À l’assaut des baleiniers

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Il y a plusieurs vidéos sur Youtube qui parlent de Sea Shepherd, et sur Paul Watson. Il explique sa vison du monde et parle de ses aventures vécues en mer.

Vidéos de Sea Shepherd Society
http://www.youtube.com/SeaShepherdSociety

Je suis très heureux de la une. Vous pouvez lire cet excellent article au complet. Je vous invite aussi (si vous pouvez lire l’anglais) visiter le site web de l’organisation ” Sea Shepherd” et d’en devenir membre si la survie des baleines vous tient à coeur. Vous n’avez qu’à faire un don de 25$ ou plus pour devenir membre, vous pouvez bien sur donner moins. Aussi, une façon facile et gratuite de donner de l’argent est d’utiliser la page de recherche Goodsearch.com ! Les résultats sont excellents car la recherche est effectuée par Yahoo. Environ 0.01$ ira à l’organisation de votre choix (Sea Shepherd dans notre cas) pour chaque recherche.



Je croyais que Greenpeace étaient des radicaux, je sais maintenant que c’est Sea Shepherd qui agi vraiment. Greenpeace ne font que regarder les baleines mourrir, agitent des pancartes et prennent des photos… c’est certain que des photos chocs aident à recueillir des fonds ! (Fonds qui serviront à envoyer d’autres bateaux l’année d’après pour prendre d’autres photos ?)

Sept A Huit
16 janvier 2009 – 15h14
Environnement : Paul Watson, le pirate écolo
Ce combattant écologiste traque, éperonne et parfois coule des navires. Seule raison à ses actions défendre les baleines et faire respecter l’interdiction de les pêcher.

http://tf1.lci.fr/infos/sept-a-huit/reportages/0,,4203405,00-paul-watson-le-pirate-ecolo-.html

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Le vieux Farley Mowat et son équipage. Le navire de la Sea Shepherd Conservation Society fait actuellement route vers l’Antarctique.
L’activiste écologiste Paul Watson a été parmi les premiers à risquer sa vie pour sauver celle des grands cétacés en s’interposant, à bord d’un Zodiac, entre le baleinier et l’animal. En trois décennies, la Sea Shepherd Conservation Society, le groupe qu’il a fondé, a même revendiqué le sabotage de quatre bateaux qui servaient à cette chasse. Ennemi juré des baleiniers japonais, le capitaine Watson fait actuellement route avec deux vaisseaux pour traquer leurs navires pendant deux mois dans les eaux hostiles autour de l’Antarctique.

Leur objectif ? Interrompre leur chasse, quitte à foncer droit sur les navires, à tout faire pour briser leurs hélices ou à sectionner les câbles qui servent à hisser les carcasses des animaux. Et les écologistes ont prévu tout un arsenal pour y parvenir. On a notamment fixé de chaque côté du Farley Mowat — un bateau noir sur lequel flotte un drapeau de pirate — des armatures de métal aiguisées, utilisées pour tenter d’endommager la coque des baleiniers auxquels on se frottera. L’équipage surnomme ces armes, longues de plus de deux mètres, les «ouvre-boîtes».

Trois Zodiac sont aussi du voyage afin de déployer des câbles de métal fixés à des bouées et largués près des baleiniers afin que leurs hélices s’y bloquent. Sur le bateau au pont encombré, on trouve en fait tout le nécessaire pour cette poursuite, dont deux motomarines et des canons à eau. On concocte également des bombes fumigènes, «au cas». Les écologistes embarquent aussi un hélicoptère. Cet appareil servira à localiser plus aisément les bateaux «ennemis» sur cette vaste étendue d’eau.

Pour Paul Watson — à qui l’on doit aussi des interventions pour défendre les phoques dans le golfe du Saint-Laurent –, ces actions perturbatrices donnent des résultats. «L’année dernière, les Japonais ont tué 85 baleines de moins que le quota qu’ils s’étaient fixé. Nous avons protégé 85 baleines et nous les avons empêchés de chasser pendant 15 jours», affirmait-il au Devoir peu de temps avant de lever l’ancre à partir du port australien de Melbourne, le 24 décembre. «Nous n’essayons pas de faire comprendre aux gens ce qui se passe en Antarctique. Nous essayons simplement de faire appliquer la loi. Notre but est d’empêcher les Japonais de tuer des baleines, que les gens aiment ça ou non.»

Avant de barrer la route aux baleiniers, le capitaine Watson interpelle les navires par radio et les invite à quitter la zone, arguant qu’ils contreviennent aux règles internationales de conservation des espèces. Selon lui, le Japon viole le moratoire sur la chasse commerciale. Le capitaine Watson fait aussi valoir que le pays s’en prend à des animaux pourtant protégés par la Convention sur le commerce des espèces menacées et qu’il enfreint les lois australiennes sur la protection de cette portion des eaux de l’Antarctique. «Nous devons faire le travail que les États devraient normalement faire» , juge le capitaine, originaire du Nouveau-Brunswick.

Lors des deux premières campagnes, le vieux Farley Mowat, entré en service en 1956, n’a cependant pas pu atteindre une vitesse suffisante pour rattraper les puissants navires japonais. Les 43 personnes qui composaient son équipage l’an dernier ont tout de même eu droit à trois sérieux affrontements avec la flotte japonaise, dont un avec l’Oriental Bluebird, qui sert à transporter la viande des baleines au Japon. Le Farley Mowat a en effet foncé droit sur le navire japonais, et celui-ci n’a pas pu l’éviter, malgré un sérieux coup de barre. Les deux bateaux n’ont pas subi de graves dommages, mais celui des écologistes aurait pu être sérieusement endommagé par ce bâtiment deux fois plus gros que lui. Et les côtes les plus proches étaient à une semaine de navigation parfois pénible.

Pour les membres de la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS), le jeu en vaut la chandelle. «Je ne vois pas pourquoi il serait anormal de risquer sa vie pour protéger des baleines. Après tout, il y a beaucoup de gens qui sont prêts à mourir pour leurs convictions, explique M. Watson. Et d’ailleurs, je fais des choses dangereuses depuis trois décennies et je suis toujours vivant. Jamais un membre de mon équipage n’a été blessé et nous n’avons jamais blessé personne.» Il ajoute que son groupe est «non violent» et que son action se limite à s’attaquer «à de l’équipement utilisé pour des activités criminelles».

Le gouvernement japonais considère quant à lui que la SSCS est une organisation «dangereuse et criminelle» et a souvent demandé à l’Australie d’intervenir militairement pour la chasser de la zone, mais en vain. Les Australiens sont en fait farouchement opposés à toute forme de chasse à la baleine, même celle dite scientifique, pratiquée par les Japonais.

Retour à la chasse

Cette année, la partie risque par ailleurs d’être plus corsée dans les eaux bordant l’Antarctique puisque la SSCS s’est dotée d’un deuxième navire, plus rapide, le Leviathan. En tout, 60 membres d’équipage, tous bénévoles, ont levé l’ancre pour un voyage de plus de 4000 kilomètres dans des eaux glaciales et souvent houleuses. M. Watson qualifie lui-même ses équipages d’«armée internationale de défense des baleines» puisque les membres proviennent d’une trentaine de pays différents.

De son côté, le Japon a déployé cinq bateaux destinés à la chasse, dont trois servant au harponnage. Un navire-usine, le Nisshin Maru, un monstre d’acier de 130 mètres faisant 8000 tonnes, sert à recueillir les prises, ensuite dépecées à bord et expédiées au Japon sur un autre bâtiment.

Après avoir de nouveau échoué cette année à faire faire lever le moratoire sur la chasse commerciale à la dernière réunion de la Commission baleinière internationale (CBI), les Japonais ont annoncé leur intention de doubler leurs prises de cétacés, les faisant passer de 440 à 850. Il s’agit essentiellement de petits rorquals, mais deux espèces menacées de disparition figurent également au tableau de chasse, soit une cinquantaine de rorquals communs et autant de baleines à bosse.

La zone où les baleiniers pêchent comprend le «sanctuaire de l’hémisphère Sud» décrété par la CBI. Plusieurs espèces de baleines vont y passer l’été austral, essentiellement pour se nourrir dans ces eaux riches en plancton. Pour le capitaine Watson, l’illégalité de cette chasse ne fait aucun doute. «Ce que les baleiniers japonais font dans le sanctuaire antarctique des baleines est tout simplement diabolique, affirme-t-il. Les actions du Japon sont illégales, immorales, et représentent un crime contre l’humanité, la Terre et les générations futures.»

Bisbille entre écologistes

Si la SSCS et Greenpeace ont toutes deux mené des actions contre la chasse aux cétacés, ces organisations sont pourtant de véritables frères ennemis. Paul Watson est lui-même très critique à l’endroit de cet autre groupe d’écologistes. «Notre intention est de stopper cette chasse criminelle. Nous ne sommes pas une organisation de protestation. Nous sommes ici pour faire respecter les règles internationales de protection des espèces. Nous ne brandissons pas d’affiches, nous intervenons», lance-t-il.

Le capitaine du Farley Mowat est pourtant un des cofondateurs de Greenpeace, en 1972. Il a quitté cette organisation pour fonder la Sea Shepherd Conservation Society en 1977. L’activiste a même déjà qualifié les membres de Greenpeace de «dames Avon» de l’écologisme. Ironie du sort, les deux groupes se rendent à la même période en Antarctique pour protester contre la chasse à la baleine. Comme Greenpeace désapprouve les méthodes de la SSCS, ses militants refusent d’informer le capitaine Watson et son équipage de la position des baleiniers japonais.

«La SSCS est différente de Greenpeace parce que nous n’organisons pas de manifestations, nous intervenons contre les activités illégales, soutient-il. Greenpeace a un bateau suffisamment rapide pour arrêter les baleiniers, mais ils ne le font pas. Moi, je ne pourrais pas regarder les baleines être torturées et agoniser alors que je ne ferais que filmer et photographier la scène.»

Et il n’a que faire des critiques. «Trouvez-moi une seule baleine qui soit en désaccord avec nos actions et je promets que je ne recommencerai plus!», lance-t-il. Son organisation a par ailleurs reçu l’appui de plusieurs personnalités, notamment les acteurs Martin Sheen, Pierce Brosnan et Christian Bale.

L’oeil de la baleine

C’est en 1975, au large des côtes californiennes, que le capitaine des pirates verts a décidé de se consacrer à la protection de la vie marine. Filant à bord d’un Zodiac de Greenpeace, il s’est interposé entre un baleinier soviétique et un cachalot. Le navire a alors tiré son harpon à tête explosive juste au-dessus de sa tête, frappant la baleine. «Le cachalot criait et le son ressemblait à celui d’un être humain, se souvient-il. Et ce que j’ai vu a changé ma vie pour toujours. Alors que la baleine sortait sa tête, au milieu d’une mare de sang, j’ai vu de la compréhension dans son regard. La baleine, qui devait peser 60 tonnes, aurait pu réduire en miettes notre petit bateau, mais elle a compris que le harpon ne venait pas de nous et elle a évité notre bateau. Je me suis toujours senti redevable à cette baleine, qui a épargné ma vie. Alors, j’ai décidé de consacrer ma vie à protéger les cétacés.»

Et il a déjà démontré la fermeté de sa volonté: il avoue candidement que des membres de la SSCS ont coulé deux baleiniers amarrés au port islandais de Reykjavik en novembre 1986. À cette occasion, ils ont aussi détruit une usine de transformation de viande de baleine en Islande. «Ce n’était pas illégal parce que la chasse était illégale», martèle-t-il. Cette année-là, le moratoire sur la chasse commerciale est entré en vigueur. «En 1988, je suis retourné en Islande pour demander à être arrêté. J’ai même reconnu les actes que j’avais commis, rappelle le militant. Après m’avoir gardé en prison pendant une nuit, les policiers m’ont reconduit à l’aéroport et m’ont expulsé du pays. Ils savaient que le fait de m’intenter un procès leur ferait subir un procès à eux aussi.» Les autorités l’ont effectivement expulsé, mais pour avoir enfreint les règles de la circulation maritime. La SSCS a alors perdu son statut d’observateur à la Commission baleinière internationale.

L’infatigable pourfendeur des chasseurs de cétacés a en outre revendiqué le sabotage du baleinier portugais Sierra, en 1980. Le bateau avait été coulé à l’aide de mines-ventouses. La Norvège a aussi exigé en vain son extradition des États-Unis, en 1997, pour le sabotage du baleinier Morild. Son organisation a également été tenue responsable d’avoir endommagé, en mer, un autre baleinier norvégien et un bateau de pêche néerlandais.

Le capitaine Watson, aujourd’hui âgé de 57 ans, entend bien poursuivre son action. «Nous sommes au XXIe siècle et la chasse à la baleine n’a plus de raison d’être. Nous avons mené une véritable guerre contre les baleines depuis beaucoup trop longtemps. Ce sont des créatures qui ont une structure sociale élaborée et une intelligence très complexe. Nous avons beaucoup à apprendre de ces animaux.» Il estime d’ailleurs que «si nous ne sommes pas capables de protéger les baleines et les océans, je ne vois pas comment nous pourrions nous-mêmes survivre. C’est pour cela que nous contestons le mode de vie de l’humanité, qui mise sur la surconsommation et la destruction des ressources naturelles. Bref, des choses dont on préfère bien souvent ne pas parler».

Éco-guerrier

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eco-warrior

« Éco-guerrier » est le terme qu’emploient pour se désigner eux-mêmes les écologistes activistes qui s’impliquent directement dans des actions pour la préservation de l’environnement. Le terme désigne également le mouvement qui les regroupe.

Le mouvement éco-guerrier, relativement non formel, est surtout développé dans les pays anglo-saxons (sous le terme eco-warrior). La plupart du temps les éco-guerriers ont recours à des actions pacifistes, mais n’excluent pas toujours l’usage de la violence.

L’action type des éco-guerriers est l’occupation de zones vouées à un chantier assez contestable (extension des pistes d’un aéroport, nouvelle autoroute…) sur un site remarquable, ils vont donc faire en sorte d’empêcher les travaux jusqu’à leur abandon. Pour ne pas être chassés ou délogés, ils peuvent par exemple creuser des tunnels étroits dans lesquels ils vont se cacher, empêchant ainsi toute évacuation du campement et donc tous travaux.

Étant donné le caractère très contesté des travaux, ils ont généralement un soutien actif des riverains qui leur apportent assistance (nourriture, eau…).

Un autre cas typique est l’occupation d’arbres : pour empêcher l’abattage de zones forestières, certains activistes sont allés occuper en permanence des plates-formes sommaires installées dans les arbres. Certaines occupations ont duré plus de deux ans.

Mais la palette d’action est très large : planter des arbres dans les zones urbaines, occuper le siège d’une industrie, l’attaquer en justice, faire des recours légaux dès qu’il semble juste de stopper une activité humaine qui a des répercussions dommageables directes sur l’environnement.

Ces mouvements sont pour l’instant peu développés dans les pays latins, mais les modèles socio-économiques et politiques se rapprochant de plus en plus du modèle anglo-saxon, il est probable que de tels mouvements s’y développent dans l’avenir.

Il est habituellement fait référence aux éco-guerriers comme un mouvement « occidental » or il est intéressant de le comparer au mouvement Chipko en Inde qui a combattu l’abattage de forêts.

Pas de compromis dans la défense de Mère la Terre.
No Compromise in Defense of Mother Earth.

EFSA

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L’ancienne ministre de l’environnement (1995) Corinne Lepage, fondatrice et présidente du CAP 21, co-fondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate et membre fondatrice de la CRII-GEN, une association d’étude de l’impact des techniques génétiques sur le vivant, est connue pour ses positions anti-OGM.

Cet été, elle a rendu un rapport sur les conditions de l’expertise dans le domaine des OGM, elle a aussi assisté aux réunions réunissant différents ministres européens de l’environnement sur le sujet. Le dessous des cartes elle connaît, et nous les révèle aujourd’hui.

EPR

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"EPR = DANGER" peint sur la tour Est de la centrale nucléaire de  Belleville-sur-Loire par des militants de Greenpeace.

“EPR = DANGER” peint sur la tour Est de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire par des militants de Greenpeace.

l’EPR va produire des déchets sept fois plus dangereux que tout autre réacteur

France — Au lendemain de l’annonce de la construction prochaine d’un deuxième réacteur nucléaire EPR en France, sur le site de Penly (Seine-Maritime), et alors que se déroule à Mortain (Manche) une manifestation contre le premier EPR de Flamanville et la future ligne très haute tension destinée à le raccorder au réseau électrique, Greenpeace affirme, preuve à l’appui, que ce nouveau réacteur va produire des déchets sept fois plus dangereux que ceux générés par ses prédécesseurs. Une information relayée en Une du quotidien International Herald Tribune (www.iht.com/articles/2009/01/30/business/nuclear.4-419744.php).

« Alors que le président de la République veut doter la France d’un deuxième EPR, il est bon de rappeler certains chiffres qu’Areva, EDF et lui-même feignent d’”oublier”, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Tous prétendent que l’EPR va produire moins de déchets, mais personne ne précise qu’ils seront plus radioactif et sept fois plus dangereux que ceux générés par les réacteurs classiques. Les combustibles irradiés issus de l’EPR représentent des risques sanitaires et environnementaux considérables. Ils vont également constituer un casse-tête insurmontable et très onéreux pour l’industrie, qui échoue déjà à gérer les déchets nucléaires classiques. »

Un risque totalement sous-estimé
Ces informations concernant la radioactivité et la dangerosité des combustibles issus de l’EPR proviennent d’un rapport établi en 2008 par Posiva, une entreprise finlandaise de gestion des déchets radioactifs, ainsi que d’une étude réalisée en 2004 par la Nagra, l’association nationale suisse pour le stockage des déchets nucléaires. *
« Les difficultés et les coûts liés au stockage et au traitement de ces déchets sont totalement sous-estimés par l’industrie, confirme l’expert international John Large. Dans leur stratégie de promotion de l’EPR, Areva et EDF présentent ce réacteur comme sûr et bon marché mais en réalité ces entreprises ignorent complètement les conséquences de l’augmentation des risques liés à ces déchets d’un nouveau type. »

L’impossible gestion des déchets de l’EPR
Le fonctionnement de l’EPR prévoit que le combustible nucléaire reste beaucoup plus longtemps dans le réacteur, ce qui implique une usure (« burn-up ») et donc une radiotoxicité bien plus importante que dans les réacteur actuels. Ni la France, ni la Finlande, qui construisent chacune un EPR, ni aucun des autres pays qui envisagent d’en acquérir un (Royaume-Uni, États-Unis, Inde, etc.) ne disposent d’un site susceptible de gérer des combustibles ainsi irradiés. Même l’usine de La Hague d’Areva, présentée comme la plus performante au monde, ne résoudrait en rien la gestion de ces déchets : leur traitement génèrerait des rejets de radioéléments beaucoup plus élevés qu’à l’heure actuelle. Par ailleurs, il n’existe pour l’instant aucune solution à long terme pour les déchets issus de ce retraitement.
« Voilà qui va nous coûter beaucoup plus cher que prévu, sur le plan financier mais surtout en matière de risque sanitaires et environnementaux, reprend Yannick Rousselet. Ceci est d’autant plus inacceptable que pour répondre aux enjeux de consommation d’énergie, d’indépendance énergétique ou encore de lutte contre les changements climatiques, il existe des solutions bien moins onéreuses, beaucoup plus efficaces et sans aucun risque : les économies d’énergie et les renouvelables. »

L’EPR coûte déjà beaucoup plus cher que ce qu’on croit
Le prix du prototype finlandais s’élève désormais à 5,5 milliards d’euros (contre 3 milliards initialement prévus) et le chantier affiche 38 mois de retard pour lequel TVO, l’opérateur électrique finlandais qui achète cet EPR, réclame à Areva 2,4 milliards d’euros de dédommagements. Quant au chantier français, il prend le même chemin. Démarré en décembre 2007, il présente un dépassement budgétaire officiel de 20 %, qui risque encore de se creuser : les retards s’accumulent, impliquant un surcoût d’un million d’euros par jour de retard supplémentaire pour EDF (Les Échos, 12/12/2008).

* Voir « Expansion of the Repository for Spent Nuclear Fuel », page 137 in Environmental Impact Assessment Report, Posiva, 2008, et « Technical Report 04-08 », Nagra, 2004,

Uranium : le scandale de la France contaminée

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mercredi 11 février – 20h35
Pièces à Conviction n°72

En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années.

Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants… Sans aucune mise en garde sur les risques encourus !

Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière.

Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l’alerte n’ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ?

Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises.

Les reportages :

« GUEUGNON, ALERTE A LA RADIOACTIVITE »
« NOS BELLES CAMPAGNES…  DES POUBELLES RADIOACTIVES ? »
«L’OMERTA POLITIQUE »

reportages de EMMANUEL AMARA et ROMAIN ICARD
production Ligne de Mire, avec la participation de France 3

Les invités :

Jean-Louis BORLOO
Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire

Jacques-Emmanuel SAULNIER
Porte parole d’AREVA

André Claude LACOSTE
président de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire)

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En savoir plus :

Télérama du 3 février 2009.

“Pièces à conviction” spécial uranium

Pour Areva, la meilleure défense, c’est l’attaque !

Le titre du prochain numéro de “Pièces à convictions”, que diffuse le 11 février France 3, fait peur.

Et pas qu’aux téléspectateurs : le 29 janvier, Areva a décidé de saisir le CSA, alors que le groupe spécialisé dans le nucléaire n’a vu aucun reportage. Mais il n’a aucune chance d’empêcher la diffusion de l’émission.

Sensible sur la question des déchets d’uranium, Areva ? Ce n’est une surprise pour personne. A France 3, on dit avoir senti la « fébrilité » du groupe – qui, pour l’heure, n’a pas daigné nous répondre – dès les premiers contacts établis par la rédaction de Pièces à conviction. Des personnalités sollicitées pour intervenir sur le plateau d’Élise Lucet (parmi lesquelles le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo), seule Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, a décliné, pour cause officielle d’emploi du temps surchargé, laissant le soin à son porte-parole, Jacques-Emmanuel Saulnier, d’honorer l’invitation.

Plus surprenante, en revanche, est la promptitude du groupe à agiter le chiffon rouge du CSA… d’autant que l’autorité n’a pas, selon ses propres mots, « rôle de censeur » et n’est pas habilitée à s’opposer à la diffusion d’une émission en amont. « Nous n’avons pu qu’enregistrer la saisine émise par Areva. Le CSA n’a pas vocation à réagir à un programme avant sa diffusion; nous ne pouvons éventuellement intervenir qu’après la diffusion », explique-t-on à l’instance de régulation.

Se fondant uniquement sur une dépêche de l’AFP, qui évoquait « la thèse (…) du scandale de la France contaminée par les déchets radioactifs, résidus des mines d’uranium », Areva semble donc avoir foncé bille en tête vers une procédure qui s’avère dans les faits impossible à mettre en œuvre. Dans un communiqué, le groupe estimait « pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu’il ne se soit exprimé ». En clair, Areva a la désagréable sensation que les dés sont pipés. C’est là, tout de même, qu’il convient de rappeler que les extraits qu’ont pu visionner les journalistes (dont celui de l’AFP) n’étaient qu’à l’état de projet ou en cours de montage, et que certaines séquences, dont l’interview du porte-parole d’Areva, n’étaient pas encore tournées.

Réagissant à son tour par l’AFP, le rédacteur en chef de l’émission, Lionel de Coninck, a réfuté ces accusations de « présupposition », en indiquant que le reportage relayait « ce que dit Areva depuis des dizaines d’années sur le sujet ». C’est-à-dire un discours qui se veut rassurant sur la question de la possible nocivité des quelques millions de tonnes de déchets d’uranium dispersés sur le territoire français depuis plusieurs décennies.Des millions de tonnes de résidus radioactifs abandonnés à moins de six pieds sous terre, c’est vrai que ça invite à l’optimisme…
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Émilie Gavoille

Non assistance à personnes et à enfants en danger

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La sacralisation du nom “progrès”, par un abus de langage, permet à des intérêts de pouvoirs (financier, économique, politique, religieux, culturel,…) de culpabiliser l’être humain s’il s’interroge sur le bien-fondé de quoique ce soit. Une manipulation des esprits à grande échelle mise sur le concensus, sur l’ordre établit, sur l’évidence pour faire prévaloir sournoisement la mort. Ouvrons l’oeil et les oreilles.

Juste avant la fin de l’année 1997, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait mis un embargo international jusqu’au 23/10 à 14h GMT sur la publication par la presse de sa note oms/75 consacrée aux Champs Electromagnétiques. L’onde électromagnétique est un minuscules paquets d’énergie (photons) qui vient discrètement bombarder votre oreille, vos yeux, votre cerveaux, vos organes génitaux,… On y confirme que la multiplication des appareils modernes générateurs de champs électriques et magnétiques est nocive pour l’homme. Les lacunes de la connaissance en la matière sont graves et les normes actuelles sont implicitement sous-évaluées. Ces appareils porte les noms de : téléphone portable que l’on vous a offert à Noël, votre bonne vieille télévision devant laquelle chaque enfant passe par jour en moyenne plus de 2 heures en France, le double aux USA, votre transistor-réveil qui trône à côté de votre tête pendant que vous dormez, votre très pratique four à micro-ondes dont le “petit” peut même se servir, votre ordinateur de bureau devant lequel (car c’est “branché”) vous passez entre 5 et 8 heures, l’appareil de chauffage ou la plaque de cuisson par induction, et les lignes haute-tensions qui planent au-dessus de nos têtes. Buisiness is business.

Le bétail mortellement empoisonné

Fin décembre 1997, en France, l’information ne peut plus être tenue secrète: dans le pays des vaches, dont on commercialise la viande et les produits dérivés sous label tricolore, sont atteintent de l’encéphalopathie spongiforme. Manger français n’est donc pas une protection. Au demeurant seul quelques naïfs chauvins et drogués des fast-food américains en France pouvaient vraiment le croire. Pour autant aucune mesure sanitaire de protection de la population sous forme d’interdiction pure et simple de commercialisation n’est prise. Mais au fait ce que l’on donne à manger dans les cantines scolaires à mon “petit” c’est du beafsteack. Business is business.

Début janvier 1998, à Hongkong, l’information perce le mur du silence du miracle économique de la colonie d’Asie: le virus mortel H5N1 n’affecte pas que les poulets mais se transmet aussi à l’être humain. On abats des millions de poulets pour éviter une contagion qui se propage déjà sans que les scientifiques ne possèdent la parade. Devra-t-on prochainement abattre aussi les humains ou, comme le poison fait déjà son œuvre, laisser faire…? Mais au fait ces goûteux “nuggets” que le “petit” mange c’est du poulet! Business is business.

Fin décembre 1997, une information se dilue dans l’indifférence: on introduit des vers ou asticots dans les hamburgers afin de les rendre plus équilibrés en protéines. Hum, comme c’est fameux, c’est sain, c’est naturel. Et puis c’est contrôlé. De toute façon ce n’est pas interdit par … la législation. Donc c’est autorisé, c’est ça la liberté d’entreprendre. Mais au fait, ce que j’achète pour le “petit” dans le rayon surgelé des grandes surfaces c’est du steak haché qui s’appelle hamburger! Business is business.

Les fruits et légumes mortellement empoisonnés

Début janvier 1998, on confirme officiellement que le maïs transgénique est, en l’état actuel des connaissances, impropre à la consommation du fait des risques qu’il fait potentiellement encourir à la santé. En revanche on autorise son utilisation dans les sauces (tomates, salades, vinaigrette,..) et autres ketchup, les pâtisseries et soupes en sachets,… Mais au fait, ce dont le “petit” raffole et que je lui donne à manger c’est ça! Business is business.

L’air mortellement empoisonné

Courant janvier 1998, un communiqué officiel confirme, sur la base d’une étude scientifique menée depuis 5 ans, ce qui est dit depuis bientôt dix ans par des sources non-officielles: en région parisienne (et autres grandes villes) la pollution, notamment automobile, engendre des maladies graves et mortelles pour les humains et principalement les enfants de moins de 14 ans. Mais au fait, on m’avait dit que si je possédais ma voiture et ma femme aussi, c’était une super-liberté. Business is business.

La crédulité et l’indifférence criminelle

Mais on m’avait dit que d’avoir un ordinateur ou une télé me permettrait “d’être dans le coup”, vivre en ville me procurerait “un mieux-être”, il n’y avait “pas de risque” à consommer de la viande élevée en batterie et du poulet industriel, que se serait “la liberté” d’acheter une ou deux voitures, que le sang n’était “pas contaminé”, que “le progrès” nécessitait quelques sacrifices de ma part. Je n’avais pas compris que je courrais à ma mort. Je n’avais pas compris que je m’étais laissé vendre une illusion, qu’on m’avait fait briller des étoiles et ainsi infantilisé. Je voulais leur être conforme. Ah les salauds!

Mais au fait, qu’est-ce que je fais vivre à mon enfant ? Qu’est-ce que, moi, je lui inculque comme normes, lui qui croit en moi? Et si la non-assistance à personne en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à enfant en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à générations futures en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à Terre en danger relevait aussi de moi? Et si la non-assistance à planètes en danger relevait aussi de moi. Finalement la seule véritable chose – et peut-être la plus importante- que je possède en propre et dont on ne peut me déposséder, c’est ma responsabilité d’être humain, d’Être Humain, d’être en unité avec l’humain et l’univers.

La planète rétrograde

Shai Agassi

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Il veut nous guérir du pétrole

Ce petit génie de l’informatique rêve de débarrasser la planète de cette addiction. En s’inspirant du modèle du téléphone mobile.

Si vous conduisez un jour une Renault électrique, ce sera peut- être grâce à cet homme. Shai Agassi a 40 ans, «l’âge de la crise de mi-vie», dit-il. Mais chez cet entrepreneur israélo-américain, elle a pris la forme d’une mission insensée : «Débarrasser la planète de son addiction pétrolière.» En révolutionnant au passage deux marchés mondiaux de près de 1 000 milliards d’euros : celui de l’automobile et celui de l’essence. La rencontre de Shai Agassi et de la voiture électrique est fortuite. Né en Israël d’un père informaticien et d’une mère officiant dans la mode, Shai étudie d’abord au prestigieux Technion d’Haïfa puis crée quatre sociétés de logiciels avant l’âge de 26 ans. Venu dans la Silicon Valley en 1995 à l’occasion d’un contrat avec Apple, il ne l’a plus quittée. Après avoir revendu sa énième entreprise au champion mondial des progiciels SAP, Agassi monte les échelons de ce groupe allemand. En 2005, il est sur orbite pour en être nommé président.

C’est là qu’intervient Klaus Schwab. Le créateur du Forum de Davos pose aux Young Global Leaders, réunis l’été 2005 à Zermatt, une question dérangeante : qu’aurez-vous fait, d’ici à quinze ans, pour rendre le monde meilleur ? «En revenant, je n’étais plus le même», se souvient Agassi. A 36 ans, il réfléchit au sens de sa vie. Et dès lors consacre ses (rares) moments perdus à chercher une solution au problème du réchauffement climatique. «Je n’étais pas spécialement écolo; je n’y connaissais rien, avoue-t-il. Mais j’avais été marqué par Al Gore, et j’ai décidé de m’investir.» A l’automne 2006, Shai Agassi tient son utopie : remplacer toutes les voitures par des véhicules 100% électriques ! Sa motivation est avant tout géopolitique. Il tient le pétrole pour une drogue dangereuse : «Connaissez-vous un autre produit dont le prix est multiplié par dix sans que cela n’affecte sa consommation ? Si votre billet de cinéma passait de 8 à 80 euros, vous continueriez à y aller ?» Surtout, Agassi est persuadé que seule la disparition de cette manne créera les conditions de la paix au Moyen-Orient. «Les pays producteurs diversifieront – donc moderniseront – davantage leur économie. Or aucune société moderne ne veut la guerre…» Jusqu’en décembre 2006, la vision d’Agassi relève du fantasme. Mais elle séduit le président d’Israël Shimon Peres, qui rêve lui aussi de faire passer son pays du pétrole au solaire. Pour concrétiser leur idée, il leur faut un partenaire automobile. Le 26 janvier 2007, Peres invite cinq grands industriels du secteur dans sa suite à Davos. Deux s’y rendront. Mais seul Carlos Ghosn, de Renault Nissan, se montre intéressé.

«A ce stade, se remémore Shai, il s’agissait d’un projet public israélien auquel je collaborais. Mais Peres m’a dit : «C’est à toi de mener cela à bien. Tu n’as rien de mieux à faire de ta vie…»» En mars 2007, Shai Agassi démissionne de SAP. Après cent jours de réflexion – au cours desquels il croule sous les propositions de jobs -, il décide de créer son Project Better Place. «Ce choix correspondait à la fois à une double motivation personnelle – payer ma dette envers Israël et laisser un monde meilleur à mes deux enfants – et à un défi professionnel unique.» Accessoirement, Shai n’est pas intéressé par l’argent. De sa terrasse surplombant les collines de Los Gatos, dans la Silicon Valley, il désigne sa confortable maison : «Nous ne manquons de rien. Et les jouets pour milliardaires ne m’amusent pas…» Ce qui l’excite plus que tout, c est d essayer de rendre la voiture électrique meilleur marché que la voiture à essence, pour la mettre à portée de tous. Au cours de l’été 2007, Agassi rencontre plus de 200 investisseurs – «195 doivent encore me croire fou !» – et lève 200 millions de dollars.

Sa foi semble contagieuse : Better Place, qui emploie quarante salariés à Palo Alto, a le potentiel de «changer de manière significative l’industrie automobile mondiale», affirme une note récente de la Deutsche Bank ! Pourquoi Agassi réussirait-il là ou tant d’autres se sont cassé les dents ? Son originalité est d’appliquer à la voiture électrique un modèle comparable à celui… du téléphone mobile : «Dans ce schéma, la batterie (qui vaut actuellement 10 000 dollars pièce, ndlr) ne fait pas partie du véhicule : elle appartient à l’opérateur de réseau.» Better Place construira, dans chaque pays, un réseau de stations où l’on peut recharger – ou échanger instantanément – sa batterie.

Carlos Ghosn, jusqu’ici timide sur l’électrique parce qu’il ne voyait pas l’équation économique, est désormais prêt à se lancer. Du coup, les clients pourront acheter une Renault Mégane 100% électrique moins cher qu’une voiture classique et signer avec Better Place un contrat de recharge garantissant un certain kilométrage mensuel. «Vu les prix à la pompe, ce forfait coûtera moins cher que l’usage actuel d’un véhicule à essence, affirme Agassi. Et, si le client est prêt à s’engager pour 550 dollars par mois pendant six ans, on lui offrira la voiture !» Better Place et Renault ont signé avec Israël et le Danemark, qui se sont engagés à favoriser fiscalement les véhicules électriques. Les tests y démarreront dès la fin de l’année, pour un déploiement en 2010. «Nous négocions avec une quarantaine d’autres pays ou métropoles», précise Shai Agassi. La France est bien entendu très haut sur la liste…

Ses dates

1968. Naissance en Israël.
2007. Démissionne de SAP.
2008. Signe des accords afin de construire un réseau.

http://www.betterplace.com

Joan Pick

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Joan Pick : objectif zéro carbone
LE MONDE | 16.12.08 | 16h04 • Mis à jour le 16.12.08 | 16h04

Il y a cette photo d’elle à 32 ans, soigneusement rangée dans un tiroir de sa table de chevet. Elle y est ravissante, les cheveux courts, habillée d’une petite robe noire sans manches. C’était au début de l’année 1973, juste avant que Joan Pick épouse une vie d’ascète énergétique. Elle a ensuite renoncé à sa voiture, à son réfrigérateur, à sa télévision, à son chauffage, à sa douche… pour s’approcher d’un bilan énergétique carbone proche de zéro.

Pendant les trente-cinq dernières années, Mme Pick a vécu à Croydon, au sud de Londres, comme si le progrès technologique n’avait jamais existé. Elle n’est plus jamais montée dans un véhicule motorisé, sauf pour se rendre à l’hôpital en ambulance en 1991 après s’être déboîté l’épaule et pour l’enterrement de sa mère en 1992. N’a plus jamais pris un bon bain chaud. Ne s’est plus jamais concocté un bon petit plat…

Ses seuls luxes sont sa bouilloire électrique – pas question de renoncer à son thé, qu’elle prend avec du lait en poudre -, sa radio et une lampe, avec une ampoule à faible consommation, évidemment. “Cela me coûte 7 livres (7,8 euros) par mois d’électricité”, précise-t-elle. Les vestiges de son passé de femme moderne sont encore là. Feu la cuisinière abrite des dossiers composés d’articles de journaux découpés. Les poêles à frire orange – des Le Creuset – lui servent d’haltères pour faire sa gymnastique quotidienne. Quant au réfrigérateur, il est plein de noix et de germes de blé, qui composent l’essentiel de son alimentation. Ajoutez à ce régime spartiate deux heures de jogging par jour, et vous avez une Mme Pick, âgée de 68 ans, manifestement en pleine forme physique.

La solitude lui pèse bien un peu. Mais elle n’a jamais rencontré l’âme soeur. “Ce n’est pas arrivé”, dit-elle. Elle se souvient pourtant qu’elle plaisait. Et va chercher dans sa penderie des robes en soie Liberty, qu’elle s’était confectionnées quand elle pouvait encore se permettre d’être coquette. Témoignage d’un temps révolu qu’on a du mal à imaginer quand on la voit aujourd’hui dans son jogging bleu, la tête couverte d’une casquette Nike. “Un homme n’aurait jamais supporté ma vie, juge-t-elle. Il lui faut ses trois repas par jour.”

Mme Pick n’a pas seulement une vie amoureuse inexistante, elle est également sans amis et presque sans famille. Ses parents – son père était ingénieur, sa mère professeur de mathématiques – sont décédés. Son frère, avec qui elle entretient des relations complexes, vit à Dallas, aux Etats-Unis.

Comment en est-elle arrivée à ce dénuement aussi bien matériel qu’affectif ? “Les gens disent que je suis folle”, s’esclaffe-t-elle. Je ne suis pas loin de penser la même chose, emmitouflée dans mon manteau, mon écharpe et mon bonnet, à tenter de prendre des notes alors que la température approche zéro degré en ce jour de décembre. Mme Pick est sans conteste une écologiste cohérente jusqu’au bout des ongles. Mais son combat pour un monde moins énergétique est aussi un combat pour sa réhabilitation.

Car cette diplômée en physique et mathématiques de l’université de Bristol, où elle a étudié quatre ans, est persuadée d’avoir eu raison avant et contre tout le monde. “Je suis une sorte de Galilée”, lance-t-elle, en ne plaisantant qu’à moitié. Une incomprise sacrifiée sur l’autel des conformismes et des académismes.

Pour comprendre le combat de sa vie, il faut revenir quarante ans en arrière. Après avoir contribué deux ans au journal scientifique Understanding Science, la jeune femme rejoint en 1964 le groupe de consultants Metra, alors filiale de Paribas, où elle fait des recherches pour le compte d’industriels sur des sujets aussi variés que le traitement de l’eau, les microscopes électroniques ou encore les moteurs Diesel.

En 1967, elle suit certains de ses collègues qui créent une société indépendante et concurrente, Peter Ward Associates (Interplan). Jusque-là, rien à signaler, si ce n’est que cette jeune femme à l’intelligence assurée – elle a depuis rejoint Mensa, qui rassemble les QI les plus élevés – mène bien son début de carrière.

A Noël 1972, les affaires marchent doucement, on est à la veille du premier choc pétrolier, et l’inflation menace. Elle décide donc de rédiger un rapport sur la planète, nourri de son observation sur un monde industriel “obsédé par la croissance et les profits”. Elle pense avoir fait le tour de la question. Mais, après lecture du rapport, Interplan, qui tient à ses clients, ne souhaitera pas lui faire de publicité.

Mme Pick crie à l’injustice. “J’ai inventé un nouveau modèle économique. La Terre est comme une entreprise dont nous sommes tous actionnaires, et l’énergie est la principale devise”, estime-t-elle. Elle harcèle son patron pour être entendue. “Il m’a envoyé chez le médecin, qui a considéré que mon cerveau marchait trop vite et que je souffrais d’hypermanie”, raconte-t-elle. Le 24 mai 1973, elle s’en souvient comme si c’était hier, il tente de la faire interner dans une clinique à Londres, dont elle s’échappe après avoir vu “une caricature de stupide petite femme psychanalyste”.

Mme Pick quitte donc Interplan. Avec une obsession – faire publier son rapport, l’œuvre de sa vie – qui mobilise encore toute son énergie aujourd’hui. C’est alors qu’elle abandonne petit à petit tout superflu, aussi bien pour des motifs économiques qu’idéologiques. Et commence à écrire des lettres à tout ce que le monde britannique compte de scientifiques, éditeurs, politiques… “Je ne pensais pas que cela allait durer trente-cinq ans”, rigole-t-elle. Car personne n’a encore publié son travail. Et Mme Pick continue à inonder l’establishment de lettres, écrites méthodiquement chaque jour sur sa vieille machine à écrire. “Il n’y a pas une seule personne au gouvernement qui n’ait pas entendu parler de mon rapport”, lance-t-elle.

C’est ce moment que le facteur choisit pour lui remettre son courrier du jour. Une pub pour Sky Télé et un accusé de réception du député Mark Todd à l’une de ses milliers de lettres. “C’est insultant, non ?”, demande-t-elle. Heureusement, elle ne doute pas de son combat. “Je suis une des meilleures scientifiques au monde et je travaille pour rien”, dit-elle. Ses allocations et une petite retraite – 6 500 livres par an (7 250 euros) – lui suffisent. Son appartement, dans un HLM, lui coûte peu. Les meubles, des années 1960, ont un petit air de vintage. Moquette verte, fauteuils orange, baie vitrée avec une vue superbe sur Londres, l’endroit est nickel et plutôt gai.

“J’ai réussi à survivre tout en respectant mes principes, se réjouit-elle. J’ai prouvé qu’on peut vivre en consommant très peu d’énergie.” Manifestement, cela n’empêche pas de rêver.

Parcours

1940
Naissance à Barrow in Furness (nord-ouest de l’Angleterre).

1962
Diplômée de l’université de Bristol en mathématiques et en physique.

1964
Consultante chez Metra Consulting Group, alors filiale de Paribas.

1967
Rejoint Peter Wards Associates (Interplan).

1973-1975
Abandonne sa voiture, sa télévision, débranche son réfrigérateur et sa cuisinière.

Juin 1992
Monte dans le corbillard qui emmène sa mère décédée au cimetière.

Réchauffement climatique : et le méthane?

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A l’occasion de la conférence de Poznan, on aurait pu penser qu’allait réémerger un gaz à effet de serre plus nocif que le CO2 mais heureusement bien moins présent dans les émissions terrestres, le Méthane. Or il ne semble pas que la Conférence de Poznan s’y intéresse particulièrement. Pourquoi ?

Sans doute parce que le méthane , malgré un effet unitaire (à la molécule émise en quelque sorte) sur le réchauffement climatique 25 fois plus important que celui du CO2, ne participe globalement à ce réchauffement qu’à hauteur de 13%.Ensuite parce que sa disparition dans l’atmosphère est bien plus rapide que celle du CO2.

On peut donc comprendre que les membres du GIEC et les politiques qui suivent leurs recommandations aient choisis de s’attaquer au composé chimique le plus critique dans un premier temps, le CO2. Ce n’est pas une raison néanmoins pour oublier le méthane.

D’autant que le méthane est un gaz combustible très énergétique, aussi utilisable que le butane ou le propane et que donc sa récupération serait sans doute infiniment plus rentable que la diminution des émissions de CO2!

D’où provient donc ce méthane? Essentiellement de l’agriculture via les émissions des ruminants en provenance de la fermentation intra stomacale de ces animaux (il parait que ce seraient des rots plutôt que des pets!) et des lisiers, les déjections accumulées des bovins et des porcins qui globalement contribuent à 65 pct de sa production.Autres sources de méthane les émissions de décharges de déchets organiques et celles, comme le grisou ou les feux follets, en provenance de combustions ou fermentations diverses.

La récupération de ces émissions serait donc un premier effort possible pour les limiter.Quant à changer nos habitudes alimentaires pour éliminer le steak sacro saint, c’est sans doute un changement trop radical pour l’instant, sans compter que les agriculteurs, déjà pas très gâtés sur le partage des revenus, y verraient une attaque frontale contre leur profession.

Rappelons néanmoins, pour mettre en perspective les efforts de réduction d’émissions dans divers domaines “qu’une vache de 600 kg produit chaque année plus de gaz à effet de serre qu’une voiture moyenne roulant 15 000km”.Quant on assiste au Haro permanent sur notre moyen de déplacement préféré,on ne peut que rester rêveur sur les efforts respectifs que l’on demande aux uns et aux autres.

Jean-Louis Etienne

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La Banquise nous quitte dans un silence qui réjouit les compagnies maritimes et pétrolières, tentons de réagir !!!
J’ai signé la pétition de Jean-Louis Etienne :

http://www.jeanlouisetienne.fr

http://www.jeanlouisetienne.fr/petition.cfm