Zimbabwe et le Malawi, qui totalisent plus de 80% de la production mondiale. La Chine, quant à elle produit plus de 30% de tabac à elle seule.

Fabrication d’une cigarette

La cigarette est le principal débouché du tabac brut. Elle représente 90% des utilisations mondiales. Et pourtant elle ne fut que récemment inventée, vers 1850, et ne devint « produit de consommation courante » qu’au XXe siècle.

Définie comme une « petit boudin de tabac haché entouré d’une feuille de papier fin », la cigarette n’en suit pourtant pas moins un processus de fabrication très complexe.

A leur arrivée à l’usine de transformation, les feuilles de tabac sont humidifiées à la vapeur, battues et hachées en fines lamelles pour constituer le scaferlati. Puis, selon le goût souhaité, les différents crus sont harmonieusement dosés, réhumidifiés et aspergés d’agents bonificateurs (sauçage). La composition est à nouveau hachée en fines lamelles, séchée avant l’étape d’aromatisation (ou flavorisation) qui consiste en l’ajout d’additifs et autres agents de saveurs toujours selon le goût que l’on souhaite donné à la cigarette.

Le scaferlati prêt, il est déposé sur un fin papier que l’on encolle et auquel on ajoute le filtre. Enfin, la dernière étape est le conditionnement en paquets puis en cartouches.

Composition d’une cigarette

Autrefois constituées uniquement de papier et de tabac, les cigarettes ont depuis les années 60 de plus en plus d’ajouts divers et variés. Au total plus de 4 000 substances chimiques inhalées par la fumée de cigarettes, dont plus de 60 classées cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer.

En voici quelques-unes à vous faire pâlir d’angoisse : de l’acétone qui est un dissolvant ; de l’acide cyanhydrique qui était employé autrefois dans les chambres à gaz ; du monoxyde de carbone qui sort des pots d’échappement de nos voitures, du ddt qui est un insecticide tout comme la nicotine ; de l’arsenic, un poison très puissant…

Quant à croire qu’une cigarette « non brûlée » contient moins de substances nocives, certes… mais il reste toutefois 2.500 composés chimiques, dont des pesticides et de nombreux additifs !

Les principaux constituants d’une cigarette

La nicotine

Un professeur de chimie de l’Ecole de Médecine de Paris du nom de Louis Nicolas Vauquelin, découvrit en 1909, un principe actif azoté dans les feuilles de tabac. Grâce à ses recherches, la nicotine fut décelée quelques années plus tard dans le tabac. On sait aujourd’hui qu’elle représente environ 5% du poids de la plante et que le tabac est la seule plante en contenant de la nicotine.

La nicotine agit directement sur le cerveau au niveau d’une région appelée noyau accumbens et liée au plaisir. À basse concentration, elle stimule notre système nerveux. À haute dose, elle provoque des nausées et des vomissements puis la mort par paralysie respiratoire.

L’effet est très rapide : 7 secondes pour aller des lèvres au cerveau. Celui-ci réagit en produisant des endorphines comme la dopamine qui vous mettent sur un petit nuage.

Contrairement aux autres drogues, la nicotine ne perturbe pas la vie sociale – elle fut même pendant un temps un élément socialisant. Elle ne provoque pas de comportements atypiques, touche toutes les couches sociales et professionnelles… Elle n’en est pourtant pas moins une drogue dure et son accoutumance est très rapide. La nicotine est d’ailleurs avec la cocaïne et l’héroïne une des trois drogues qui accrochent le plus. 4 à 5 cigarettes par jour suffisent pour créer une dépendance. Ceci à cause des nombreux adjuvants entrant dans la composition de la cigarette et notamment l’ammoniac, un additif permettant l’inhalation de fumée sans provoquer de toux et facilitant l’absorption de la nicotine.

Les autres utilisations du tabac

Finalement très récente, la cigarette ne fut pas la seule façon de savourer le tabac. Tout le monde ne le fume pas d’ailleurs comme le tabac à priser ou à chiquer. Dans le premier cas, le tabac est positionné entre la lèvre inférieure et la gencive, sans mastication, durant environ trente minutes. Quant au tabac à chiquer, il est placé entre la gencive et la joue et peut être mâché pendant des heures !

Autre plaisir, cette fois-ci avec fumée, la délectation d’un bon cigare. On les doit à Christophe Colomb qui ramena de Cuba en 1492 ces feuilles de tabac roulées appelées « Cohiba », les ancêtres de nos fameux cigares. Aujourd’hui, ils sont composés de trois parties, la tripe, la sous-cape et la cape qui est la peau du cigare. On note plus de 70 nuances de cigares et surtout, ne vous fiez pas à la couleur de la cape qui, même si elle est de couleur très claire peut être forte.

Comme autrefois, la pipe est aussi très populaire. Les indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient comme calumet ; la fumée du tabac était sacrée emportant les prières au ciel. La pipe est composée de 2 parties, le fourneau qui contient le tabac et le tuyau. Le plaisir d’une bonne pipe dépendra de son remplissage qui doit être suffisamment tassé.

Au moyen Orient et en Asie, c’est la narguilé ou shisha qui est l’objet  traditionnel le plus répandu pour fumer. Aujourd’hui, on en trouve un peu partout dans le monde, même comme objet de décoration. C’est une sorte de grande pipe avec un tuyau où l’on aspire le tabac. Le narguilé ne brûle pas directement la substance à fumer, le tabac est humidifié ou comporte des humectants pour être consumé lentement.

Fumer, un effet de mode

Discrète jusqu’en 1945, la consommation du tabac a réellement explosé après la seconde Guerre Mondiale avec le développement des grandes compagnies de tabac qui ont d’une part joué sur la dépendance des soldats de retour du front et d’autre part en imposant la cigarette comme un nouveau standard d’abord chez les hommes, puis les jeunes et les femmes.

Ce fut ainsi pendant de nombreuses années. Fumer était mode, un geste social, une contenance. Pour intégrer un groupe ou club huppé il fallait être fumeur. Tous les supports médiatiques, publicité, cinéma,… arboraient cette « norme fumeur ». Souvenez-vous Gabin, Bogart,… Aujourd’hui la tendance est inversée. Le fumeur est mis au ban, obligé de fumer à l’extérieur, de s’isoler car la fumée est de plus en plus ressentie comme une gêne par tous.

Le tabac chez les jeunes

Plus tôt on commence et plus vite on devient accro à la nicotine. Les fabricants l’ont bien compris et ont pendant des années engagés des efforts considérables pour attirer ces nouveaux consommateurs. En Inde par exemple où les jeunes se brossent les dents avec du dentifrice à la nicotine destiné (soi-disant) à désinfecter les gencives mais qui au lieu de cela, crée une forte dépendance à la nicotine.

Les compagnies de tabac jouent aussi sur le talon d‘Achille des jeunes : les marques. Et même si aujourd’hui il est interdit de faire de la publicité pour le tabac, la signalétique liée aux marques de tabac reste là. Rouge : Marlboro ; chameau : Camel ; etc. Il suffit d’ailleurs de regarder les grands prix de Formule 1. Aucune marque n’est écrite mais tout le monde les reconnaît.

Adolescent la tentation est grande. Envie d’épater les camarades, faire comme eux, se donner une contenance, aller à l’encontre des recommandations de Papa et Maman, le besoin de se sentir indépendant, grand… bref, rares sont les jeunes qui n’ont pas un jour essayé. Tous ne deviendront cependant pas des fumeurs invétérés.

On distingue en effet trois types de fumeurs chez les jeunes. Il y a des ados qui accrochent tout de suite ; d’autres qui développent progressivement une dépendance et deviendront en quelques années des fumeurs réguliers. Et derniers cas, ceux qui n’accrochent pas bien que pouvant fumer jusqu’à cinq cigarettes par jour mais qui y prennent du plaisir.

La France bat un triste record en Europe, car dès l’âge de 12 ans, les jeunes commencent à fumer. Pour lutter contre ce fléau et sensibiliser les ados, la Fédération française de cardiologie organise depuis de nombreuses années l’opération “Jamais la première cigarette” destinée aux jeunes de 10 à 15 ans. Les ados sont bien conscients des campagnes de lutte contre la cigarette et ils connaissent les dangers de la nicotine, malheureusement la tentation et la pression des copains est souvent trop grande pour résister à sa première cigarette.

Tabac et Santé

Il n’est pas si loin le temps où l’on ne voyait dans le tabac qu’un agréable moment de détente. Même les soldats de la Seconde Guerre Mondiale avaient leurs cigarettes quotidiennes avec la bénédiction des médecins. Mais depuis, les études se multipliant, il est désormais prouvé que si agréables soient-ils, ces moments sont extrêmement nocifs et à long terme mortels.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 60 millions de personnes seraient décédées durant la seconde moitié du XXe siècle suite aux méfaits du tabac. Et selon les estimations de l’année 2000, 4 millions de personnes mourraient par an dans le monde. En France, il est responsable de 60 000 morts par an, soit plus d’un décès sur dix.

Les causes principales : les cancers, les troubles cardio-vasculaires et respiratoires.

90% des cancers des poumons seraient dus au tabac. D’autres cancers pouvant aussi se développer comme le cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, des bronches, du pancréas, des reins, la vessie… car il est maintenant avéré que la fumée diffuse ses méfaits dans tout l’organisme.

La fumée de cigarette est également l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires. Sont à pointer du doigt : la nicotine qui fait augmenter le rythme et la fréquence cardiaque, la tension artérielle, le « mauvais cholestérol », les triglycérides et favorise la formation de caillots de sang et le monoxyde de carbone qui provoque le rétrécissement des artères et prive le sang d’oxygène touchant ainsi tous les organes.

Enfin, les risques respiratoires sont dû essentiellement au caractère irritant des gaz issus de la combustion du tabac et surtout aux dépôts de goudrons au niveau des poumons. Ceux-ci sont responsables des excès de sécrétion dans les bronches, la toux, la perte de souffle, les bronchites,…

Et ce ne sont pas les seules « vertus » de la fumé de cigarette ! Citons également ses méfaits sur la fertilité, la diminuant tant chez l’homme que chez la femme. De plus combinée avec la pilule contraceptive, la cigarette accroît le risque de formation de caillots responsables de phlébites et d’embolies pulmonaires. Viennent ensuite les méfaits digestifs et urinaires, ses effets sur les infections – puisque le tabac met également à mal le système immunitaire – , son action sur la peau, le jaunissement des dents,… et plus globalement, la diminution considérable de l’espérance de vie : pour mémoire, retenez que la mortalité des hommes d’une quarantaine d’années est deux fois plus importante chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

Le tabagisme passif

Si les effets nocifs du tabac chez les fumeurs sont maintenant connus depuis une quarantaine d’années, les certitudes concernant le tabagisme passif n’a été établi que ces dernières années.

Comment fonctionne le tabagisme passif ?

Le fumeur émet deux courants de fumée :
- le courant principal qui est inhalé par la bouche
- le courant latéral qui s’échappe directement de la cigarette, d’une pipe ou d’un cigare

Les deux courants de fumée

C’est ce dernier courant qui est responsable du tabagisme passif. En effet, cette fumée qui est inhalée par l’entourage du fumeur est beaucoup plus riche en monoxyde de carbone, en goudron et autres composés imbrûlés et par conséquent plus toxique que celle que le fumeur inhale directement.

Ainsi, au-delà de la gêne occasionnée par un environnement enfumé, le tabagisme passif est susceptible de nombreux effets. Chez la femme enceinte, l’exposition à la fumée augmente les risques de naissance prématurée, de malformations congénitales et ralentit le développement du fœtus. Chez le jeune enfant, le tabagisme passif accroît le risque de mort subite du nourrisson ainsi que les risques d’asthmes, de bronchites, etc. Chez les sujets coronariens, le risque de mort prématurée est augmenté… Et chez tout un chacun, la fumée irrite les yeux, donne mal à la tête, picote le nez….

L’Académie Nationale de Médecine estime, qu’en France, le tabagisme passif tue chaque année environ 3 000 non-fumeurs. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur mais les conséquences n’en demeurent pas moins réelles, et surtout ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition.

Cigarettes light, roulées et autres

Depuis que la toxicité du tabac est établie publiquement, les compagnies de tabac ont cherché à créer de nouveaux produits, moins toxiques, telles que les cigarettes light voire même ultralight pour protéger leur marché. Aujourd’hui le constat est là : ces produits ne sont en rien moins toxiques, au contraire car le fumeur tire plus fort sur sa cigarette, augmentant ainsi la quantité de goudron et de monoxyde de carbone inhalés.

Idem pour ceux qui s’orientent vers les cigarettes roulées car le tabac à rouler ne fait l’objet d’aucun contrôle gouvernemental et est 3 fois plus toxique que celui utilisé dans les cigarettes industrielles.

Et encore idem pour les fumeurs de cigares. Même s’il semblerait que le taux de mortalité soit inférieur chez les fumeurs de cigare que chez les fumeurs de cigarette, ils encourent les même risques

Le tabac est toxique et ce sous quelque forme qu’il soit.

Mesures anti-tabac

Aujourd’hui, les fabricants de cigarettes ont l’obligation de donner tous les renseignements relatifs à la culture, au séchage, à la préparation et à la conservation du tabac ainsi que tous les additifs qui rentrent dans la composition d’une cigarette. Les premières mesures légales contre le tabac furent prises aux Etats-Unis. Dès 1964, les fabricants devaient imprimer un message d’avertissement sur la toxicité du tabac sur chaque paquet de cigarettes. Et en 1971, la publicité en faveur du tabac était interdite à la radio et à la télévision.

Les campagnes d’information sont donc primordiales pour faire connaître les dangers de la cigarette. La création de la « Journée mondiale sans tabac » est d’encourager les pays et les gouvernements à être plus sévères sur la réglementation du tabac et de sensibiliser les gens sur ses effets nocifs. D’autres mesures, comme l’augmentation du prix du paquet de cigarettes lutte contre l’essor du nombre de fumeurs. Cette mesure touche en majorité les adolescents qui en raison de leur budget restreint ne peuvent pas se permettre de dépenser beaucoup d’argent.

En France, la législation anti-tabac est définie par la loi Veil de 1976, puis par la loi Evin de 1991. L’objectif de ces lois est de protéger les non-fumeurs du tabagisme passif et surtout d’encourager les jeunes à ne jamais commencer à fumer. La loi Evin interdit toute publicité et l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics fermés comme les centres commerciaux, les gares ou les aéroports. D’autres pays font la chasse aux fumeurs comme le Québec qui, depuis le 31 mai 2006, interdit à quiconque de fumer dans les bars et les restaurants.

Avertissements sur les paquets de cigarettes

Dans de nombreux pays, les paquets de cigarettes avertissent des risques encourus par le consommateur. La taille de ces avertissements varient selon les pays et les réglementations. C’est en 1966, aux Etats-Unis, qu’on a vu le premier avertissement inscrit sur les paquets de cigarettes avec la mention : « Attention : La cigarette peut être dangereuse pour votre santé ». Mais avant cette date, le consommateur ne soupçonnait pas les méfaits de la cigarette.

Les avertissements sur les paquets de cigarettes

Le fabricant de cigarettes Philip Morris a d’ailleurs été condamné par la Cour Suprême des Etats-Unis à verser des indemnités à une Américaine ayant porté plainte pour n’avoir pas eu les informations concernant la toxicité des cigarettes à l’époque. C’est la première fois aux Etats-Unis qu’un cigarettier est reconnu coupable. Celui-ci connaissait depuis les années cinquante la nocivité de la cigarette et il a cependant continué à cacher cette information au grand public. Cette Américaine a contracté un cancer pulmonaire après 35 ans de consommation.

C’est le Canada qui a rendu ces messages d’avertissement obligatoires sur les paquets. Quatre messages apparaissent dès 1989 et doivent couvrir au moins 50% des deux faces du paquet. La phrase choc est illustrée par un visuel qui présente une maladie liée au tabagisme comme une bouche malade ou une tumeur au poumon. On trouve aussi un dépliant qui donne des conseils pour cesser de fumer et les taux des substances toxiques inhalées. En Europe, ces messages doivent être inscrits en caractères gras, en noir sur fond blanc, entourés d’un cadre noir. Ils doivent occuper au moins 30 % de la surface du paquet sur l’avant, et 40 % sur l’arrière. Les quantités de nicotine, goudron et monoxyde de carbone doivent aussi être indiquées.

Alors si vous êtes fumeur, lisez attentivement ces avertissements.

Ils sont tous malheureusement vrais :

« Les fumeurs meurent prématurément »
« Fumer pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant »
« Fumer bouche les artères et provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales »
« Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse »
etc…

Et si j’arrêtais ?

Les campagnes d’information se multipliant, le prix du tabac ne cessant d’augmenter, les fumeurs affirment de plus en plus leur envie d’arrêter de fumer. Mais l’envie ne suffit pas. Il faut vraiment ancrer votre décision, être fermement motivé et volontaire. Arrêter de fumer n’est pas facile, ne nous leurrons pas mais au terme de quelques jours de bataille contre l’envie, quelle satisfaction personnelle ! Sans compter les effets physiques rapidement observables : après seulement une semaine d’arrêt, vous retrouverez une rythme cardiaque normal, le sang est à nouveau bien oxygéné et le risque d’accident cardiovasculaire grandement diminué. Si le souffle est plus long à revenir, vous retrouverez rapidement un confort respiratoire et progressivement la disparition de la toux.

Alors si vous avez envie d’arrêter, voici venu le moment d’analyser les raisons qui vous conduisent à fumer et celles qui vous motivent à arrêter. Soyez honnête avec vous-même. Prenez une feuille de papier, séparez-la en deux et noter les avantages et inconvénients.

Ensuite il convient dévaluer votre niveau de dépendance. Par des tests, type test de Fagerström ou simplement en vous interrogeant sur le type de dépendance. Il n’existe en effet pas un mécanisme mais plusieurs selon que : – l’on est dépendant à la nicotine – l’on est dépendant de la gestuelle associée à la cigarette (contenance, moment de pause,…) – l’on est dépendant par le comportement lorsque le tabagisme est profondément imprimé dans le comportement – l’on est dépendant socialement du fait de notre environnement.

Interrogez-vous également sur votre degré de motivation : test Q-Mat. Car ne perdons pas de vue que comme tout arrêt d’une drogue, le sevrage tabagique entraîne des modifications du comportement : irritabilité, anxiété, insomnies, prise de poids… Et c’est d’ailleurs souvent ce dernier effet que redoutent les futurs ex-fumeurs et notamment les femmes.

Durant la période de sevrage, l’appétit est en effet accrût. La nervosité, la compensation et surtout n’oublions pas que la cigarette agit comme coupe-faim et la nicotine comme brûleur de graisses. Mais que ceci ne soit pas un frein à votre désir d’arrêter de fumer. Buvez beaucoup d’eau et de thé vert (un excellent palliatif au manque), défoulez-vous en reprenant le sport, soyez raisonnable avec les sucreries et le grignotage et vous conserverez vos belles courbes.

Enfin, soyez indulgent et patient avec vous-même. La nicotine vous a rendu dépendant et pour vous en défaire le sevrage est le passage obligé. Quelques jours de manque, quelques semaines d’automatismes à changer… L’occasion d’apprendre à respirer, de changer vos habitudes et de vous bichonner un peu.

Toutes ces analyses faites, ces questions posées, votre volonté est indéfectible, alors voici venu le moment de prendre LA décision et de jeter une bonne fois pour toutes briquets et paquets de cigarettes.

Les méthodes de sevrage

Votre volonté sera votre principale alliée mais une aide peut parfois s’avérer précieuse. N’hésitez pas alors à piocher parmi toutes les méthodes à votre disposition sachant qu’il n’en existe pas de miracle. C’est à vous de construire la vôtre.

La dépendance physique liée à la cigarette est la plus simple à traiter. Les traitements de substitution à la nicotine ont fait leurs preuves.

Voici quelques méthodes :

Les patchs ou timbres à la nicotine, collés sur votre peau, donnent une dose quotidienne de nicotine. 16 à 20 % environ des fumeurs parviennent à s’arrêter de fumer après un an d’utilisation. Le hic, leur coût très onéreux. A moindre coût on retrouve les gommes. Le principe est identique au patch et leur efficacité comparable. Sur ordonnance médicale vous pouvez également vous procurer du Zyban un anti-dépresseur reconnu pour son aide au sevrage tabagique.

Vous pouvez également recourir à des méthodes naturelles. Bien que non reconnues par le ministère de la santé, beaucoup d’ex-fumeurs les recommandent. Citons par exemple l’acupuncture, l’hypnose, l’homéopathie ou encore la phytothérapie.

Pour vaincre la dépendance psychique par contre, il faudra trouver des compensations au plaisir de la cigarette : le sport par exemple. Et face à la dépendance comportemental, rompre avec toutes vos habitudes de fumeur : éliminer briquets et cendriers, éviter les situations fortement liées au plaisir de fumer : pause café, apéro…

Le plus difficile se joue dans la première semaine. Le danger de rechute est souvent autour du deuxième et sixième mois lorsque le manque ne se fait presque plus sentir et que l’on croit pouvoir fumer juste une fois sans rechuter. Faux !! Une cigarette en entraînera une seconde puis une troisième… et tout ce que vous aurez fait durant ces derniers mois n’aura servit à rien….

Alors résistez !!!

Gardez toujours en mémoire les bienfaits ressentis depuis votre arrêt et cette satisfaction personnelle d’avoir arrêté.

Grippe porcine

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Grippe porcine : pour l’OMS, la pandémie est imminente.


Des touristes avec leur masque à Mexico, le 29 avril 2009.

Paris comme Londres, La Haye, Rome et Ottawa déconseillent les voyages vers le Mexique.

Partie du Mexique où elle pourrait avoir fait 84 morts, l’épidémie de grippe porcine continue de se propager, jeudi 30 avril. Relevant que “le virus s’étend (…) sans aucun signe de ralentissement”, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé mercredi soir de relever à 5 son niveau d’alerte, l’avant-dernier stade avant la déclaration de l’état d’épidémie mondiale, qu’elle juge “imminente”.

La phase 5 se caractérise “par une propagation interhumaine du virus dans au moins deux pays d’une région de l’OMS, indique l’Organisation sur son site Web. Si la plupart des pays ne sont pas touchés à ce stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort indiquant qu’une pandémie est imminente et qu’il reste peu de temps pour finaliser l’organisation, la diffusion et la mise en œuvre des mesures d’atténuation prévues”.

“Tous les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation à la pandémie”, a prévenu sa directrice générale, Margaret Chan. L’OMS, qui a indiqué pouvoir confirmer 148 cas avérés dans le monde, dont huit mortels, n’a connaissance d’”aucune personne contaminée par des porcs”, a précisé son numéro deux, le Dr Keiji Fukuda. “Il semble qu’il s’agisse d’un virus qui se transmet d’une personne à l’autre”, a-t-il expliqué.

L’OMS ne recommande pas jusqu’à présent de restreindre les déplacements. Toutefois, la France a demandé à l’Union européenne de suspendre les vols aller vers le Mexique. Paris comme Londres, La Haye, Rome et Ottawa déconseillent les voyages dans ce pays. La proposition française sera discutée jeudi à Bruxelles, après une réunion mercredi des ministres des transports de l’UE en République tchèque. Des voyagistes britanniques, français, canadiens et portugais ont pour leur part suspendu leurs départs pour le Mexique. Plusieurs compagnies de croisières basées à Miami ont également annulé les escales prévues au Mexique.

Le virus, qui touche essentiellement de “jeunes adultes en bonne santé”, selon les autorités mondiales de la santé, se transmet par voie respiratoire, d’homme à homme. Les symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures) sont similaires à ceux de la grippe saisonnière qui tue chaque année dans le monde entre 250 000 et 500 000 personnes.

La crainte de propagation du virus a conduit de nombreux pays à mettre en place des contrôles aux aéroports et aux frontières, dont des scanners thermiques jugés toutefois inefficaces par l’OMS.
Même si le virus ne s’attrape pas en consommant de la viande de porc, plusieurs pays dont la Russie et la Chine ont suspendu tout ou partie de leurs importations porcines. En Egypte, où les autorités ont décidé d’abattre tout le cheptel de porcs, des éleveurs ont lapidé mercredi des vétérinaires et des policiers venus tuer leurs animaux, selon une source de sécurité.

Source

Plan mondial OMS de préparation à une pandémie de grippe

Questions / Réponses – Nouvelle Grippe