Ne jamais juger un livre a sa couverture, belle morale pour cette belle histoire

Susan Boyle, la femme qui a surpris le monde entier avec sa voix unique, sort son premier album.
Un rêve devenu réalité
Elle chante du Madonna, reprend une chanson des Rolling Stones, une autre des Monkees et bien sûr son grand classique des Misérables, I Dreamed A Dream.
Susan Boyle, celle qui a enflammé YouTube avec plus de 300 millions de visiteurs en janvier dernier avec sa prestation à l’émission britannique Britain’s Got Talent, présente son premier album. Le titre allait de soi: I Dreamed A Dream.
Susan Boyle réalise enfin son rêve. Cette Écossaise de 48 ans vient de sortir un premier disque. «Je rêve de chanter professionnellement et de faire un premier album depuis 23 ans. Ce premier disque est le reflet de ma vie», explique-t-elle.
Sur la pochette, son image n’a plus rien à voir avec la dame aux cheveux ébouriffés qui a déjoué tout le monde en janvier dernier lors du passage au petit écran à Londres.
Même si elle rêvait cet instant depuis longtemps, elle a vu sa vie basculer quand internet l’a propulsé star planétaire en quelques heures. Heureusement, l’équipe Sony à Londres a pris grand soin d’elle.
Ainsi, Susan Boyle ne fait aucune entrevue en personne. Elle a répondu aux questions du Journal de Montréal par courriel.
Lorsqu’elle a fait sa première apparition à la télévision américaine la semaine dernière à la populaire émission Dancing with the stars, elle a chanté son grand succès des Misérables mais aucune question ne lui fut posée en direct.
Pour expliquer cette protection, rappelons que Susan Boyle avait dû être hospitalisée pour épuisement après avoir été découverte.
STUDIO
Pour réaliser cet album, Susan Boyle est rentrée en studio à Édimbourg en juillet dernier. Elle a travaillé durant deux mois, choisissant des chansons qui lui allaient parfaitement. À ce sujet, Susan Boyle déclare: «Il est crucial pour moi de sentir les chansons que je chante.»
Cette femme très sensible reprend d’ailleurs une chanson de Madonna, You’ll See, en riposte aux enfants qui ont tellement ri d’elle.
PROMESSE DE SUCCÈS
Depuis sa découverte, Susan Boyle est devenue synonyme de rêve. Elle nous montre que tout est possible dans la vie. Son album, qui sort le 23 novembre, est déjà un des disques les plus demandés dans le monde. En l’écoutant, on se laisse bercer par sa voix. Il lui ressemble: on sent qu’elle a participé au choix des chansons.
Susan Boyle doit participer mercredi prochain à la finale America’s Got Talent aux États-Unis et chantera un des classiques des Rolling Stones, Wild Horses.
Elle sera de passage à Toronto le 21 décembre. Ce sera sa première visite au Canada. Ses fans pourront la rencontrer et l’entendre chanter à First Canadian Place à Toronto. Le nombre de places sera limité à 2000. Et pour ceux qui veulent faire la file pour un autographe, ils devront aller se chercher un bracelet d’identification limité à 500 personnes, le 14 décembre à 10 h du matin.
Quand on vous dit que Susan Boyle est bel et bien protégée. On veut que son rêve dure et ne se transforme pas en enfer.
* I Dreamed A Dream disponible le 23 novembre.

POUR SA MÈRE
Susan Boyle dédie son album à sa mère, morte à l’âge de 91 ans, «à qui j’avais promis de devenir quelqu’un». On s’en rend compte lorsqu’elle nous explique ses chansons.
1. Wild Horses, Rolling Stones, 1971
«Impossible de ne pas être charmé par ce thème enchanteur qui me rappelle mes souvenirs d’enfance.»
2. How Great thou Art
«C’est un hymne qui signifie beaucoup pour moi puisque mes amis et moi aimions chanter cet hymne à l’église.»
4. You’ll See, Madonna, 1995
«Cette chanson parle de détermination, d’indépendance et d’habilité à démontrer de quoi on est capable. Une sorte de chanson phare, une façon de persévérer, ma façon de me débarrasser des étiquettes injustes qu’on m’a affublée.»
5. Daydream Believer, The Monkees, 1967
«J’ai un conseil: si vous avez un rêve, continuez à y croire et vous allez voir ce que ça donne. Il y a du bonheur pour qui se donne la peine de rêver.»
7. Who I Was Born to Be
«L’ambition, la destinée, appelez cela comme vous voulez. Mais pourquoi je suis née? Ma mère doit avoir choisi cette chanson pour moi. Il faut croire en nous, en nos rêves. Ça m’a pris 20 ans pour concrétiser le mien.»
8. Amazing Grace
«Tout est nouveau pour moi. J’avais peur, je sais aujourd’hui que c’est possible grâce à votre support, que je trouve touchant. Je chante cette chanson pour cela.»
10. Proud
«Cette chanson m’émeut car elle dit que votre parent est fier de vous. Je suis certaine aujourd’hui que ma mère doit être très fière de moi.»
12. Silent Night
«Cette chanson apporte la sensation de paix dans le monde. Un hymne de Noël touchant.»
13. I Dreamed a Dream
«Évidemment les Misérables. Le sujet est une mère qui vit des temps difficiles. Ça me rapproche de ma vie avec ma mère, qui est morte à 91 ans, et dont le rêve était que je fasse quelque chose de ma vie. Celle-là maman elle est pour toi.»
http://www.youtube.com/watch?v=ApRLXe6Kzhw




La Société Générale se prépare à un effondrement économique mondial
Dans un rapport adressé à ses clients, la banque française les appelle à dessiner une stratégie d’investissements de défense afin de se préparer à l’explosion éventuelle de nouvelles bulles financières.
Le pire pourrait être devant nous. C’est une des hypothèses qui ressortent d’un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette», selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes. Premier d’entre eux, le déficit. «Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique», précise le rapport de 68 pages.
L’endettement global est beaucoup trop élevé dans la plupart des économies des pays développés, par rapport à leur PIB. Aux Etats-Unis et dans l’UE, la dette publique représentera ainsi 125% du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s’élèvera à 105% et au Japon, à 270%. Le problème de la dette sous-jacente est plus important qu’il n’était après la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux étaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris à la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile qu’auparavant l’effacement de cette dette avec la croissance. Les pays émergents ne seraient pas non plus épargnés, même si leur marge de maneouvre sera plus importante qu’au sein des grandes économies occidentales.
Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires. A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.
Chanson de Grégoire, le premier chanteur produit par le public. Une belle chanson, belle voix et belle production !
Toi Plus Moi
Toi plus moi, plus eux plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle et tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez, laissez faire l’insouciance
A deux a mille je sais qu’on est capable
tout est possible tout est réalisable
on peut s’enfuir bien plus haut que nos rêves
on peut partir bien plus loin que la grève
oh Toi plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle plus tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance
avec l’envie la force et le courage
le froid la peur ne sont que des mirages
laissez tomber les malheurs pour une fois
allez venez , reprenez avec moi.
Ho, toi plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle et tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez laissez faire l’insouciance
je sais c’est vrai ma chanson est naïve
même un peu bête , mais bien inoffensive
et même si elle ne change pas le monde
elle vous invite a entrer dans la ronde
Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance
l’espoir l’ardeur font tous ceux qu’il te faut
mes bras mon coeur mes epaules et mon dos
je veux te voir des étoiles dans les yeux
je veux nous voir insoumis et heureux
oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez, laissez faire l’insouciance
Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance
Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez et entrez dans la danse
Titre : Toi Plus Moi
Auteur : Grégoire
Album : Toi plus moi
Label : MyMajorCompany
Date de sortie : 2008

Olivier Trévidy : la chanson-contestation
Le pouvoir de l’économie, la malbouffe, l’intolérance raciale, et les histoires d’amour qui finissent mal… Sur ce deuxième album (à sortir le 20 avril), on constate qu’il n’a toujours pas mis sa langue dans sa poche. Quand Olivier Trévidy pousse la chansonnette, ça ébranle le patronat et ça réconforte l’ouvrier ! Normal : à 37 ans, le lauréat 2003 du prix du disque Produit en Bretagne et du meilleur album pour son premier CD « Et si un jour » marche avec une grande élégance verbale sur les pas de Renaud (génération « Hexagone »), Brel, Ferrat et Brassens.
Jean Ferrat est un peu l’ami de la famille. « Mon père passait souvent ses chansons » se souvient Trévidy avec une once de nostalgie dans la voix. C’est cette même nostalgie qui d’ailleurs, l’encourage à aller toujours plus loin dans l’écriture. « Ma mère, ajoute-il, c’était plutôt Mike Brant. Mais Ferrat, j’aimerais vraiment le rencontrer… Pendant mon adolescence, quand j’étais heureux, j’écoutais aussi Brel. C’est lui qui m’a donné l’envie d’écrire mes propres textes. J’avais alors quinze ans. Un an plus tard, j’ai commencé à jouer de la guitare. Et quand je suis devenu plus triste, du fait des hasards de la vie, je me suis mis à écouter Brassens. C’est un génie : ses textes, quand on les décortique, c’est de la folie ! » Révolté jusqu’au bout des ongles, Trévidy reprend d’ailleurs à la guitare, « Misogynie à part », du célèbre poète sétois (« ell’ m’emmerde, ell’ m’emmerde… »), épaulé par la contrebasse de Gildas Scouarnec. « J’ai écrit « les confessions d’un con » après le départ de ma femme, avoue le chanteur. J’estimais alors que j’étais le seul responsable de cette séparation. Après deux ans, je me suis dit que non. Quoi de mieux que « misogynie à part » pour dire que je ne méritais pas ça ? C’est sans doute ce qu’on appelle « la quarantaine rugissante » ! Je me suis confié, car je pense que des situations comme celles-là arrivent à des tas de gens. Je ne suis pas mécontent de la vie que j’ai aujourd’hui, du métier que je fais. C’est pas mal d’écrire des chansons, de les interpréter devant un public. C’est un formidable défouloir ».
Le quotidien de l’ancien délégué CFDT (licencié « avec son accord » de son entreprise de livraison, entre les deux disques), c’est donc encore et toujours la chanson, et la contestation. Olivier Trévidy refuse le qualificatif d’artiste engagé. Il estime qu’on utilise trop souvent la formule sans bien en connaître le sens. « Je ne fais que dénoncer, explique-t-il. Les chanteurs ne sont pas là pour apporter des réponses. Et qu’on arrête de nous faire rentrer dans le moule de la nouvelle chanson française. Brassens doit se retourner dans sa tombe, comme si pour lui, on parlait de vieille chanson française. C’est de la chanson, c’est tout. Bénabar, par exemple, n’a trouvé qu’une chose à critiquer : les mégots de cigarette dans les boites à pizza ! »
Quant on proteste, difficile de ne pas flirter avec la chose publique. Le titre qui sera le plus joué en radio, à la sortie de l’album, s’appelle « y’a plus d’pavés ». Si la référence à mai 68 est évidente, elle l’est aussi pour les événements actuels liés au CPE. Pourtant, le texte fut écrit l’été dernier. « Il était temps que les gens descendent dans la rue, clame Trévidy. Ce ne sont pas les syndicats, avec qui je n’ai finalement pas une grande affinité, ce ne sont pas non plus les politiques qui vont les y pousser, car ils ne font que récupérer le mouvement. Dans « y’a plus d’pavés », j’accuse les éléphants de faire du tire-fesses… Villepin est responsable de ces remontées mécaniques, ils peuvent lui dire merci car ils n’ont fait que suivre les jeunes ! » Et l’artiste d’appeler, non pas à la simple révolte, mais à la révolution… « Faire de la politique ? Ce qui se passe au sommet de l’Etat m’intéresse, mais je ne veux pas : je suis chanteur ! » répond simplement Trévidy avec une grosse pointe d’audace.
Pourtant, il a de quoi dire, sur la xénophobie par exemple, dans « Poumpapon », quand il fait « rimer son pays avec nazi, intolérance, homophobie ». « C’est un peu fort, convient-il, mais il faut des phrases choc pour que les gens écoutent et comprennent ». Sur ce titre, l’énergie de l’accordéon, emmené par la championne du monde 2001 Gwénola Maheux, fait écho à sa hargne. Le mélange est détonnant. « J’adore l’accordéon chromatique, réagit Trévidy, c’est très populaire. J’aurais bien voulu apprendre à en jouer, mais c’est compliqué ». Idem pour la harpe dans « Kleuzioù brug » : le chanteur s’est offert le concours du musicien paraguayien Ismael Ledesma, et la puissance vocale de Gilles Servat. « C’est ma manière de défendre la langue régionale, même si je ne la parle pas, clame le chanteur. Patrice Marzin, qui a réalisé l’album, m’a beaucoup aidé dans le choix des artistes invités ». « Kleuzioù brug » est une adaptation, en breton, d’ « un talus de bruyère », déjà joué sur le premier album, et qui dénonce la course à la productivité au détriment de la protection de l’environnement.
Dans le même ordre d’idées, Trévidy prend en grippe les supermarchés. La société de consommation, il la surnomme avec ironie la « conciété d’supermation » ! Sur ce titre au rythme pourtant très entraînant, c’est à reculons qu’il pousse le caddie avec sa fille Margot. En voici le refrain :
Conciété d’supermation
Un esprit d’compétition
Il s’agit de plumer un pauvre
Et quand il est enfin cuit
Pour que l’honneur soit sauf
Le croupion sera pour lui…
« J’ai écrit cette chanson pour les caissières, explique Trévidy. Elles ont un salaire de misère pour vivre, pendant que d’autres, les capitalistes, s’en mettent plein les poches sur leur dos. Et en plus, elles se sentent obligées de faire leurs courses dans le magasin dans lequel elles travaillent ! Je suis à la fois le consommateur et le croupion. J’y vais parce que c’est moins cher, parce que je n’ai pas les moyens d’aller aux halles de Quimper où la nourriture proposée par les petits artisans est meilleure, mais il faut avoir plus de moyens. Aujourd’hui, les pauvres sont de plus en plus gros, et les riches de plus en plus sveltes. A une époque, c’était le contraire… »
L’avenir de Trévidy se décidera-t-il plutôt à Paris qu’à Quimper ? « Nous avons engagé un attaché de presse, se félicite le chanteur-livreur. Patrick Boyer démarche les salles de spectacle de la capitale. J’espère même passer à la télé, chez Fogiel ! C’est comme ça aujourd’hui. Pour se faire connaître chez soi, il faut monter à Paris. Je fais de la chanson française, mais pas de la chanson bretonne, je parle de ce qui se passe en France, je réagis à ce que je lis dans le journal. Parler plus de la Bretagne pour percer ici, non ! Il faudrait que ça me vienne naturellement et ce n’est pas le cas… »
En tout cas, vivre de sa passion, la musique, c’est son rêve à Trévidy. Oui, appelez-le simplement par son nom de famille ! « On ne dit pas Christophe Miossec, alors on peut dire Trévidy ! » plaisante l’artiste.
…
Y’a plus d’pavés
(Olivier Trévidy/Olivier Trévidy)
Pavés planqués au centre ville
Et bitume ancré dans ma zone
La plage fait place à l’amertume
Aux caisses brûlées par quelques mômes
Qui complèt’ment déboussolés
Se mettent à s’automutiler
Doit on leur apprendre à l’école
Sur qui balancer leur pot d’colle
Des profs qu’approchent la soixantaine
Qui à vingt ans crachaient leur haine
Direct à la gueule du pouvoir
Ont-ils tous perdu la mémoire
Refrain :
Y’a plus d’pavés y’a plus d’plage
Y’a plus rien du tout
Y’a plus qu’des cons des endormis
Y’a plus qu’des mous dans mon pays
Où sont passés les Jean Ferrat
Les « société tu m’auras pas »
Reniés par nos chaînes de télé
Réalités bien orchestrées
Sur ta radio dans mon journal
A la fête de l’Humanité
Quand l’artiste vient d’Universal
J’dis bravo Jean-Marie Messier
Tous d’accord pour dire qu’on est con
Oui mais franch’ment on n’a pas d’pot
Quand on nous fabrique un mouton
A coups d’triques on d’vient ses agneaux
Refrain
Les syndicats qui autrefois
Osaient fustiger l’patronat
Baissent leur froc et puis leur bras
Devant l’Medef qui à cœur joie
S’applique à flinguer codes et droits
Sans résistance et sans émoi
Ils bricolent leurs propres lois
En nous disant qu’on n’a plus l’choix
Qu’notre société elle est pourrie
Suite aux années un peu à gauche
Et vu nos dons post Tsunami
Faut pas s’plaindre on n’est pas si pauvre
Refrain
Depuis le boul’vard Jean Jaurès
Jusqu’à la venelle Georges Brassens
Quand j’me ballade pendant la messe
Y’a plus qu’les roues d’caddies qui grincent
L’PMU s’remplit l’tiroir-caisse
Les gens se voient princes ou princesses
Les éléphants font du tire-fesses
Par stratégie ou par paresse
Tous ces futurs présidents
Ont un passé bien répugnant
Pour le présent l’immunité
Nous fera douze ans de pieds d’nez
Pour le présent l’immunité
et les votants vont s’rhabiller
Refrain
Les pronostics sur le net annonçait le jeune norvégien comme grand vainqueur du concours depuis quelques jours et ces prévisions se sont révélées exactes.
Pour la première fois cette année, le vainqueur était élu à 50% par un jury et 50% par le public. L’organisation espérait de cette manière atteindre un meilleur niveau d’exigence et donc une meilleure qualité de chansons…
La Norvège a reçu la plus grande distinction (les fameux 12 points) de la part de l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suède, l’Islande, la Russie, l’Ukraine, Israël, le Danemark, la Slovénie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Biélorussie, la Pologne, l’Estonie.
Résultats du concours Eurovision 2009:
1.
Norvège, 387 points
2.
Islande, 218 points
3.
Azerbaïdjan, 207 points
4.
Turquie, 177 points
5.
Grande-Bretagne, 173 points
6.
Estonie, 129 points
7.
Grèce, 120 points
8.
France, 107 points
9.
Bosnie-Herzégovine, 106 points
10.
Arménie, 92 points
11.
Russie, 91 points
12.
Ukraine, 76 points
13.
Danemark, 74 points
14.
Moldavie, 69 points
15.
Portugal, 57 points
16.
Israël, 53 points
17.
Albanie, 48 points
18.
Croatie, 45 points
19.
Roumanie, 40 points
20.
Allemagne, 35 points
21.
Suède, 33 points
22.
Malte, 31 points
23.
Lituanie, 23 points
24.
Espagne, 23 points
25.
Finlande, 22 points
Lisa Germano is a multi-instrumentalist who’s released five albums featuring her distinctive violin and confessional lyrics. Her album Geek the Girl received widespread critical acclaim (and even made Spin’s top 90 albums of the 90’s list).
http://www.myspace.com/lisagermano
Simply tony
Riding my bike
Happiness
Puppet
Cowboy
Just geek
Sexy little girl princess
Beautiful schizophrenic
Singing to the birds
Its a rainbow
Cracklin water
Tomorrowing
Electrified
The dresses song
The darkest night of all

Après la Gendarmerie et la Police, voici que les douanes lancent leur propre service “Cyberdouane” afin de lutter efficacement contre la cyberdélinquance.
Le mois dernier, Eric Woerth (ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique) a inauguré au siège de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) le service « Cyberdouane ». Ce nouveau service a pour mission de recueillir, enrichir et exploiter les renseignements permettant de lutter efficacement contre les fraudes sur Internet (importations de produits stupéfiants, médicaments, contrefaçons, armes et munitions, œuvres d’art et toute autre marchandise objet de trafics ou de transactions illicites).
Constatant que le développement du commerce sur internet s’accompagne d’une progression de la « cyberdélinquance », Eric Woerth a souhaité accentuer la réponse douanière aux fraudes commises sur Internet, en faisant progresser les effectifs douaniers dédiés à cette mission de 4 à 15 agents. « Cyberdouane » est composé de 8 analystes du renseignement et de 7 enquêteurs douaniers.
Les « cyberdouaniers », spécialisés dans les nouvelles technologies et en particulier les protocoles de communication d’Internet, ont pour mission de détecter les transactions illicites sur Internet et de déclencher des contrôles douaniers ciblés ainsi que des enquêtes approfondies. La création de « Cyberdouane » au sein de la DNRED est le premier volet d’un vaste plan de lutte contre la cyberdélinquance souhaité par le Ministre, décliné à travers 9 axes stratégiques : le renforcement des moyens de contrôle ; le démantèlement des filières ; l’adaptation de l’arsenal juridique ; les coopérations inter-administrations, avec les titulaires de droits des marques, les fournisseurs d’accès Internet et les sites marchands, les établissements financiers et de paiement sur Internet, au niveau international et la responsabilisation des consommateurs.
Eric Woerth a indiqué qu’il souhaitait voir doubler en 2009 les résultats des services douaniers dans la lutte contre les fraudes sur Internet. Il a salué les saisies de marchandises déjà réalisées en 2008 suite aux contrôles douaniers sur les colis postaux et le fret express : 21 tonnes de cigarettes et 148 000 articles de contrefaçons.
Eric Woerth a également insisté sur la nécessité d’accentuer toutes les formes de coopération entre services de l’Etat et acteurs du monde d’Internet, afin de créer un sentiment d’insécurité pour les « cyberdélinquants ». Il a enfin indiqué qu’il lui paraissait important de responsabiliser les internautes afin qu’ils ne soient « ni acteurs, ni complices, ni victimes » de la fraude sur Internet.
Chaque année, au mois de février, le plus grand carnaval du monde fait battre le coeur du Brésil. 700.000 personnes en moyenne assistent aux défilés de Rio et, de Hanoi à Paris, tout le monde peut voir les images de ces danseurs de samba costumés. Aucune danse au monde ne connaît une telle médiatisation et, pourtant, la samba reste paradoxalement très mal connue.
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Alors qu’il y a quelques années, trouver un cours de samba en France relevait du challenge, aujourd’hui, en réponse à une demande grandissante, l’offre s’est très nettement élargie. L’année du Brésil en France, en 2005, a tout changé. Comme l’explique Alessandra Cabral, professeur de danse, chorégraphe et fondatrice de l’association Allez Samba : “Le nombre d’adhérents augmente tous les ans d’au moins 10 à 20 %. En 2004 j’avais une trentaine d’élèves, aujourd’hui, j’en ai 250.” Mais la samba demeure encore assez confidentielle en Europe. Il n’y a pas de diplôme d’Etat pour ses professeurs, ni de compétitions pour ses pratiquants. (1) Pour le commun des mortels, lorsque la samba n’est pas confondue avec la salsa, elle évoque globalement une fille passablement dévêtue qui danse sur un char pendant le carnaval de Rio.
Une vision déformée
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Rien de plus normal, puisque c’est à peu près tout ce que l’on montre en Europe des carnavals brésiliens. Ces filles, les passistes, sont pourtant loin d’être représentatives du carnaval : “Elles ne rassemblent pas plus de 10% des personnes qui défilent. C’est malheureusement la marque qu’on a exportée du Brésil donc on met de plus en plus en avant ces femmes complètement nues.” Le foot, les filles dénudées et la samba : voilà les images qu’on a du Brésil. Alessandra Cabral raconte que le football est en effet une passion commune à tous les Brésiliens mais que pour le reste, il s’agit plutôt de clichés : “Beaucoup de gens croient que tous les Brésiliens savent samber, mais c’est faux. C’est comme dire que tous les Français dansent le french cancan ! En réalité, il n’y a qu’une infime partie de la population qui sambe.” Le Brésil est un pays immense : 17 fois la surface de la France. Autant dire que les pratiques varient beaucoup d’une région à l’autre. Si les Brésiliens ont en commun l’amour de la danse, ils ne pratiquent pas tous la même. Alors qu’à Rio, la samba est très répandue, dans le Nordeste, on danse le coco, le malakatu et le forro : “A l’intérieur du Brésil, il y a des endroits où ils n’ont jamais vu quelqu’un danser la samba.”
Fédérer les Brésiliens
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Alors pourquoi cette danse est-elle malgré tout le symbole de l’ensemble du pays ? Une volonté politique se cache derrière cette prééminence. Dans un pays de cette taille, il était nécessaire de fédérer le peuple autour de certains éléments pour que le pays n’éclate pas. Dans les années 1930, “l’époque est à l’invention de la nation et à la découverte émerveillée du génie de son peuple.” (2) Le gouvernement Vargas cherche des éléments fédérateurs pour la construction d’une identité brésilienne commune et l’affirmation d’une image positive du Brésil à l’étranger. Jusque-là méprisée pour ses liens avec la communauté noire – elle était même interdite au début du XXe siècle -, la samba est alors prise comme modèle de réussite du métissage. En 1935, le carnaval est officialisé et le gouvernement de l’Etat de Rio ouvre les portes de son théâtre municipal aux bals de carnaval. Un an plus tard, le département de propagande du gouvernement organise une édition spéciale de son émission de radio pour l’Allemagne nazie avec qui il entretient encore des liens amicaux. Le thème est la samba : la danse représente désormais la culture brésilienne dans les relations internationales. (3) Par la suite, les communistes brésiliens érigeront aussi la samba comme élément clé de l’identité brésilienne (et de la lutte des classes). Près de 80 ans plus tard, l’intégration de cette danse comme symbole du Brésil dans l’imaginaire collectif a tellement bien fonctionné qu’un Brésilien qui ne sait pas samber est montré du doigt».
(1) Il existe bien une épreuve de samba dans la catégorie danses latines en danse de compétition, mais elle ne ressemble à aucune danse brésilienne.
(2) Michel Agier, ‘Samba, la politique et la transe’, in ‘Danse latines, le désir des continents’, éditions Autrement, 2007.
(3) Paola Berenstein-Jacques, ‘Les Favelas de Rio, un enjeu culturel’, éditions L’Harmattan, 2001.
Une danse de pauvres
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Pourtant, à l’origine, la samba était uniquement dansée par les couches les plus populaires de la société. Les élites du pays étaient peu familières de cette culture de la favela et auraient plutôt rougi d’être vues s’adonner à cette danse. Mais avec l’engouement international pour le carnaval à partir des années 1990, les classes supérieures ont voulu se mettre à samber, “et là, elles se sont rendu compte qu’elles ne savaient pas le faire.” Comme le hip-hop, la samba est une danse de rue. L’apprentissage se fait naturellement, en regardant une cousine, un oncle, une personne plus âgée danser et en les imitant. Pas de cours, ni d’école. (4) Difficile donc de danser la samba si on n’a pas baigné dans un environnement où tout le monde sambe déjà. Depuis une quinzaine d’année, des écoles de samba ont donc commencé à développer une méthodologie d’apprentissage pour répondre à la demande des élites et des étrangers qui souhaitent défiler.
Quand les plus pauvres deviennent rois
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Les Brésiliens des favelas, jusqu’alors méprisés, détiennent désormais un savoir que les élites n’ont pas. Ce sont aussi eux qui préparent le carnaval tout au long de l’année. De ce fait, lorsque les Brésiliens des beaux quartiers participent aux défilés, ils obéissent aux ordres des habitants des favelas. Ce renversement de situation a un impact sur le regard porté sur ces quartiers. Dès les débuts du carnaval, le ton des journalistes change : “En étant apparemment une chose qui rend la ville plus laide, la favela a aussi sa beauté (…). C’est le laboratoire musical de Rio, le versant où le Carioca va chercher tous les sons qu’embellissent son carnaval.” (5) Les habitants des quartiers défavorisés se réapproprient leur image au travers des textes de samba, qui parlent très souvent des favelas, et du carnaval, chaque communauté se montrant sous le jour qui lui plaît au travers de la thématique de spectacle choisie. La chercheuse Paola Berenstein-Jacques l’a prouvé : l’histoire de la samba et des favelas vont de pair, la valorisation de l’une entraîne celle de l’autre. (6)
Un moteur de changement social
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La samba et le carnaval permettent même aux populations défavorisées de s’affirmer plus ouvertement sur la scène nationale. Ainsi, le bloc carnavalesque de la favela noire de Liberdade, Ilê Aiyê, s’est peu à peu transformé en une composante centrale du mouvement noir bahianais. Un peu plus de 30 ans après sa création, Ilê Aiyê est devenu un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et une association qui anime un programme d’aide aux enfants des rues, parmi de nombreuses initiatives. Dans la même veine, à Rio, le groupe culturel AfroReggae travaille depuis une dizaine d’années dans la favela de Vigaro Geral. Cette association créée par des habitants du quartier a commencé par détourner les jeunes des gangs avec quelques cours de percussions et de danse brésilienne. Aujourd’hui, AfroReggae c’est soixante-dix projets dont dix groupes de musiciens, des troupes de cirque, des documentaires, une station de radio et un défilé de mode à la Sao Paulo Fashion Week. L’association intervient aussi dans les prisons et a fait des émules dans une favela voisine.
De simple danse et musique régionales, la samba est devenue un élément de cohésion sociale à l’échelle locale, comme nationale. A l’international, elle offre du Brésil l’image d’un pays de sourire et de fête malgré son taux de criminalité parmi les plus élevés au monde. Au Brésil, un dicton populaire raconte que “tout finit toujours en samba.” Dire que “tout commence toujours avec une samba” serait peut-être plus approprié.












