MacBook écolo

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Un MacBook écolo pour Apple

Les trois modèles de portables MacBook (MacBook, MacBook Air et MacBook Pro) de la marque américaine Apple, ont subi d’importantes modifications. Mise à jour électronique, éthique et changement de look. MacBook se met au vert !
Pour les trois modèles, le plastique, enveloppe traditionnel du PC portable, a été abandonnée au profit de la révolution alu. Avec cette nouvelle carapace, plus fine et moins lourde, votre MacBook est le plus « vert » de tout le secteur informatique. Selon Steve Jobs, patron de la marque.
Le MacBook grand public et le modèle Pro ont de nouveaux écrans LCD, plus brillants et plus économiques. Ces deux modèles comprennent également un trackpad tactile (rectangle de plastique sur lequel on appuie les doigts pour contrôler le curseur de la souris). Il a été élargi et comprend la fonction multi-touch, déjà disponible sur le MacBook Air.
Ce dernier, lancé en janvier dernier et déjà ultra fin, voit sa mémoire passer de 80 à 120 Go.
Toutefois, les prix restent relativement élevés. Le modèle le moins cher est proposé à 1 200 euros et le plus cher à 2 249 euros.

Exempt de nombreux produits toxiques.
produits toxiques

Apple s’est acharnée à retirer nombre des produits toxiques que l’on trouve sur la plupart des ordinateurs portables. Prenez, par exemple, le mercure utilisé dans les rétro-éclairages CCFL et l’arsenic contenu dans le verre des écrans LCD traditionnels. Les ingénieurs Apple ont supprimé ces deux produits en optant pour une technologie de diodes LED sans mercure et un verre sans arsenic. Ils ont également renoncé à l’utilisation de retardateurs de flamme bromés (RFB) et de polychlorure de vinyle (PVC) sur les circuits imprimés, câbles internes, connecteurs, isolants, systèmes antichocs, adhésifs, etc. Apple a retiré ces produits toxiques des ordinateurs MacBook et appliqué les mêmes procédures aux produits suivants : moniteur Apple LED Cinema Display, iPod touch, iPod classic, iPod nano et iPhone 3G.

Emballage réduit.
coffret MacBook

L’emballage du nouveau MacBook est 41 % plus compact que celui de la génération précédente. Concevoir des coffrets plus petits a un impact positif sur l’environnement. Cela signifie que Apple peut livrer jusqu’à 25 % de coffrets en plus par palette. Cela permet d’acheminer plus de produits à chaque transport maritime ou trajet aérien. La livraison des produits nécessite moins de cargos et d’avions, ce qui entraîne une réduction significative des émissions de CO2 . Ce détail peut paraître insignifiant. Mais il s’agit d’une action très positive en faveur de notre environnement.

Facebook

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Facebook : La stratégie de la boulette

Facebook revient sur les modifications de ses conditions d’utilisation et lance une grande concertation avec ses utilisateurs.
La tempête provoquée par le récent changement des conditions générales d’utilisation (CGU) de Facebook se calme peu à peu, et prend un air de déjà-vu. Après une tentative d’explication de son fondateur, Mark Zuckerberg, le réseau social annonce un retour aux précédentes CGU. Oubliées les modifications polémiques apportées le 4 février dernier, du moins pour l’instant. Machine arrière toute, excuses répétées, ouverture du débat avec les membres : tout cela rappelle fortement l’affaire Beacon, service publicitaire intrusif et tellement critiqué après sa sortie que Facebook s’était résolu à le supprimer.

Sur le blog de l’entreprise, Zuckerberg promet une simplification des CGU, et mise sur l’interaction avec les membres du réseau pour les redéfinir : « elles seront écrites dans une langage compréhensible par tous. Et puisqu’elles constitueront le document déterminant suivi par tous, les utilisateurs de Facebook pourront contribuer en masse pour élaborer ces termes ».

Et quoi de plus pratique qu’un groupe Facebook pour mettre tout le monde « au travail » dans la joie et la bonne humeur ? C’est chose faite depuis la création du groupe « Facebook Bill of Rights and Responsabilities » (la déclaration des droits et responsabilités de Facebook).
L’entreprise en profite pour rappeler qu’elle ne réclame aucun droit sur les photos ou tout contenu mis en ligne par les internautes. Et délivre un mea culpa en bonne et due forme en réaction aux commentaires courroucés d’internautes : « nous vous demandons pardon pour la confusion autour de ces problèmes. Jamais nous n’avons eu l’intention de prendre possession des contenus d’utilisateurs même si c’est l’impression que beaucoup ont eue. C’était une erreur et nous vous présentons nos excuses pour cette confusion ».

Facebook avait tout intérêt à revenir sur sa décision : d’une part pour calmer le jeu et reprendre le contrôle d’une situation risquée pour l’image de l’entreprise. Et d’autre part car une plainte fédérale à leur encontre se profilait aux Etats-Unis : l’EPIC (Electronic Privacy Information Center) comptait effectivement contester les nouvelles CGU auprès de la Federal Trade Commission chargée outre-Atlantique de la protection des consommateurs. La plainte devait être transmise mardi.

En quelques heures, près de 30000 membres se sont déjà inscrits au groupe lancé par Zuckerberg. Le nombre devrait continuer à grimper au fil des jours, mais rien n’indique qu’une fois inscrits, les utilisateurs se mobiliseront sérieusement. A titre d’exemple, les 155256 membres du groupe « Contre les cons qui restent immobiles à gauche sur l’escalator » n’ont guère fait preuve d’utilité face au problème crucial qu’ils dénoncent.

Tous les droits, pour toujours

Le réseau social a modifié ses conditions d’utilisations, s’arrogeant tous les droits sur les contenus personnels.
Décidément, pas une semaine ne passe sans qu’une nouvelle polémique ne vienne entacher le succès fulgurant de Facebook. Le réseau social, qui sort à peine d’une mini-polémique sur un nouveau système publicitaire (engagement ads) jugé intrusif pour beaucoup, vient en effet de modifier ses conditions d’utilisation (terms of service). Et l’une de ces modifications discrètement apportées le 4 février dernier, s’avère bien plus contestable que n’importe quelle stratégie publicitaire.

Vous postez régulièrement des photos, articles, vidéos sur le site créé par Mark Zuckerberg ? Lisez donc attentivement le texte suivant : « vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable, transférable et mondiale (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site ».

Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette phrase a toujours fait partie des conditions d’utilisations. Seulement voilà, jusqu’au 4 février dernier, elle était suivie par : « votre contenu d’utilisateur peut être effacé du site à n’importe quel moment. Si vous l’effacez, la droit accordé à Facebook évoqué précédemment expirera automatiquement, mais notez que l’enterprise peut en conserver des copies archivées ». Cette dernière phrase est désormais absente des conditions.

Quelle conclusion peut-on tirer de cette modification fondamentale ? Pour le site The Consumerist, qui l’a révélé, l’utilisateur du réseau social doit maintenant faire un choix : « faîtes bien attention à ne jamais mettre en ligne un contenu que vous ne voulez pas abandonner pour toujours, car il appartiendra désormais à Facebook ». Sur son blog, l’écrivain américain Edward Champion, collaborateur régulier pour différents médias comme le Los Angeles Times, affirme en avoir fini avec Facebook : « je ne cède foutrement aucun droit à Facebook pour conserver des copies de n’importe quel contenu importé de mon blog, et si ces têtes de cons essayent de l’utiliser, ils devront faire face à de sérieuses conséquences juridiques ».

L’écrivain, qui en profite pour fournir un lien permettant de se désinscrire de Facebook (même si la désinscription n’empêchera pas les clauses décrites précédemment), conclut son billet rageur en conseillant aux auteurs, artistes et photographes d’effacer le plus rapidement possible tous leurs contenus déposé sur le site. Et d’ajouter : « Creative Commons, voilà la solution. Pas d’attribution totalitaire des droits ». De son côté, Facebook avait informé ses utilisateurs d’un changement des conditions via le blog officiel de l’entreprise, sans toutefois faire référence aux contenus personnels. Le billet s’achevait ainsi : « comme toujours, la protection de votre vie privée et de vos renseignements est une priorité pour nous, et ces mises à jour vous fournissent le même genre de protection que vous êtes en droit d’attendre venant de Facebook ». Sans commentaire, même sur ton mur.

Vers la privatisation totale des services publics

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Vers la privatisation totale des services publics


L’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services, ou en anglais GATS – General Agreement on Trade and Services) est un accord multilatéral élaboré par l’OMC depuis 1995 sous l’impulsion des Etats-Unis, et qui concerne les “services” au sens très large du terme.

Les négociations ont commencé en Janvier 2000 et ont durer jusqu’en Janvier 2005, date-butoir fixée pour l’adoption de l’accord. Les négociations sont conduites par Robert Zoellick pour les États-Unis et par Pascal Lamy pour l’Union Européenne.

En fait de “services”, l’AGCS prévoit la privatisation totale de L’ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS : la distribution d’électricité, la poste, les transports publics, mais aussi la santé et l’éducation dont l’accès sera ainsi réservé aux plus favorisés. A terme, cela signifie une baisse de l’espérance de vie, un retour massif de l’illetrisme, des populations de moins en moins intelligentes et de plus en plus manipulables…

Au total, l’AGCS prévoit la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont certains représentent de fabuleux marchés mondiaux qui excitent depuis longtemps la convoitise du secteur privé (2000 milliards de dollars pour l’éducation, 3500 milliards de dollars pour la santé).

Avant même la signature de l’AGCS, les gouvernements européens ont déjà commencé à mettre en oeuvre la privatisation des services publics. Les projets de privatisation déjà annoncées de certains services publics (EDF, Air France, La Poste…) sont en fait dictées par l’AGCS, que les gouvernements de droite et de gauche ont élaboré en secret, dans le dos des citoyens, et avec le silence complice des médias, mais aussi des organisations syndicales “collaborationistes” du nouvel ordre économique (les dirigeants du premier syndicat français, la CFDT, sont des participants assidus du Forum de Davos). Des politiques identiques sont actuellement appliquées dans l’ensemble des pays occidentaux.

Comme pour l’AMI, les négociations de l’AGCS se déroulent dans la plus grande opacité. Malgré les demandes répétées de certains parlementaires européens, l’accès aux documents de négociation leur a été refusé.
Comme l’AMI, l’AGCS vise à accorder toujours plus de liberté et de droits aux multinationales, à réduire le pouvoir économique des états, et à démanteler méthodiquement l’ensemble des réglementations sociales et environnementales. Ces attaques simultanées s’inscrivent dans ce qui doit être appelé une guerre. Une guerre sociale et intérieure, une guerre des entreprises contre les citoyens.

Grâce à l’apathie du public et des contre-pouvoirs syndicaux, cette guerre est sur le point d’atteindre ses objectifs : l’annulation de l’ensemble des droits sociaux acquis depuis un siècle, la suppression de toute entrave à la “liberté” des entreprises (liberté de polluer, liberté d’exploiter sans limites, liberté de détruire des vies par la misère et le chômage…), et l’anéantissement définitif du pouvoir des institutions élues (les états) et donc, de la démocratie.
Pour répondre à cette guerre qui entre dans sa phase finale et dont les conséquences seront sans retour, le temps est venu pour les citoyens d’entrer en Résistance.

Sabotage avant privatisation
Pour obtenir facilement le consentement de l’opinion pour la privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent utilisée consiste à organiser préalablement le sabotage des services publics, afin que leur inefficience puisse servir de prétexte à leur privatisation. Cette stratégie a été massivement appliquée dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE, l’organisation des Maîtres du Monde qui est également à l’origine de l’AMI:
“Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangeureux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.
Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population.”

Cahier de politique économique” n°13 de l’OCDE

Les organisations du pouvoir planétaire
Le gouvernement mondial
Au pouvoir déclinant des gouvernements des états-nations s’est substitué un nouveau pouvoir, planétaire, global, et échappant au contrôle de la démocratie. Les citoyens continuent d’élire des institutions nationales alors que le pouvoir réel a été déplacé vers de nouveaux centres.
La planète est aujourd’hui dirigée par une constellation d’organisations au rôle exécutif ou politique.
Les organisations exécutives se répartissent en 3 sphères de pouvoir:
- la sphère du pouvoir économique et financier
- la sphère du pouvoir militaire et policier
- la sphère du pouvoir scientifique

Le pouvoir politique du système est exercé par une quatrième catégorie d’organisations: les “clubs de réflexion”, réseaux d’influence, ou réunions de “global leaders” comme le Groupe de Bilderberg ou le World Economic Forum de Davos.
Toutes ces organisations ne sont pas concurrentes mais étroitement liées et complémentaires.
Elles forment un ensemble dont la cohésion est assurée par l’appartenance simultanée de certaines personnalités à plusieurs organisations.

Ces personnes-clé peuvent être considérées comme les Maitres du Monde. Quelques uns sont des leaders politiques de premier plan, comme George Bush (le père) ou Henry Kissinger. Mais la plupart d’entre eux sont inconnus du grand public.

En observant le diagramme de ces organisations, ceux qui connaissent la cybernétique verront à quel point ce système a été ingénieusement conçu. Structurées en réseau, plusieurs organisations se partagent la même fonction, et les centres ainsi que les “circuits de commande” ont été doublés ou triplés, afin d’assurer plus de sécurité et de stabilité à l’ensemble.

Ainsi, au cas où une organisation ou un lien devient inopérant, le contrôle global n’est pas menacé. Exactement comme Internet: un système sans centre unique, dont les flux d’information peuvent “contourner” un centre local hors service.

Les instances exécutives

L’OCDE , l’organisation initiatrice de l’AMI, conçoit les règles du commerce mondial et influence de très près la politique économique des pays occidentaux. Elle rassemble 30 pays développés qui “partagent les principes de l’économie de marché”

Le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale dessinent l’économie et l’environnement de la planète par le biais des prêts accordés aux états du Tiers-Monde à condition qu’ils appliquent une politique économique d’inspiration ultra-libérale, au mépris des réalités humaines et écologiques.

L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC, ou WTO en anglais) fixe les règles du commerce mondial, en réduisant considérablement la marge de décision des états dans le domaine de l’économie ou de l’environnement.

La Commission Européenne (ou “Commission de Bruxelles”) est le gouvernement de l’Union Européenne. Ses membres ne sont pas élus, et le public n’est jamais informé de leurs décisions. Des parts croissantes du pouvoir des états sont transférés à cette Commission qui n’est soumise à aucun contrôle démocratique. (La législation européenne représente déjà 80% des lois appliquées par les états de l’Union.)
Ces transferts de souveraineté ont été réalisés par des politiciens de droite et de gauche, dans le but de faire échapper au débat public l’essentiel des décisions économiques, sociales, et environnementales.
De plus, la Commission Européenne est entièrement sous l’influence des lobbies industriels qui sont les grands inspirateurs de la réglementation européenne. La politique européenne est élaborée en étroite collaboration avec l’European Round Table qui rassemble les dirigeants des grandes multinationales européennes. L’European Round Table est associée à toutes les grandes décisions en matière économique, financière, sociale, ou environnementale. Enfin, beaucoup de Commissaires Européens sont très liés à des multinationales ou à des réseaux d’influences favorables au libéralisme et à la mondialisation.

Par ailleurs, de nombreux commissaires européens sont membres du très puissant “Groupe de Bilderberg”:
- Jose Manuel Barroso (actuel président de la Commission Européenne, ancien premier ministre du portugais)
- Frits Bolkestein (le commissaire européen auteur de la “directive Bolkestein”)
- Romano Prodi (ancien président de la Commission Européenne, premier ministre italien)
- Jacques Santer (ancien président de la Commission Européenne, ancien premier ministre du Luxembourg)
- Sir Leon Brittan (vice-président de la Commission, ardent promoteur des traites AMI et NTM, ancien négociateur européen pour le GATT)
- Pascal Lamy (fervent partisan de l’AMI, et responsable de la modification de l’article 133 du Traité d’Amsterdam afin que les états donnent définitivement les pleins pouvoirs à la Commission pour la négociation et la signature des traités économiques de type AMI)
- Edith Cresson (ancien membre de la Commission, ancien premier ministre français, ancien ministre du commerce, ancien membre de la direction de Schneider)
- Emma Bonino
- Mario Monti (ex Banca Commerciale Italiana)
- Hans Van Den Broeck
- Karel van Miert
- Erkki Liikanen
- Ritt Bjerregaard

A la BCE, la Banque Centrale Européenne, on retrouve encore d’autres participants au Groupe de Bilderberg:
- Jean-Claude Trichet (président de la BCE)
- Wim Duisenberg (ancien président du directoire la BCE, ancien président de la De Nederlandsche Bank)
- Otmar Issing (membre du directoire)
- Tommaso Padoa-Schioppa (membre du comité exécutif)

Les “clubs de réflexion”

Le Word Economic Forum est une organisation qui rassemble les hommes les plus puissants et les plus riches de la planète. Le critère d’admission au sein de ce réseau est le niveau de pouvoir, de richesse, et d’influence du candidat, dans le domaine de l’économie, de la politique internationale, de la technologie, ou des médias. La principale réunion du World Economic Forum a lieu chaque année à Davos, en Suisse, à la fin du mois de Janvier. Tout au long de l’année, les membres les plus importants de cette organisation sont reliés par un super-réseau de vidéo-conférence, “Wellcom”, qui leur permet de se concerter à tout moment sur les décisions mondiales importantes. Exactement comme dans le film “Rollerball”, qui décrit un monde futur où les cartels économiques ont pris le pouvoir et où une élite planétaire prend ses décisions lors de vidéo-conférences similaires.

La Trilateral Commission est un organisme de réflexion international co-fondé en 1973 par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller du président Jimmy Carter). Il réunit des dirigeants des 3 zones économiques principales: Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Japon.

Le CFR (Council on Foreign Relations) est une organisation américaine qui rassemble des leaders politiques ou économiques de haut niveau (comme George Bush père, Henry Kissinger, ou David Rockefeller, le président du CFR). Depuis le début du 20è siècle, presque tous les présidents américains sont des membres du CFR. Le Comité consultatif du CFR comprend des représentants étrangers, comme Michel Rocard (ancien premier ministre français), Otto Lamsdorf (ancien ministre des finances allemand), Brian Mulroney (ancien premier ministre canadien), ou Lord Conrad Black (président du groupe de presse Hollinger, et par ailleurs proche de l’administration Bush).

Le Groupe de Bilderberg , fondé en 1954, est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. Pour ceux qui enquêtent sur les réseaux de pouvoir, le Groupe de Bilderberg est le véritable gouvernement mondial. Le président et co-fondateur du Bilderberg Group est David Rockefeller.

Voici les listes par pays des membres du Groupe de Bilderberg: USA, Canada, Grande Bretagne, France, Belgique, Suisse, Hollande, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Luxembourg, Irlande, autres pays

Le Siècle est un club de reflexion qui rassemble les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française: responsables politiques, présidents de grandes entreprises, et journalistes des médias qui “font l’opinion”.

La Fondation Saint-Simon est une organisation très similaire au Siècle. Elle s’est dissoute en 1999 après avoir beaucoup contribué à la conversion idéologique de la gauche française au libéralisme.

L’IFRI (Institut Français des Relations Internationales) est une sorte de CFR à la française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, des patrons de grandes entreprises, des journalistes, et quelques universitaires.

Le Club de Rome est un “club de réflexion” de leaders politiques et économiques, principalement européens.

Les sociétés secrètes

Le Bohemians Club. Une société secrète où les puissants de ce monde se retrouvent pour d’étranges cérémonies au parfum de satanisme.

Les Illuminati sont une “élite dans l’élite” qui se réunit au sein d’une organisation secrète fondée sous sa forme actuelle au 17è siècle. Originellement, leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être gouverné par une élite éclairée. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir.

Le terme “Illuminati” signifie littéralement “les Illuminés” (du latin “illuminare”: illuminer, connaître, savoir)
Leur symbole est présent sur les billets de 1 dollar: une pyramide dont le sommet (l’Elite) est éclairé par l’oeil de la conscience et domine une base aveugle, faite de briques identiques (la population).
Les deux mentions en latin sont très significatives. “NOVUS ORDO SECLORUM” signifie “nouvel ordre pour les siècles”. En d’autres termes: nouvel ordre mondial. Et “ANNUIT CŒPTIS” signifie: “notre projet sera couronné de succès”.

Un projet aujourd’hui proche de sa réalisation finale.

La guerre sociale est déclarée
Une nouvelle guerre mondiale a commencé. C’est une guerre sociale et intérieure, une guerre d’élimination menée par les élites dirigeantes contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse.
Cette guerre se caractérise par l’instauration d’un nouvel esclavage appelé “libéralisme”, et simultanément, par l’accroissement de la répression contre le citoyen ordinaire afin d’obtenir sa soumission.

La guerre des riches contre les pauvres
La “lutte des classes” prônée par Karl Marx était celle des pauvres contre les riches, des exploités contre les exploiteurs. Depuis 20 ans, la lutte des classes s’est inversée. C’est désormais une guerre des riches contre les pauvres. Son but est d’effacer un siècle de progrès social en occident, de décupler les profits des entreprises, et de permettre un enrichissement sans précédent des élites dirigeantes au détriment de la population ordinaire devenue une simple ressource à exploiter.
Mais cette guerre sociale vise également des objectifs plus vastes et à plus long-terme…

Le constat des Maîtres du Monde
Ceux qui dirigent actuellement le monde pensent que la planète est surpeuplée. Or cette surpopulation menace leur pouvoir. Plus la population est nombreuse, plus elle risque d’échapper un jour au contrôle de la minorité qui gouverne contre l’intérêt de la majorité.

De plus, les Maîtres du Monde considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des “citoyens ordinaires” ont une valeur négative pour le système économique.
Par ailleurs, du point de vue des Maitres du Monde, la principale cause de la pollution est la surpopulation. Si les humains étaient 5 fois moins nombreux sur la planète, il y aurait 5 fois moins de pollution. Plus il y a d’humains sur la planète, et plus se réduit la quantité de CO2 et de pollution par humain que l’écosystème peut absorber. Et plus se réduit également la part de ressources naturelles (eau, nourriture, énergie, matières premières) disponibles pour chaque humain.

Si tout le monde vivait comme les Américains, l’humanité aurait besoin de 5 planètes comme la Terre. Mais si les humains étaient 5 fois moins nombreux, une seule planète serait suffisante. Le problème de la pollution et des ressources naturelles serait résolu sans qu’il soit nécessaire de renoncer à l’organisation économique et au mode de vie actuels.

Une alternative serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution est inacceptable. Une seconde alternative serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement. Mais les énergies alternatives ne parviendront pas à satisfaire entièrement les niveaux de consommation actuels. Enfin cela coûtera cher, et sans réduire le danger d’instabilité sociale.

Les Maîtres du Monde ont donc choisi la première solution: permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à 1 milliard d’habitants d’ici le milieu du 21è siècle.

Le contrôle final de l’Energie
L’un des objectifs stratégiques des Maîtres du Monde est de parvenir à un contrôle entièrement automatisé de la production de l’énergie et des ressources, en remplaçant progressivement l’ensemble des salariés par des machines. Le document sur les “armes silencieuses” est très clair à ce sujet:
“Si l’ascension des classes inférieures peut être contenue assez longtemps, l’élite peut parvenir à la dominance de l’énergie, et le peuple, par consentement, ne tiendra plus alors une position de ressource énergétique essentielle.
Jusqu’à ce qu’une telle dominance de l’énergie soit absolument établie, le consentement du peuple à travailler et à laisser les autres prendre en main leurs affaires doit être pris en considération, dans la mesure où un échec en ce domaine amènerait le peuple à interférer dans le transfert final des sources d’énergie au contrôle de l’élite.”

Depuis environ 20 ans, tout a été mis en oeuvre pour parvenir une automatisation totale du processus de production. Pour préparer le remplacement de l’homme par les ordinateurs et les robots, les Maîtres du Monde ont décidé de faire converger les façons de travailler de l’homme et de la machine. C’est pourquoi dans les entreprises, on a assisté à une “machinisation” des méthodes de travail, y compris dans le secteur tertiaire. Les salariés ont de moins en moins de marge de décision. Leur travail se limite à suivre des procédures rigides et définies d’avance. Des procédures qui se rapprochent de celles des ordinateurs, afin précisément de faciliter le remplacement des salariés par des machines.
Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile.

La “solution finale”

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information, et à l’énergie. L’envolée des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique, et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.
Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie, ou le suicide.

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l’air, l’eau ou l’alimentation industrielle) et par des guerres.

Enfin, les Maitres du Monde ont décidé qu’il n’était plus possible de laisser la population procréer.

La fin de la démocratie
Dans tous les pays occidentaux, la “sécurité” sert actuellement de prétexte à une augmentation de la répression, et à un recul sans précédent de la démocratie.

La fin de la démocratie, le renforcement de la répression, et l’instauration d’un état policier sont les compléments indispensables du libéralisme économique, afin de prévenir les réactions violentes (vols, pillages, émeutes…) qui seront inévitablement causées par la raréfaction des ressources et par la masse grandissante des pauvres et des exclus (vols, pillages, émeutes…), et aussi pour renforcer la soumission et la résignation de la population, et éviter une révolte contre le travail de sabotage et de “démolition sociale” mené par les gouvernements et les multinationales.
La soumission au nouvel ordre économique a été facilitée par un abrutissement préalable de la population grâce aux médias, par l’affaiblissement du sens critique grâce à la propagande et au conditionnement, par un mode de vie qui ne laisse ni temps ni énergie pour la réflexion, et enfin par l’attaque des énergies individuelles (laideur des environnements urbanisés, stress, pollution chimique et électromagnétique, alimentation frelatée, somnifères, tranquillisants, effets secondaires des médicaments).

L’expérience de la grenouille

“Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.
Cette expérience peu recommandable est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.”


livres

“Malheur aux vaincus” de Philippe Labarde et Bernard Maris
“La mondialisation triomphe, les inégalités explosent. Un phénomène de sélection-exclusion a fragilisé les plus faibles dans un processus cumulatif qui ne pouvait que renforcer les handicaps du Sud par rapport au Nord, des défavorisés par rapport aux riches.
Darwin est à l’œuvre: tout est fait pour éliminer les faibles, profiter des différences d’âge, de sexe ou d’origine, pour « liquéfier » le travail, le soumettre à la peur, au risque. Un nouveau racisme, un véritable racisme social pointe son mufle.
Les auteurs de La Bourse ou la vie avaient déjà vu juste en pulvérisant la nouvelle économie avant qu’elle ne s’effondre sous le poids de la spéculation. Ils récidivent en dénonçant l’avènement d’une «nouvelle barbarie»: un monde au-delà de l’humain où des sous-hommes serviraient des surhommes.”


“L’horreur économique” de Viviane Forrester
“Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que les politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance: des millions de vies sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà se pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir.”

Monsanto

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La firme Monsanto responsable de crimes contre l’humanité

Ce film retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, roundup…). Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, il reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, victimes de ses activités toxiques, avocats, hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète. Un doc à ne manquer sous aucun prétexte.


envoyé par momol


Monsanto\=criminels

Agent Orange


Malformation due à l'agent orange de Monsanto

Durant la guerre du Viêt-Nam, Monsanto s’est enrichi massivement par la fabrication du tristement célèbre défoliant dit Agent Orange. Plus de 4 millions de personnes en ont été victimes. Ses effets sont encore ressentis aujourd’hui, et ce pour des dizaines d’années encore.

Plus d’infos :

Collectif Viêt-Nam dioxine

Reportage sur les effets de l’agent orange

Au Viêt-Nam, l’agent orange tue encore, article du Monde Diplomatique

Article de corpwatch.org (en anglais)

Agent Orange, les oubliés de l’apocalypse : Un dossier (magazine PDF) de 40 pages sur les victimes de l’agent orange, par des étudiant-es de l’ESJ de Lille

Organismes Génétiquement Modifiés (OGM)

La dissémination génétique est un crime contre l'humanité

Monsanto, suivi par quelques autres multinationales de l’industrie chimique, tentent par tous les moyens d’imposer la culture des OGM, sans aucune précaution quant aux risques irréversibles pour l’environnement, la santé et la biodiversité. Le développement des OGM n’est pour Monsanto qu’un moyen supplémentaire pour supprimer l’autonomie des paysanneries locales, en rendant les paysans otages de leurs produits chimiques. Alors que les preuves de la nocivité des OGM commencent à apparaître au grand jour, Monsanto continue de réprimer violemment les citoyen-nes qui tentent d’amener un débat indispensable sur l’utilité sociale des OGM.

Plus d’infos :

Confédération Paysanne, syndicat paysan victime de la répression de Monsanto (saisie de leurs comptes bancaires).

Campagne de Greenpeace contre les OGM

Faucheurs volontaires d’OGM, le mouvement de désobéissance civique contre la culture d’OGM en plein champ.

Article expliquant les problèmes sur la santé chez la souris

Reportage de Canal+ (lien e-donkey, Voir en ligne sur google video)tiré de l’émission “90 minutes”. Ce reportage retrace la question d’un mais OGM monsanto, dont les études toxicologiques ont été cachées alors qu’il provoque des lesions chez les rats ! (fichier avi de 220 Mo)

Campagne d’Attac-France contre les OGM

Journée internationale d’opposition aux OGM

Comment Monsanto vend les OGM, article du Monde Diplomatique

Indymedia/Biotech

Article sur la culture du soja en argentine, tiré du journal “La Fogata”, traduit par Odile Bouchet.

[NOUVEAU]Reportage d’Arte sur le soja OGM en Argentine

[NOUVEAU] Anti-OGM.info, un site d’information sur les OGM, avec nombre de vidéos intéressantes

[NOUVEAU] Une pétition concernant l’étiquetage des produits alimentaires au Canada

[NOUVEAU] Les abeilles victimes des champs OGM. Plus d’infos, et en anglais

Brevetage du vivant


Brevetage du vivant

“Nouveauté”, monsanto souhaite breveter le porc.

Plus d’infos :

Reportage sur la tentative de privatisation du Porc (1), partie 2, partie 3, partie 4

Un article de monde solidaire

Je suis preneur de nouveaux liens !

Stoppons Monsanto !

Boycott et actions diverses

Campagne Monsanto de la confédération paysanne, avec des actions de boycott, d’information, etc…

Cyber action

Le texte “officiel” de l’annonce de cette “campagne” : ici

Plus d’information sur le bombardement google

Pour aller plus loin

Le monde selon Monsanto

Un documentaire coproduit par Arte consacré à la dangereuse firme Monsanto.

Monsanto : une entreprise qui vous veut du bien sera diffusé sur Arte le 11 mars 2008. Un collectif d’organisations nommé Combat Monsanto s’est crée en lien avec ce documentaire. De nombreuses informations sont disponibles sur ce site et j’invite chacun-e d’entre vous à prendre contact avec les organisations membres !

Pour les personnes n’ayant pas pu voir le reportage, n’ayant pas de lecteur DVD pour commander le DVD, n’ayant pas un syst&eagrav;me d’exploitation compatible avec la VOD de ARTE, un visiteur m’a donné ce lien.

Une (longue) analyse de Raoul Marc Jennar

Pour aller plus loin, vous pouvez lire deux textes de Raoul Marc Jennar sur Monsanto.

Quelques contributions

Vous trouverez sur cette page des contributions de visiteu-r/ses.

À propos…

Pour dissiper tout malentendu

Le but de cette page (et de son référencement) n’est nullement de faire un “match” entre les crimes contre l’humanité n’est cependant (à mon sens) pas excessive dans la mesure où :

qui ont pu être perpétués dans l’histoire du monde, et encore moins de diminuer leur importance. L’utilisation du terme ”

  • Monsanto et Dow-Chemicals ont un procès sur le dos pour ce motif (l’agent orange a fait plus de 4 000 000 de victimes directes ou indirectes, ce qui ne me semble pas être négligeable). Ils n’ont jamais dédommagé un-e seul-e civil-e viêt-namien-ne dans cette affaire (alors qu’ils ont dédommagé des militaires américains, ce qui montre bien leur part de responsabilité). Pour ce qui est de la dissémination d’OGM dans la nature (*acte irréversible*) sans savoir quels sont les risques encourus, je ne sais pas quel terme pourrait être utilisé. Mais il s’agit à mon sens d’un comportement non seulement irresponsable, mais aussi dangereux, qui touche l’ensemble de l’Humanité, et ce, essentiellement pour des objectifs de profits financiers.

Dématérialisation en Russie

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Dématérialisation des échanges électroniques en Russie

http://www.1tv.ru/news/polit/138004

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Pesticide

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A quand la fin des pesticides en France ?

pesticides 2009 france

Les pesticides en 2009 : a quand un changement en France et dans le Monde ?
Un monde sans pesticides avec uniquement des engrais naturels, c’est possible selon vous ?

Un français mangerait en moyenne 1,5kg de pesticides par an (Source : LCI)
Présentation de l’impact et les effets des pesticides sur la santé et sur l’eau.

Définition des pesticides par le Pôle Environnement et Développement Durable de la Préfecture de Région Haute-Normandie

Les pesticides, parfois dénommés sous le terme plus restrictif de produits phytosanitaires, sont des substances chimiques minérales ou organiques, de synthèse ou naturelles, entre autres destinées à protéger les végétaux contre les organismes nuisibles aux cultures (insectes, « mauvaises herbes », champignons,…). Les pesticides sont épandus par pulvérisation, par application sur les sols ou par traitement des semences, et sont employés aussi bien pour le traitement des zones agricoles que pour celui des zones non agricoles : désherbage des axes routiers et des voies ferrées, des communes, des parcs publics et des propriétés privées (jardins, potagers, toitures, terrains de sport,…). Ils sont généralement composés d’une ou plusieurs substances actives, associées à des adjuvants. Ces derniers sont chargés de favoriser la répartition du produit phytosanitaire sur les feuilles du végétal traité, et dans certains cas, sa pénétration dans la plante.

Les pesticides sont classés en familles, selon leur cible, ou leur structure chimique. Trois grandes familles (classement par cibles) sont couramment utilisées :
• Les insecticides : destinés à la lutte contre les insectes. Ils interviennent en les tuant ou en empêchant leur reproduction. Ce sont souvent les pesticides les plus toxiques et c’est dans cette famille que l’on trouve la plupart des polluants organiques persistants, dont le DDT et le lindane ;
• Les fongicides : destinés à éliminer les moisissures et parasites fongiques des plantes ;
• Les herbicides : destinés à lutter contre certains végétaux entrant en concurrence avec les plantes cultivées. Leur mode d’épandage est différent puisqu’ils sont déposés directement sur le sol, tandis que les autres produits sont plutôt pulvérisés sur la plante en croissance. Les herbicides constituent aujourd’hui la famille la plus importante en nombre de molécules et la plus utilisée. Le classement par structure chimique (pesticides organiques) comprend :
• Les organochlorés : parmi les plus anciens et les plus persistants, surtout utilisés comme insecticides en agriculture et dans les métiers du bois ;
• Les organophosphorés : insecticides moins persistants que les précédents ;
• Les organoazotés : herbicides principalement, repérables par le suffixe “zine” ;
• Les urées substituées : herbicides et fongicides, repérables par le suffixe “uron” ;
• Les carbamates : fongicides et insecticides ;
• Les sulfonylurées : herbicides utilisés à des doses de quelques grammes par hectare seulement, contre quelques kilos pour les organoazotés par exemple ;
• …
La figure 1 présente l’évolution de l’utilisation des substances pesticides depuis le début du XXe siècle. Suite à la prise de conscience des problèmes posés par les pesticides sur l’environnement et la santé humaine dans les années 1960, et dans un but de diminution des risques, chaque nouvelle génération de molécules mise sur le marché est d’une part moins persistante (plus biodégradable) que la précédente, et d’autre part, plus efficace et nécessite des doses plus faibles pour agir (selon l’Union des

Industries de la Protection des Plantes – UIPP, il fallait 1 kg de matières actives par hectare en 1950, contre 100 g aujourd’hui et 10 g dans dix ans).
Cela fait de la présence des pesticides dans les eaux de surface (et l’environnement en général) un problème particulier : des molécules interdites depuis plus de 30 ans (par exemple le DDE, métabolite du DDT) sont toujours retrouvées dans les écosystèmes aquatiques et portées sur les listes de substances prioritaires. Par ailleurs, des molécules récentes et actives à de très faibles doses (sulfonylurées par exemple) ne sont pas décelées du fait de limites de détection plus élevées que les concentrations du milieu. (Source : Groupement d’intérêt public seine aval 2007)

Le problème des pesticides vu par la PAN en 2007 (Pesticide Action Network International)

L’utilisation de pesticides comporte des risques graves pour la santé de l’Homme, l’environnement, la biodiversité, la sécurité alimentaire et le revenu des petits paysans et agriculteurs. Ces problèmes sont particulièrement graves dans les pays en développement.

Il est certain que, les conditions dans la plupart des pays en développement rendent presque impossible la garantie d’une utilisation appropriée. La disponibilité des produits chimiques très toxiques, le manque d’information sur leurs dangers, les politiques gouvernementales et la publicité agressive de l’industrie, ainsi que la pauvreté, l’analphabétisme, et le manque
d’infrastructures de santé dans les milieux ruraux font en sorte que les pesticides soient une menace majeure pour la sécurité alimentaire, la santé et l’environnement.

Dans ces conditions, les paysans utilisent ce qui est disponible et non ce qui est approprié.

La plupart des pesticides utilisés dans les pays en développement sont des produits chimiques très toxiques. Par exemple, 73% des importations de pesticides en Thaïlande appartiennent aux catégories 1a (extrêmement toxique) et 1b (très toxique) de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Au Cambodge, 84% des pesticides utilisés sont de modérément à extrêmement dangereux pour la santé de l’Homme. Dans les pays développés, la plupart de ces produits chimiques sont soient interdits ou ne peuvent seulement être utilisés que par des spécialistes agrées qui doivent prendre des précautions rigoureuses.

Entre 1992 et 1994, plus de 344 millions de kilos de pesticides dangereux ont été exportés des USA – au moins 25 millions de kilos dont l’utilisation avaient été interdite dans le pays – dont la majorité a été envoyée dans le monde en développement.

Il existe quelques conditions spécifiques et pratiques communes dans les pays en développement qui accroissent ce problème, dont :
L’utilisation excessive ou la mauvaise utilisation des substances dangereuses
• le manque de précaution lors du transport ou la manipulation des substances chimiques
• la réutilisation des emballages vides de pesticides pour le stockage de nourriture ou d’eau
• l’utilisation de substances bon marché, souvent plus dangereuses, des mélanges de pesticides et équipements défectueux
• l’utilisation inappropriée des pesticides (par exemple pour la pêche)
L’utilisation excessive de substances toxiques sans mesures adéquates de sécurité :
• le manque de moyen pour acheter des équipements et tenues de protection
• l’impossibilité quasi-totale de porter des tenues de protection dans des climats chauds et humides
• absence d’eau propre pour la lessive
• le mélange de produits chimiques dangereux avec la main
L’incapacité de lire les étiquettes complexes du fait de :
• taux élevé d’analphabétisme
• l’utilisation des étiquettes en langues étrangères au lieu des langues locales courantes
Ces pratiques découlent du manque de sensibilisation des utilisateurs finaux sur les risques liés à l’utilisation de pesticides et à la pauvreté en général. Les communautés ne sont pas conscientes des risques liés aux pesticides et n’ont pas de connaissances de base sur les pratiques et les méthodes d’application appropriées. Même si elles détenaient ces connaissances, elles n’ont pas le pouvoir et les moyens nécessaires pour compenser l’absence de gestion des pesticides par leurs gouvernements.

Au niveau des politiques, le manque de certitude et de preuves sur les dangers des pesticides est considéré comme une absence de dangers.
Pour les décideurs, cela signifie qu’il n’est pas nécessaire d’inclure la gestion des pesticides dans les priorités nationales. Par conséquent, les politiques concernant les pesticides sont faibles. Il n’existe aucun programme ni infrastructure pour suivre et évaluer les pesticides et leurs effets. Même là où ces infrastructures existent, seuls les effets aigus des pesticides sont pris en considération, et beaucoup/la plupart des cas d’empoissonnement graves dans les zones rurales éloignées ne sont pas bien documentés et ne sont pas souvent considérés comme empoisonnement par les pesticides du fait de la similitude des symptômes avec d’autres maladies courantes. Les médecins et personnes évoluant dans le domaine de la médecine manquent aussi de connaissances pour diagnostiquer des cas d’empoissonnement liés aux pesticides.

Par conséquent, les effets chroniques des pesticides restent non documentés et présentent un risque majeur pour les pays en développement. Donc, mis à part les cas d’empoisonnement graves publiés dans les journaux, l’impact réel des pesticides dans ces pays n’est pas vraiment connu par les décideurs en charge de la sécurité chimique.
Le manque de connaissances a pour résultat un cadre très faible de gestion des pesticides dans les pays en développement qui peut être caractérisé par :
• l’absence de législation pour le contrôle adéquat des pesticides et de procédures avancées d’approbation/d’enregistrement des pesticides
• l’absence de législation sur les conditions de travail et la gestion des polluants
• l’accès facile aux substances toxiques
• l’absence de système national de surveillance des poisons et de centre d’information et de contrôle
• l’absence de moyens (ressources humaines et financières) pour conseiller et renforcer les lois nationales et les codes de conduites approuvés
• le manque d’information et de sensibilisation visant la petite entreprise (les paysans) sur le stockage rationnel, la manipulation, l’utilisation des pesticides, l’élimination des déchets et des emballages vides de pesticides
• absence d’infrastructures médicales
• une faible disponibilité d’informations conduisant à un manque de
connaissances sur les risques associés aux pesticides
• la gestion et le stockage inadéquats des stocks de pesticides obsolètes et des emballages vides de pesticides, ainsi que le manque d’infrastructures pour une bonne gestion des déchets
• la recherche continue des politiques agricoles qui ont pour objectif de réduire la pauvreté et la malnutrition mais qui en réalité aggravent ces problèmes. (Source : PAN – 2007)

Les pesticides dans ma nourriture

L’union européenne a publié les résultats des contrôles des résidus dans les fruits, légumes et céréales des États membres pour 2000. En Belgique, 39% des échantillons contenaient des résidus en des concentrations inférieures ou égales à la limite maximale en résidus (LMR) communautaire ou nationale, 7,2% montraient des concentrations supérieures à ces LMR. De plus, dans 18,1% des cas, plus d’un résidu a été retrouvé par échantillon. La Belgique figure parmi les sept pays de l’Union européenne les plus contaminés en résidus sur et dans les denrées d’origine végétale. Parmi les pesticides le plus souvent incriminés figurent notamment neuf cancérigènes présumés, dix perturbateurs endocriniens présumés et sept pesticides de la famille des organophosphorés et carbamates.

Une étude hollandaise  portant sur les effets neurotoxiques cumulés des résidus de pesticides organophosphorés et carbamates dans l’alimentation a montré que les enfants hollandais de 0 à 6 ans absorbent en moyenne 17 fois plus d’équivalents toxiques que ne le prône la norme de l’agence américaine de protection de l’environnement relative à l’exposition chronique. De plus, 2 % de ces enfants sont susceptibles de manifester des symptômes d’empoisonnement aigus si l’on compare les quantités ingérées à la norme américaine relative à l’intoxication aigüe. Étant donné que nos aliments sont fortement contaminés par ces mêmes familles de pesticides, il y a de fortes chances que la situation soit la même en Belgique. (Source : IEW – Dossier Pesticides / contamination)

Les pesticides dans l’eau

Les résidus de pesticides sont particulièrement indésirables dans les eaux de surface. Basée sur un seuil de 0,1 ?g/l pour chaque
pesticide, l’ordonnance sur la protection des eaux ne tient pas compte des différences de toxicité entre les quelque 450 substances actives actuellement autorisées. Pour remédier à cette lacune, l’EAWAG propose un système d’évaluation du risque basé sur les effets toxiques des pesticides isolés ou en mélange.
Ces dernières années, diverses études ont démontré la présence de nombreux pesticides dans les eaux de surface suisses.
Étant donné leur toxicité optimisée pour lutter contre les nuisibles et les adventices, ces pesticides peuvent également représenter un danger pour la faune et la flore du milieu aquatique contaminé.

De manière générale, la contamination des eaux par les pesticides agricoles est saisonnière, les concentrations les plus élevées étant mesurées pendant et après l’application, lors d’évènements pluvieux: jusqu’à quelques ?g/l peuvent alors être mesurés dans les ruisseaux et les rivières moyennes.

La quantité de pesticides entraînés dans le milieu aquatique dépend aussi bien des caractéristiques physico-chimiques des
substances polluantes que des caractéristiques locales du terrain sur lequel elles sont appliquées (topographie, pédologie).
Sur les quelque 450 substances actives autorisées en Suisse, une vingtaine, principalement des herbicides, sont régulièrement mesurées dans les eaux de surface.

Certaines de ces substances sont extrêmement toxiques, d’autres nettement moins. Pour assurer une protection efficace du
milieu aquatique, il est donc indispensable d’évaluer de manière aussi réaliste que possible le risque émanant des pesticides, qu’ils soient isolés ou en mélange. Et ce type d’évaluation n’est possible que sur la base d’une quantité conséquente de données sur les effets toxiques des pesticides.

Or les méthodes d’évaluation du risque actuellement appliquées se heurtent au problème du manque de données disponibles. Dans le but de développer une méthode d’évaluation du risque aussi fiable que possible, l’EAWAG s’est associé à l’Office fédéral de l’environnement, de la forêt et du paysage (OFEFP) pour mettre au point un système d’évaluation du risque basé sur les effets. Ce système prévoit tout d’abord pour chaque pesticide la détermination d’un critère de qualité individuel à partir des données disponibles sur ses effets toxiques. Ce critère de qualité indique alors la concentration de pesticide qui ne doit pas être dépassée dans un souci de protection des organismes aquatiques.
Dans un deuxième temps, les différents critères de qualité basés sur les effets sont utilisés pour l’évaluation du risque en elle même. (Source : extrait d’un communiqué EAWAG)

Les effets potentiels des pesticides sur la santé

Le lien entre l’utilisation des pesticides et les effets néfastes sur la santé humaine n’est plus à démontrer. Les pesticides sont absorbés dans le corps, notamment par la bouche, la peau et la respiration. Ils peuvent provoquer des effets immédiats dont les symptômes se manifestent généralement par des maux de tête, une irritation de la peau ou des yeux, des nausées, des étourdissements, un manque d’appétit ou la fatigue.

Certains pesticides peuvent également produire des effets à plus long terme sur la santé. Parmi les principales conséquences d’une exposition chronique aux pesticides, on retrouve :
• anomalies congénitales;
• neurotoxicité;
• troubles de comportement;
• perturbations du système immunitaire et endocrinien;
• différentes formes de cancer (leucémie, cancer du cerveau, etc.).

Les enfants sont plus vulnérables aux effets nocifs des pesticides puisqu’ils risquent davantage d’être exposés aux produits en raison de leur comportement (ils jouent par terre et portent les objets à leur bouche). Les principaux symptômes chez les enfants sont :
• intolérance croissante qui peut mener à l’agressivité;
• impatience;
• déficit d’attention et problèmes d’apprentissage;
• hypersensibilité.
D’autre part, les femmes enceintes et leur fœtus, les utilisateurs professionnels de pesticides et les joueurs de golf sont aussi des personnes à risque.
(Source : extrait d’un communiqué du Service du développement durable et environnement de la ville de Drummondville)

Les effets et l’impact des pesticides

Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive.
On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent.
Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.

Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !

La multiplication des traitements et du nombre de produits phytosanitaires employés ces dernières années a amené les pouvoirs publics à s’interroger sur les risques encourus par la population générale. Ce rapport est une synthèse de l’ensemble des travaux réalisés dans le cadre du programme régional pesticides intercire.

Encore très peu considéré dans les études sur le risque sanitaire et ne faisant actuellement l’objet d’aucune réglementation, le compartiment aérien apparaît pourtant comme une source d’exposition non négligeable en milieu viticole ou arboricole.
En Aquitaine et en Champagne-Ardenne, les fongicides sont les produits retrouvés les plus fréquemment, notamment le folpel avec des concentrations de 60 ng/m3 à 1 200 ng/m3.
Concernant les régions de grandes cultures, les substances les plus fréquemment retrouvées sont la trifluraline, la pendiméthaline et l’endosulfan, avec des concentrations de l’ordre de 1 ng/m3. En région mixte grande culture et arboriculture, la trifluraline, le tolylfluanide, le folpel et le captane ont été souvent retrouvés. Le lindane, bien qu’interdit depuis 1998, est détecté sur tous les sites.

Il parait cependant prématuré d’exploiter ces données dans une évaluation quantitative des risques sanitaires liés à l’exposition aérienne aux pesticides, en raison de la trop grande incertitude liée d’une part au lien entre concentrations dans l’air et exposition réelle, et d’autre part au manque de données toxicologiques de référence pour la voie respiratoire.

Les étapes suivantes devront donc recenser les valeurs toxicologiques de référence disponibles, définir leur pertinence et leurs modalités d’application. Il parait ensuite indispensable de connaître l’exposition aux pesticides de la population en fonction des sources d’exposition (alimentation, eau, air intérieur et extérieur, poussières).

Effets des pesticides sur la santé :

Les intoxications aiguës par les pesticides sont celles où, quelques heures après une exposition importante, des symptômes apparaissent rapidement.
Ce sont les affections causées par les pesticides que les médecins connaissent le mieux.
Les personnes les plus fréquemment victimes d’intoxications aiguës par les pesticides sont bien sûr les agriculteurs, qui manipulent et appliquent ces pesticides sur leurs cultures. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé qu’il y a chaque année dans le monde 1 million de graves empoisonnements par les pesticides, avec quelque 220 000 décès.

En France, la Mutualité Sociale Agricole (M.S.A.) qui a en charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels des salariés agricoles, a trouvé des effets indésirables chez près d’un manipulateur sur 6 lors d’enquêtes portant sur une année d’utilisation professionnelle de pesticides.
Les troubles aigus dûs aux pesticides frappent les muqueuses et la peau (40 % des cas étudiés), le système digestif (34 % des cas), le système respiratoire (20 %), le reste de l’organisme (24 %).

À la suite de ces incidents lors du travail agricole, plus des deux tiers des victimes ont dû consulter un médecin. Parmi les paysans recensés dans cette banque de données de la MSA, 13 % font état d’une hospitalisation consécutive à l’utilisation de pesticides et 27 % ont dû recourir à un arrêt de travail momentané. Les jeunes enfants sont aussi très fréquemment victimes d’empoisonnement par les pesticides, habituellement suite à des ingestions accidentelles ou à des atteintes dermatologiques. Les pesticides organophosphorés et les carbamates sont à l’origine des cas d’empoisonnements par les pesticides les plus fréquents.

Les pesticides regroupent un grand nombre de spécialités de toxicité variable pour l’homme. En effet certains produits peuvent présenter une toxicité aiguë importante mais être éliminés facilement par l’organisme, à l’inverse d’autres substances, de toxicité aiguë moindre peuvent s’accumuler dans l’organisme et induire des effets à plus long terme.
Parallèlement ces produits sont transformés en différents métabolites susceptibles d’engendrer d’autres répercutions sur l’organisme humain.
D’une manière générale, l’OMS19 retient comme facteurs influant sur la toxicité des pesticides pour l’homme :
• la dose,
• les modalités de l’exposition,
• le degré d’absorption,
• la nature des effets de la matière active et de ses métabolites,
• l’accumulation et la persistance du produit dans l’organisme.
Ces effets toxiques du produit sont eux-mêmes liés à l’état de santé de l’individu exposé.
Les mécanismes de la toxicité des pesticides ne sont véritablement connus que pour quelques molécules :
• induction enzymatique par les organochlorés,
• inhibition enzymatique par les dithiocarbamates, les organophosphorés.
Les recherches en cours envisagent d’autres modalités d’action de type immunitaire et hormonal.

Un cas particulier :
Des effets aigus dans les populations professionnellement exposées
Dans ces populations les pesticides peuvent provoquer à la fois des effets aigus et/ou chroniques.

Sources : http://www.mdrgf.org/25pesticides.html, http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/upload/bibliotheque/
771429144835921363383833009925/
orsb_janv_2001.pdf, WHO. UNEP, 1989. “Public Health Impact of Pesticides used in Agriculture.” (OMS et PNUE, Genève, Suisse), DELEMOTTE B., FOULHOUX, P., NGUYEN S.N., FAGES J., PORTOS J.L., « Le risque pesticide en agriculture » -Arch. mal. prof., 1987 ;48 : 467-75., HOUETO P., CHABAUX C., MOREL A., FOURNIER P.E.
« Dossier de toxicovigilance. Méthodologie appliquée à la surveillance des risques professionnels. » – Arch. mal. prof., 1993 ; 54 : 577-84.

Actualité, informations sur les pesticides :

Avec 80 000 tonnes de pesticides par an, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 3e consommateur mondial derrière les Etats-Unis et le Japon. Produits visant à la destruction de certains organismes vivants jugés nuisibles (animaux, végétaux, micro-organismes), les pesticides, également appelés produits phytosanitaires sont utilisés depuis de nombreuses années dans différents domaines, comme l’agriculture mais aussi la voirie pour l’entretien des infrastructures routières et ferroviaires, le traitement du bois ou bien encore divers usages privés (jardinage, traitement des locaux…). Or, leur utilisation massive en milieu agricole et non agricole se répercute sur l’environnement (pollution des eaux, de l’air, du sol,…). En outre, depuis plusieurs années, ils font l’objet de soupçons grandissants quant à leur impact sur la santé humaine (favorisation de certains cancers, de troubles de la reproduction, de problèmes neurologiques, d’allergies, d’asthme…).

Différentes actions ont donc été entreprises : en juin 2006, une communication sur le plan interministériel 2006-2009 de réduction des risques liés aux pesticides a été présenté en conseil des ministres. S’inscrivant dans le cadre du plan national santé environnement de 2004 ainsi que dans le volet agriculture de la stratégie française pour la biodiversité de novembre 2005, l’objectif de ce plan consiste à obtenir une réduction de 50 % des quantités vendues de substances actives les plus dangereuses. Diverses actions composent ce plan comme l’amélioration des procédures d’évaluation des produits et de la qualité des pulvérisateurs grâce à un contrôle périodique obligatoire et le renforcement de la gestion des risques liés à la distribution et à l’utilisation des produits phytosanitaires en assurant notamment une traçabilité des ventes. Le plan préconise également d’améliorer la connaissance et la transparence en matière d’impact sanitaire et environnemental et d’évaluer les progrès accomplis. De manière à réaliser ces deux objectifs, un observatoire des résidus de pesticides (ORP) rassemble et valorise les informations sur la présence des pesticides dans l’environnement afin de caractériser l’exposition de la population et des écosystèmes et d’améliorer l’information du public, notamment par la mise en place d’un site Internet.

La MSA, régime de protection sociale du monde agricole a de son côté lancé, depuis février 2004, un numéro vert associé au dispositif Phyt’attitude (0 800 887 887) qui permet de mieux connaître les risques liés à l’utilisation professionnelle des pesticides sur la santé de l’homme. Il offre en effet aux utilisateurs de produits phytosanitaires le moyen de signaler leurs symptômes (maux de tête, vomissements, irritations cutanées, gênes respiratoires), gratuitement et de manière anonyme. Objectif affiché de la MSA : influer directement sur les instances nationales afin de prendre les mesures qui s’imposent pour limiter la dangerosité des produits.

Nous soutenons le MDRGF, une association loi 1901 qui se bat pour défendre votre environnement et votre santé en informant sur les dangers des pesticides, des chimiques, des OGM, etc…
Leur site Internet : http://www.mdrgf.org/

Pour plus d’informations :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/06_pollution.htm

http://www.pesticides-lelivre.com/

Source de l’article : http://www.danger-sante.org/category/pesticide/

EPR

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"EPR = DANGER" peint sur la tour Est de la centrale nucléaire de  Belleville-sur-Loire par des militants de Greenpeace.

“EPR = DANGER” peint sur la tour Est de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire par des militants de Greenpeace.

l’EPR va produire des déchets sept fois plus dangereux que tout autre réacteur

France — Au lendemain de l’annonce de la construction prochaine d’un deuxième réacteur nucléaire EPR en France, sur le site de Penly (Seine-Maritime), et alors que se déroule à Mortain (Manche) une manifestation contre le premier EPR de Flamanville et la future ligne très haute tension destinée à le raccorder au réseau électrique, Greenpeace affirme, preuve à l’appui, que ce nouveau réacteur va produire des déchets sept fois plus dangereux que ceux générés par ses prédécesseurs. Une information relayée en Une du quotidien International Herald Tribune (www.iht.com/articles/2009/01/30/business/nuclear.4-419744.php).

« Alors que le président de la République veut doter la France d’un deuxième EPR, il est bon de rappeler certains chiffres qu’Areva, EDF et lui-même feignent d’”oublier”, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Tous prétendent que l’EPR va produire moins de déchets, mais personne ne précise qu’ils seront plus radioactif et sept fois plus dangereux que ceux générés par les réacteurs classiques. Les combustibles irradiés issus de l’EPR représentent des risques sanitaires et environnementaux considérables. Ils vont également constituer un casse-tête insurmontable et très onéreux pour l’industrie, qui échoue déjà à gérer les déchets nucléaires classiques. »

Un risque totalement sous-estimé
Ces informations concernant la radioactivité et la dangerosité des combustibles issus de l’EPR proviennent d’un rapport établi en 2008 par Posiva, une entreprise finlandaise de gestion des déchets radioactifs, ainsi que d’une étude réalisée en 2004 par la Nagra, l’association nationale suisse pour le stockage des déchets nucléaires. *
« Les difficultés et les coûts liés au stockage et au traitement de ces déchets sont totalement sous-estimés par l’industrie, confirme l’expert international John Large. Dans leur stratégie de promotion de l’EPR, Areva et EDF présentent ce réacteur comme sûr et bon marché mais en réalité ces entreprises ignorent complètement les conséquences de l’augmentation des risques liés à ces déchets d’un nouveau type. »

L’impossible gestion des déchets de l’EPR
Le fonctionnement de l’EPR prévoit que le combustible nucléaire reste beaucoup plus longtemps dans le réacteur, ce qui implique une usure (« burn-up ») et donc une radiotoxicité bien plus importante que dans les réacteur actuels. Ni la France, ni la Finlande, qui construisent chacune un EPR, ni aucun des autres pays qui envisagent d’en acquérir un (Royaume-Uni, États-Unis, Inde, etc.) ne disposent d’un site susceptible de gérer des combustibles ainsi irradiés. Même l’usine de La Hague d’Areva, présentée comme la plus performante au monde, ne résoudrait en rien la gestion de ces déchets : leur traitement génèrerait des rejets de radioéléments beaucoup plus élevés qu’à l’heure actuelle. Par ailleurs, il n’existe pour l’instant aucune solution à long terme pour les déchets issus de ce retraitement.
« Voilà qui va nous coûter beaucoup plus cher que prévu, sur le plan financier mais surtout en matière de risque sanitaires et environnementaux, reprend Yannick Rousselet. Ceci est d’autant plus inacceptable que pour répondre aux enjeux de consommation d’énergie, d’indépendance énergétique ou encore de lutte contre les changements climatiques, il existe des solutions bien moins onéreuses, beaucoup plus efficaces et sans aucun risque : les économies d’énergie et les renouvelables. »

L’EPR coûte déjà beaucoup plus cher que ce qu’on croit
Le prix du prototype finlandais s’élève désormais à 5,5 milliards d’euros (contre 3 milliards initialement prévus) et le chantier affiche 38 mois de retard pour lequel TVO, l’opérateur électrique finlandais qui achète cet EPR, réclame à Areva 2,4 milliards d’euros de dédommagements. Quant au chantier français, il prend le même chemin. Démarré en décembre 2007, il présente un dépassement budgétaire officiel de 20 %, qui risque encore de se creuser : les retards s’accumulent, impliquant un surcoût d’un million d’euros par jour de retard supplémentaire pour EDF (Les Échos, 12/12/2008).

* Voir « Expansion of the Repository for Spent Nuclear Fuel », page 137 in Environmental Impact Assessment Report, Posiva, 2008, et « Technical Report 04-08 », Nagra, 2004,

Uranium : le scandale de la France contaminée

Author:  |  Category: Environnement

mercredi 11 février – 20h35
Pièces à Conviction n°72

En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années.

Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants… Sans aucune mise en garde sur les risques encourus !

Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière.

Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l’alerte n’ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ?

Elise Lucet et l’équipe de Pièces à conviction ont mené l’enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises.

Les reportages :

« GUEUGNON, ALERTE A LA RADIOACTIVITE »
« NOS BELLES CAMPAGNES…  DES POUBELLES RADIOACTIVES ? »
«L’OMERTA POLITIQUE »

reportages de EMMANUEL AMARA et ROMAIN ICARD
production Ligne de Mire, avec la participation de France 3

Les invités :

Jean-Louis BORLOO
Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire

Jacques-Emmanuel SAULNIER
Porte parole d’AREVA

André Claude LACOSTE
président de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire)

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En savoir plus :

Télérama du 3 février 2009.

“Pièces à conviction” spécial uranium

Pour Areva, la meilleure défense, c’est l’attaque !

Le titre du prochain numéro de “Pièces à convictions”, que diffuse le 11 février France 3, fait peur.

Et pas qu’aux téléspectateurs : le 29 janvier, Areva a décidé de saisir le CSA, alors que le groupe spécialisé dans le nucléaire n’a vu aucun reportage. Mais il n’a aucune chance d’empêcher la diffusion de l’émission.

Sensible sur la question des déchets d’uranium, Areva ? Ce n’est une surprise pour personne. A France 3, on dit avoir senti la « fébrilité » du groupe – qui, pour l’heure, n’a pas daigné nous répondre – dès les premiers contacts établis par la rédaction de Pièces à conviction. Des personnalités sollicitées pour intervenir sur le plateau d’Élise Lucet (parmi lesquelles le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo), seule Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, a décliné, pour cause officielle d’emploi du temps surchargé, laissant le soin à son porte-parole, Jacques-Emmanuel Saulnier, d’honorer l’invitation.

Plus surprenante, en revanche, est la promptitude du groupe à agiter le chiffon rouge du CSA… d’autant que l’autorité n’a pas, selon ses propres mots, « rôle de censeur » et n’est pas habilitée à s’opposer à la diffusion d’une émission en amont. « Nous n’avons pu qu’enregistrer la saisine émise par Areva. Le CSA n’a pas vocation à réagir à un programme avant sa diffusion; nous ne pouvons éventuellement intervenir qu’après la diffusion », explique-t-on à l’instance de régulation.

Se fondant uniquement sur une dépêche de l’AFP, qui évoquait « la thèse (…) du scandale de la France contaminée par les déchets radioactifs, résidus des mines d’uranium », Areva semble donc avoir foncé bille en tête vers une procédure qui s’avère dans les faits impossible à mettre en œuvre. Dans un communiqué, le groupe estimait « pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu’il ne se soit exprimé ». En clair, Areva a la désagréable sensation que les dés sont pipés. C’est là, tout de même, qu’il convient de rappeler que les extraits qu’ont pu visionner les journalistes (dont celui de l’AFP) n’étaient qu’à l’état de projet ou en cours de montage, et que certaines séquences, dont l’interview du porte-parole d’Areva, n’étaient pas encore tournées.

Réagissant à son tour par l’AFP, le rédacteur en chef de l’émission, Lionel de Coninck, a réfuté ces accusations de « présupposition », en indiquant que le reportage relayait « ce que dit Areva depuis des dizaines d’années sur le sujet ». C’est-à-dire un discours qui se veut rassurant sur la question de la possible nocivité des quelques millions de tonnes de déchets d’uranium dispersés sur le territoire français depuis plusieurs décennies.Des millions de tonnes de résidus radioactifs abandonnés à moins de six pieds sous terre, c’est vrai que ça invite à l’optimisme…
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Émilie Gavoille

Le cerveau, objet technologique

Author:  |  Category: Evolution personnelle

De nouvelles façons de parler… et de penser

Comment penser mieux ? Comment organiser notre vie mentale ? Pas forcément pour devenir un athlète du sudoku, ou un génie à la Léonard de Vinci, mais simplement pour intégrer dans notre mode de vie ce que nous connaissons aujourd’hui du cerveau et de l’esprit ?

Reconnaissons-le : du cerveau, de l’esprit, on ne sait aujourd’hui pas grand-chose, en tout cas pas grand-chose de pratique. Et lorsqu’une technique marche, on ne peut savoir si oui ou non on a affaire à un effet placebo ou pire, à quelque chose de vraiment efficace, mais qu’il faudra payer au prix fort.

Les modes d’action sont multiples. On peut chercher à travailler au niveau des composants de base de notre cerveau, en modifiant directement le fonctionnement de nos neurones ou synapses. Cela se fait aujourd’hui directement de façon chimique à l’aide de produits comme la caféine, l’alcool, ou des composés plus risqués ou moins recommandables, et peut être demain à coup d’implants cybernétiques. On peut travailler sur son fonctionnement par l’entraînement, en lui faisant faire des exercices destinés à booster certaines fonctions primaires, comme la mémoire. C’est le tout nouveau champ en plein boum de l’entrainement cérébral. On peut peut-être, mais c’est plus mystérieux, agir sur les fonctions au plus haut niveau de la conscience, contrôler les fonctions qui gouvernent la religion, l’art, et celles qui structurent la personnalité elle-même.

Mais avant d’aborder ces technologies complexes, examinons une approche plus simple : apprendre de nouvelles méthodes qui nous aident à penser mieux, à faire un bon usage de nos perceptions, de nos connaissances, à prendre de bonnes décisions.

Mieux comprendre comment on apprend à connaître

L’une des premières méthodes que nous pouvons chercher à adopter consiste à renforcer notre “épistémologie”. L’épistémologie est la discipline philosophique qui cherche à comprendre l’acte de connaître. A première vue, il s’agit donc d’un champ très abstrait réservé aux spécialistes universitaires. Pourtant, dans notre monde gouverné par l’information, l’épistémologie devient une science de la navigation, une disciple qui nous concerne tous.

C’est la voie choisie notamment par Richards Heuer, dont le livre Psychology of intelligence analysis a été placé gratuitement en ligne par son éditeur… la CIA, dans un souci de transparence si louable qu’on serait presque tenté de le trouver suspect.

L’essentiel du livre de Heuer consiste à enseigner aux analystes de l’Agence les bases de la formulation et de la vérification d’hypothèses. Ainsi, il applique au Renseignement la thèse de la “réfutabilité” de Karl Popper, le plus célèbre épistémologue du XXe siècle. Selon lui, il est impossible de déterminer si une théorie scientifique est vraie : car elle pourra toujours être démentie plus tard. En revanche, on peut toujours essayer de voir si elle est fausse. Une théorie véritablement scientifique est donc réfutable. Ce sage conseil est aujourd’hui sorti du milieu de la philosophie des sciences pour envahir des domaines beaucoup plus prosaïques. Dans son manuel, Richards Heuer précise ainsi qu’il est préférable de chercher à rejeter des hypothèses plutôt que de chercher à les confirmer. La meilleure hypothèse est en général celle qui a le moins d’éléments contre elle, et non pas pas celle qui possède le plus d’indices en sa faveur. Idée reprise aussi par Nicholas Nassim Taleb dans son Cygne noir, qui suggère de l’appliquer au domaine financier.

Un autre exemple de nos limites cognitives est la trop grande stabilité de ce qu’il nomme les “structures mentales” (mind-set). Autrement dit, lorsque nous percevons un motif, une structure (pattern), nous avons du mal à en changer par la suite. Par exemple, ceux qui voient dans la continuité auront tendance à voir dans la série de dessins représentés ci-dessous un visage masculin, alors que la dernière image représente de toute évidence le corps d’une femme. A l’opposé, ceux qui voient la série à l’envers auront tendance à continuer à y voir une femme, malgré les modifications qui l’approchent de plus en plus d’un visage masculin.

une image extraite de Psychology of intelligence analysis
Image extraite de Psychology of Intelligence Analysis.

Ce qui est frappant lorsqu’on lit le livre de Heuer, c’est le peu de place consacré aux émotions. Il est vrai que ce texte date un peu : 1999. Une décennie, c’est long dans le domaine de la recherche en cognition. Les analystes de la CIA apparaissent comme des “acteurs froids”, dotés de biais cognitifs, certes, susceptibles d’être corrigés par la “bonne” méthode, mais pas de place pour “le cerveau du lézard” ou pour le “système 1? que nous évoquions précédemment… On peut bien sûr se demander si cette vision purement intellectuelle du fonctionnement mental est à l’origine de la multitude d’erreurs qui ont émaillé l’affaire des “armes de destruction massive”, un exemple quasi parfait du “biais de confirmation” qui consiste à choisir les éléments qui vont dans le sens de l’hypothèse présélectionnée, en ignorant tout ce qui pourrait la réfuter. Mais peut-être la responsabilité de l’erreur ne repose-t-elle pas sur les analystes de la CIA, puisque dès 2002, le patron de l’Agence, George Tenet aurait prévenu George Bush de l’improbabilité de l’existence de ces armes.

Parler de nouvelles langues pour comprendre autrement

On peut envisager une autre méthode pour “penser mieux”. Peut-être peut-on penser différemment en employant de nouveaux systèmes linguistiques ?

L’idée d’une possibilité d’influence du langage sur la pensée est le produit des travaux de deux linguistes de la première moitié du XXe siècle, Benjamin Lee Whorf, et dans une moindre mesure Edward Sapir. Whorf affirmait que selon le langage qu’elles utilisaient, les différentes cultures pouvaient développer des perceptions et visions du monde qui leur étaient propres jusque dans des catégories aussi abstraites que l’espace ou le temps. Depuis plusieurs décennies, l’hypothèse Sapir Whorf était tombée en désuétude… De récentes recherches tendent à la réhabiliter, sans pour autant aller jusqu’à nier l’existence d’un fond commun à toute l’humanité, un relativisme cognitif auquel l’hypothèse Sapir-Whorf risquerait de conduire (mais que ni Sapir ni Whorf n’ont jamais revendiqué). Ainsi, on a découvert que les membres des sociétés traditionnelles dont le système numérique se limitait à, “un, deux, beaucoup”, avaient plus plus de mal à compter les objets lorsque ceux-ci dépassaient une certaine quantité. Mais plus récemment encore, une série d’expériences étonnantes laissent à penser que Whorf et Sapir avaient finalement peut-être raison, mais de manière limitée.

La question qui était posée était : le langage influence-t-il la perception des couleurs ? Par exemple, si on ne possède pas de mots pour distinguer plusieurs nuances de rouge (tyrien, magenta, vif, etc.) deviendrait-on incapable de percevoir celles-ci ? Dans une première expérience, menée par Aubrey Gilbert à l’université de Berkeley, on a montré à des sujets des disques de couleurs aux nuances variées situées entre le bleu et le vert, en les plaçant soit à gauche du champ visuel (dirigé par le cortex droit, traditionnellement non linguistique), soit à droite (contrôlé par l’hémisphère gauche du cerveau, celui du langage). Lorsque les cercles étaient vus à droite, les sujets faisaient très nettement des différences entre les cercles considérés comme “bleus” et ceux catégorisés comme “verts”. Lorsqu’ils apparaissaient sur le côté gauche, il leur était plus difficile de tracer la frontière entre les deux nuances. Selon les chercheurs, c’est parce qu’ils avaient plus difficilement accès aux catégories linguistiques leur permettant d’effectuer la distinction.

Une autre expérience (.pdf) opposait des Russes et des anglophones. Les Russes possèdent plus de mots pour désigner les nuances de bleu. On leur demanda de distinguer ces nuances sur des carrés colorés, tout en effectuant une tâche non verbale (visualiser une image), et ils y réussirent mieux que les locuteurs anglais. En revanche, ils furent bien plus lents à montrer leurs talents lorsqu’ils devaient simultanément effectuer une tâche verbale (se répéter des séries de nombres). Leur cerveau gauche étant occupé, ils avaient plus de mal à mobiliser ses ressources pour reconnaitre les couleurs. Autrement dit, Whorf avait raison, mais pour une partie du cerveau seulement. Et uniquement pour les adultes, apparemment, puisque le système de perception des couleurs semble différent chez les enfants de moins de six mois, comme l’a montré une troisième expérience. Ceux-ci semblent en effet utiliser plus volontiers leur cerveau droit (non-linguistique) pour reconnaitre les couleurs, au contraire des adultes, qui recourraient plus volontiers au côté gauche.

Si l’hypothèse Sapir-Whorf est vraie, même de manière limitée, est-il possible de changer nos perceptions en apprenant des langues, voire en créant de nouveaux dialectes ? Rien n’est moins sûr, car il faudrait s’assurer que non seulement le langage influence grandement la pensée, mais que cette capacité n’est pas réservée exclusivement à notre langue maternelle. Cependant, cela n’a pas empêché certain de tenter l’expérience. En fait, comme on le verra, l’idée est partiellement à l’origine de la naissance des actuelles interfaces informatiques.

Peut-on créer par exemple des langages entièrement logiques, qui nous éviteraient de commettre les erreurs épistémologiques qui empoisonnent nos décisions. C’est ce qu’ont tenté les créateurs du lojban (issue d’un projet plus ancien, le loglan). Cette langue construite se conçoit explicitement comme un test de l’hypothèse Sapir-Whorf. Mais une telle idée n’est pas neuve. Umberto Eco, dans son livre La recherche de la langue parfaite dans la culture européenne mentionne déjà le désir, à la fin de la Renaissance, de créer des “langues a priori” qui élimineraient les “fausses idées” implantées en nous par les langages naturels. Il cite notamment le travail du savant écossais George Dalgarno, qui, dès 1661, nous explique-t-il, “affirmait la nécessité d’une langue qui parvienne à réduire, les redondances, les anomalies, les équivoques et les ambiguïtés, et précise que cela ne pourra que favoriser la communication entre les peuples et guérir la philosophie de la maladie des sophismes et des logomachies”. Eco oppose ce projet de “langue philosophique” avec l’autre vision de la langue parfaite, celle des alchimistes, qui imaginaient eux une “langue des oiseaux” basée essentiellement sur la métaphore, dont ils considéraient (à tort) les hiéroglyphes égyptiens comme l’exemple parfait.

De nouvelles interfaces pour parler et penser autrement

Engelbart et deux sourisL’idée de changer de mode de pensée ou de langage pour acquérir une meilleure compréhension du monde est en fait à la racine de l’informatique personnelle. Dans son texte séminal de 1962,”Augmenter l’intellect humain“, Douglas Engelbart, l’inventeur de la souris, s’inspirait de ces thèses pour proposer une hypothèse “néo-whorfienne” : l’idée selon laquelle notre pensée n’est pas seulement liée au langage, mais aux systèmes que nous utilisons pour exprimer nos concepts. En conséquence, changer notre appréhension des choses peut se faire par l’usage de nouvelles interfaces. Des systèmes comme l’hypertexte, qui ont donné naissance au web, ou les systèmes bureau clavier-souris de l’informatique contemporaine pouvait donc servir, selon Engelbart, à augmenter nos capacités cognitives. “Si l’hypothèse néo-whorfienne pouvait être prouvée”, explique-t-il, “et si nous pouvions voir comment nos méthodes de manipulation des symboles influencent à la fois notre langage et notre manière de penser, alors nous possèderions une aide précieuse à l’augmentation des capacités humaines”.

Pour des chercheurs comme Mitchel Resnick, du Lifelong Kindergarden (le “jardin d’enfants pour la vie”) du MIT, les langages de programmation peuvent être conçus comme des moyens d’élargir nos capacités cognitives. Ainsi, le langage inventé par Resnick, Starlogo, destiné à simuler les comportements des entités collectives, a moins pour but de recréer des situations réalistes que faire toucher du doigt à l’utilisateur un phénomène contre-intuitif pour lequel nos manières de penser ne nous ont pas préparées. Il s’agit, comme le dit Resnick, “de stimulation, pas de simulation”.

Dans cette optique “néo-whorfienne”, la réalité virtuelle apparait comme l’interface, le langage, capable de changer le plus en profondeur nos habitudes mentales et qui, évitant les erreurs de la cognition classique, intègre avec le plus de facilité le corps et l’émotion. Jaron Lanier ne pensait pas autrement lorsqu’il a inventé le concept, puisqu’il imaginait qu’une telle technologie permettrait une communication post-symbolique qui ferait de nous tous des poètes. Une idée qui ressemble fort à cette “langue des images” des hermétistes de la Renaissance, mentionnés par Eco.

De son côté, Jean-Michel Cornu, s’inspirant en partie de l’art de la mémoire des mêmes penseurs prémodernes promeut l’usage d’une “pensée 2? qui permettrait de cartographier et positionner dans un espace sémantique des idées qui s’opposeraient si elles étaient exposées dans une logique linéaire propre au langage traditionnel. Il deviendrait ainsi possible d’utiliser l’espace virtuel pour obtenir une représentation “allocentrée” de la plupart des débats en cours, et autoriserait le dépassement des rapports de force difficilement évitables dans les débats politiques ou éthiques. “Cette vision cartographique”, explique-t-il, “nous donne la possibilité, contrairement à la pensée linéaire du discours, d’appréhender pleinement la combinaison des différentes positions dans un groupe. Elle permet en cela de sortir des oppositions pour inventer de nouvelles convergences”

De fait, si, comme on l’a vu, la réalité virtuelle a trop souvent tendance à augmenter nos biais plutôt qu’à les éliminer, elle a également montré, à plusieurs reprises, ses aspects positifs. Du traitement des douleurs après amputation à celui des désordres post-traumatiques en passant par l’augmentation de la confiance en soi, les mondes virtuels nous offriront-ils une possible confirmation que notre pensée ne se résume pas au langage, mais est aussi influencée par les interfaces que nous utilisons pour l’exprimer ?

Source de l’article : Rémi Sussan

La confiance, une nécessité dans un monde virtuel

Author:  |  Category: Economie numérique

“… depuis toujours la confiance est le fondement de l’économie et de ce fait, comme hier et quelles que soient les technologies de demain, elle sera à la base des échanges commerciaux et administratifs sur Internet …”

“… Dans le monde “physique” la confiance est très souvent liée à des notions comme la proximité, la réputation, la fréquentation, l’expérience, l’amitié …”


La confiance, une nécessité dans un monde virtuel
Depuis toujours, la confiance ne se décrète pas, elle s’acquière. Le problème auquel nous sommes aujourd’hui de plus en plus confronté réside dans le fait que nous échangeons, communiquons et commerçons de plus en plus de façon dématérialisée, c’est-à-dire dans un monde virtuel.

La confiance dans le monde réel.

Dans le monde des ” échanges physiques”, bons nombres de mécanismes et de procédures, nous permettent de pouvoir accorder notre confiance à un document, une information ou toute autre support et, il faut bien l’admettre, dans le monde virtuel nous ne pouvons que très rarement compter sur ces repères.
Dans le monde « physique » la confiance est très souvent liée à des notions comme la proximité, la réputation, la fréquentation, l’expérience, la connaissance, voire l’amitié, la recommandation, le parrainage ou nos différents sens. La confiance peut également être portée par l’intermédiaire d’un tiers de confiance et même, parfois, à la suite d’un rapport de force …
En tout état de cause, quelques soient les repères utilisées, vous ne pouvez construire un véritable environnement de confiance qu’en passant par des étapes successives.
C’est ainsi qu’avec l’habitude et l’expérience, dans le monde physique, on peut accorder de plus en plus sa confiance à un environnement, une méthode, une technique, des hommes, …

Passer du monde réel au monde virtuel.
La confiance est indispensable dans le cadre des échanges commerciaux ou comportant un engagement de l’une ou l’autre des parties.
Dans le monde réel, de nombreux critères objectifs et subjectifs nous permettent, par exemple, de nous assurer de l’identité de notre correspondant, de son lieu de travail, de son appartenance à une entreprise ou une administration.
Le problème auquel nous sommes maintenant tous confronté est que, très souvent, ces critères ne sont pas utilisables « en l’état » dans le cadre des échanges dématérialisés.
C’est ainsi qu’il est tout à fait possible, pour un pirate informatique, d’usurper une identité, la votre peut-être, d’intercepter des communications de type mail, voire de modifier le contenu de l’un de vos courriers électroniques à votre insu ou à l’insu de votre interlocuteur.
Bien sûr, et heureusement pour le développement d’Internet, de nombreux services et applications dématérialisés, ne nécessitant pas une confiance particulière de l’utilisateur, se sont développés en quelques années comme, par exemple, la consultation d’informations commerciales en ligne ou différents types de téléchargements de données, d’informations ou d’applications.

Actuellement, et ce sont les statistiques qui le montrent, dans le cadre des échanges sur Internet, nous accordons plus facilement notre confiance à une « image de marque », à la réputation d’un produit, à une ligne de produits connue, à la réputation du vendeur ou à celle du concepteur.
C’est pour cette raison que le développement de la dématérialisation des échanges dans le cadre « commercial » ou « confidentiel » a nécessité la mise en place de véritables « espaces de confiance ».

Le recours à des « tiers de confiance »

Pour établir une relation de confiance entre acteurs qui ne se connaissent pas, le recours à des « tiers de confiance » a toujours été la solution privilégiée.
C’est ainsi qu’au Moyen Âge, les banquiers lombards se portaient garants des billets à ordre qu’ils émettaient et qui étaient négociables dans toute l’Europe. L’intermédiation, grâce à des « tiers de confiance », a ainsi permis les échanges de valeurs en tout point de l’Europe, même durant les nombreuses périodes troubles.
Cet aspect est important car, en général, les mécanismes informatiques liés aux échanges dématérialisés ne sont pas du tout connus et très rarement transparents.
Les utilisateurs, qui, par définition, ne sont pas des spécialistes, ne savent pas « comment ça marche » et, de ce fait, ont pris l’habitude d’agir et d’utiliser essentiellement en fonction de leurs degrés de satisfaction ou de confiance, que ce soit « a priori » ou « a posteriori ».
Pour rationaliser tout cela, et afin que les services de dématérialisation puissent se développer et devenir opérationnels, en plus d’un cadre légal ou contractuel, en plus d’une technologie, il a fallu que les opérateurs assurant les transactions apportent des garanties en ayant recours à de véritables « tiers de confiance » dans le cadre des échanges électroniques.
C’est ainsi que le principe séculaire du « tiers de confiance » s’applique désormais aux échanges sur Internet permettant ainsi le déploiement de solutions dématérialisées à l’usage des entreprises, des personnes publiques et des particuliers.

Les « tiers de confiance » du monde réel au secours d’Internet.
Mais, avoir confiance dans les échanges électroniques ne se résume pas à accorder sa confiance à des technologies. Bien sûr, l’utilisation de techniques fiables est nécessaire, mais cela ne suffit pas car la confiance dans des informations dématérialisées, c’est également une question de droit, d’identification du correspondant, de psychologie, …
C’est pour cette raison que le positionnement et l’implication d’institutionnels traditionnels de la confiance du monde physique ont été indispensables au développement des services de confiance dans la sphère numérique. C’est l’association de tous ces « tiers de confiance » référents qui apporte au monde électronique une caution et une stabilité dans le cadre des échanges dématérialisés.
Le recours à des « tiers de confiance » permet à chacun de bénéficier d’un environnement juridique, fiscal et technique fiable, pertinent et pérenne. Aujourd’hui dans l’univers de la dématérialisation, comme hier dans le monde du papier, pour être neutre, le « tiers de confiance » doit avoir une fonction et un rôle sans aucun intérêt direct avec les clients et partenaires pour lesquels il est opérateur. Pour assurer la pérennité du service, il doit pouvoir conserver les preuves des échanges et savoir les restituer à qui de droit lorsque cela est juridiquement utile, ce qui en terme de preuves peut aller jusqu’à plusieurs dizaines d’années. Enfin la légitimité d’un « tiers de confiance » est issue d’une reconnaissance publique sous diverses formes comme, par exemple, la conformité à des critères juridiques et techniques forts.
Devant la forte implication que représentent ces impératifs, vous comprenez aisément qu’il n’est pas possible de se proclamer « tiers de confiance » du jour au lendemain …

Organiser l’avenir.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication représentent un formidable potentiel d’amélioration, de simplification et de rationalisation des procédures d’échanges tant pour le secteur privé que pour le secteur public.
Les usages qui peuvent en être faits sont immenses et il serait dommageable, pour notre avenir et pour notre compétitivité, de s’en priver.
C’est pour cette raison que l’existence et l’émergence de « tiers de confiance » référents est au cœur du développement des échanges dématérialisés. C’est l’une des conditions nécessaires au développement de relations solides et fiables entre tous les acteurs comme cela a été clairement démontré lorsque le E-commerce a véritablement pris son envol.
En fait, depuis toujours, la confiance est le fondement de l’économie et de ce fait, comme hier et quelle que soient les technologies de demain, elle sera à la base des échanges commerciaux et administratifs du monde internet.

Les “chaînes de confiance” dans un monde virtuel.
Il faut bien l’admettre, l’information dématérialisée porte en elle-même des notions totalement contradictoires.
En effet, l’information numérique est par nature vulnérable car elle est immatérielle. Elle peut donc être détruite, amputée, falsifiée, plagiée ou modifiée à l’infini. De plus, un document numérique n’a pas, par nature, de « véritable original ».
Et, enfin, ce n’est presque toujours qu’une « copie » que reçoit le destinataire. On comprend donc pourquoi, dans l’univers de la dématérialisation et d’Internet, il est indispensable de trouver des intermédiaires de confiance, indépendants de l’émetteur et du destinataire, qui assureront les contrôles et les services nécessaires pour établir et garantir la confiance.
Ainsi, les échanges s’appuyant sur plusieurs « tiers de confiance » parfaitement identifiés et indépendants les uns des autres, les utilisateurs pourront bénéficier de véritables « chaînes de confiance » qui assureront la sécurité et la confidentialité de leurs échanges dématérialisés. Bien sûr, chaque « tiers de confiance » se doit d’être neutre par rapport au service qu’il apporte et donc, de ce fait, avoir une fonction et un rôle sans aucun lien direct avec les échanges pour lesquels il est opérateur ainsi qu’avec les autres « tiers de confiance » de la chaîne globale qui va de l’émetteur au bénéficiaire.
Ainsi, dans un monde où la protection technique et juridique des données est de plus en plus nécessaire voire indispensable, le recours à des «tiers de confiance» identifiés permet de bénéficier d’un environnement juridique, fiscal et technique fiable pertinent et, surtout, pérenne.

Qu’est ce qu’un « tiers de confiance » ?
Dans le monde de la dématérialisation, le « tiers horodateur » est un « tiers de confiance » qui remplace, dans le monde numérique, l’ancien « cachet de La Poste faisant foi » du monde papier. De même, le « tiers archiveur » joue le même rôle que celui du coffre à la banque dans le monde réel.
Et voici maintenant un exemple assez simple de mise en œuvre d’une « chaîne de confiance » dans le monde virtuel. Dans le cadre de la facture électronique, on passe par un « opérateur de dématérialisation » qui va transformer la facture en une donnée électronique, un « tiers de correspondance » qui va assurer le transport du document électronique vers le client, un « tiers horodateur » qui va enregistrer les dates et heures de chacune des opérations et enfin, un « tiers archiveur » qui va conserver dans le temps la facture dématérialisée ainsi que toutes les informations qui lui sont associées.

La confiance, clé de voûte du développement des échanges sur Internet, est maintenant traitée comme il se doit grâce à l’existence de « tiers de confiance » permettant ainsi à tous, entreprises, administrations et particuliers, de pouvoir bénéficier sur Internet de véritables espaces de confiance utilisables au quotidien.

POUR RESUMER
La confiance ne se décrète pas, elle s’acquiert.
Les trois éléments qui caractérisent un véritable « tiers de confiance » sont sa neutralité, sa pérennité et enfin sa légitimité.
La validité d’une chaîne de confiance repose sur l’indépendance des différents « tiers de confiance » qui la compose.