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Grégoire

Author:  |  Category: Général

Chanson de Grégoire, le premier chanteur produit par le public. Une belle chanson, belle voix et belle production !

Toi Plus Moi
Toi plus moi, plus eux plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle et tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez, laissez faire l’insouciance

A deux a mille je sais qu’on est capable
tout est possible tout est réalisable
on peut s’enfuir bien plus haut que nos rêves
on peut partir bien plus loin que la grève

oh Toi plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle plus tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance

avec l’envie la force et le courage
le froid la peur ne sont que des mirages
laissez tomber les malheurs pour une fois
allez venez , reprenez avec moi.

Ho, toi plus moi, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui plus elle et tout ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez laissez faire l’insouciance

je sais c’est vrai ma chanson est naïve
même un peu bête , mais bien inoffensive
et même si elle ne change pas le monde
elle vous invite a entrer dans la ronde

Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance

l’espoir l’ardeur font tous ceux qu’il te faut
mes bras mon coeur mes epaules et mon dos
je veux te voir des étoiles dans les yeux
je veux nous voir insoumis et heureux

oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez, laissez faire l’insouciance

Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez c’est notre jour de chance

Oh toi plus moi plus tous ceux qui le veulent
plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls
allez venez et entrez dans la danse
allez venez et entrez dans la danse

Titre : Toi Plus Moi
Auteur : Grégoire
Album : Toi plus moi
Label : MyMajorCompany
Date de sortie : 2008

Pencak Silat

Author:  |  Category: FISFO

Le Silat est un art martial qui s’est développé dans tout l’archipel malais.

Il n’existe pas de récit historique précis à son propos, mais la littérature et le patrimoine de Java prouvent que le Silat fait partie intégrante des pratiques culturelles de l’archipel (de nos jours, il a une place prépondérante dans les évènements officiels).

Pour ce peuple, le Silat est beaucoup plus qu’un simple art martial, c’est une véritable institution : former un peuple courageux, discipliné, loyal et patient.

Les maîtres malais en possèdent la connaissance pure : l’ilmu.

Le Silat est avant tout un art de défense qui, appliqué intelligemment, devient très efficace.
Ne s’appuyant pas sur la force physique, il peut être pratiqué par tous : hommes, femmes, enfants et personnes agées (en Malaisie et en Indonésie, on compte un très grand nombre de femmes et d’enfants le pratiquant).

La connaissance du Silat développe le caractère humain de ses pratiquants en accordant corps et esprit. Les malais répondent à la violence qui les entoure par l’audace et la ruse, non par l’agressivité.

L’apprentissage est astreint à certaines conditions protégeant les fondements du Silat que le nouvel élève doit accepter. Le maître adapte son enseignement en fonction des capacités de celui-ci.

Le Silat se divise en trois parties : l’art, l’auto défense et la spiritualité.

l’art : manifeste dans la richesse des costumes et dans le gamelan (musique traditionnelle) accompagnant une gestuelle d’une très grande beauté. Celle ci prend véritablement forme avec un Silat de haut niveau, car elle nécessite une forte expérience technique et tactique.
Elle est comparable à des mouvements d’éclosion et de recueillement permettant l’attaque et la défense. Ces gestes, langkah, sont la base d’un enseignement de qualité.
« Sans langkah, pas de Silat » Si la gestuelle esthétique est en lien direct avec la gestuelle défensive, sa signification et ses symboles sont plus abstraits.

l’auto défense : on la retrouve directement dans les techniques de frappe et de réception des coups. En effet, la recherche esthétique des mouvements masque en réalité des techniques fulgurantes. Celles-ci ne sont pas données en spectacle afin de conserver la sécurité et l’harmonie de la communauté du Silat. On distingue trois formes de défense :
à distance éloignée, moyenne ou rapprochée ; respectivement l’esquive, la parade et la saisie.

la spiritualité :
renforcer son Silat, c’est maîtriser la connaissance de tout ce qui l’entoure, à commencer par la religion ; mais aussi la conception des armes, la physique, l’anatomie, l’astronomie, etc.

Ces trois domaines sont indissociables. Dépendant les uns des autres, ils forment un tout et assurent la transmission d’un Silat proche des traditions.

Chaque civilisation et chaque époque a vu se développer des techniques de défense. Cependant, l’art martial malais, qui n’était au départ qu’un simple moyen de se protéger, s’est peu à peu révélé et affiné pour devenir le Silat.

C’est ainsi qu’il appartient désormais au patrimoine artistique et culturel malais.

Tuan Raban

Author:  |  Category: FISFO

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Tuan Raban a introduit le Silat en France en 1978.

Avec son ami Bapak Turpijn, il partage le désir de développer et de faire connaître à un large public la culture du monde malais et son art martial.

En invitant en 1990, et pour la première fois en France, une délégation de maîtres de Silat (styles Gayong Malaysia et Seni Gayung Fatani Malaysia), le maître de kung fu Pong Chie Kim, ainsi que les guerriers Dayak de l’île de Bornéo, Tuan Raban parvient à réunir lors de cette démonstration qui durera une heure, Bapak E. Nalapraya (Président de la Fédération Internationale de Silat, la PERSILAT), l’ancien premier ministre de Malaisie Dr. Mahatir Mohamed, l’ancien Président Général de l’Office National de Tourisme de Malaisie Dato Aziz Deraman ainsi que le maire de Paris de l’époque Jacques Chirac.

Parmi les grandes démonstrations qu’il a donné à l’époque, on peut encore citer celles du Stade Pierre de Coubertin et de la Salle Carpentier, avec la présence du président François Mitterand et de Jacques Chirac.

Avec Bapak Arief Suryana, il fonde une fédération européenne (l’ESCO) pour le développement du Silat. Son trop vif succès lui vaudra sa dissolution par la PERSILAT.

Aujourd’hui affilié à deux grandes fédérations françaises, Tuan Raban est à la tête de trois clubs (en France et à l’étranger).

Il est également membre à vie du Seni Silat Gayung Fatani Malaysia dont le Guru Utama est Bapak Haji Anuar Abd. Wahab.

Il a à coeur de préserver le Silat traditionnel, un Silat d’origine proche de ses racines :

« Je regrette vraiment cette modernisation du Silat et les mauvais changements que certains y apportent. C’est faire du Silat par facilité, par simplicité. Mais cela n’a rien de facile ni de simple si l’on s’y plonge sérieusement. Rappelons que c’est un art martial traditionnel qui prend ses racines dans le monde malais. Comme le dit mon ami Bapak Anuar Wahab, un Silat sans langkah ni jurus, ce n’est plus du Silat . Et justement, j’ai peur de voir cet art se transformer en une simple pratique sportive aux yeux du public, comme l’est devenu le judo, par exemple, et ainsi, de perdre toute la partie immergée de l’iceberg.»

Charles Joussot

Author:  |  Category: FISFO

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Professeur de Penchak-Silat, 5e dan des Partisans du Siliwangi, disciple de Maître Turpijn, fondateur et Président de FISFO ( Fédéral International System Force de l’Ordre), conseiller en sécurité, consultant auprès de groupes d’intervention, formateur de gardes du corps. Expert et créateur en matériel de sécurités et de self défense.

Charles Joussot a commencé les arts martiaux à l’âge de 14 ans. Tout d’abord, il a débuté par la boxe anglaise puis a pratiqué la savate avec Monsieur Pierre Lafont, une figure historique de la boxe française et de la savate, également créateur d’une méthode de Self-défense nommée ” Panache “.

Ce fut sa première approche de la Self-défense. Ensuite, Charles a fait un court passage dans le Karaté, mais ne parvenant pas à trouver sa voie il arrêta les arts martiaux.

En 1978 Charles Joussot découvrit l’existence du Penchak-Silat grâce à un article de Maître Turpijn paru dans la revue ” Karaté “. Pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette discipline, Charles Joussot décida d’aller voir un stage de Penchak-Silat à Paris organisé par Maître Tuan Raban. A cette époque, Maître Turpijn était venu en France pour aider Maître Tuan Raban à créer une école.

Maître Tuan Raban présenta donc Maître Turpijn à Charles et je vous laisse imaginer quelle a été sa stupéfaction lorsque Maître Turpijn lui fit une démonstration. Je dois avouer qu’il n’en a pas fallu plus à Charles pour le convaincre de l’efficacité de cette discipline. Enfin un sport qui répondait à toutes ses exigences, car avant de découvrir Maître Turpijn, Charles travaillait déjà dans deux domaines différents : il était régisseur de presse pour le journal ” Hara-Kiri ” pendant 11 ans et, le soir, il travaillait dans la sécurité comme portier dans la rue Saint Denis.

Son engouement pour le Penchak-Silat ne faisait que commencer. Ce n’est qu’au retour d’un voyage au Kenya que Charles démarra vraiment son initiation, pour ne plus s’arrêter…

Quatre années se sont écoulées et Charles continue son entraînement auprès de Maître Tuan Raban, tout en effectuant de fréquents déplacements en Hollande où réside Maître Turpijn.

C’est en 1984 que Charles donne ses premiers cours.

Depuis 1989 Charles Joussot apporte ses compétences et sa connaissance aux groupes d’intervention les plus prestigieux et met des modules en place sur l’approche, les positions, les contrôles et les palpations d’individus, les menottages, les contrôles de véhicules, la sortie du conducteur et de ses passagers, avec une mise en garde des méthodes employées par des individus peu scrupuleux.

Pendant quatre ans il s’occupe d’une partie de la formation des hommes du Président de la République (GSPR). Il apporte également ses compétences à la BREC de Versailles et à la BAC de Paris.

En 1997, Charles part diriger des stages au profit de l’Armée de terre à Djibouti, puis il fait des formations pour le GSIGN et EPIGN, ainsi que pour d’autres services dont il reste discret, pour des raisons de sécurité.

Ensuite, il fait des stages aux Etats-Unis. Un à New York pour la Police (NYPD) en 1998 et un autre à Los Angeles pour la Police (LAPD) en 2000 où il va résider pendant trois ans. Puis Charles revient en France fin 2003 pour former les agents de sécurités de la compagnie d’Air France, avec son ami Jean Gilet.

En 2005, il dirige un stage à l’Académie de Police d’Ankara.

Vidéo FISFO

Author:  |  Category: FISFO

Penchak Silat

HOME

Author:  |  Category: Environnement

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Le film de Yann Arthus-Bertrand est disponible gratuitement au téléchargement sur YouTube : http://www.youtube.com/homeprojectFR

Hymne à la Terre

HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n’est pas qu’un documentaire engagé, c’est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l’avons vue. Chaque image nous met face à ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. “Vu du ciel, on a besoin de moins d’explications”. La perception que l’on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d’entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète.

Synopsis

En 200 000 ans d’existence, l’homme a rompu un équilibre fait de près de 4 milliards d’année d’évolution de la Terre. Le prix à payer est lourd, mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l’humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.

Un projet citoyen

En nous offrant les images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, en nous faisant partager son émerveillement autant que son inquiétude, Yann Arthus-Bertrand pose, avec ce film, une pierre à l’édifice que nous devons, tous ensemble, reconstruire. HOME a pour mission de faire bouger les mentalités, de nous faire prendre conscience des mouvements tectoniques à l’oeuvre et de nous inciter à nous engager pour agir.

Notre impact sur la Terre est plus fort que ce qu’elle peut supporter : nous consommons trop, et nous sommes en train d’épuiser toutes ses ressources. Depuis le ciel, on voit facilement les endroits où la Terre est blessée. HOME explique simplement les problèmes actuels, tout en disant qu’il existe une solution. Le sous-titre du film pourrait être “il est trop tard pour être pessimiste”. Nous sommes à la croisée des chemins, des décisions importantes doivent être prises pour changer le monde. Ce que nous disons dans le film, tout le monde le sait, mais personne ne veut vraiment le croire. HOME est donc une pierre supplémentaire à l’édifice construit par les associations écologiques pour revenir à plus de bon sens et changer notre façon de consommer et de vivre.

Un événement mondial

Au delà du film, HOME sera un événement mondial : pour la première fois dans l’histoire, ce long-métrage sera en effet montré en même temps dans plus de 50 pays.

C’est la date symbolique du 5 juin 2009, Journée Mondiale de l’Environnement, qui a été choisie pour cette diffusion simultanée – et le plus souvent gratuite – sur tous les supports : cinéma, télé, DVD et Internet. L’objectif de Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, de Luc Besson, distributeur, et de François-Henri Pinault, président du groupe PPR, soutien officiel du film, est ainsi de toucher le plus grande nombre possible, et de nous convaincre que nous avons tous une responsabilité à l’égard de la planète.

Anna Marly

Author:  |  Category: Histoires Educatives

(Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel, Musique d’Anna Marly)

LE CHANT DES PARTISANS

(Chant de la Libération)

Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines?
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu’on enchaîne?
Ohé! partisans,
Ouvriers et paysans,
C’est l’alarme!
Ce soir l’ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes!

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades!
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades…
Ohé! les tueurs,
A la balle et au couteau,
Tuez vite!
Ohé! saboteur,
Attention à ton fardeau:
Dynamite!

C’est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères,
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère…
Il y a des pays
Ou les gens au creux de lits
Font des rêves;
Ici, nous, vois-tu,
Nous on marche et nous on tue,
Nous on crève.

Ici chacun sait
Ce qu’il veut, ce qui’il fait
Quand il passe…
Ami, si tu tombes
Un ami sort de l’ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Sifflez, compagnons,
Dans la nuit la Liberté
Nous écoute…

1943

Anna Marly (1917-2006)

Née à Saint-Pétersbourg le 30 octobre pendant la Révolution de 1917 au cours de laquelle son père fut fusillé, Anna Bétoulinsky quitte la Russie pour la France au début des années vingt. Réfugiée avec sa mère, sa sœur aînée et leur fidèle nounou dans la communauté russe de Menton, elle vécut des années difficiles dont elle garde néanmoins un souvenir heureux.
A l’âge de treize ans on lui offre une guitare. Ce cadeau dont elle ne se séparera jamais va bouleverser sa vie. “C’est à cette période que j’ai découvert la magie des sons, influencée par Charles Trénet.”
En 1934, Anna rejoint Paris et débute une carrière artistique sous le pseudonyme d’Anna Marly, patronyme qu’elle choisit dans l’annuaire. Elle danse tout d’abord dans les Ballets russes de Paris qui l’entraînent en tournée à travers l’Europe, puis ce sont les Ballets Wronska qui l’engagent comme danseuse étoile.

Pour autant, Anna n’en oublie pas la musique. Après un passage au conservatoire de Paris pour travailler sa voix, elle se produit dès 1935, avec sa guitare et un petit répertoire qu’elle s’est créé, au Shéhérazade, le cabaret parisien de la jeunesse dorée, puis au théâtre des Variétés à Bruxelles et au Savoy Club de La Haye. C’est d’ailleurs lors de son séjour en Hollande qu’elle rencontre celui qui deviendra en avril 1939 son mari, le baron van Doorn.
La même année, Anna connaît une grande satisfaction professionnelle en devenant la benjamine de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et des Editeurs de Musique).
Le 13 juin 1940, Paris est déclarée ville ouverte. Anna et son mari quittent la capitale et prennent le chemin de l’exode. Après avoir transité par l’Espagne et le Portugal, ils s’installent à Londres en 1941 où Anna s’engage comme volontaire à la cantine des Forces Françaises Libres. Elle chante aussi quelquefois au café. Se séparant bientôt de son mari, elle devient alors projectionniste, puis s’enrôle au théâtre aux Armées et chante au micro de la BBC dans l’émission “Les Français parlent aux Français”.

De cette époque datent les chansons les plus célèbres d’Anna Marly, notamment “Le Chant des partisans”. Un jour, fin 1942, ayant lu dans les journaux britanniques le récit de la bataille de Smolensk, son âme russe se réveille. Un mot lui revient à l’esprit, ce mot de “partisans”. “Bouleversée, je prends ma guitare, je joue une mélodie rythmée, et sortent tout droit de mon cœur ces vers en russe : Nous irons là-bas où le corbeau ne vole pas/Et la bête ne peut se frayer un passage. Aucune force ni personne/Ne nous fera reculer.” Appelée initialement “La Marche des partisans”, cette chanson sera interprétée en russe par son auteur jusqu’à ce que Joseph Kessel s’exclame en l’entendant pour la première fois “Voilà ce qu’il faut pour la France !” et qu’il en écrive la version française avec son neveu Maurice Druon. Sifflé comme indicatif de l’émission de la BBC “Honneur et Patrie” puis comme signe de reconnaissance dans les maquis, “Le Chant des partisans” (intitulé “Guérilla song” dans sa version anglaise) s’impose rapidement comme l’hymne de la Résistance.

“La Complainte du partisan” est écrite dans la même période. “En pensant à la France occupée, je me suis mise à jouer une mélopée lancinante, mais sans paroles.” C’est Emmanuel d’Astier de la Vigerie, chef du mouvement Libération-Sud, qui signe les paroles de cette chanson reprise plus tard par Joan Baez et Léonard Cohen.

A son retour en France en 1945, Anna Marly connaît la gloire. Toutefois, elle décide de s’installer en Amérique du sud où elle devient l’ambassadrice de la chanson française. C’est au Brésil, en 1947 qu’Anna rencontre son second mari, le russe Yuri Smiernow. Elle continue à beaucoup voyager et sillonne l’Afrique, toujours accompagnée de sa guitare. Aujourd’hui, elle vit aux Etats-Unis où elle se consacre à l’écriture de fables, de poèmes tissés de souvenirs. Comme pour ses mémoires récemment publiées (Anna Marly, Troubadour de la Résistance. Tallandier-Historia), elle souhaite que le présent ouvrage serve de témoignage aux jeunes générations, à tous ceux qui n’ont pas vécu ces moments tourmentés de l’Histoire afin qu’ils portent et transmettent à leur tour le flambeau du souvenir.

Anna Marly, que l’on surnomma le “Troubadour de la Résistance” et dont le Général de Gaulle écrivit qu’”elle fit de son talent une arme pour la France”, a composé plus de trois cents chansons (dont “Une chanson à trois temps” pour Edith Piaf). Certaines d’entre elles se sont élevées au rang de patrimoine national. L’enseignement obligatoire dans les années soixante du “Chant des partisans” avec “la Marseillaise” et “Le Chant du départ” n’en est pas la moindre preuve. Ecrites dans le contexte de la guerre, les chansons d’Anna Marly constituent un témoignage vivant de l’Histoire de France et c’est à ce titre qu’elle fut décorée de l’ordre national du Mérite en 1965 et de la Légion d’honneur en 1985.

“Elle participa à un hommage à Jean Moulin en 2000, à l’occasion du 60e anniversaire du 18 juin, où elle chanta avec les choeurs de l’armée française le “Chant des partisans”. Anna Marly s’est éteinte le 17 février 2006, en Alaska, à l’âge de 88 ans.”

Source : AERI (Association pour des Études sur la Résistance Intérieure)