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L’acceptation

Author:  |  Category: Evolution personnelle

De mon point de vue, la clé de toute guérison passe par l’acceptation que ce soit d’un point de vue physique, psychique ou spirituel.

Accepter c’est d’abord reconnaître ses difficultés;
Accepter c’est ensuite ne pas les renier et ne pas aller contre;
Accepter c’est reconnaître sa responsabilité;
Accepter c’est prendre conscience que ce qui nous arrive fait partie de notre histoire et est, de ce fait, nécessaire à notre histoire;
Accepter c’est aussi déresponsabiliser les autres pour les torts qu’ils nous causent. Il ne s’agit pas de les excuser, il s’agit de les considérer seulement comme acteur de notre propre scénario.

L’acceptation doit être profondément ancrée au fond de soi et envahir tout l’espace. De ce fait, il n’y a plus de place pour les frustrations, les colères, les remords, les regrets et tout ce qui apporte la douleur.

Il est intéressant de réfléchir sur le sens des mots. Le dictionnaire nous donne deux définitions du terme accepter « recevoir volontairement ce qui est offert » et « se résigner à ce qui est inévitable ». Et puis, cette définition de se résigner « s’abandonner, se soumettre, sans plainte ni murmure »

Ces mots sont chargés de sens pour chacun d’entre nous. Il semble plus aisé de recevoir un compliment, un cadeau et de se résigner à l’amour.

Et pourtant ! Savons-nous recevoir et se résigner ? Probablement très difficilement pour la plupart d’entre nous. L’orgueilleux ne recevra jamais assez et l’humble sera gêné de recevoir.

Accepter c’est reconnaître ce que nous renvoie le miroir représenté par notre corps et par les autres, dans la totalité et dans les détails. Ce que nous projetons à l’extérieur est le reflet de notre intériorité. On ne peut accepter ce qui nous semble bon et rejeter ce qui ne nous plaît pas. On ne peut accepter ce qui nous arrange et rejeter ce qui nous encombre.

Il me semble que lorsque nous avons donné toute la place à l’acceptation, nous pouvons devenir Maître de notre destinée. C’est un engagement de chaque instant, une vigilance permanente pour penser et agir en conscience afin que l’image que nous renvoie le miroir soit de plus en plus pure.

Le chemin de l’acceptation passe par la découverte de soi-même. C’est souvent à travers les épreuves que nous sommes révélés à nous-mêmes. Et pourtant, il n’est pas nécessaire de souffrir pour se connaître car dans l’acceptation il ne peut y avoir de la souffrance. Il faut seulement une bonne dose de confiance et d’abandon.

Vos réactions sur ce texte sont bien sûr les bienvenues… vous êtes mon miroir… et l’approfondissement de ma réflexion.

«Ce que l’on crée en soi se reflète toujours à l’extérieur de soi. C’est là la loi de l’univers.»
Shakti Gawain

Acceptation de soi-même

Author:  |  Category: Evolution personnelle

La réalité et la liberté ne peuvent être atteintes que par un dépassement de nos  idées toutes faites et de nos peurs.

Si tant de gens sont malheureux, c’est parce qu’ils ne voient pas la réalité comme elle est mais plutôt à travers leurs peurs et leurs illusions.

Ces gens sont attachés à plein de choses et de personnes qu’ils ont peur de ne pas posséder ou de perdre, ce qui crée chez eux de l’angoisse et de la souffrance.  La relation avec soi-même, avec les autres et avec le monde est faussée par nos conditionnements.

Le bonheur est en nous.  C’est notre état naturel .  L’important, c’est d’en prendre conscience pour arriver à être capable d’apprécier la vie.

Restez comme vous êtes.  Aimez-vous tels que vous êtes et si au bout du compte le changement est possible, il aura lieu par lui-même, quand il le voudra et si il le veut car le changement est celui qui provient de l’acceptation de soi-même.

Nous ne tolérons pas un défaut, pas une faille, pas une faiblesse morale ou psychologique en nous-mêmes.  Nous nous acharnons donc à les corriger car nous avons honte de nous-mêmes, car nous éprouvons de la rage ou du dégoût envers nous-mêmes, car nous nous imposons le devoir de changer pour redevenir des personnes respectables à nos yeux face à la société.

Nous changeons pour être acceptés, pour répondre aux attentes dont nous sommes l’objet, pour nous ajuster à l’image idéale que avons conçue en nous-mêmes et que nous portons intérieurement.   Sachez que le seul changement durable est celui qui provient de l’acceptation de soi-même et que le grand paradoxe du changement est que nous arrivons à l’atteindre quand nous l’oublions.

Ce qui fait souffrir, c’est l’attachement aux sentiments, aux choses et aux personnes.  Personne ne peut vous rendre malheureux si vous comprenez le motif des réactions d’autrui.  Quand vous vous fâchez et lorsque vous souffrez, c’est parce que vous acceptez que l’autre vous rende malheureux.  Si personne ne peut faire votre bonheur car il est en vous, personne ne peut faire votre malheur.

Pour être heureux il suffit de se défaire de ses idées fausses et de ses illusions car elles nous empêchent de voir les richesses et les chances qui nous sont offertes chaque jour.

Nous avons été programmés pour être heureux ou malheureux selon le bouton sur lequel nous appuyons, celui de la louange ou celui de la critique.

Si vous voyez clair en vous-même, vous verrez clairement ceux qui vous entourent et vous les aimerez.

Il est faux de penser qu’il est nécessaire d’être respectable, aimé, apprécié et d’être important pour être heureux.  Laissez tomber cette illusion et vous trouverez le bonheur.

Il est faux de croire que les événements extérieurs ont le pouvoir de vous blesser et que les gens qui vous entourent ont ce même pouvoir.  C’est vous qui leur donnez ce pouvoir.  Nos bouleversements proviennent de nos conditionnements, de nos croyances et de nos convictions.

Notre façon de réagir aux personnes et aux événements dépend en grande partie de notre programmation interne , elle-même issue de notre culture, de notre éducation ou de notre formation.

Pour nous défaire de nos conditionnements, il faut admettre qu’ils sont le produit d’un endoctrinement éducatif et être capable de les regarder en face afin de prendre conscience que ce ne sont que des illusions pour s’en libérer.

L’amour suscite des impulsions naturelles qui n’ont rien à voir avec l’attachement tel que le plaisir de se voir, de s’entendre, de se caresser, de communiquer, d’être ensemble, de partager ses sentiments et ses expériences.

Quand apparaît l’être que vous aimez, une mélodie résonne en vous grâce à votre propre mélodie ce qui vous rend heureux.  Cette mélodie se répand en vous, mais elle ne vous envahit pas, elle vous laisse libre d’écouter d’autres mélodies.   Plusieurs mélodies peuvent vous enchanter d’une manière spéciale, en vous distinguant des autres, mais vous ne vous attachez à aucune d’elles et vous ne désirez pas qu’elles vous attachent.  Écouter un seul instrument dans la symphonie, c’est se priver de l’harmonie du concert.  Aimer, c’est écouter tous les instruments.

Il est courant de penser que nous avons tous des besoins affectifs tel que se sentir aimé, être apprécié, être désiré ou appartenir à quelqu’un.  C’est faux.  Nous ne sommes pas un objet qui s’évalue en fonction d’un prix ou d’une demande du marché.  Les besoins affectifs faisant que notre bonheur dépend du comportement des autres n’est pas sérieux car on possède en soi tous les éléments pour être heureux.  L’amour est un état d’âme, une manière d’être, ce n’est pas une action, une activité ou une obligation.

Les gens éprouvant l’insécurité ne souhaitent pas réellement le bonheur.  Avec l’insécurité vient la peur, l’anxiété, les tensions et au bout du compte, la souffrance.

L’amour passion est un désir pour une image inventée par la personne elle-même.   La désillusion peut apparaître lorsque l’on fait véritablement connaissance avec la personne.  Le propre de toute passion est l’attachement pour l’autre, ce désir qui génère la jalousie et la souffrance provoqué par l’inquiétude de voir s’évanouir tous ses rêves.  L’amour passion procure des émotions et une certaine exaltation qui séduisent les personnes manquant de sécurité affective.

Pour vivre le présent et être bien avec soi-même, il faut renoncer aux exigences qui sont la source de tous les problèmes de relation et de convivialité.

Regardez les personnes telles qu’elles sont, respectez-les, acceptez de les rencontrer là où elles sont en leur donnant de l’amour et de la compréhension tout en parlant avec sincérité, sans peur.

Une personne libre est celle qui est capable de dire oui ou non avec la même simplicité et dans n’importe quelle circonstance.

Europe sans nucléaire

Author:  |  Category: Environnement

http://www.centpourcentnaturel.fr/public/NiNucleaireNiEffetDeSerre2.jpg

Une Europe sans nucléaire,
c’est moins d’effet de serre, plus d’emplois, une économie prospère !
Le nucléaire, un véritable gouffre financier.
Construire un réacteur exige de lourds investissements, qui ne peuvent être amortis que sur plusieurs décennies, ainsi que d’importantes subventions publiques. Le plan de relance de l’économie américaine lancé par Barack Obama n’alloue pas un seul dollar à l’industrie nucléaire, qui en demandait 50 milliards. Depuis, la plupart des projets nucléaires américains sont gelés.

Entre 2003 et 2008, le coût prévu de l’électricité qui sera produite par le réacteur EPR a augmenté de 84 % ! Les deux EPR en chantier, en Finlande et en France, connaissent de graves malfaçons. De ce fait, l’EPR finlandais accuse 38 mois de retard et un surcoût de 2,4 milliards d’euros à la charge de la France. L’EPR français, lui, est déjà en retard de près d’un an, et son coût est passé de 3,3 à 4 milliards d’euros. Ce n’est qu’un début…

Les énergies renouvelables, championnes contre la crise !
En quelques mois de crise économique, les actions d’EDF et d’Areva ont perdu respectivement 70 % et 60 % de leur valeur. Les énergies renouvelables, elles, se portent bien : en 2008, le marché français du solaire thermique a crû de 20 %, tandis que la puissance éolienne installée a progressé de 37 % !

Ayant décidé en 2000 de sortir du nucléaire, l’Allemagne a créé 350 000 emplois dans les énergies renouvelables. Le puissant syndicat allemand IG Metall décrit aujourd’hui le nucléaire comme “une technologie vieillissante et arriérée”. En France, les énergies renouvelables ont créé 51 000 emplois en 2007, malgré un soutien politique et financier très timoré. A investissement égal, les économies d’énergie et les énergies renouvelables créent 15 fois plus d’emplois que le nucléaire !

Les déchets nucléaires, un casse-tête irrésolu…
Certains déchets produits par les réacteurs nucléaires sont dangereux pendant des centaines de milliers d’années. Fin 2008, un énorme scandale national a éclaté en Allemagne : 12 000 litres d’eau pénètrent chaque jour dans le site d’enfouissement de déchets radioactifs d’Asse II, prétendument étanche. Les nappes phréatiques pourraient être gravement contaminées. Par ailleurs, des millions de téléspectateurs ont appris, en février 2009, sur “France 3″, que les déchets radioactifs issus des mines d’uranium françaises ont été abandonnés voire disséminés dans notre environnement, au mépris des normes de sécurité les plus basiques !
Il n’existe aucune solution réelle aux graves problèmes que posent ces déchets. Souhaitons-nous condamner nos descendants à vivre dans un monde contaminé par la radioactivité ?

Le nucléaire entrave la lutte contre le dérèglement climatique
Il est nécessaire de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50 % d’ici à 2050. L’Agence Internationale de l’Energie démontre qu’un investissement d’au moins 1 000 milliards d’euros dans le nucléaire n’aboutirait qu’à une réduction de 6 %… contre 54 % et 21 % respectivement pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables, à un coût bien inférieur !

Mais le nucléaire monopolise les 2/3 des fonds de recherche européens et français sur l’énergie, entravant ainsi le développement rapide et massif des vraies solutions contre le dérèglement climatique. En 1997, le Protocole de Kyoto a exclu à juste titre le nucléaire des “mécanismes de développement propre”.

L’indépendance énergétique grâce au nucléaire ?
On entend souvent que “le nucléaire garantit notre indépendance énergétique”. En réalité, pétrole, gaz et charbon (des combustibles fossiles, importés en totalité) assurent plus de 70 % de la consommation énergétique française. Notre consommation de pétrole par habitant est en outre notablement supérieure à celle de nos voisins européens !

Pire, le parc électro-nucléaire français est largement surdimensionné, alors même que le nucléaire est inapte à répondre aux pics de consommation. De ce fait, la France est à la fois contrainte de vendre de l’électricité à très bas prix, et d’en acheter au prix fort en grande quantité. De plus, l’uranium utilisé dans les réacteurs nucléaires français est importé en totalité. Au final, le taux réel d’indépendance énergétique de la France était d’à peine 8,5 % en 2007…

Le nucléaire, on sait comment s’en passer !
L’électricité nucléaire représente à peine 2,4 % de l’énergie consommée sur la planète, une proportion appelée à décroître encore. La sortie du nucléaire n’est qu’une question de volonté politique, et plusieurs Etats et régions l’ont mise en oeuvre, notamment en Europe. De nombreuses études* ont démontré que les alternatives énergétiques déjà disponibles permettraient à la France de se passer totalement de l’électricité nucléaire… et de lutter efficacement contre le dérèglement climatique !

* Virage Energie (2008), Réseau “Sortir du nucléaire” (2007), Les 7 Vents du Cotentin (2006), Négawatt (2006), …

Élections européennes : mobilisons-nous pour que les futurs députés s’engagent !
Le nucléaire contre les crises climatique et économique ? Une illusion !
Les derniers rapports sur le climat prévoient d’ici à la fin du siècle une augmentation inquiétante de la température moyenne du globe, une hausse d’un mètre du niveau de la mer, la multiplication des tempêtes, sécheresses et inondations… En décembre 2009, les délégations réunies à la conférence internationale de Copenhague devront adopter les mesures nécessaires pour éviter le pire scénario.

L’industrie nucléaire entend tirer parti de cette crise pour mettre fin à sa traversée du désert, liée notamment aux catastrophes de Three Mile Island (1979) et Tchernobyl (1986), ainsi qu’au risque de prolifération des armes atomiques. A grand renfort de communication dans les médias français et européens, elle présente la construction de nouveaux réacteurs comme une solution miracle. Pourtant, le nucléaire est une énergie très marginale, qui contribue fort peu à la lutte contre le dérèglement climatique et entrave de fait les vraies solutions.
Confrontée à de graves difficultés financières, l’industrie s’efforce de faire passer le nucléaire pour un ingrédient indispensable de la relance économique, voire d’une “croissance verte” ! Elle passe sous silence les coûts et les subventions pharaoniques liés à la construction des réacteurs et à leur futur démantèlement, tout comme les risques considérables (rejets radioactifs, accidents, terrorisme) et le problème irrésolu des déchets.

Grâce à cette stratégie agressive, le nucléaire a de nouveau le vent en poupe en Europe, contre toute logique. Certains gouvernements évoquent de nouveaux programmes nucléaires ; d’autres, comme l’Italie, la Suède et la Belgique, envisagent de mettre fin à leur programme de sortie du nucléaire. En Allemagne, la coalition gouvernementale se déchire sur cette question.

Dès aujourd’hui, faisons entendre notre voix !

Le lobby pro-nucléaire à l’assaut des institutions européennes
Énergie et climat, sûreté nucléaire, financement des programmes de recherche : les décisions correspondantes se prennent de plus en plus au niveau des institutions européennes.

Le Conseil de l’Union européenne, qui réunit les chefs de gouvernement et les ministres de tous les Etats de l’Union européenne, rechigne à prendre les mesures qui permettraient de lutter efficacement contre le dérèglement climatique… et certains de ses membres aimeraient faire étiqueter le nucléaire comme “énergie propre” !

La Commission européenne, qui élabore les directives, apporte un soutien actif et à peine voilé à la relance du nucléaire en Europe. Très ouverte aux lobbies, elle s’est faite le relais des industriels du nucléaire, qui sont devenus ses interlocuteurs privilégiés.

Face à cette offensive pro-nucléaire, le Parlement européen, seul organe démocratiquement élu, peut tenter de faire barrage. Les projets de lois de l’Union européenne sont soumis au vote et aux propositions d’amendements des députés européens ; on leur doit l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne d’ici 2020. Mais eux aussi sont désormais courtisés par le lobby nucléaire…

C’est pourquoi nous devons impérativement, avant les élections du 7 juin prochain, interpeller les futur-e-s député-e-s, quelle que soit leur couleur politique. En leur envoyant les cartes postales ci-contre, vous leur rappellerez avec force que le nucléaire n’est pas une solution aux défis qui attendent l’Europe !
Pour en finir avec les idées reçues, diffusez largement ce document dans votre entourage et faites signer les cartes-pétition avant le 7 juin 2009. Merci d’avance !
http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/IMG/pdf/doc_europe_2009_web.pdf

http://ninucleaire-nieffetdeserre.org

Les informations reprises dans ce document sont tirées de nombreuses sources scientifiques et médiatiques.
Pour en savoir plus : www.europe-sans-nucleaire.org

Y’a plus d’pavés

Author:  |  Category: Général

http://www.revoltes.net/IMG/jpg/_4209678v.jpg

Olivier Trévidy : la chanson-contestation

Le pouvoir de l’économie, la malbouffe, l’intolérance raciale, et les histoires d’amour qui finissent mal… Sur ce deuxième album (à sortir le 20 avril), on constate qu’il n’a toujours pas mis sa langue dans sa poche. Quand Olivier Trévidy pousse la chansonnette, ça ébranle le patronat et ça réconforte l’ouvrier ! Normal : à 37 ans, le lauréat 2003 du prix du disque Produit en Bretagne et du meilleur album pour son premier CD « Et si un jour » marche avec une grande élégance verbale sur les pas de Renaud (génération « Hexagone »), Brel, Ferrat et Brassens.

Jean Ferrat est un peu l’ami de la famille. « Mon père passait souvent ses chansons » se souvient Trévidy avec une once de nostalgie dans la voix. C’est cette même nostalgie qui d’ailleurs, l’encourage à aller toujours plus loin dans l’écriture. « Ma mère, ajoute-il, c’était plutôt Mike Brant. Mais Ferrat, j’aimerais vraiment le rencontrer… Pendant mon adolescence, quand j’étais heureux, j’écoutais aussi Brel. C’est lui qui m’a donné l’envie d’écrire mes propres textes. J’avais alors quinze ans. Un an plus tard, j’ai commencé à jouer de la guitare. Et quand je suis devenu plus triste, du fait des hasards de la vie, je me suis mis à écouter Brassens. C’est un génie : ses textes, quand on les décortique, c’est de la folie ! » Révolté jusqu’au bout des ongles, Trévidy reprend d’ailleurs à la guitare, « Misogynie à part », du célèbre poète sétois (« ell’ m’emmerde, ell’ m’emmerde… »), épaulé par la contrebasse de Gildas Scouarnec. « J’ai écrit « les confessions d’un con » après le départ de ma femme, avoue le chanteur. J’estimais alors que j’étais le seul responsable de cette séparation. Après deux ans, je me suis dit que non. Quoi de mieux que « misogynie à part » pour dire que je ne méritais pas ça ? C’est sans doute ce qu’on appelle « la quarantaine rugissante » ! Je me suis confié, car je pense que des situations comme celles-là arrivent à des tas de gens. Je ne suis pas mécontent de la vie que j’ai aujourd’hui, du métier que je fais. C’est pas mal d’écrire des chansons, de les interpréter devant un public. C’est un formidable défouloir ».

Le quotidien de l’ancien délégué CFDT (licencié « avec son accord » de son entreprise de livraison, entre les deux disques), c’est donc encore et toujours la chanson, et la contestation. Olivier Trévidy refuse le qualificatif d’artiste engagé. Il estime qu’on utilise trop souvent la formule sans bien en connaître le sens. « Je ne fais que dénoncer, explique-t-il. Les chanteurs ne sont pas là pour apporter des réponses. Et qu’on arrête de nous faire rentrer dans le moule de la nouvelle chanson française. Brassens doit se retourner dans sa tombe, comme si pour lui, on parlait de vieille chanson française. C’est de la chanson, c’est tout. Bénabar, par exemple, n’a trouvé qu’une chose à critiquer : les mégots de cigarette dans les boites à pizza ! »

Quant on proteste, difficile de ne pas flirter avec la chose publique. Le titre qui sera le plus joué en radio, à la sortie de l’album, s’appelle « y’a plus d’pavés ». Si la référence à mai 68 est évidente, elle l’est aussi pour les événements actuels liés au CPE. Pourtant, le texte fut écrit l’été dernier. « Il était temps que les gens descendent dans la rue, clame Trévidy. Ce ne sont pas les syndicats, avec qui je n’ai finalement pas une grande affinité, ce ne sont pas non plus les politiques qui vont les y pousser, car ils ne font que récupérer le mouvement. Dans « y’a plus d’pavés », j’accuse les éléphants de faire du tire-fesses… Villepin est responsable de ces remontées mécaniques, ils peuvent lui dire merci car ils n’ont fait que suivre les jeunes ! » Et l’artiste d’appeler, non pas à la simple révolte, mais à la révolution… « Faire de la politique ? Ce qui se passe au sommet de l’Etat m’intéresse, mais je ne veux pas : je suis chanteur ! » répond simplement Trévidy avec une grosse pointe d’audace.

Pourtant, il a de quoi dire, sur la xénophobie par exemple, dans « Poumpapon », quand il fait « rimer son pays avec nazi, intolérance, homophobie ». « C’est un peu fort, convient-il, mais il faut des phrases choc pour que les gens écoutent et comprennent ». Sur ce titre, l’énergie de l’accordéon, emmené par la championne du monde 2001 Gwénola Maheux, fait écho à sa hargne. Le mélange est détonnant. « J’adore l’accordéon chromatique, réagit Trévidy, c’est très populaire. J’aurais bien voulu apprendre à en jouer, mais c’est compliqué ». Idem pour la harpe dans « Kleuzioù brug » : le chanteur s’est offert le concours du musicien paraguayien Ismael Ledesma, et la puissance vocale de Gilles Servat. « C’est ma manière de défendre la langue régionale, même si je ne la parle pas, clame le chanteur. Patrice Marzin, qui a réalisé l’album, m’a beaucoup aidé dans le choix des artistes invités ». « Kleuzioù brug » est une adaptation, en breton, d’ « un talus de bruyère », déjà joué sur le premier album, et qui dénonce la course à la productivité au détriment de la protection de l’environnement.

Dans le même ordre d’idées, Trévidy prend en grippe les supermarchés. La société de consommation, il la surnomme avec ironie la « conciété d’supermation » ! Sur ce titre au rythme pourtant très entraînant, c’est à reculons qu’il pousse le caddie avec sa fille Margot. En voici le refrain :

Conciété d’supermation

Un esprit d’compétition

Il s’agit de plumer un pauvre

Et quand il est enfin cuit

Pour que l’honneur soit sauf

Le croupion sera pour lui…

« J’ai écrit cette chanson pour les caissières, explique Trévidy. Elles ont un salaire de misère pour vivre, pendant que d’autres, les capitalistes, s’en mettent plein les poches sur leur dos. Et en plus, elles se sentent obligées de faire leurs courses dans le magasin dans lequel elles travaillent ! Je suis à la fois le consommateur et le croupion. J’y vais parce que c’est moins cher, parce que je n’ai pas les moyens d’aller aux halles de Quimper où la nourriture proposée par les petits artisans est meilleure, mais il faut avoir plus de moyens. Aujourd’hui, les pauvres sont de plus en plus gros, et les riches de plus en plus sveltes. A une époque, c’était le contraire… »

L’avenir de Trévidy se décidera-t-il plutôt à Paris qu’à Quimper ? « Nous avons engagé un attaché de presse, se félicite le chanteur-livreur. Patrick Boyer démarche les salles de spectacle de la capitale. J’espère même passer à la télé, chez Fogiel ! C’est comme ça aujourd’hui. Pour se faire connaître chez soi, il faut monter à Paris. Je fais de la chanson française, mais pas de la chanson bretonne, je parle de ce qui se passe en France, je réagis à ce que je lis dans le journal. Parler plus de la Bretagne pour percer ici, non ! Il faudrait que ça me vienne naturellement et ce n’est pas le cas… »

En tout cas, vivre de sa passion, la musique, c’est son rêve à Trévidy. Oui, appelez-le simplement par son nom de famille ! « On ne dit pas Christophe Miossec, alors on peut dire Trévidy ! » plaisante l’artiste.

Y’a plus d’pavés
(Olivier Trévidy/Olivier Trévidy)

Pavés planqués au centre ville
Et bitume ancré dans ma zone
La plage fait place à l’amertume
Aux caisses brûlées par quelques mômes
Qui complèt’ment déboussolés
Se mettent à s’automutiler
Doit on leur apprendre à l’école
Sur qui balancer leur pot d’colle
Des profs qu’approchent la soixantaine
Qui à vingt ans crachaient leur haine
Direct à la gueule du pouvoir
Ont-ils tous perdu la mémoire

Refrain :
Y’a plus d’pavés y’a plus d’plage
Y’a plus rien du tout
Y’a plus qu’des cons des endormis
Y’a plus qu’des mous dans mon pays

Où sont passés les Jean Ferrat
Les « société tu m’auras pas »
Reniés par nos chaînes de télé
Réalités bien orchestrées
Sur ta radio dans mon journal
A la fête de l’Humanité
Quand l’artiste vient d’Universal
J’dis bravo Jean-Marie Messier
Tous d’accord pour dire qu’on est con
Oui mais franch’ment on n’a pas d’pot
Quand on nous fabrique un mouton
A coups d’triques on d’vient ses agneaux

Refrain

Les syndicats qui autrefois
Osaient fustiger l’patronat
Baissent leur froc et puis leur bras
Devant l’Medef qui à cœur joie
S’applique à flinguer codes et droits
Sans résistance et sans émoi
Ils bricolent leurs propres lois
En nous disant qu’on n’a plus l’choix
Qu’notre société elle est pourrie
Suite aux années un peu à gauche
Et vu nos dons post Tsunami
Faut pas s’plaindre on n’est pas si pauvre

Refrain

Depuis le boul’vard Jean Jaurès
Jusqu’à la venelle Georges Brassens
Quand j’me ballade pendant la messe
Y’a plus qu’les roues d’caddies qui grincent
L’PMU s’remplit l’tiroir-caisse
Les gens se voient princes ou princesses
Les éléphants font du tire-fesses
Par stratégie ou par paresse
Tous ces futurs présidents
Ont un passé bien répugnant
Pour le présent l’immunité
Nous fera douze ans de pieds d’nez
Pour le présent l’immunité
et les votants vont s’rhabiller

Refrain

y_a_plus_de_paves.mp3

http://www.trevidy.fr

Echos people de Cannes

Author:  |  Category: cinéma

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Les Echos de Cannes sont devenus tellement people qu’il a fallu les rebaptiser.

Voici donc notre tout nouveau Echos people de Cannes 2009.

Comme d’habitude que de la grosse info sans laquelle on ne pourrait pas vivre.

Une petite séquence rumeur comme aime les journalistes.

Le Principe de Peter

Author:  |  Category: Evolution personnelle

L’humour, l’ironie peuvent avoir une fonction de critique sociale décapante, rabaissant le prestige du pouvoir, en même temps que l’autorité et le sérieux de la psychologie scientifique ainsi que les idéaux de la réussite. Il n’y a pas que la démocratie dont on puisse se moquer : tous les bureaucrates se ressemblent, en toute dictature, dure ou molle. On appelle cela des chefs !

La compétition, synthèse “chrétienne” du Maître et de l’Esclave (de la lutte et du travail) est la vérité du Capitalisme, au nom de l’efficacité déjà fondée par Machiavel, mais son triomphe totalitaire mène à l’incompétence généralisée.

C’est bien des tares réelles qui sont dénoncées ici et qui sont déjà prises en compte par les nouvelles organisations. Mais la banalité hiérarchique s’étend à tous les liens de dépendances, divers sectes, mafias, clientélismes et chaînes de dépendances dont la société moderne meuble dangereusement sa solitude et la disparition des liens communautaires traditionnels.

1. La lutte pour l’incompétence reconnue

Le nombre des fonctionnaires paresseux ou insolents est infini, comme l‘est celui des généraux dont les hésitations démentent leurs principes hardis, des gouvernants que leur servilité congénitale empêche de gouverner réellement. 19

Mon étude de centaines de cas d’incompétence dans le travail m’a donc conduit à formuler le “principe de Peter” :

Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence.

Ayant formulé le Principe, j’ai découvert que j’avais sans le vouloir créé une nouvelle science, la “hiérarchologie”, ou étude des hiérarchies.

Le terme “hiérarchie ” désignait à l’origine un système de gouvernement de l’Église par des prêtres aux rangs différents. Aujourd’hui, il signifie toute organisation dont les membres ou les employés sont classés par ordre de rang, de grade ou de classe.

La hiérarchologie, bien que récente, semble pouvoir s’appliquer à tous les domaines de l’administration publique ou privée.

Mon principe est la clef d’une compréhension de tous les systèmes hiérarchiques et, par conséquent, de toutes les structures de la civilisation. Quelques excentriques s’efforcent de n’être mêlés à aucun système hiérarchique, mais tout le monde, dans les affaires, l’industrie, le commerce, les syndicats, la politique, l’armée, la religion et l’enseignement en est tributaire. Tous sont gouvernés par le principe de Peter.

Beaucoup d’entre eux, sans doute, pourront gravir un échelon ou deux, passant d’un niveau d’incompétence à un niveau d’incompétence plus élevé. Mais la compétence dans cette nouvelle situation fait qu’ils se trouvent qualifiés pour une nouvelle promotion. Pour chaque individu, pour vous ou pour moi, la dernière promotion fait passer d’un niveau de compétence à un niveau d’incompétence.

Ainsi, avec le temps – et en supposant l’existence d’un nombre suffisant de rangs dans la hiérarchie – chaque employé s’élève et demeure à son niveau d’incompétence. Le corollaire de Peter précise :

Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité.

Vous trouverez rarement un système dans lequel chaque employé aura atteint son niveau d’incompétence, naturellement. Dans la plupart des cas, le travail continue.

Ce travail est accompli par les employés qui n’ont pas encore atteint leur niveau d’incompétence. 24/25

Je les groupe, pour cette analyse, en trois classes : compétents, modérément compétents, et incompétents.

La théorie des moyennes, et l’expérience le confirme, veut que ces classes soient inégales : la majorité appartiennent à la classe modérément compétente, les minorités aux compétentes et incompétentes. 27/28

Dans la plupart des hiérarchies, la super-compétence est plus répréhensible que l’incompétence.

L’incompétence ordinaire n’est pas, comme nous l’avons vu, une cause de renvoi mais simplement un obstacle à la promotion. La super-compétence aboutit souvent au renvoi, parce qu’elle bouleverse la hiérarchie et viole ainsi le premier commandement de la vie hiérarchique : la hiérarchie doit être maintenue. [..]

Voici le diagramme complet.

Courbe de Gausse

2. La poursuite de l’échec, la recherche des limites

Un employé consent rarement à demeurer à son niveau de compétence mais tient à toute force à se hausser à un échelon où il ne sera bon à rien.83

Le vieux système scolaire désuet était une expression pure du principe de Peter. Un élève est promu, classe par classe, jusqu’à ce qu’il atteigne son niveau d’incompétence. Alors il doit redoubler, c’est-à-dire demeurer à son niveau d’incompétence. Dans certains cas, et parce que l’enfant se développe mentalement, sa compétence intellectuelle s’accroîtra pendant l’année de redoublement, et il pourra alors obtenir une nouvelle promotion et passer dans la classe supérieure. S’il échoue, il redoublera encore.

(Il est bon de noter que cet “échec” est tout simplement ce que, dans les études de travail, nous avons appelé “réussite”, c’est-à-dire l’accession au dernier poste d’incompétence).162

Des maréchaux victorieux, d’excellents inspecteurs des écoles, des directeurs de société compétents et beaucoup d’autres, n’ont jamais eu le temps d’arriver à leur niveau d’incompétence.

D’autre part, l’existence d’un chef syndicaliste ou d’un doyen d’université compétents démontre que, dans cette hiérarchie particulière, il n’y a pas assez de rangs pour qu’il atteigne son niveau.

Ces personnes font preuve de compétence au sommet.

J’ai observé qu’en général ces compétents au sommet ne tiennent pas à demeurer à leur niveau de compétence. Ils ne peuvent pas atteindre un niveau d’incompétence, puisqu’ils sont déjà au sommet, mais ils ont une forte tendance à passer dans une autre hiérarchie, disons de l’armée à l’industrie, de la politique à l’instruction, du théâtre à la politique, et ainsi de suite, pour atteindre, dans leur nouveau milieu, ce niveau d’incompétence qu’ils n’ont pu trouver dans le premier. 105/106

3. Baisse tendancielle d’efficacité hiérarchique

Les études de hiérarchologie comparée m’ont démontré que les systèmes socialistes, communistes et capitalistes souffrent de la même accumulation de personnel incompétent et redondant.72

Tout gouvernement, démocratie, dictature, royaume, communiste ou capitaliste, s’écroule quand sa hiérarchie atteint un état de maturité intolérable.

L’efficacité d’une hiérarchie est inversement proportionnelle à son quotient de maturité ou Q.M. = Nbre d’employés au niveau d’incompétence X 100 / Nombre total d’employés de la hiérarchie.

Manifestement, quand le Q.M. atteint le chiffre 100, aucun travail efficace ne pourra être accompli.76

4. La division en classes comme limitation de la rivalité

Les postes importants ainsi que les grades élevés de la hiérarchie sont réservés aux membres de la classe dominante.

Vous remarquerez que j’évite d ’employer le terme de “classe supérieure” qui me semble gênant, parce qu’on imagine généralement une classe dominant par l’aristocratie ou la richesse. Mais mes conclusions s’appliquent aussi aux systèmes dans lesquels la classe dominante est séparée de la classe subordonnée pour des considérations de religion, de race, de langage, ou de politique.

Peu importe quel est le critère en Pistonie, le fait essentiel est que ce pays possède une classe dominante et une classe subordonnée. Le graphique ci-dessous représente une hiérarchie pistonienne typique présentant la structure pyramidale classique :

Pyramide des classes sociales

La partie inférieure, marquée CS, se compose des employés de la classe subordonnée. Peu importent leurs qualités ou leur compétence, ils ne pourront jamais franchir la ligne BC, barrière de classes.

La partie supérieure CD est occupée par les employés de la classe dominante. Ils ne débutent pas au bas de l’échelle, mais au niveau de la barrière de classe.

Or, il est évident que, dans la partie basse, CS, beaucoup d’employés ne pourront jamais, par suite de la barrière de classes, s’élever assez pour atteindre leur niveau d’incompétence. Ils passeront leur vie à se consacrer à des tâches auxquelles ils excellent. Personne n’est promu plus haut que cette base CS, donc cette partie de la société conserve et utilise continuellement ses employés compétents.

Manifestement, alors, dans les rangs les plus bas de la hiérarchie, le maintien de la barrière de classes assure un plus haut degré d’efficacité, lequel ne pourrait exister sans la barrière.

Examinons maintenant la partie CD, au-dessus de la barrière. Comme nous l’avons constaté, l’espoir d’un employé d’atteindre son niveau d’incompétence est directement proportionnel au nombre de rangs de la hiérarchie ; plus il y en a, plus l’incompétence sévit. La partie CD forme une hiérarchie fermée composée de quelques rangs seulement. Donc, beaucoup d’employés ne pourront jamais atteindre leur niveau d’incompétence.

De plus, la perspective de débuter au-dessus de la barrière attirera à la hiérarchie un groupe d’employés brillants qui ne se seraient jamais présentés s’ils avaient dû débuter au bas de l’échelle. 78

Par conséquent, dans les parties marquées CS et CD, au-dessus et au-dessous de la barrière de classes, les hiérarchies pistoniennes sont plus efficientes que celles des sociétés égalitaristes.

Avant qu’on ne m’accuse de préconiser l’institution d’un système semblable chez nous, j’aimerais faire observer qu’il existe déjà. 79

Mais je n’hésite pas à prédire que, d’année en année, tous les diplômés auront davantage d’occasions d’atteindre leur niveau d’incompétence dans l’entreprise privée ou publique. 80

5. L’illusion radicale : la ruse de la rivalité

Karl Marx a certainement reconnu l’existence des hiérarchies, mais semble avoir cru qu’elles étaient le fait des capitalistes. En prônant une société non hiérarchique, il ne comprit manifestement pas que l’homme est hiérarchique de nature, qu’il veut et doit avoir des hiérarchies, qu’elles soient patriarcales, aristocratiques, capitalistes ou socialistes. Sur ce point, il est beaucoup moins perceptif que Pope.

Puis, dans une flagrante volte-face, Marx énonce le principe de sa société non hiérarchique : “De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.” Cela suppose la création d’une double hiérarchie, ceux qui sont habiles, et ceux qui on des besoins. 85/86

Freud, plus que tout autre, a failli découvrir le principe de Peter. En observant des cas de névrose, d’angoisse, de maladie psychosomatique, d’amnésie et de psychose, il a constaté la douloureuse prédominance de ce que nous pourrions appeler le syndrome généralisé de l’incompétence vitale.

Cette incompétence vitale provoque naturellement des frustrations aiguës. Freud, toujours obsédé, a préféré expliquer ces frustrations en termes sexuels tels que le désir refoulé, le complexe de castration ou le complexe d’Oedipe. En un mot, il estimait que les femmes étaient frustrées parce qu’elles ne pouvaient être des hommes, les hommes parce qu’ils ne pouvaient faire des enfants, les petits garçons parce qu’ils ne pouvaient épouser leur mère et ainsi de suite.

Mais Freud est passé à côté en pensant que la frustration vient d’un désir de changement pour accéder à une situation plus enviable (homme, père, mari de la mère, épouse du père, etc.), c’est-à-dire un désir de promotion ! La hiérarchologie nous démontre au contraire que la frustration est le résultat de la promotion.

Cette erreur de Freud est due à sa nature essentiellement introspective ; il s’entêtait à étudier ce qui se passait (ou qu’il croyait se passer) à l’intérieur de ses patients. La hiérarchologie, en revanche, étudie ce qui se passe en dehors du patient, étudie l’ordre social dans lequel l’homme évolue, et explique avec réalisme la fonction de cet homme dans cet ordre.86/87

6. L’incompétence vitale totale

Le bonheur durable ne peut être obtenu qu’en évitant la promotion ultime, en préférant, à un certain stade de son élévation, abandonner la poursuite de l’avantage. 90

Constatez les résultats. Il est évident que nous sommes tous condamnés par notre propre habileté et notre vocation d’homme à l’escalade. Notre pays, il y a quelques décennies, était parsemé de lacs limpides, traversé de ruisseaux d’eau vive, claire et fraîche. La terre produisait une nourriture saine. Les citoyens pouvaient facilement profiter de tableaux bucoliques d’une paisible beauté.

Aujourd’hui lacs et torrents, ruisseaux et rivières sont autant de fosses septiques. L’atmosphère est empuantie par les vapeurs d’essence, polluée par la suie. La terre et l’eau sont empoisonnées par des insecticides, au point que les oiseaux, les abeilles, les poissons, le gibier et le bétail meurent lentement. La campagne est devenue une décharge publique.

C’est ce qu’on appelle le progrès ! Nous avons tellement progressé que nous ne pouvons même plus parler avec confiance de la survie de l’homme ! Nous avons détruit les promesses de ce siècle et nous avons transformé les miracles de la science en cabinet des horreurs, où un holocauste nucléaire pourrait sonner le glas de la race humaine tout entière. Si nous persistons à construire, à inventer et à reconstruire fébrilement pour progresser plus avant, nous allons atteindre notre niveau d’incompétence vitale totale.168

Vous conviendrez que l’humanité ne peut accomplir ses plus grandes réalisations en cherchant la quantité pour la quantité ; elle doit y parvenir en améliorant la qualité de la vie, en un mot en évitant l’incompétence vitale.

L’ordonnance de Peter propose l’amélioration de la qualité à la place de la promotion imbécile et mortelle.178

Le Principe de Peter

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Le Principe de Peter, de Laurence J. Peter (en) et Raymond Hull (en), est un principe satirique relatif à l’organisation hiérarchique. Il est paru originalement sous le titre The Peter Principle (1969).

Selon ce principe, « tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence. »

Il est suivi du « Corollaire de Peter » :

« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

Explication du principe

Dans une entreprise, les employés compétents sont promus et les incompétents restent à leur place. Donc un employé compétent grimpe la hiérarchie jusqu’à atteindre un poste pour lequel il ne sera pas compétent. À ce stade-là, il devient donc un incompétent qui va occuper son poste indéfiniment.

Autrement dit :
• un incompétent garde son poste
• un employé compétent promu est remplacé par un autre employé, potentiellement incompétent
• si le nouvel employé est compétent, il sera promu et remplacé à son tour par un nouvel employé jusqu’à ce que le poste échoie à un incompétent.

Extensions ultérieures

Le principe de Peter connait deux extensions principales établies a posteriori :
• Si les pays vont si mal c’est parce que tous les salariés des administrations, responsables du bon fonctionnement des pays donc, sont incompétents pour leur poste. Les administrations qui gèrent les pays sont donc incompétentes pour leurs fonctions d’où le mauvais fonctionnement des pays.
• La seconde extension est appelée Loi de Dilbert (du nom d’un personnage de bande-dessinée) ; elle relève plus de l’empirisme que d’une déduction sociologique réelle. Elle suppose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu’ils produiront le moins de dégâts, c’est-à-dire l’encadrement.

Évolution des hiérarchies

Hiérarques ayant atteint leur niveau d’incompétence

Peter remarque que plus le nombre d’échelons hiérarchiques est élevé, plus chacun voit une chance de parvenir à son niveau d’incompétence et de subir « la stagnation de Peter ». Il remarque que les hiérarques, quand ils sont devenus réellement incompétents, se complaisent à fréquenter des réunions, colloques, séminaires, symposiums, conférences… Le corps des hiérarques peut alors entrer en « lévitation » sous le nom de « sommet volant ». En résumé, on ne peut déboulonner un hiérarque incompétent :
1. seul un hiérarque peut le faire
2. s’il le fait, il se déjuge et admet son incompétence à discerner le personnel compétent
3. mais on peut toujours déplacer la sous hiérarchie que constitue le personnel sous ses ordres
4. le hiérarque reste ainsi seul à la tête d’une pyramide sans base, sur son « sommet volant »

La défoliation hiérarchique

Peter remarque que la compétence, chez les employés d’une organisation, se répartit selon une loi normale :
• 10 % sont super-incompétents ;
• 20 % sont incompétents ;
• 40 % sont modérément compétents ;
• 20 % sont compétents ;
• et 10 % super-compétents.

Peter observe que les 80 % au centre de la courbe restent au sein de la hiérarchie, mais pas les 20 % aux extrêmes, c’est la « défoliation hiérarchique ». Si le renvoi des 10 % super-incompétents semble évident, celui des 10 % super-compétents n’en est pas moins logique.

La super-compétence est plus redoutable que l’incompétence, en cela qu’un super-compétent outrepasse ses fonctions et bouleverse ainsi la hiérarchie. Elle déroge au premier commandement : « La hiérarchie doit se maintenir ». Pour qu’un super-compétent soit renvoyé, deux séries d’évènements doivent se produire :
• la hiérarchie le harcèle au point de l’empêcher de produire ;
• il n’obéit pas aux principes de « respect de la hiérarchie ».

Si l’une des deux séries manque, il n’est pas renvoyé.

Remèdes proposés

Pour un dirigeant constatant qu’il a des cadres supérieurs incompétents, il est conseillé de recourir à la « sublimation percutante ». Cette manœuvre, dont Peter avait constaté l’existence avant de publier ses idées, consiste à accorder à une personne incompétente une promotion vers un poste plus prestigieux en apparence, mais en fait à responsabilité très inférieure. À cet usage, Peter constate que les nouveaux postes ont des titres très impressionnants en comparaison de leur contenu.
Pour les personnes constatant leur propre incompétence, Peter recommande diverses diversions, par exemple la « spécialisation dans le détail » (un directeur d’école ne s’intéresse qu’à établir des sens de circulation dans les couloirs), ou « l’aberration totale », cette dernière consistant à cesser tout à fait de tenter d’accomplir son travail. Ces méthodes ne sont pas considérées comme mauvaises pour l’entreprise ou l’organisation, étant donné que dans toute organisation le travail est accompli par les personnes compétentes, les incompétents ne pouvant que les gêner.
Il est toutefois préférable de se maintenir à un poste auquel on est compétent, non seulement dans l’intérêt de l’organisation où l’on travaille, mais aussi parce qu’être compétent à son poste est un facteur de bonheur personnel. Or, Peter constate que le refus d’une promotion est mal vu par l’entourage des personnes.
Peter trouve divers exemples de personnes qui, heureuses à leur poste, accomplissent correctement leur travail principal tout en commettant des gaffes dans un aspect secondaire (ne pas s’occuper correctement de documents administratifs) ou même dans la vie de l’entreprise (se garer à la place réservée à un supérieur de temps en temps). Cette stratégie, consciente ou non, est baptisée « incompétence créatrice ».

Extension du principe

Le principe est parfois évoqué, à tort, comme permettant la promotion d’un incompétent. Mais si le principe de Peter permet à quelqu’un d’être promu à un poste pour lequel il n’est pas compétent, il indique que celui qui est incompétent au poste qu’il occupe déjà ne sera plus promu. L’exemple habituellement cité est celui d’un chef d’État qui serait accusé d’être un incompétent promu au plus haut poste, en application du principe de Peter. Or si l’on se conforme au principe de Peter, sa promotion au poste de chef d’État prouverait qu’il était compétent à tous les postes inférieurs précédemment occupés — sauf à supposer que ce poste de chef d’État est un poste prestigieux mais sans responsabilité conçu pour écarter les incompétents (sublimation percutante)

À noter qu’il est très compliqué d’utiliser le principe de Peter en politique, car accéder à un mandat d’élu n’est pas une promotion depuis une précédente fonction de dirigeant (d’adjoint au maire à maire, par exemple), mais une promotion depuis le statut de candidat en campagne.

En revanche, le principe de Dilbert inventé par Scott Adams autorise la promotion des incompétents. Adams pense que les promotions sont de nos jours attribuées de manière si injuste que l’époque où régnait le principe de Peter apparaît comme un âge d’or en comparaison.

Principe de Dilbert

Le principe de Dilbert est une version aggravée du principe de Peter.

Dans le livre Le Principe de Dilbert, Scott Adams rappelle le principe de Peter : Tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence.

Mais ces dernières décennies, selon l’auteur, le management a évolué d’une manière telle que l’époque où le principe de Peter s’appliquait pourrait passer pour un âge d’or en comparaison.

Le nouveau principe, principe de Dilbert, s’énonce ainsi : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l’encadrement. »

Si le principe de Peter garantissait qu’un dirigeant incompétent serait compétent s’il occupait le poste d’un de ses subordonnés, dans une entreprise dilbertienne au contraire, les dirigeants sont ceux qui étaient les plus nuls aux postes subordonnés. En particulier, ils ne comprennent rien à la technologie et manquent de bon sens dans les cas les plus graves.

Réciproquement, les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels, dans une logique contraire à celle du principe de Peter.

Scott Adams mentionne d’autres critères de promotion : pour être précis, les femmes sont promues dans l’unique but de satisfaire aux quotas. Chez les hommes au contraire, les promotions reposent sur une méthode scientifique très poussée : ceux qui ont les plus beaux cheveux sont promus.

Scott Adams est tout aussi cruel avec les hommes qu’avec les femmes dans ses critiques du fonctionnement des entreprises. Les conditions de promotion précédentes mettent également hommes et femmes à égalité.

Le principe de Dilbert est enseigné dans toutes les écoles de Management.

Dilbert est une bande dessinée satirique américaine (un comic) qui met en scène le monde de l’entreprise au travers du personnage principal, Dilbert, un ingénieur informaticien.

Cette bande dessinée, créée par Scott Adams, paraît dans les journaux depuis 1989. En découlent également plusieurs livres, une série télévisée et de nombreux produits dérivés.

Le succès de Dilbert tient à sa description précise du monde de l’entreprise, dépeint par l’auteur comme un monde bureaucratique kafkaïen. Le chef a le pouvoir, mais pas les compétences et les employés sont compétents, mais n’ont aucun pouvoir. Ce monde illustre le principe de Dilbert, version aggravée du principe de Peter, qui s’énonce ainsi : « Les gens les plus incompétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers. »

Les chefs (le Boss à Tête de Pioche, sans nom, ainsi que Catbert, directeur du personnel) sont despotiques, emploient en permanence un vocabulaire qu’ils ne maîtrisent pas (entre autres le mot « paradigme »), essaient naïvement de le cacher ou ne font cyniquement rien pour le cacher. Les conseillers (Dogbert) sont machiavéliques et intéressés. Les collègues de travail sont paresseux (Richard), naïfs (Asok) ou peu coopératifs (Alice). Les stagiaires et vacataires sont exploités sous le regard amusé des employés réguliers. Les prestataires sont très loin et totalement incompétents (les Zalbanais).

Tout employé d’une grande société retrouve avec amusement et consternation de nombreux aspects de sa vie de bureau dans la série Dilbert.

L’environnement de Dilbert est l’étroit cadre d’un bureau paysager à l’américaine, agrémenté de notes de services, de crâne d’oeufs stressés ayant perdu tout contact avec la réalité, de lubies de chefs, de projets dérapant totalement, voire pouvant aller jusqu’à menacer sérieusement l’intégrité physique des clients finaux.

L’observation et l’analyse est si fine qu’on pourrait aller jusqu’à utiliser les dessins de Dilbert pour illustrer de véritables cours de management. C’est d’ailleurs sous cet angle de manuel managérial que se présentent la plupart des albums. De plus, ils sont présentés comme tirés de faits réels, issus d’une vaste correspondance spontanée, envoyés par e-mail par de nombreux fans dans le monde.

Le style de Scott Adams est un humour à froid, elliptique, trés caractérisé par une grande économie de moyens au niveau graphique et des mots. Litotes, sous-entendus et private joke, qui ne font rire que des initiés, sont à la base de cette forme d’humour trés spéciale, qui peut être difficile et longue à expliquer à quiconque ne connait pas bien l’univers du travail de bureau.

La cigarette

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En analysant plusieurs milliers de documents depuis deux ans, Monique E. Muggli, chercheuse de la Mayo Clinic aux Etats-Unis, à Rochester (Minnesota), a découvert comment Philip Morris et les plus grandes compagnies de l’industrie du tabac ont volontairement caché au grand public la présence de Polonium 210, un élément radioactif, dans leurs cigarettes. Celle qui est devenue la Erin Brockovich du tabac se confie à 20minutes.fr.

Comment avez-vous découvert l’ampleur de cette dissimulation?
Les industries du tabac ont été obligées de rendre public près de 60 millions de documents internes depuis un procès perdu en 1998 contre l’Etat du Minnesota. Dans tous ces rapports déclassifiés, environ 1.500 se rapportent au polonium. Les industries savaient tout. Elles ont tout enterré.

Quand ont-elles su que le polonium se trouvait dans le tabac?
En 1964. Les industries, tout comme la communauté médicale, ont observé la présence du 210 Po, un élément radioactif et cancérigène. Attention, cette présence n’est pas dûe au processus industriel des cigarettiers, mais à la façon de cultiver le tabac. On utilise des engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Et ils n’ont rien fait?
Au début, dans les années 1970 et 1980, ils ont agi. Philip Morris et les autres compagnies ont essayé de supprimer la teneur en polonium, de trouver des méthodes différentes tout en conservant la réussite commerciale de leurs produits. Ils n’ont pas réussi à concilier les deux. Les chercheurs de Philip Morris ont réussi à réduire la présence de 210 Po avec un solvant, RJ Reynolds dans ces Winston avec un filtre spécial. Mais les dirigeants les ont empêchés de poursuivre. Ils avaient peur de changer le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprennent les objectifs de ces recherches, paniquent devant le polonium.

Il fallait étouffer l’affaire…
La stratégie générale est d’éviter toute controverse. Ils savaient que toute divulgation entraînerait une grande peur et des procès. Paul Eichorn, vice-président de Philip Morris, a eu cette formule dans une note adressée à ses collaborateurs : «Nous ne devons pas réveiller un géant endormi». Ils ont arrêté les recherches et enterré profondément l’existence du polonium.

Quelle est sa dangerosité?
On estime que le 210 Po est à l’origine d’1% de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis, soit d’environ 1.600 morts américains par an. Il serait responsable de 12.000 décès dans le monde entier par an.

Les responsables des majors ont-ils réagi à la publication de votre article dans le numéro de septembre de l’American Journal of Public Health?
Non, l’affaire a été relayée pour l’instant en Grande-Bretagne, en Belgique et en France. Mais pas encore aux Etats-Unis.

Que risquent-ils?
Il n’y aura probablement pas de condamnation en justice. Ce sont de longues batailles, souvent vaines. Mais l’opinion publique est désormais au courant des combines des cigarettiers, et leur réputation va en pâtir. C’est là qu’est notre victoire.

Si je me grille une cigarette maintenant, j’inhalerai du polonium?
Oui, il se déposera sur une partie de vos bronches.

Les cigarettiers nous réservent-ils d’autres surprises de ce genre?
Je ne sais pas, vraiment pas ! Nous travaillons aujourd’hui avec mes collègues de Stanford et du Nicotine Research Center sur le danger des cigarettes au menthol, et sur «Secondhand smoke», la fumée passive. Nous essayons de décrypter la stratégie de l’industrie vis-à-vis des non-fumeurs et des produits qu’ils absorbent.

Oliver Lang AFP/DDP ¦ Des cigarettes de British American Tobacco. Comme les autres majors Philip Morris et RJ Reynolds, cette compagnie a dissimulé pendant plus de 40 ans la présence de polonium dans son tabac.

20Minutes.fr, éditions du 28/08/2008

Le tabac contient de la nicotine, il est présenté sous diverses formes (cigarettes, rouler, macher, etc.) qui comportent des additifs (humectants, goût, saveur, etc.)
La combustion de ces produits crée de nouveaux composants nocifs pour la santé (monoxyde de carbone, goudrons…) Le tabac augmente la pression artérielle, il accélère le rythme cardiaque et détériore les artères.

La nicotine est une des plus puissantes substances créant la dépendance, elle peut être considérée comme une drogue.

Les risques coronariens et les décès par infarctus du myocarde sont deux fois plus élevés chez les fumeurs.

Ces risques vasculaires touchent aussi les artères du cerveau et des membres inférieurs.
Le tabac a des effets nocifs sur le déroulement de la grossesse (prématurité, poids à la naissance, etc.)

La fumée que dégage une cigarette contient plus de 4 000 produits chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes.

Les fumeurs s’exposent à des troubles au niveau de tout l’appareil respiratoire, notamment au risque de bronchite chronique et au risque de cancer du poumon.

La nicotine augmente la sécrétion des acides gastriques et agit sur le système nerveux central.
Fumer limite l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête, de vertiges et d’une diminution de la capacité sportive.

Les ophtalmologistes attestent que la nicotine est un facteur responsable d’une diminution de la vision centrale, une source de cataracte précoce et une cause de glaucome.

Le tabagisme fait vieillir la peau prématurément.

Histoire du tabac

C’est en Amérique que le tabac puise ses origines il y a plus de 3000 ans, en témoignent d’anciennes pipes découvertes en Amérique du Sud.  Alors très populaire chez les Incas et les Aztèques pour communiquer avec les esprits, atteindre une sorte d’ivresse, apaiser les douleurs et la fatigue, le petun (nom indigène désignant le tabac) était fumé notamment lors des fêtes et cérémonies religieuses. Christophe Colomb qui le découvrit dès son arrivée à Cuba, fumé sous forme de long tube appelé “tobago” ou encore chiqué, ramena en Europe des feuilles et des graines. Le succès fut immédiat.

Les Européens lui prêtèrent de nombreuses vertus thérapeutiques comme la guérison de l’asthme, de la toux… En 1556, le Père André Thévet, de retour d’une expédition au Brésil, acclimata les premiers  plants dans son jardin en Angoulême. Mais c’est à Jean Nicot, ambasadeur de France à Lisbonne, que l’on doit d’avoir promu l’usage du petun aurès des élites. Alors vendu sous forme de poudre par les apothicaires, il en envoya à la reine Catherine de Médicis pour calmer les migraines de son fils. Très vite on ne parla plus que de l’herbe de l’abassadeur, lui donnant les noms de Nicotiana, d’herbe à Nicot, d’herbe à la Reyne,…

Longtemps utilisé à seules fins médicinales, le tabac fut au fil des siècles de plus en plus consommé par plaisir. La pipe, autrefois utilisée lors des rites chamaniques des anciennes peuplades ou à l’administration du tabac comme remède, devint la compagne des grandes discussions. On prisait également le tabac ou encore fumait le cigare. Profitant de ce commerce très lucratif, le Cardinal de Richelieu instaura le premier impôt sur le tabac et Colbert en fit un monopole d’État.

Peu à peu, ses vertus thérapeutiques furent mises en doute et de nombreuses personnes influentes comme le roi Jacques premier d’Angleterre s’opposèrent à son utilisation. Même le pape Urbain VIII en 1642 en interdit sa consommation sous peine d’excommunier ses utilisateurs. Cependant, malgré ses détracteurs, le tabac trouva avec l’industrialisation et la création de la cigarette en 1843, un nouveau souffle. Cette nouvelle forme de consommation marqua le début de l’expansion mondiale du tabac.

La plante, espèces et culture

Le tabac appartient à la famille des Solanacées qui regroupe entre autres les pommes de terre, la tomate ou encore les aubergines. Cette plante rudérale, annuelle, originaire des Amériques aime les sols profonds, légers, mouillés et riches en sels minéraux. Le genre Nicotiana , auquel appartient le tabac, compte une cinquantaine d’espèces. Les principales étant Nicotiana Rustica, cultivée en Europe Orientale et autour du bassin méditerranéen, et Nicotiana Tabacum, aussi appelée tabac de Virginie.

Cultivés dans un premier temps en serre à partir de la graine jusqu’à atteindre une hauteur de 20 à 30 cm, les plants sont repiqués mécaniquement ou manuellement en pleine terre entre le mois de mars et le début de l’été. De développement relativement rapide, le tabac peut être cultivé dans la plupart des régions du globe, même celles aux longs hivers.

Les plants, pouvant atteindre jusqu’à 2m de haut, sont couronnés de fleurs. Celles-ci coupées, les feuilles – entre vingt et trente par pied – peuvent alors atteindre leur croissance optimale et accroître leur synthèse d’alcaloïdes dont le principal est la nicotine.  Environ trois mois après le repiquage, vers la fin du mois de juillet, août, la décoloration des feuilles donne le signal de départ de la récolte. La technique variant d’une région à l’autre, d’une espèce à l’autre, selon le niveau de mécanisation,… Mais globalement on peut distinguer deux modes opératoires :
- ramassage au fur et à mesure du jaunissement des feuilles (cas du tabac Oriental)
- ramassage en un seul passage du pied en entier (cas du tabac Burley)

Les feuilles sont ensuite séchées, dépendamment de la variété, à l’air chaud (Virginie), à l’air naturel (Burley), au feu (Kentucky) ou au soleil (tabacs d’Orient). Puis elles sont classées par grade : taille des feuilles, coloration. Chaque catégorie est enfin emballée par balles avant d’être transportée vers les usines de transformation.

L’espèce Nicotiana Tabacum, représente plus de 90 % des tabacs produits dans le monde. Parmi eux, on retrouve les tabacs bruns qui sont utilisés dans la fabrication des cigares, des tabacs pour les pipes ou pour les cigarettes de goût français ; les variétés claires comme le Burley qui atteint plus de 40% de la production française et la composition Virginie qui est la variété la plus cultivée au monde et correspond à des tabacs blonds dits de goût américain. Elle représente en France plus de 50% de la production totale de tabac en feuilles. On note aussi les tabacs orientaux et les tabacs séchés à la fumée. Les principaux producteurs de tabac sont la Chine, l’Inde, le Brésil, les Etats-Unis, la Turquie, le Zimbabwe et le Malawi, qui totalisent plus de 80% de la production mondiale. La Chine, quant à elle produit plus de 30% de tabac à elle seule.

Fabrication d’une cigarette

La cigarette est le principal débouché du tabac brut. Elle représente 90% des utilisations mondiales. Et pourtant elle ne fut que récemment inventée, vers 1850, et ne devint « produit de consommation courante » qu’au XXe siècle.

Définie comme une « petit boudin de tabac haché entouré d’une feuille de papier fin », la cigarette n’en suit pourtant pas moins un processus de fabrication très complexe.

A leur arrivée à l’usine de transformation, les feuilles de tabac sont humidifiées à la vapeur, battues et hachées en fines lamelles pour constituer le scaferlati. Puis, selon le goût souhaité, les différents crus sont harmonieusement dosés, réhumidifiés et aspergés d’agents bonificateurs (sauçage). La composition est à nouveau hachée en fines lamelles, séchée avant l’étape d’aromatisation (ou flavorisation) qui consiste en l’ajout d’additifs et autres agents de saveurs toujours selon le goût que l’on souhaite donné à la cigarette.

Le scaferlati prêt, il est déposé sur un fin papier que l’on encolle et auquel on ajoute le filtre. Enfin, la dernière étape est le conditionnement en paquets puis en cartouches.

Composition d’une cigarette

Autrefois constituées uniquement de papier et de tabac, les cigarettes ont depuis les années 60 de plus en plus d’ajouts divers et variés. Au total plus de 4 000 substances chimiques inhalées par la fumée de cigarettes, dont plus de 60 classées cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer.

En voici quelques-unes à vous faire pâlir d’angoisse : de l’acétone qui est un dissolvant ; de l’acide cyanhydrique qui était employé autrefois dans les chambres à gaz ; du monoxyde de carbone qui sort des pots d’échappement de nos voitures, du ddt qui est un insecticide tout comme la nicotine ; de l’arsenic, un poison très puissant…

Quant à croire qu’une cigarette « non brûlée » contient moins de substances nocives, certes… mais il reste toutefois 2.500 composés chimiques, dont des pesticides et de nombreux additifs !

Les principaux constituants d’une cigarette

La nicotine

Un professeur de chimie de l’Ecole de Médecine de Paris du nom de Louis Nicolas Vauquelin, découvrit en 1909, un principe actif azoté dans les feuilles de tabac. Grâce à ses recherches, la nicotine fut décelée quelques années plus tard dans le tabac. On sait aujourd’hui qu’elle représente environ 5% du poids de la plante et que le tabac est la seule plante en contenant de la nicotine.

La nicotine agit directement sur le cerveau au niveau d’une région appelée noyau accumbens et liée au plaisir. À basse concentration, elle stimule notre système nerveux. À haute dose, elle provoque des nausées et des vomissements puis la mort par paralysie respiratoire.

L’effet est très rapide : 7 secondes pour aller des lèvres au cerveau. Celui-ci réagit en produisant des endorphines comme la dopamine qui vous mettent sur un petit nuage.

Contrairement aux autres drogues, la nicotine ne perturbe pas la vie sociale – elle fut même pendant un temps un élément socialisant. Elle ne provoque pas de comportements atypiques, touche toutes les couches sociales et professionnelles… Elle n’en est pourtant pas moins une drogue dure et son accoutumance est très rapide. La nicotine est d’ailleurs avec la cocaïne et l’héroïne une des trois drogues qui accrochent le plus. 4 à 5 cigarettes par jour suffisent pour créer une dépendance. Ceci à cause des nombreux adjuvants entrant dans la composition de la cigarette et notamment l’ammoniac, un additif permettant l’inhalation de fumée sans provoquer de toux et facilitant l’absorption de la nicotine.

Les autres utilisations du tabac

Finalement très récente, la cigarette ne fut pas la seule façon de savourer le tabac. Tout le monde ne le fume pas d’ailleurs comme le tabac à priser ou à chiquer. Dans le premier cas, le tabac est positionné entre la lèvre inférieure et la gencive, sans mastication, durant environ trente minutes. Quant au tabac à chiquer, il est placé entre la gencive et la joue et peut être mâché pendant des heures !

Autre plaisir, cette fois-ci avec fumée, la délectation d’un bon cigare. On les doit à Christophe Colomb qui ramena de Cuba en 1492 ces feuilles de tabac roulées appelées « Cohiba », les ancêtres de nos fameux cigares. Aujourd’hui, ils sont composés de trois parties, la tripe, la sous-cape et la cape qui est la peau du cigare. On note plus de 70 nuances de cigares et surtout, ne vous fiez pas à la couleur de la cape qui, même si elle est de couleur très claire peut être forte.

Comme autrefois, la pipe est aussi très populaire. Les indiens d’Amérique du Nord l’utilisaient comme calumet ; la fumée du tabac était sacrée emportant les prières au ciel. La pipe est composée de 2 parties, le fourneau qui contient le tabac et le tuyau. Le plaisir d’une bonne pipe dépendra de son remplissage qui doit être suffisamment tassé.

Au moyen Orient et en Asie, c’est la narguilé ou shisha qui est l’objet  traditionnel le plus répandu pour fumer. Aujourd’hui, on en trouve un peu partout dans le monde, même comme objet de décoration. C’est une sorte de grande pipe avec un tuyau où l’on aspire le tabac. Le narguilé ne brûle pas directement la substance à fumer, le tabac est humidifié ou comporte des humectants pour être consumé lentement.

Fumer, un effet de mode

Discrète jusqu’en 1945, la consommation du tabac a réellement explosé après la seconde Guerre Mondiale avec le développement des grandes compagnies de tabac qui ont d’une part joué sur la dépendance des soldats de retour du front et d’autre part en imposant la cigarette comme un nouveau standard d’abord chez les hommes, puis les jeunes et les femmes.

Ce fut ainsi pendant de nombreuses années. Fumer était mode, un geste social, une contenance. Pour intégrer un groupe ou club huppé il fallait être fumeur. Tous les supports médiatiques, publicité, cinéma,… arboraient cette « norme fumeur ». Souvenez-vous Gabin, Bogart,… Aujourd’hui la tendance est inversée. Le fumeur est mis au ban, obligé de fumer à l’extérieur, de s’isoler car la fumée est de plus en plus ressentie comme une gêne par tous.

Le tabac chez les jeunes

Plus tôt on commence et plus vite on devient accro à la nicotine. Les fabricants l’ont bien compris et ont pendant des années engagés des efforts considérables pour attirer ces nouveaux consommateurs. En Inde par exemple où les jeunes se brossent les dents avec du dentifrice à la nicotine destiné (soi-disant) à désinfecter les gencives mais qui au lieu de cela, crée une forte dépendance à la nicotine.

Les compagnies de tabac jouent aussi sur le talon d‘Achille des jeunes : les marques. Et même si aujourd’hui il est interdit de faire de la publicité pour le tabac, la signalétique liée aux marques de tabac reste là. Rouge : Marlboro ; chameau : Camel ; etc. Il suffit d’ailleurs de regarder les grands prix de Formule 1. Aucune marque n’est écrite mais tout le monde les reconnaît.

Adolescent la tentation est grande. Envie d’épater les camarades, faire comme eux, se donner une contenance, aller à l’encontre des recommandations de Papa et Maman, le besoin de se sentir indépendant, grand… bref, rares sont les jeunes qui n’ont pas un jour essayé. Tous ne deviendront cependant pas des fumeurs invétérés.

On distingue en effet trois types de fumeurs chez les jeunes. Il y a des ados qui accrochent tout de suite ; d’autres qui développent progressivement une dépendance et deviendront en quelques années des fumeurs réguliers. Et derniers cas, ceux qui n’accrochent pas bien que pouvant fumer jusqu’à cinq cigarettes par jour mais qui y prennent du plaisir.

La France bat un triste record en Europe, car dès l’âge de 12 ans, les jeunes commencent à fumer. Pour lutter contre ce fléau et sensibiliser les ados, la Fédération française de cardiologie organise depuis de nombreuses années l’opération “Jamais la première cigarette” destinée aux jeunes de 10 à 15 ans. Les ados sont bien conscients des campagnes de lutte contre la cigarette et ils connaissent les dangers de la nicotine, malheureusement la tentation et la pression des copains est souvent trop grande pour résister à sa première cigarette.

Tabac et Santé

Il n’est pas si loin le temps où l’on ne voyait dans le tabac qu’un agréable moment de détente. Même les soldats de la Seconde Guerre Mondiale avaient leurs cigarettes quotidiennes avec la bénédiction des médecins. Mais depuis, les études se multipliant, il est désormais prouvé que si agréables soient-ils, ces moments sont extrêmement nocifs et à long terme mortels.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 60 millions de personnes seraient décédées durant la seconde moitié du XXe siècle suite aux méfaits du tabac. Et selon les estimations de l’année 2000, 4 millions de personnes mourraient par an dans le monde. En France, il est responsable de 60 000 morts par an, soit plus d’un décès sur dix.

Les causes principales : les cancers, les troubles cardio-vasculaires et respiratoires.

90% des cancers des poumons seraient dus au tabac. D’autres cancers pouvant aussi se développer comme le cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, des bronches, du pancréas, des reins, la vessie… car il est maintenant avéré que la fumée diffuse ses méfaits dans tout l’organisme.

La fumée de cigarette est également l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires. Sont à pointer du doigt : la nicotine qui fait augmenter le rythme et la fréquence cardiaque, la tension artérielle, le « mauvais cholestérol », les triglycérides et favorise la formation de caillots de sang et le monoxyde de carbone qui provoque le rétrécissement des artères et prive le sang d’oxygène touchant ainsi tous les organes.

Enfin, les risques respiratoires sont dû essentiellement au caractère irritant des gaz issus de la combustion du tabac et surtout aux dépôts de goudrons au niveau des poumons. Ceux-ci sont responsables des excès de sécrétion dans les bronches, la toux, la perte de souffle, les bronchites,…

Et ce ne sont pas les seules « vertus » de la fumé de cigarette ! Citons également ses méfaits sur la fertilité, la diminuant tant chez l’homme que chez la femme. De plus combinée avec la pilule contraceptive, la cigarette accroît le risque de formation de caillots responsables de phlébites et d’embolies pulmonaires. Viennent ensuite les méfaits digestifs et urinaires, ses effets sur les infections – puisque le tabac met également à mal le système immunitaire – , son action sur la peau, le jaunissement des dents,… et plus globalement, la diminution considérable de l’espérance de vie : pour mémoire, retenez que la mortalité des hommes d’une quarantaine d’années est deux fois plus importante chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.

Le tabagisme passif

Si les effets nocifs du tabac chez les fumeurs sont maintenant connus depuis une quarantaine d’années, les certitudes concernant le tabagisme passif n’a été établi que ces dernières années.

Comment fonctionne le tabagisme passif ?

Le fumeur émet deux courants de fumée :
- le courant principal qui est inhalé par la bouche
- le courant latéral qui s’échappe directement de la cigarette, d’une pipe ou d’un cigare

Les deux courants de fumée

C’est ce dernier courant qui est responsable du tabagisme passif. En effet, cette fumée qui est inhalée par l’entourage du fumeur est beaucoup plus riche en monoxyde de carbone, en goudron et autres composés imbrûlés et par conséquent plus toxique que celle que le fumeur inhale directement.

Ainsi, au-delà de la gêne occasionnée par un environnement enfumé, le tabagisme passif est susceptible de nombreux effets. Chez la femme enceinte, l’exposition à la fumée augmente les risques de naissance prématurée, de malformations congénitales et ralentit le développement du fœtus. Chez le jeune enfant, le tabagisme passif accroît le risque de mort subite du nourrisson ainsi que les risques d’asthmes, de bronchites, etc. Chez les sujets coronariens, le risque de mort prématurée est augmenté… Et chez tout un chacun, la fumée irrite les yeux, donne mal à la tête, picote le nez….

L’Académie Nationale de Médecine estime, qu’en France, le tabagisme passif tue chaque année environ 3 000 non-fumeurs. Les risques demeurent certes moins importants que chez le fumeur mais les conséquences n’en demeurent pas moins réelles, et surtout ces risques augmentent avec la durée et l’intensité de l’exposition.

Cigarettes light, roulées et autres

Depuis que la toxicité du tabac est établie publiquement, les compagnies de tabac ont cherché à créer de nouveaux produits, moins toxiques, telles que les cigarettes light voire même ultralight pour protéger leur marché. Aujourd’hui le constat est là : ces produits ne sont en rien moins toxiques, au contraire car le fumeur tire plus fort sur sa cigarette, augmentant ainsi la quantité de goudron et de monoxyde de carbone inhalés.

Idem pour ceux qui s’orientent vers les cigarettes roulées car le tabac à rouler ne fait l’objet d’aucun contrôle gouvernemental et est 3 fois plus toxique que celui utilisé dans les cigarettes industrielles.

Et encore idem pour les fumeurs de cigares. Même s’il semblerait que le taux de mortalité soit inférieur chez les fumeurs de cigare que chez les fumeurs de cigarette, ils encourent les même risques

Le tabac est toxique et ce sous quelque forme qu’il soit.

Mesures anti-tabac

Aujourd’hui, les fabricants de cigarettes ont l’obligation de donner tous les renseignements relatifs à la culture, au séchage, à la préparation et à la conservation du tabac ainsi que tous les additifs qui rentrent dans la composition d’une cigarette. Les premières mesures légales contre le tabac furent prises aux Etats-Unis. Dès 1964, les fabricants devaient imprimer un message d’avertissement sur la toxicité du tabac sur chaque paquet de cigarettes. Et en 1971, la publicité en faveur du tabac était interdite à la radio et à la télévision.

Les campagnes d’information sont donc primordiales pour faire connaître les dangers de la cigarette. La création de la « Journée mondiale sans tabac » est d’encourager les pays et les gouvernements à être plus sévères sur la réglementation du tabac et de sensibiliser les gens sur ses effets nocifs. D’autres mesures, comme l’augmentation du prix du paquet de cigarettes lutte contre l’essor du nombre de fumeurs. Cette mesure touche en majorité les adolescents qui en raison de leur budget restreint ne peuvent pas se permettre de dépenser beaucoup d’argent.

En France, la législation anti-tabac est définie par la loi Veil de 1976, puis par la loi Evin de 1991. L’objectif de ces lois est de protéger les non-fumeurs du tabagisme passif et surtout d’encourager les jeunes à ne jamais commencer à fumer. La loi Evin interdit toute publicité et l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics fermés comme les centres commerciaux, les gares ou les aéroports. D’autres pays font la chasse aux fumeurs comme le Québec qui, depuis le 31 mai 2006, interdit à quiconque de fumer dans les bars et les restaurants.

Avertissements sur les paquets de cigarettes

Dans de nombreux pays, les paquets de cigarettes avertissent des risques encourus par le consommateur. La taille de ces avertissements varient selon les pays et les réglementations. C’est en 1966, aux Etats-Unis, qu’on a vu le premier avertissement inscrit sur les paquets de cigarettes avec la mention : « Attention : La cigarette peut être dangereuse pour votre santé ». Mais avant cette date, le consommateur ne soupçonnait pas les méfaits de la cigarette.

Les avertissements sur les paquets de cigarettes

Le fabricant de cigarettes Philip Morris a d’ailleurs été condamné par la Cour Suprême des Etats-Unis à verser des indemnités à une Américaine ayant porté plainte pour n’avoir pas eu les informations concernant la toxicité des cigarettes à l’époque. C’est la première fois aux Etats-Unis qu’un cigarettier est reconnu coupable. Celui-ci connaissait depuis les années cinquante la nocivité de la cigarette et il a cependant continué à cacher cette information au grand public. Cette Américaine a contracté un cancer pulmonaire après 35 ans de consommation.

C’est le Canada qui a rendu ces messages d’avertissement obligatoires sur les paquets. Quatre messages apparaissent dès 1989 et doivent couvrir au moins 50% des deux faces du paquet. La phrase choc est illustrée par un visuel qui présente une maladie liée au tabagisme comme une bouche malade ou une tumeur au poumon. On trouve aussi un dépliant qui donne des conseils pour cesser de fumer et les taux des substances toxiques inhalées. En Europe, ces messages doivent être inscrits en caractères gras, en noir sur fond blanc, entourés d’un cadre noir. Ils doivent occuper au moins 30 % de la surface du paquet sur l’avant, et 40 % sur l’arrière. Les quantités de nicotine, goudron et monoxyde de carbone doivent aussi être indiquées.

Alors si vous êtes fumeur, lisez attentivement ces avertissements.

Ils sont tous malheureusement vrais :

« Les fumeurs meurent prématurément »
« Fumer pendant la grossesse nuit à la santé de votre enfant »
« Fumer bouche les artères et provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales »
« Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse »
etc…

Et si j’arrêtais ?

Les campagnes d’information se multipliant, le prix du tabac ne cessant d’augmenter, les fumeurs affirment de plus en plus leur envie d’arrêter de fumer. Mais l’envie ne suffit pas. Il faut vraiment ancrer votre décision, être fermement motivé et volontaire. Arrêter de fumer n’est pas facile, ne nous leurrons pas mais au terme de quelques jours de bataille contre l’envie, quelle satisfaction personnelle ! Sans compter les effets physiques rapidement observables : après seulement une semaine d’arrêt, vous retrouverez une rythme cardiaque normal, le sang est à nouveau bien oxygéné et le risque d’accident cardiovasculaire grandement diminué. Si le souffle est plus long à revenir, vous retrouverez rapidement un confort respiratoire et progressivement la disparition de la toux.

Alors si vous avez envie d’arrêter, voici venu le moment d’analyser les raisons qui vous conduisent à fumer et celles qui vous motivent à arrêter. Soyez honnête avec vous-même. Prenez une feuille de papier, séparez-la en deux et noter les avantages et inconvénients.

Ensuite il convient dévaluer votre niveau de dépendance. Par des tests, type test de Fagerström ou simplement en vous interrogeant sur le type de dépendance. Il n’existe en effet pas un mécanisme mais plusieurs selon que : – l’on est dépendant à la nicotine – l’on est dépendant de la gestuelle associée à la cigarette (contenance, moment de pause,…) – l’on est dépendant par le comportement lorsque le tabagisme est profondément imprimé dans le comportement – l’on est dépendant socialement du fait de notre environnement.

Interrogez-vous également sur votre degré de motivation : test Q-Mat. Car ne perdons pas de vue que comme tout arrêt d’une drogue, le sevrage tabagique entraîne des modifications du comportement : irritabilité, anxiété, insomnies, prise de poids… Et c’est d’ailleurs souvent ce dernier effet que redoutent les futurs ex-fumeurs et notamment les femmes.

Durant la période de sevrage, l’appétit est en effet accrût. La nervosité, la compensation et surtout n’oublions pas que la cigarette agit comme coupe-faim et la nicotine comme brûleur de graisses. Mais que ceci ne soit pas un frein à votre désir d’arrêter de fumer. Buvez beaucoup d’eau et de thé vert (un excellent palliatif au manque), défoulez-vous en reprenant le sport, soyez raisonnable avec les sucreries et le grignotage et vous conserverez vos belles courbes.

Enfin, soyez indulgent et patient avec vous-même. La nicotine vous a rendu dépendant et pour vous en défaire le sevrage est le passage obligé. Quelques jours de manque, quelques semaines d’automatismes à changer… L’occasion d’apprendre à respirer, de changer vos habitudes et de vous bichonner un peu.

Toutes ces analyses faites, ces questions posées, votre volonté est indéfectible, alors voici venu le moment de prendre LA décision et de jeter une bonne fois pour toutes briquets et paquets de cigarettes.

Les méthodes de sevrage

Votre volonté sera votre principale alliée mais une aide peut parfois s’avérer précieuse. N’hésitez pas alors à piocher parmi toutes les méthodes à votre disposition sachant qu’il n’en existe pas de miracle. C’est à vous de construire la vôtre.

La dépendance physique liée à la cigarette est la plus simple à traiter. Les traitements de substitution à la nicotine ont fait leurs preuves.

Voici quelques méthodes :

Les patchs ou timbres à la nicotine, collés sur votre peau, donnent une dose quotidienne de nicotine. 16 à 20 % environ des fumeurs parviennent à s’arrêter de fumer après un an d’utilisation. Le hic, leur coût très onéreux. A moindre coût on retrouve les gommes. Le principe est identique au patch et leur efficacité comparable. Sur ordonnance médicale vous pouvez également vous procurer du Zyban un anti-dépresseur reconnu pour son aide au sevrage tabagique.

Vous pouvez également recourir à des méthodes naturelles. Bien que non reconnues par le ministère de la santé, beaucoup d’ex-fumeurs les recommandent. Citons par exemple l’acupuncture, l’hypnose, l’homéopathie ou encore la phytothérapie.

Pour vaincre la dépendance psychique par contre, il faudra trouver des compensations au plaisir de la cigarette : le sport par exemple. Et face à la dépendance comportemental, rompre avec toutes vos habitudes de fumeur : éliminer briquets et cendriers, éviter les situations fortement liées au plaisir de fumer : pause café, apéro…

Le plus difficile se joue dans la première semaine. Le danger de rechute est souvent autour du deuxième et sixième mois lorsque le manque ne se fait presque plus sentir et que l’on croit pouvoir fumer juste une fois sans rechuter. Faux !! Une cigarette en entraînera une seconde puis une troisième… et tout ce que vous aurez fait durant ces derniers mois n’aura servit à rien….

Alors résistez !!!

Gardez toujours en mémoire les bienfaits ressentis depuis votre arrêt et cette satisfaction personnelle d’avoir arrêté.

Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus

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Alexander Rybak

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Alexander Rybak and FRIKAR dance company
Le vainqueur du concours de l’ Eurovision 2009 est Alexander Rybak représentant la Norvège (mais d’origine de la Biélorussie)

C’est finalement Alexander Rybak, avec sa chanson Fairytale, qui a remporté samedi soir le 54e concours Eurovision de la Chanson à Moscou.
Les pronostics sur le net annonçait le jeune norvégien comme grand vainqueur du concours depuis quelques jours et ces prévisions se sont révélées exactes.
Pour la première fois cette année, le vainqueur était élu à 50% par un jury et 50% par le public. L’organisation espérait de cette manière atteindre un meilleur niveau d’exigence et donc une meilleure qualité de chansons…
La Norvège a reçu la plus grande distinction (les fameux 12 points) de la part de l’Espagne, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suède, l’Islande, la Russie, l’Ukraine, Israël, le Danemark, la Slovénie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Biélorussie, la Pologne, l’Estonie.

Classement complet Eurovision 2009

Résultats du concours Eurovision 2009:

1. Norvège, 387 points
2. Islande, 218 points
3. Azerbaïdjan, 207 points
4. Turquie, 177 points
5. Grande-Bretagne, 173 points
6. Estonie, 129 points
7. Grèce, 120 points
8. France, 107 points
9. Bosnie-Herzégovine, 106 points
10. Arménie, 92 points
11. Russie, 91 points
12. Ukraine, 76 points
13. Danemark, 74 points
14. Moldavie, 69 points
15. Portugal, 57 points
16. Israël, 53 points
17. Albanie, 48 points
18. Croatie, 45 points
19. Roumanie, 40 points
20. Allemagne, 35 points
21. Suède, 33 points
22. Malte, 31 points
23. Lituanie, 23 points
24. Espagne, 23 points
25. Finlande, 22 points