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Une activiste condamnée

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USA : Une activiste condamnée à 21 ans de prison pour “terrorisme” !

samedi 21 février 2009 par Will Potter
[Répression / Contrôle social]

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Une écologiste condamnée à 21 ans de prison en tant que « terroriste » : deux fois plus que les racistes violents

J’ai écrit de nombreux articles comme celui-ci, quand des peines de prison ont été assénées à des activistes étiqueté-e-s « terroristes » pour des crimes contre des biens matériels, et au lieu de devenir de plus en plus facile c’est de plus en plus difficile. Difficile en effet d’écrire là-dessus calmement, posément. Les condamnations ne cessent de s’alourdir. Le gouvernement est de plus en plus féroce dans ses procédures et ses manigances de plus en plus claires.

Marie Mason, militante écologiste de longue date et mère de deux enfants, a été condamnée cet après-midi à 21 ans de prison en tant que « terroriste » pour la dégradation non-violente de biens matériels dans le but de protéger l’environnement. C’est une condamnation historique, la plus longue jusqu’à présent dans une campagne orchestrée pour semer « la peur du vert » (green scare).

Avant d’aboutir à cette condamnation, le FBI a atteint de nouveaux sommets dans sa campagne visant à semer la peur des « éco-terroristes ». Les amis et la famille de Marie Mason se préparaient à assister à l’audience de son procès et à la soutenir dans ce moment difficile. Que fit donc le FBI ? Des agents annoncèrent par voie de presse que des « terroristes » assisteraient sans doute au procès de Mason. Ils déclarèrent qu’il fallait s’attendre « à ce que des membres de groupes éco-terroristes, le Front de libération de la Terre (ELF) et le Front de libération des animaux (ALF), se rassemblent et manifestent. » Ce qui est bien entendu un grossier mensonge. Tout agent du FBI digne de ce nom sait très bien que des organisations clandestines comme l’ALF et l’ELF ne manifestent pas : ce sont des groupes clandestins qui agissent dans l’ombre. Il s’agissait d’une manoeuvre délibérée pour faire craindre à tout-e citoyen-ne qu’en allant assister à cette audience de procès public, il-elle se retrouve étiqueté-e comme faisant partie de « la première menace terroriste intérieure ».

Je le répète : le gouvernement a voulu diaboliser non seulement la défenderesse mais également toute personne affirmant son soutien en assistant à un procès public. Quelle que soit votre opinion sur Marie Mason, ou plus généralement sur la campagne de « peur du vert » (green scare), vous ne pourrez nier que de telles manoeuvres sont l’antithèse de toute prétention démocratique. Intimider des citoyen-ne-s pour les dissuader d’assister à un procès politique est une façon de faire qui caractérise les pires Etats policiers.

Penchons-nous aussi sur la peine dont a écopé Marie Mason. Vingt et un ans de prison pour un incendie volontaire ayant causé environ 1 million de dollars de dommages à un projet de recherche en bio-ingénierie de l’Université du Michigan, sans qu’il n’y ait aucun-e blessé-e.

Pour comparer, signalons que le FBI a diffusé lundi un communiqué de presse dans lequel il se félicitait que quatre hommes aient plaidé coupable pour l’agression de trois Afro-Américains le soir de la victoire électorale du président Barack Obama. (Comme je l’avais écrit précédemment, le FBI s’inquiète plus des activistes écologistes que des possibles tentatives d’assassinat visant le président.)

Extrait du communiqué du FBI :
Nicoletti a conduit le groupe dans la zone de Park Hill à Staten Island, un quartier principalement habité par des Afro-Américains, où ils ont croisé un adolescent Afro-Américain et l’ont agressé. Nicoletti a frappé l’adolescent avec un tuyau en métal et Garaventa l’a frappé avec une matraque télescopique.

Les condamnations requises pour ces actes de violence raciste en rétorsion pour avoir voté pour un homme noir ? De 10 à 12 ans. À peu près la moitié de ce dont a écopé Marie Mason.

Le communiqué de presse du gouvernement déclarait que « cette procédure réussie envoie un message clair ».

Source (en anglais) : http://www.greenisthenewred.com/blog/2009/02/05/marie-mason-sentenced

À l’assaut des baleiniers

Author:  |  Category: Environnement



Il y a plusieurs vidéos sur Youtube qui parlent de Sea Shepherd, et sur Paul Watson. Il explique sa vison du monde et parle de ses aventures vécues en mer.

Vidéos de Sea Shepherd Society
http://www.youtube.com/SeaShepherdSociety

Je suis très heureux de la une. Vous pouvez lire cet excellent article au complet. Je vous invite aussi (si vous pouvez lire l’anglais) visiter le site web de l’organisation ” Sea Shepherd” et d’en devenir membre si la survie des baleines vous tient à coeur. Vous n’avez qu’à faire un don de 25$ ou plus pour devenir membre, vous pouvez bien sur donner moins. Aussi, une façon facile et gratuite de donner de l’argent est d’utiliser la page de recherche Goodsearch.com ! Les résultats sont excellents car la recherche est effectuée par Yahoo. Environ 0.01$ ira à l’organisation de votre choix (Sea Shepherd dans notre cas) pour chaque recherche.



Je croyais que Greenpeace étaient des radicaux, je sais maintenant que c’est Sea Shepherd qui agi vraiment. Greenpeace ne font que regarder les baleines mourrir, agitent des pancartes et prennent des photos… c’est certain que des photos chocs aident à recueillir des fonds ! (Fonds qui serviront à envoyer d’autres bateaux l’année d’après pour prendre d’autres photos ?)

Sept A Huit
16 janvier 2009 – 15h14
Environnement : Paul Watson, le pirate écolo
Ce combattant écologiste traque, éperonne et parfois coule des navires. Seule raison à ses actions défendre les baleines et faire respecter l’interdiction de les pêcher.

http://tf1.lci.fr/infos/sept-a-huit/reportages/0,,4203405,00-paul-watson-le-pirate-ecolo-.html

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Le vieux Farley Mowat et son équipage. Le navire de la Sea Shepherd Conservation Society fait actuellement route vers l’Antarctique.
L’activiste écologiste Paul Watson a été parmi les premiers à risquer sa vie pour sauver celle des grands cétacés en s’interposant, à bord d’un Zodiac, entre le baleinier et l’animal. En trois décennies, la Sea Shepherd Conservation Society, le groupe qu’il a fondé, a même revendiqué le sabotage de quatre bateaux qui servaient à cette chasse. Ennemi juré des baleiniers japonais, le capitaine Watson fait actuellement route avec deux vaisseaux pour traquer leurs navires pendant deux mois dans les eaux hostiles autour de l’Antarctique.

Leur objectif ? Interrompre leur chasse, quitte à foncer droit sur les navires, à tout faire pour briser leurs hélices ou à sectionner les câbles qui servent à hisser les carcasses des animaux. Et les écologistes ont prévu tout un arsenal pour y parvenir. On a notamment fixé de chaque côté du Farley Mowat — un bateau noir sur lequel flotte un drapeau de pirate — des armatures de métal aiguisées, utilisées pour tenter d’endommager la coque des baleiniers auxquels on se frottera. L’équipage surnomme ces armes, longues de plus de deux mètres, les «ouvre-boîtes».

Trois Zodiac sont aussi du voyage afin de déployer des câbles de métal fixés à des bouées et largués près des baleiniers afin que leurs hélices s’y bloquent. Sur le bateau au pont encombré, on trouve en fait tout le nécessaire pour cette poursuite, dont deux motomarines et des canons à eau. On concocte également des bombes fumigènes, «au cas». Les écologistes embarquent aussi un hélicoptère. Cet appareil servira à localiser plus aisément les bateaux «ennemis» sur cette vaste étendue d’eau.

Pour Paul Watson — à qui l’on doit aussi des interventions pour défendre les phoques dans le golfe du Saint-Laurent –, ces actions perturbatrices donnent des résultats. «L’année dernière, les Japonais ont tué 85 baleines de moins que le quota qu’ils s’étaient fixé. Nous avons protégé 85 baleines et nous les avons empêchés de chasser pendant 15 jours», affirmait-il au Devoir peu de temps avant de lever l’ancre à partir du port australien de Melbourne, le 24 décembre. «Nous n’essayons pas de faire comprendre aux gens ce qui se passe en Antarctique. Nous essayons simplement de faire appliquer la loi. Notre but est d’empêcher les Japonais de tuer des baleines, que les gens aiment ça ou non.»

Avant de barrer la route aux baleiniers, le capitaine Watson interpelle les navires par radio et les invite à quitter la zone, arguant qu’ils contreviennent aux règles internationales de conservation des espèces. Selon lui, le Japon viole le moratoire sur la chasse commerciale. Le capitaine Watson fait aussi valoir que le pays s’en prend à des animaux pourtant protégés par la Convention sur le commerce des espèces menacées et qu’il enfreint les lois australiennes sur la protection de cette portion des eaux de l’Antarctique. «Nous devons faire le travail que les États devraient normalement faire» , juge le capitaine, originaire du Nouveau-Brunswick.

Lors des deux premières campagnes, le vieux Farley Mowat, entré en service en 1956, n’a cependant pas pu atteindre une vitesse suffisante pour rattraper les puissants navires japonais. Les 43 personnes qui composaient son équipage l’an dernier ont tout de même eu droit à trois sérieux affrontements avec la flotte japonaise, dont un avec l’Oriental Bluebird, qui sert à transporter la viande des baleines au Japon. Le Farley Mowat a en effet foncé droit sur le navire japonais, et celui-ci n’a pas pu l’éviter, malgré un sérieux coup de barre. Les deux bateaux n’ont pas subi de graves dommages, mais celui des écologistes aurait pu être sérieusement endommagé par ce bâtiment deux fois plus gros que lui. Et les côtes les plus proches étaient à une semaine de navigation parfois pénible.

Pour les membres de la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS), le jeu en vaut la chandelle. «Je ne vois pas pourquoi il serait anormal de risquer sa vie pour protéger des baleines. Après tout, il y a beaucoup de gens qui sont prêts à mourir pour leurs convictions, explique M. Watson. Et d’ailleurs, je fais des choses dangereuses depuis trois décennies et je suis toujours vivant. Jamais un membre de mon équipage n’a été blessé et nous n’avons jamais blessé personne.» Il ajoute que son groupe est «non violent» et que son action se limite à s’attaquer «à de l’équipement utilisé pour des activités criminelles».

Le gouvernement japonais considère quant à lui que la SSCS est une organisation «dangereuse et criminelle» et a souvent demandé à l’Australie d’intervenir militairement pour la chasser de la zone, mais en vain. Les Australiens sont en fait farouchement opposés à toute forme de chasse à la baleine, même celle dite scientifique, pratiquée par les Japonais.

Retour à la chasse

Cette année, la partie risque par ailleurs d’être plus corsée dans les eaux bordant l’Antarctique puisque la SSCS s’est dotée d’un deuxième navire, plus rapide, le Leviathan. En tout, 60 membres d’équipage, tous bénévoles, ont levé l’ancre pour un voyage de plus de 4000 kilomètres dans des eaux glaciales et souvent houleuses. M. Watson qualifie lui-même ses équipages d’«armée internationale de défense des baleines» puisque les membres proviennent d’une trentaine de pays différents.

De son côté, le Japon a déployé cinq bateaux destinés à la chasse, dont trois servant au harponnage. Un navire-usine, le Nisshin Maru, un monstre d’acier de 130 mètres faisant 8000 tonnes, sert à recueillir les prises, ensuite dépecées à bord et expédiées au Japon sur un autre bâtiment.

Après avoir de nouveau échoué cette année à faire faire lever le moratoire sur la chasse commerciale à la dernière réunion de la Commission baleinière internationale (CBI), les Japonais ont annoncé leur intention de doubler leurs prises de cétacés, les faisant passer de 440 à 850. Il s’agit essentiellement de petits rorquals, mais deux espèces menacées de disparition figurent également au tableau de chasse, soit une cinquantaine de rorquals communs et autant de baleines à bosse.

La zone où les baleiniers pêchent comprend le «sanctuaire de l’hémisphère Sud» décrété par la CBI. Plusieurs espèces de baleines vont y passer l’été austral, essentiellement pour se nourrir dans ces eaux riches en plancton. Pour le capitaine Watson, l’illégalité de cette chasse ne fait aucun doute. «Ce que les baleiniers japonais font dans le sanctuaire antarctique des baleines est tout simplement diabolique, affirme-t-il. Les actions du Japon sont illégales, immorales, et représentent un crime contre l’humanité, la Terre et les générations futures.»

Bisbille entre écologistes

Si la SSCS et Greenpeace ont toutes deux mené des actions contre la chasse aux cétacés, ces organisations sont pourtant de véritables frères ennemis. Paul Watson est lui-même très critique à l’endroit de cet autre groupe d’écologistes. «Notre intention est de stopper cette chasse criminelle. Nous ne sommes pas une organisation de protestation. Nous sommes ici pour faire respecter les règles internationales de protection des espèces. Nous ne brandissons pas d’affiches, nous intervenons», lance-t-il.

Le capitaine du Farley Mowat est pourtant un des cofondateurs de Greenpeace, en 1972. Il a quitté cette organisation pour fonder la Sea Shepherd Conservation Society en 1977. L’activiste a même déjà qualifié les membres de Greenpeace de «dames Avon» de l’écologisme. Ironie du sort, les deux groupes se rendent à la même période en Antarctique pour protester contre la chasse à la baleine. Comme Greenpeace désapprouve les méthodes de la SSCS, ses militants refusent d’informer le capitaine Watson et son équipage de la position des baleiniers japonais.

«La SSCS est différente de Greenpeace parce que nous n’organisons pas de manifestations, nous intervenons contre les activités illégales, soutient-il. Greenpeace a un bateau suffisamment rapide pour arrêter les baleiniers, mais ils ne le font pas. Moi, je ne pourrais pas regarder les baleines être torturées et agoniser alors que je ne ferais que filmer et photographier la scène.»

Et il n’a que faire des critiques. «Trouvez-moi une seule baleine qui soit en désaccord avec nos actions et je promets que je ne recommencerai plus!», lance-t-il. Son organisation a par ailleurs reçu l’appui de plusieurs personnalités, notamment les acteurs Martin Sheen, Pierce Brosnan et Christian Bale.

L’oeil de la baleine

C’est en 1975, au large des côtes californiennes, que le capitaine des pirates verts a décidé de se consacrer à la protection de la vie marine. Filant à bord d’un Zodiac de Greenpeace, il s’est interposé entre un baleinier soviétique et un cachalot. Le navire a alors tiré son harpon à tête explosive juste au-dessus de sa tête, frappant la baleine. «Le cachalot criait et le son ressemblait à celui d’un être humain, se souvient-il. Et ce que j’ai vu a changé ma vie pour toujours. Alors que la baleine sortait sa tête, au milieu d’une mare de sang, j’ai vu de la compréhension dans son regard. La baleine, qui devait peser 60 tonnes, aurait pu réduire en miettes notre petit bateau, mais elle a compris que le harpon ne venait pas de nous et elle a évité notre bateau. Je me suis toujours senti redevable à cette baleine, qui a épargné ma vie. Alors, j’ai décidé de consacrer ma vie à protéger les cétacés.»

Et il a déjà démontré la fermeté de sa volonté: il avoue candidement que des membres de la SSCS ont coulé deux baleiniers amarrés au port islandais de Reykjavik en novembre 1986. À cette occasion, ils ont aussi détruit une usine de transformation de viande de baleine en Islande. «Ce n’était pas illégal parce que la chasse était illégale», martèle-t-il. Cette année-là, le moratoire sur la chasse commerciale est entré en vigueur. «En 1988, je suis retourné en Islande pour demander à être arrêté. J’ai même reconnu les actes que j’avais commis, rappelle le militant. Après m’avoir gardé en prison pendant une nuit, les policiers m’ont reconduit à l’aéroport et m’ont expulsé du pays. Ils savaient que le fait de m’intenter un procès leur ferait subir un procès à eux aussi.» Les autorités l’ont effectivement expulsé, mais pour avoir enfreint les règles de la circulation maritime. La SSCS a alors perdu son statut d’observateur à la Commission baleinière internationale.

L’infatigable pourfendeur des chasseurs de cétacés a en outre revendiqué le sabotage du baleinier portugais Sierra, en 1980. Le bateau avait été coulé à l’aide de mines-ventouses. La Norvège a aussi exigé en vain son extradition des États-Unis, en 1997, pour le sabotage du baleinier Morild. Son organisation a également été tenue responsable d’avoir endommagé, en mer, un autre baleinier norvégien et un bateau de pêche néerlandais.

Le capitaine Watson, aujourd’hui âgé de 57 ans, entend bien poursuivre son action. «Nous sommes au XXIe siècle et la chasse à la baleine n’a plus de raison d’être. Nous avons mené une véritable guerre contre les baleines depuis beaucoup trop longtemps. Ce sont des créatures qui ont une structure sociale élaborée et une intelligence très complexe. Nous avons beaucoup à apprendre de ces animaux.» Il estime d’ailleurs que «si nous ne sommes pas capables de protéger les baleines et les océans, je ne vois pas comment nous pourrions nous-mêmes survivre. C’est pour cela que nous contestons le mode de vie de l’humanité, qui mise sur la surconsommation et la destruction des ressources naturelles. Bref, des choses dont on préfère bien souvent ne pas parler».

Éco-guerrier

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« Éco-guerrier » est le terme qu’emploient pour se désigner eux-mêmes les écologistes activistes qui s’impliquent directement dans des actions pour la préservation de l’environnement. Le terme désigne également le mouvement qui les regroupe.

Le mouvement éco-guerrier, relativement non formel, est surtout développé dans les pays anglo-saxons (sous le terme eco-warrior). La plupart du temps les éco-guerriers ont recours à des actions pacifistes, mais n’excluent pas toujours l’usage de la violence.

L’action type des éco-guerriers est l’occupation de zones vouées à un chantier assez contestable (extension des pistes d’un aéroport, nouvelle autoroute…) sur un site remarquable, ils vont donc faire en sorte d’empêcher les travaux jusqu’à leur abandon. Pour ne pas être chassés ou délogés, ils peuvent par exemple creuser des tunnels étroits dans lesquels ils vont se cacher, empêchant ainsi toute évacuation du campement et donc tous travaux.

Étant donné le caractère très contesté des travaux, ils ont généralement un soutien actif des riverains qui leur apportent assistance (nourriture, eau…).

Un autre cas typique est l’occupation d’arbres : pour empêcher l’abattage de zones forestières, certains activistes sont allés occuper en permanence des plates-formes sommaires installées dans les arbres. Certaines occupations ont duré plus de deux ans.

Mais la palette d’action est très large : planter des arbres dans les zones urbaines, occuper le siège d’une industrie, l’attaquer en justice, faire des recours légaux dès qu’il semble juste de stopper une activité humaine qui a des répercussions dommageables directes sur l’environnement.

Ces mouvements sont pour l’instant peu développés dans les pays latins, mais les modèles socio-économiques et politiques se rapprochant de plus en plus du modèle anglo-saxon, il est probable que de tels mouvements s’y développent dans l’avenir.

Il est habituellement fait référence aux éco-guerriers comme un mouvement « occidental » or il est intéressant de le comparer au mouvement Chipko en Inde qui a combattu l’abattage de forêts.

Pas de compromis dans la défense de Mère la Terre.
No Compromise in Defense of Mother Earth.

Royal Mail

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ROYAUME-UNI •  Une privatisation qui ne passera pas comme une lettre à la poste

Le 26 février, le gouvernement britannique présentera devant la Chambre des lords son projet de loi de privatisation partielle de Royal Mail. L’Etat céderait 30 % du capital à des opérateurs privés. Mais cette mesure est vivement contestée dans les rangs du Parti travailliste, par au moins 125 députés, et jusqu’au sein du gouvernement. “Les rebelles prédisent que le projet de loi n’arrivera sûrement pas devant la Chambre des communes avant l’automne, ce qui laisse du temps au gouvernement pour convaincre les sceptiques”, explique The Guardian. “Mais, s’il y arrive, il a toutes les chances de devenir une loi, car les conservateurs ont annoncé hier qu’ils soutiendraient le gouvernement.”

L’ultime krach

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Au début, tout ira bien. L’Amérique est fière de son nouveau président. Le monde se réjouit de son accession au pouvoir. Au début, Barack Obama va dépenser des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques, les consommateurs, les entreprises, l’Amérique tout entière. Le monde lui prêtera allègrement ces montagnes d’argent d’une ampleur sans précédent. Les investisseurs se sont arraché les obligations à dix ans mises en vente par le Trésor américain ces derniers jours. Depuis plus d’un mois, leur taux d’intérêt est inférieur à 2,5 %, plus bas niveau depuis plus d’un demi-siècle. Dans une finance où les repères ont pratiquement tous volé en éclats depuis l’automne, le monde est trop heureux d’acheter le produit financier le plus sûr au monde. Et offre ainsi un gigantesque « golden hello » (cadeau de bienvenue) à Obama pour relancer l’économie de son pays.

Le problème, c’est qu’il n’y pas que des débuts dans la vie. D’ailleurs, plus on avance dans la vie, plus on a observé des aubes glorieuses suivies de crépuscules piteux. L’élection du jeune Valéry Giscard d’Estaing et sa défaite endiamantée sept ans plus tard, la nomination éclatante de Serge Tchuruk à la tête d’Alcatel et son éviction sous les vivats boursiers, les coups de tête brésiliens et le coup de boule italien de Zinedine Zidane, ou en remontant dans l’histoire le Pétain de Verdun et le Pétain de Vichy… Rares sont les parcours aussi cohérents que celui de George W. Bush, avec une élection laborieuse, voire douteuse, une présidence calamiteuse et une fin de mandat désastreuse. Il serait heureux non seulement pour Barack Obama, mais aussi pour toute la planète que le quarante-quatrième président des Etats-Unis fasse tout l’inverse.

Le problème à nouveau, c’est qu’il faudra beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent au nouveau locataire de la Maison-Blanche. Le « golden hello » suffira-t-il ? Le déficit budgétaire des Etats-Unis pourrait atteindre le montant astronomique de 2.000 milliards de dollars cette année. En une seule année, l’excès des dépenses sur les recettes atteindra le montant cumulé… sur les quinze dernières années (1993 à 2007, y compris quatre années Clinton d’excédents). Avec les plans Bush, Paulson et Obama, 1.700 milliards de dollars d’argent public auront été injectés en deux ans. Et l’Amérique ne sera pas le seul emprunteur public. A en croire les chiffres annoncés par les gouvernants, les plans de relance annoncés en Europe et en Asie devraient pomper près de 2.000 milliards de dollars. Avec une telle demande de capitaux, les emprunteurs publics risquent de connaître en 2009 le même choc que les emprunteurs privés en 2008 : le passage brutal d’une liquidité abondante à la sécheresse.

Il paraît bien sûr difficile d’imaginer des Etats sans prêteurs. Mais au Moyen Age, la disparition de royaumes incapables de lever de l’argent frais pour payer leurs gardes suisses était, si l’on ose dire, monnaie courante. Il y a à peine un an, il paraissait tout aussi farfelu d’évoquer l’effondrement des stars de Wall Street. Et il y a trois mois, l’Etat islandais aurait sauté comme une vulgaire banque si les Russes ne lui avaient pas prêté 4 milliards d’euros à la dernière minute. Les Etats-Unis sont infiniment plus puissants. Mais il y a un an, les premières banques mondiales, Bank of America et Citigroup, étaient elles aussi infiniment plus puissantes que la petite allemande IKB, premier établissement financier balayé par la crise du « subprime » en juillet 2007. Depuis, elles ont montré elles aussi leur vulnérabilité. L’Islande sera peut-être aux Etats-Unis ce que fut IKB à Citigroup : le signe avancé d’une déroute inconcevable.

Heureusement, nous n’en sommes pas encore là. Pendant des mois, Barack Obama va pouvoir emprunter sans le moindre problème. Et si d’aventure il a un problème, la Réserve fédérale imprimera des billets pour financer ses projets. Mais la faillite des Etats-Unis n’est plus un scénario inimaginable. Certains prévoient déjà que l’Amérique échappera au pire cette fois-ci… pour succomber lors de l’éclatement de la prochaine bulle. Tous les autres gros emprunteurs ont toujours fait défaut à un moment ou l’autre. Même l’Angleterre, en 1672.

[20/01/09] JEAN-MARC VITTORI
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4820433-l-ultime-krach.htm

Obama

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Obama va demander 200 milliards de dollars pour financer les guerres

[ 26/02/09  - 12H02 - AFP  ]

Le président américain Barack Obama va demander plus de 200 milliards de dollars sur les 18 mois à venir pour financer l’effort de guerre américain, a rapporté CNN jeudi.

CNN, citant des responsables de la défense anonymes, a précisé que la demande de Barack Obama comprenait 75,5 milliards de dollars pour 2009 pour envoyer des renforts américains en Afghanistan.

Les dépenses consacrées aux guerres en Irak et en Afghanistan pour l’année fiscale 2010, qui commence en octobre, font partie du projet de budget que présente jeudi Barack Obama. Ces dépenses faisaient l’objet de lois de finances distinctes sous la présidence de George W. Bush.

Le budget du Pentagone s’est établi pour l’année fiscale 2009 à 515 milliards de dollars, hors coût des guerres en Irak et en Afghanistan.

En ajoutant les coûts estimés de ces deux conflits, le total des dépenses militaires s’élève à environ 650 milliards pour l’année fiscale 2009, contre 670 milliards en 2008.

Barack Obama présente jeudi son premier budget, transposant dans les chiffres et les projets son engagement à mener de grandes réformes comme celle de la couverture santé tout en réduisant les dépenses de l’Etat.

Ce budget qui tracera seulement de grandes lignes budgétaires avant d’être détaillé plus tard dans l’année “investira dans trois domaines absolument vitaux pour l’avenir de notre économie: l’énergie, la couverture santé et l’éducation”, a déjà dit M. Obama.

Il a fait part de son intention de diviser par deux le déficit américain d’ici à 2013 et a indiqué que son administration avait identifié 2.000 milliards d’économies sur 10 ans et cesserait de financer des programmes d’armements inutiles.

les echos … obama-va-demander-200-milliards-de-dollars-pour-financer-les-guerres

LE GRAND SOIR

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17 février 2009
L’UNION de nos FORCES contre la FATALITÉ MÉDIATIQUE

Les médias nous empoisonnent de leurs mensonges, la société nous divise jusqu’à l’isolement et la crise capitaliste nous cloue à la misère. STOP ! Nous refusons l’asservissement. Une brigade d’action se met en place pour enquêter de façon indépendante, libre et audacieuse sur des sujets importants méprisés par les élites . Pour connaître la vérité il faut aller la chercher. Nous n’avons besoin de rien sinon de solidarité. Unissons-nous et agissons !
Chers lecteurs, chers acteurs,

J’écris ce court article pour vous proposer de participer à une coopérative éditoriale, ou encore une communauté d’action. Il s’agit de surpasser la fatalité et d’unir nos forces dans un projet d’investigation libre et indépendant. La communauté d’action est une vision de la coopération nourrie de la sueur et de l’intelligence, de l’audace et de l’improvisation. Le projet est de rompre la passivité face à la masse des médias et des informations qui nous bombardent chaque jour. On se nourrit de ce que l’on nous donne et la nourriture n’est pas bonne. Mais plus encore le but est, en ces temps de crise (ou complot ?), de valider le principe de solidarité face à la loi de la misère, aussi bien matérielle que intellectuelle.

La misère est une arme du mensonge parce que la rente promise aux investigateurs et journalistes n’est que le gage de leur asservissement aux puissances que justement nous dénonçons et proposons de démasquer. Nous ne sommes pas salarié, ni producteur de quoi que ce soit. Nous voulons simplement partager et faire partager, impliquer et responsabiliser chacun, enfin ceux et celles dont l’âme révoltée piétine d’impatience. Nous décidons de partir en Grèce pour rencontrer et partager les aspirations d’une partie d’un peuple en révolte. Les médias sont restés vagues et superficiels, à vrai dire, maintenant que le spectacle est ailleurs, il ne reste que quelques images confuses dans les têtes. Pourtant il y a eu l’assassinat d’un jeune par la police. Pourtant les mouvements se structurent dans toutes les couches de la société. Pourtant des groupes révolutionnaires revendiquent des actions de propagande par le fait. Mais que se passe-t-il ?

Nous pouvons attendre le prochain mort ou les prochaines émeutes pour savoir ce qu’en diront les journalistes payés par Lagardère et Arnaud, Murdoch ou Black.

Ou nous pouvons y aller nous mêmes.

Comment ?

Moi je ne parle pas grec, par idéologie j’ai renié l’english, je n’ai pas de tas d’or, par idéologie j’ai renié salariat et assedic, je n’ai pas de contacts sur place, je n’ai pas ci, je n’ai pas ça… ou mille autres excuses fatalistes. Une poignée d’hommes et de femmes sont toujours à la source de grands projets, parfois des révolutions, si leur détermination, leur solidarité et leur audace sont à la hauteur des combats qu’ils entendent mener.

A vrai dire moi tout seul je n’ai pas grand chose. Et je ne peux pas grand chose. Mais je ne suis pas seul, vous êtes avec moi.

Ce court article est donc un appel à la solidarité, un appelle à former une brigade d’action, ainsi nous aider nous-mêmes, aider les compagnons grecs, valider le principe d’union et se servir ainsi de la communauté qui existe vit et réagit au moyen du site legrandsoir.info. Moi même j’y écris, je partage avec les compagnons des discussions qui souvent tournent autour du thème de notre impuissance et des possibilités d’action, qui souvent tourne autour du Que faire ? Et bien agissons !

Je ne vais pas faire plus long ici, seulement je vous invite à me contacter directement si vous souhaitez vous unir à ce projet immédiat. Tout est bien venu, tout savoir, toute connaissance, tout contact, tout conseil, tout prêt de matériel et bien sur tous camarades de route et de lutte (et même de l’argent pour engraisser la caisse collective). Ainsi je vous expliquerai la démarche, le projet tel qu’il est aujourd’hui et comment il peut évoluer. Nous avons la chance de pouvoir utiliser la communauté de lecteurs et d’acteurs du site legrandsoir.info pour éditer les articles, documents audio ou vidéo, nous avons la chance de pouvoir partager avec la communauté du site legrandsoir.info pour orienter les enquêtes en temps réels via l’outil Internet, d’impliquer tout le monde et de créer un lien direct différent des billets d’humeur habituels. Ainsi nous validerons ensemble le procédé pour d’autres actions, nous partagerons les résultats pour les actions futures, et nous clouerons, au passage, les becs de ceux qui nous pensent si virtuels.

Par ailleurs, bien que projet plus solitaire, je me suis appuyé sur la communauté d’action des gens engagés sur place lors d’un projet similaire en Colombie . J’ai partagé les témoignages et enquêtes sur le site, vous pouvez ainsi vous rendre compte, et de la démarche, et des possibilités et de quelques résultats précieux qui peuvent être obtenus :

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8027
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7499
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7623
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7419

Archibald Emorej.

contact : lesbrigades@gmail.com

© LE GRAND SOIR – Diffusion non-commerciale autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
http://www.legrandsoir.info

EFSA

Author:  |  Category: Environnement

L’ancienne ministre de l’environnement (1995) Corinne Lepage, fondatrice et présidente du CAP 21, co-fondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate et membre fondatrice de la CRII-GEN, une association d’étude de l’impact des techniques génétiques sur le vivant, est connue pour ses positions anti-OGM.

Cet été, elle a rendu un rapport sur les conditions de l’expertise dans le domaine des OGM, elle a aussi assisté aux réunions réunissant différents ministres européens de l’environnement sur le sujet. Le dessous des cartes elle connaît, et nous les révèle aujourd’hui.

Le plus grand carnaval

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Chaque année, au mois de février, le plus grand carnaval du monde fait battre le coeur du Brésil. 700.000 personnes en moyenne assistent aux défilés de Rio et, de Hanoi à Paris, tout le monde peut voir les images de ces danseurs de samba costumés. Aucune danse au monde ne connaît une telle médiatisation et, pourtant, la samba reste paradoxalement très mal connue.

Alors qu’il y a quelques années, trouver un cours de samba en France relevait du challenge, aujourd’hui, en réponse à une demande grandissante, l’offre s’est très nettement élargie. L’année du Brésil en France, en 2005, a tout changé. Comme l’explique Alessandra Cabral, professeur de danse, chorégraphe et fondatrice de l’association Allez Samba : “Le nombre d’adhérents augmente tous les ans d’au moins 10 à 20 %. En 2004 j’avais une trentaine d’élèves, aujourd’hui, j’en ai 250.” Mais la samba demeure encore assez confidentielle en Europe. Il n’y a pas de diplôme d’Etat pour ses professeurs, ni de compétitions pour ses pratiquants. (1) Pour le commun des mortels, lorsque la samba n’est pas confondue avec la salsa, elle évoque globalement une fille passablement dévêtue qui danse sur un char pendant le carnaval de Rio.

Une vision déformée

Rien de plus normal, puisque c’est à peu près tout ce que l’on montre en Europe des carnavals brésiliens. Ces filles, les passistes, sont pourtant loin d’être représentatives du carnaval : “Elles ne rassemblent pas plus de 10% des personnes qui défilent. C’est malheureusement la marque qu’on a exportée du Brésil donc on met de plus en plus en avant ces femmes complètement nues.” Le foot, les filles dénudées et la samba : voilà les images qu’on a du Brésil. Alessandra Cabral raconte que le football est en effet une passion commune à tous les Brésiliens mais que pour le reste, il s’agit plutôt de clichés : “Beaucoup de gens croient que tous les Brésiliens savent samber, mais c’est faux. C’est comme dire que tous les Français dansent le french cancan ! En réalité, il n’y a qu’une infime partie de la population qui sambe.” Le Brésil est un pays immense : 17 fois la surface de la France. Autant dire que les pratiques varient beaucoup d’une région à l’autre. Si les Brésiliens ont en commun l’amour de la danse, ils ne pratiquent pas tous la même. Alors qu’à Rio, la samba est très répandue, dans le Nordeste, on danse le coco, le malakatu et le forro : “A l’intérieur du Brésil, il y a des endroits où ils n’ont jamais vu quelqu’un danser la samba.”

Fédérer les Brésiliens

Alors pourquoi cette danse est-elle malgré tout le symbole de l’ensemble du pays ? Une volonté politique se cache derrière cette prééminence. Dans un pays de cette taille, il était nécessaire de fédérer le peuple autour de certains éléments pour que le pays n’éclate pas. Dans les années 1930, “l’époque est à l’invention de la nation et à la découverte émerveillée du génie de son peuple.” (2) Le gouvernement Vargas cherche des éléments fédérateurs pour la construction d’une identité brésilienne commune et l’affirmation d’une image positive du Brésil à l’étranger. Jusque-là méprisée pour ses liens avec la communauté noire – elle était même interdite au début du XXe siècle -, la samba est alors prise comme modèle de réussite du métissage. En 1935, le carnaval est officialisé et le gouvernement de l’Etat de Rio ouvre les portes de son théâtre municipal aux bals de carnaval. Un an plus tard, le département de propagande du gouvernement organise une édition spéciale de son émission de radio pour l’Allemagne nazie avec qui il entretient encore des liens amicaux. Le thème est la samba : la danse représente désormais la culture brésilienne dans les relations internationales. (3) Par la suite, les communistes brésiliens érigeront aussi la samba comme élément clé de l’identité brésilienne (et de la lutte des classes). Près de 80 ans plus tard, l’intégration de cette danse comme symbole du Brésil dans l’imaginaire collectif a tellement bien fonctionné qu’un Brésilien qui ne sait pas samber est montré du doigt».

(1) Il existe bien une épreuve de samba dans la catégorie danses latines en danse de compétition, mais elle ne ressemble à aucune danse brésilienne.
(2) Michel Agier, ‘Samba, la politique et la transe’, in
‘Danse latines, le désir des continents’, éditions Autrement, 2007.
(3) Paola Berenstein-Jacques,
‘Les Favelas de Rio, un enjeu culturel’, éditions L’Harmattan, 2001.

Une danse de pauvres

Pourtant, à l’origine, la samba était uniquement dansée par les couches les plus populaires de la société. Les élites du pays étaient peu familières de cette culture de la favela et auraient plutôt rougi d’être vues s’adonner à cette danse. Mais avec l’engouement international pour le carnaval à partir des années 1990, les classes supérieures ont voulu se mettre à samber, “et là, elles se sont rendu compte qu’elles ne savaient pas le faire.” Comme le hip-hop, la samba est une danse de rue. L’apprentissage se fait naturellement, en regardant une cousine, un oncle, une personne plus âgée danser et en les imitant. Pas de cours, ni d’école. (4) Difficile donc de danser la samba si on n’a pas baigné dans un environnement où tout le monde sambe déjà. Depuis une quinzaine d’année, des écoles de samba ont donc commencé à développer une méthodologie d’apprentissage pour répondre à la demande des élites et des étrangers qui souhaitent défiler.

Quand les plus pauvres deviennent rois

Les Brésiliens des favelas, jusqu’alors méprisés, détiennent désormais un savoir que les élites n’ont pas. Ce sont aussi eux qui préparent le carnaval tout au long de l’année. De ce fait, lorsque les Brésiliens des beaux quartiers participent aux défilés, ils obéissent aux ordres des habitants des favelas. Ce renversement de situation a un impact sur le regard porté sur ces quartiers. Dès les débuts du carnaval, le ton des journalistes change : “En étant apparemment une chose qui rend la ville plus laide, la favela a aussi sa beauté (…). C’est le laboratoire musical de Rio, le versant où le Carioca va chercher tous les sons qu’embellissent son carnaval.” (5) Les habitants des quartiers défavorisés se réapproprient leur image au travers des textes de samba, qui parlent très souvent des favelas, et du carnaval, chaque communauté se montrant sous le jour qui lui plaît au travers de la thématique de spectacle choisie. La chercheuse Paola Berenstein-Jacques l’a prouvé : l’histoire de la samba et des favelas vont de pair, la valorisation de l’une entraîne celle de l’autre. (6)

Un moteur de changement social

La samba et le carnaval permettent même aux populations défavorisées de s’affirmer plus ouvertement sur la scène nationale. Ainsi, le bloc carnavalesque de la favela noire de Liberdade, Ilê Aiyê, s’est peu à peu transformé en une composante centrale du mouvement noir bahianais. Un peu plus de 30 ans après sa création, Ilê Aiyê est devenu un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et une association qui anime un programme d’aide aux enfants des rues, parmi de nombreuses initiatives. Dans la même veine, à Rio, le groupe culturel AfroReggae travaille depuis une dizaine d’années dans la favela de Vigaro Geral. Cette association créée par des habitants du quartier a commencé par détourner les jeunes des gangs avec quelques cours de percussions et de danse brésilienne. Aujourd’hui, AfroReggae c’est soixante-dix projets dont dix groupes de musiciens, des troupes de cirque, des documentaires, une station de radio et un défilé de mode à la Sao Paulo Fashion Week. L’association intervient aussi dans les prisons et a fait des émules dans une favela voisine.

De simple danse et musique régionales, la samba est devenue un élément de cohésion sociale à l’échelle locale, comme nationale. A l’international, elle offre du Brésil l’image d’un pays de sourire et de fête malgré son taux de criminalité parmi les plus élevés au monde. Au Brésil, un dicton populaire raconte que “tout finit toujours en samba.” Dire que “tout commence toujours avec une samba” serait peut-être plus approprié.

Chute du dollar [2]

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Suite de l’article : Chute du dollar [1]

http://patrick-germano.com/news-politics/chute-du-dollar-1/

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Le pétrodollar est devenu la clé de l’hégémonie économique américaine dans les années 1970.

Un pétrodollar est un dollar gagné par un pays grâce à une vente de pétrole. Entre 1972 et 1974, le gouvernement des États-Unis promettait à l’Arabie Saoudite, dans le cadre de la Commission économique américano-saoudienne, d’apporter à la dynastie des Saoud son soutien technique et militaire, en échange de quoi l’Arabie Saoudite s’engageait à n’accepter que des règlements en dollars pour son pétrole. Cet accord, autour duquel aucune publicité n’a été faite et que le public comprend mal, permettait à la famille régnante en Arabie Saoudite d’obtenir la sécurité dont elle rêvait dans une région pleine de périls et fournissait aux États-Unis un allié sûr et essentiel parmi les membres de l’OPEP. L’Arabie Saoudite est le plus gros producteur de pétrole de l’OPEP, où elle occupe une position prépondérante. Elle est aussi le seul membre de ce cartel à ne pas être tenue de respecter un quota de productivité. C’est un « producteur fluctuant », ce qui signifie qu’elle peut augmenter ou diminuer sa production de pétrole pour provoquer une pénurie ou saturer le marché mondial. Par voie de conséquence, c’est pratiquement l’Arabie Saoudite qui détermine le prix du pétrole. Peu de temps après l’accord entre les États-Unis et le gouvernement saoudien, les autres pays de l’OPEP décidèrent de fonctionner selon le même principe et depuis cette date toutes les transactions pétrolières se font en dollars. Le standard pétrolier était devenu celui du dollar.

Pourquoi cela revêt-il une telle importance ?

Le pétrole n’est pas seulement le produit le plus important de tous les échanges internationaux. C’est le moteur de l’industrie, sans lequel aucune économie moderne ne peut fonctionner. Si l’on ne possède pas de pétrole, on est obligé d’en acheter, et si l’on veut l’acheter sur les marchés mondiaux, on est communément obligé de le payer en dollars. Les autres pays traitent les dollars comme l’or, ils les achètent et les accumulent, parce que sans dollars, ils ne peuvent pas acheter de pétrole. En 2002, un ancien ambassadeur des États-Unis en Arabie Saoudite déclara ceci à une commission du Congrès américain : « Ce que les Saoudiens auront accompli de plus remarquable, sur le plan historique, aura été entre autres d’insister pour que le prix du pétrole continue d’être en dollars, en partie par amitié pour les États-Unis. Ce qui fait que le Trésor américain peut émettre de la monnaie et acheter du pétrole, une prérogative unique par rapport aux autres pays. »

Ce système, qui fait du dollar la monnaie de réserve pour les échanges pétroliers a pour conséquence de maintenir la demande en dollars « artificiellement » forte. Cela permet aux États-Unis d’émettre des dollars à un coût quasiment nul pour financer des dépenses militaires plus importantes ainsi que la consommation de produits d’importations. Il est possible, en théorie, d’émettre des dollars en quantité illimitée. Tant que les États-Unis n’ont pas de rival sérieux et tant que les autres pays font confiance au dollar, le système se perpétue.

C’est ce contexte qui a servi de base essentielle à l’hégémonie économique des États-Unis depuis les années 1970. Cela va sans dire, ce système permet à l’administration américaine de contrôler avec efficacité le marché pétrolier mondial.

Le pétrodollar est l’une des bases fondamentales de l’économie mondiale moderne qui rejaillissent inévitablement sur la géopolitique. Tandis que, pour les élites politiques et économiques des États-Unis, il a été source d’avantages indéniables, il a lié inextricablement le destin de l’économie américaine au devenir du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale.

Dans ces conditions, les dollars s’accumulèrent rapidement dans les banques étrangères, particulièrement celles qui desservaient les pays exportateurs de pétrole. Ces pétrodollars eurent une conséquence supplémentaire ; en effet contrairement à l’Europe occidentale et au Japon, la plupart des pays exportateurs de pétrole étaient limités en matière de consommation et de développement au plan national. C’est cette donnée qui amena l’administration Nixon à persuader ces pays d’ acheter des obligations et des bons du trésor américains, stratégie que les administrations suivantes adoptèrent pour réduire une balance des paiements fortement déficitaire. En effet les exportateurs de pétrole ont pu réinjecter ces pétrodollars dans le système économique des États-Unis avec un risque zéro. « Tant que le pétrole de l’OPEP était libellé en dollars et tant que l’OPEP investissait ses dollars dans des placements du gouvernement américain, ce dernier bénéficiait d’un double prêt. La première partie de ce prêt concernait le pétrole : le gouvernement pouvait émettre des dollars pour payer le pétrole, ce qui dispensait l’économie américaine de produire des biens et des services en échange du pétrole jusqu’à ce que l’OPEP achète des biens et des services avec ces dollars. Il est évident que cette stratégie ne pouvait fonctionner que si le dollar était utilisé pour les transactions pétrolières. La seconde partie du prêt concernait toutes les autres économies, contraintes de payer leur pétrole en dollars mais n’ayant pas la possibilité d’en émettre. Ces économies étaient obligées d’échanger leurs biens et services contre des dollars afin de pouvoir acheter à l’OPEP. » (David E. Spiro, The Hidden Hand of American Hegemony : Petrodollar Recycling and International Markets, Ithaca : Cornell UP, 1999, p. 121)

Pendant longtemps, tout se passa sans encombre. Toutefois, la fin du bloc soviétique, l’émergence d’une nouvelle Europe unifiée ainsi que la création de l’Union monétaire européenne au début des années 1990 entraînèrent en une remise en question sans précédent de la situation de leader mondial des États-Unis. En particulier la création de l’euro fin 1999 ajouta une donnée entièrement nouvelle au système financier mondial. La création de l’euro est l’événement qui a le plus marqué les marchés financiers mondiaux depuis l’abandon de la couverture-or du dollar par les États-Unis en 1971. Quelques années à peine après sa naissance, l’euro constitue une réelle alternative, devenant la deuxième monnaie mondiale sur les marchés financiers.

Si une partie importante des échanges pétroliers se déroulaient en euros et non plus en dollars, bien plus de pays seraient amenés à détenir de plus grandes quantités d’euros dans leurs réserves. D’après un rapport du groupe HSBC de juin 2003, un abandon du dollar, même limité, ou une modification des flux entraînerait des conséquences importantes. Le dollar serait alors obligé de se mesurer à l’euro dans la conquête du capital mondial. Non seulement l’Europe n’aurait plus besoin de dollars, mais le Japon, qui importe 80% de son pétrole du Moyen Orient, devrait convertir en euros ses actifs en dollars. Les États-Unis, l’un des principaux importateurs de pétrole du monde, se verraient également obligés de détenir une réserve conséquente d’euros, ce qui entraînerait des conséquences désastreuses pour les tentatives américaines de gestion monétaire : l’administration des États-Unis serait forcée de modifier de manière significative sa politique actuelle en matière de taxes, de déficit et de commerce, tous domaines qui connaissent à l’heure actuelle la plus grande instabilité.

Aujourd’hui les Américains dépensent 700 milliards de dollars de plus qu’ils ne produisent, ils sont donc obligés d’emprunter cette somme. Cela signifie que chaque citoyen américain dispose de biens d’importation dont la valeur excède de 3000 dollars ses revenus . Les États-Unis obtiennent cette somme rondelette des banques centrales de la Chine, du Japon et des pays européens, parce que celles-ci détiennent des réserves en dollars. À l’heure actuelle, la Chine est le plus gros détenteur de devises américaines, avec $853.7 milliards de dollars, le Japon vient en deuxième avec plus de 850 milliards d’actifs en dollars. Le reste du monde est donc constitué de vendeurs – la Chine, le Japon et l’Union Européenne. Le reste du monde investit, produit, exporte vers les États-Unis et leur prête de plus en plus d’argent. Le rapport du FMI de 2005 souligne la fragilité croissante de l’économie américaine. Il souligne le fait que l’économie américaine dépend de plus en plus de ce que le rapport du FMI qualifie « d’emprunts sans précédent » à l’étranger. Le rapport affirme ensuite que la position déficitaire des États-Unis est intenable à long terme. Le 14 mars 2006 David M. Walker, Contrôleur général des États-Unis, a lancé une mise en garde concernant la détérioration de la situation financière de son pays, affirmant que « de trop nombreux Américains – des consommateurs aux élus – dépensent aujours’hui sans souci du lendemain. De nombreux Américains, à l’image de leur gouvernement, vivent au dessus de leurs moyens et sont gravement endettés ». Quel est le rapport entre tout ceci et l’Irak et l’Iran ?

Le récent conflit en Irak nous permet d’étudier le lien entre le rôle de monnaie de réserve du dollar et les relations des États-Unis avec les pays producteurs de pétrole. Le 6 novembre 2000, alors que les Américains étaient absorbés par les résultats controversés du scrutin présidentiel en Floride, le gouvernement irakien annonça qu’il allait cesser d’accepter les paiements en dollars pour le pétrole vendu dans le cadre du programme Pétrole contre Nourriture et qu’il avait décidé que l’euro serait désormais la monnaie utilisée dans les transactions pétrolières de l’Irak – utilisant ainsi de l’« arme secrète » de l’Irak. C’était la première fois qu’un pays de ’OPEP osait violer la règle des prix libellés en dollars. Depuis cette époque, l’euro a pris de la valeur et le dollar n’a cessé de chuter. Cela fait un certain temps que la Lybie appelle à utiliser l’euro plutôt que le dollar pour les transactions pétrolières. En 2001, l’ambassadeur du Vénézuéla en Russie a mentionné la possibilité que son pays adopte l’euro pour toutes ses ventes de pétrole. L’Iran, la Russie et d’autres pays ont également indiqué être désireux de recevoir des euros en échange de leur brut. Le marché pétrolier étant crucial pour l’hégémonie américaine, ces intentions constituent de très graves menaces potentielles pour la solidité de l’économie américaine ainsi que pour l’hégémonie des États-Unis au niveau mondial.

Les États-Unis, avec leurs alliés britanniques, sont intervenus militairement en Irak en mars 2003 et ont mis en place leur propre administration pour diriger le pays. Il se pourrait bien que l’Histoire se souvienne de l’invasion de l’Irak et de l’occupation qui s’en est suivie comme de la première « Guerre des pétrodevises ». Nous disposons dès à présent de preuves innombrables que l’invasion de l’Irak était moins motivée par la menace qu’aurait constitué le programme d’armes de destruction massive de Saddam ou, a fortiori, par le désir de combattre le terrorisme international que par la volonté de prendre le contrôle des réserves pétrolières irakiennes, et, ce faisant, de conserver au dollar américain sa place de monnaie dominante sur le marché pétrolier international. En juin 2003 Paul Wolfowitz, alors secrétaire adjoint à la Défense, à qui l’on demandait pourquoi l’Irak, qui ne possédait pas d’armes de destruction massive, avait été envahi alors que la Corée du Nord qui affirmait détenir des moyens de dissuasion nucléaire ne l’était pas, répondit que la principale différence entre la Corée du Nord et l’Irak résidait dans le fait que sur le plan économique, [les États-Unis n’avaient] pas d’autre choix que d’intervenir en Irak. Bien entendu, c’est un ensemble complexe de facteurs et de motivations qui a conduit le gouvernement américain à faire la guerre en l’Irak. Il semble bien que le maintien du dollar dans son statut de monnaie dominante des échanges pétroliers a joué un rôle décisif, peut-être le rôle déterminant, davantage encore que le désir de contrôler le pétrole lui-même.

Deux mois après l’invasion, les comptes irakiens en euros furent à nouveau changés en dollars et il fut annoncé qu’une fois de plus, seuls les dollars américains seraient acceptés en règlement du pétrole irakien. Le dollar avait encore une fois retrouvé son statut de monnaie dominante. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Il arrive fréquemment que les guerres ne se passent pas comme prévu.

Ironiquement, l’invasion de l’Irak et ses « milliers » d’erreurs « tactiques » – ainsi que l’a récemment admis la secrétaire d’État Condoleeza Rice – avait pour but d’assurer et de renforcer la position dominante des États-Unis dans la période post-Guerre Froide. Fait paradoxal, malgré toutes ces avancées militaires et politiques et la mainmise de plus en plus ferme du pouvoir militaire des États-Unis en Eurasie, pour diverses raisons économiques et politique un nombre croissant de producteurs de pétrole au Moyen Orient, en Amérique du Sud et en Russie parlent de libeller ouvertement en euros et non plus en dollars leurs transactions pétrolières ou de lier son prix à un panier de devises. Ces mesures accéléreraient la chute du dollar et renforceraient la position de l’euro comme deuxième monnaie de réserve. Si la solidité de l’économie d’une nation se résumait à celle de sa monnaie, et si le dollar continuait à se dévaluer, l’économie américaine irait droit dans le mur vu la conjoncture.

Les États-Unis et autres pays occidentaux sont capables, grâce à leur supériorité militaire, de s’emparer du pétrole irakien (et iranien), cependant cette supériorité ne suffit pas à garantir qu’ils le conserveront. Loin d’empêcher le dollar de chuter, il est possible que leur agressivité et leur arrogance produise le résultat inverse, en incitant les pays de l’OPEP à opter en bloc pour l’euro. Depuis 2001 les dépôts en euros des pays de l’OPEP ont connu une nette augmentation au détriment des dépôts en dollars. Les dépôts libellés en dollars, qui représentaient 75% de la totalité des dépôts au début du deuxième semestre 2001, sont tombés à 61.5% à la fin du deuxième semestre 2004. Au cours de cette même période, la part des dépôts libellés en euros est passée de 12% à 20%.

Pendant ce temps, nombreux seront les morts et les blessés. En Irak, par exemple, « les chiffres des pertes civiles n’ont cessé d’augmenter inexorablement depuis le début de l’invasion des forces armées sous commandement américain » Ceux qui se berçaient de l’espoir qu’une victoire militaire des États-Unis en Irak résulterait, on ne sait comment, en un monde plus paisible vont tomber de haut. Les chiffres révélés par le Projet Irak Body Count (IBC) ( www.iraqbodycount.org/background_fr.php ) le 9 mars 2006 montraient que le nombre total de victimes civiles a augmenté année après année depuis le 1er mai 2003 (date à laquelle le président Bush avait annoncé que « les opérations militaires d’envergure avaient pris fin »). En février dernier, l’administration Bush a rebaptisé sa « Guerre Mondiale contre le Terrorisme » la « Longue Guerre ». Dans le cadre du rapport sur la sécurité qu’il présente au Congrès tous les quatre ans, le Pentagone vient de nouveau de pondre une « analyse des menaces » totalement hyperbolique, où il est affirmé que la menace que constitue le militantisme islamique dans le monde s’est aggravée et que la guerre à vaste échelle, à fronts multiples qu’il faut mener contre elle durera plusieurs décennies, [1] d’où la nouvelle appellation.

Bulent Gokay est Maître de Conférence en Relations en Internationales, à la School of Politics, International Relations and Philosophy, Keele University – Royaume-Uni.
On peut lui écrire à cette adresse : b.gokay@intr.keele.ac.uk

- Source : La Pravda
http://english.pravda.ru

- Traduction : Catherine-Françoise Karaguézian www.egueule.com pour Le Grand Soir.

- Article vu sur De defensa www.dedefensa.org