Démocratie

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Le terme “démocratie” désigne un corpus de principes philosophiques et politiques suivant lequel un groupe social donné organise son fonctionnement par des règles élaborées, décidées, mises en application et surveillées par l’ensemble des membres de ce groupe, a priori sans exclusive. Il s’oppose historiquement aux systèmes monarchiques ou oligarchiques où le pouvoir est détenu et transmis au sein d’un petit groupe. Dans son sens originel (dans la cité-État d’Athènes du Ve siècle av. J.-C.), la démocratie (du grec ancien dèmokratia, « souveraineté du peuple », de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté ») est le gouvernement de tous (de l’ensemble du peuple).

On résume souvent ce corpus à la formule de Périclès : “le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple” mais son contenu concret a beaucoup évolué au cours de l’Histoire et est – aujourd’hui encore – l’objet de vifs débats, à tel point qu’il n’existe pas de définition communément admise de ce qu’est ou doit être la démocratie.

Depuis Montesquieu, cependant, les régimes politiques sont distingués grâce à la séparation des pouvoirs, en se basant sur les gouvernés (est-ce que le régime politique peut assurer la liberté des sujets ?).

Avec les évolutions des classifications politiques, la démocratie est devenue dès lors un système politique (et non plus un simple régime), c’est-à-dire une organisation sociale où le peuple ou un organe élu par lui, détient la souveraineté.

Par extension, le terme “démocratie” qualifie souvent tout pays qui est reconnu comme appliquant des principes démocratiques dans son fonctionnement.

Antiquité
La conception occidentale de la démocratie prend ses racines principales dans les réformes engagées autour de la cité d’Athènes dans la Grèce Antique autour du VIème siècle avant JC. Bien que la démocratie athénienne soit aujourd’hui considérée comme ayant été une forme de démocratie directe, elle faisait coïncider deux organisations politiques très différents :
d’un côté, formation d’une Boulè (équivalent d’un conseil ou d’un Sénat) regroupant environ 500 citoyens, chargée de recueillir les propositions de loi présentées par les citoyens, puis de préparer les projets de loi ;
par ailleurs, l’assemblée des citoyens (Ecclesia), exemple type de la démocratie directe.
Tous les citoyens athéniens avaient le droit de prendre la parole et de voter à l’Ecclesia, où étaient votées les lois de la cité, mais aucun droit politique ni citoyenneté n’était accordés aux femmes, aux esclaves, aux métèques : des 250.000 habitants d’Athènes, seuls 30.000 environ étaient citoyens et, sur ces 30.000, peut-être 5.000 assistaient régulièrement à une réunion de l’Ecclesia.

L’une des plus ancienne traces de civilisation démocratique, bien que considérée par certains comme une oligarchie, a été retrouvée dans les Républiques de l’Inde, dont certaines ont été fondées avant le VIème siècle avant JC et la naissance du Bouddha Gautama. Ces Républiques étaient connues sous le nom de Maha Janapandas et, d’entre toutes, Vaishali (l’actuel état du Bihar) serait la première démocratie de l’Histoire. Les systèmes démocratiques Sangha, Gana et Panchayat étaient en usage dans certaines de ces Républiques. Le système Panchayat est toujours en vigueur dans certains villages indiens. Plus tard, à l’époque d’Alexandre le Grand (IVème siècle avant J.C.), les Grecs écrivirent au sujet des Etats de Sabarcae et Sambastai (les actuels Pakistan et Afghanistan) que “leurs formes de gouvernement [étaient] démocratiques et non monarchiques”, selon les standards grecs de l’époque.

La République Romaine organisait des élections mais, là encore, les femmes, les esclaves et une large partie de la population étrangère en étaient exclus. Le vote des riches avait plus de poids et la plupart des plus hautes fonctions était attribué à quelques familles nobles.

Des dispositifs à caractère démocratique ont également été distingués dans certaines tribus de la Confédération des Iroquois. Seuls les hommes de certains clans pouvaient être nommés chefs et certains clans étaient exclus, seules les femmes les plus âgées d’un même clan pouvaient s’exprimer pour choisir ou révoquer le chef de ce clan, ce qui escluait une marge partie de la population des Iroquois, mais un détail intéressant est qu’aucune décision n’était prise sans l’obtention d’un consensus parmi les chefs. Certaines sociétés tribales réduites (entre 20 et 50 personnes), comme les bushmen australiens, n’avaient pas de chef et prenaient des décisions par consensus au sein de la majorité.

Moyen-Âge
Au Moyen-Âge, il y eut de nombreux systèmes basés sur les élections et/ou une Assemblée, comme l’élection du Gopola au Bengale, la Communauté Lituano-polonaise, l’Althing islandaise, le Veche dans les pays slaves, les Things scandinaves, et la cité marchande autonome de Sakai au Japon (XVIème siècle). Pour autant, la participation étant souvent limitée à une minorité dans ces systèmes, ils pourraient tout aussi bien être qualifiés d’oligarchies. La grande majorité des régions dans le monde du Moyen-Age était gouvernée par un clergé ou une seigneurie, suivant un système féodal.

Le Parlement Anglais est né des restrictions du pouvoir royal mises en place dans la Magna Carta. Le premier parlement élu a été le Parlement De Montfort en Angleterre en 1265. Là encore seule une petite minorité disposait d’une voix : le Parlement était élu par quelques pour-cent de la population (moins de 3% en 1780), et le système présentait des dispositions problématiques, telles que les municpalités corrompues. La convocation du Parlement était laissé au bon vouiloir du Roi ou de la Reine (le plus souvent lorsque celui ou celle-ci avait besoin d’argent). Après la Révolution Glorieuse de 1688, le Bill of Rights anglais, acté en 1689, codifia certains droits et augmenta l’influence du Parlement. L’électorat augmenta lentement et la Parlement prit de plus en plus de pouvoir jusqu’à ce que la Monarchie devienne une simple figure de proue.

De nombreuses régions aux frontières des grands états avaient conservé un fonctionnement démocratique. Entre France et Espagne il y avait ainsi ce que l’on a dénommé les républiques pyrénéennes.

XVIIIème et XIXème siècle
Bien qu’ils n’aient pas été décrits comme une démocratie par les Pères Fondateurs, les Etats-Unis d’Amérique sont considérés comme la première démocratie libérale, dans la mesure où l’engagement constitutionnel (1788) se fondait sur les principes naturels de liberté et d’égalité et surtout par opposition aux régimes aristocratiques.

En France, l’Assemblée Nationale issue de la Révolution de 1789 a été établie sur la base des principes démocratiques, déclinés en la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et en réaction aux excès de la Monarchie absolue de l’Ancien Régime.

Principe
Les règles ou les principes qui régissent les modes de consultation des populations sont les éléments clef qui caractérisent toute démocratie. « La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. » (Périclès, repris par Abraham Lincoln). Cette définition a deux conséquences directes :

dans l’essence démocratique, les représentants d’un peuple sont issus de celui-ci, ce qui oppose fondamentalement la démocratie à tout système de type aristocratique, où le gouvernement est le fait d’une élite ;
le gouvernement doit être pour le peuple et donc oeuvrer dans le sens de l’intérêt général, par opposition à des décisions prises pour des intérêts particuliers ou “dans l’intérêt supérieur de l’Etat”. Une décision démocratique peut donc n’être pas populaire tant qu’elle vise effectivement et objectivement à l’intérêt de tous ; a contrario, une décision prise par un gouvernement ou un Etat pour garantir sa propre stabilité peut ne pas être d’essence démocratique (ce qui ne veut pas dire qu’elle est mauvaise) si elle ne concerne pas le peuple.
Souvent utilisé pour décrire la forme de gouvernement d’un pays, le terme de démocratie peut qualifier le fonctionnement de tout corps ou organisation sociale : société humaine, organisme public ou privé, associations, entreprise, famille, etc. Dans chaque cas, la notion de peuple doit être comprise comme l’ensemble des membres de l’organisation sociale.

Dans une démocratie l’ensemble des citoyens (terme souvent traité avec une coupable ambiguïté, cf. Critique de la démocratie) détient le pouvoir souverain et exprime sa volonté par le vote, selon le principe « un Homme, une voix » ; ce principe peut d’ailleurs être considéré comme le fondement théorique principal de la démocratie, notamment par ses non-dits (si le mot “homme” est aujourd’hui compris en son sens général incluant les femmes ce n’était pas le cas à l’origine, l’âge minimum requis reste passé sous silence, quant à savoir si ceux — étrangers notamment — qui n’ont pas voix au chapitre sont considérés comme des hommes…). Il est fréquent qu’on oppose ce principe à celui du système économique, traduit sous la forme « 1 unité monétaire = 1 voix », mais cette opposition est discutable en raison des différences de fonctionnement (l’utilisateur d’une voix la conserve qu’il obtienne satisfaction ou pas, au contraire de l’utilisateur d’argent qui doit le céder pour obtenir un bien) et inversement des similitudes (décision négociée entre intéressés plutôt qu’imposée par le prince ; lien historique entre l’argent, la classe “moyenne” ou “bourgeoise”, et la démocratie).

Il n’existe cependant pas de critère officiel internationalement reconnu pour indiquer ce qu’est une démocratie ou ce qu’elle n’est pas. Les pays du bloc de l’Est se disaient avant 1989, par exemple démocraties populaires. La Chine se dit démocratique. Les régimes européens, qui pratiquaient la colonisation, se considéraient comme des démocraties, de même que les États-Unis qui pratiquaient l’esclavage puis la ségrégation. Et tous les pays possèdent des organes (comme les services secrets, voire des “officines” sans existence légale) dont le fonctionnement échappe à tout contrôle parlementaire. Faute d’une homologation officielle établie par un organisme indépendant (par exemple l’ONU) et fiable, on peut discuter sans fin sur le fait de savoir si un pays « est » une démocratie ou non. On pourrait toutefois s’accorder pour considérer qu’une “véritable” démocratie respecte les critères suivants :

Egalité réelle et concrète de tous les citoyens devant les choix de société. Dans le cas largement répandu d’une démocratie représentative, où le peuple délègue son pouvoir souverain à des représentants, cela implique que lesdits représentants puissent être choisis par le biais d’élections libres ou par tout autre système équitable, par exemple le tirage au sort (cf. stochocratie) ;
Garantie effective des libertés fondamentales, notamment : liberté de conscience, liberté d’expression, liberté de réunion et d’association, liberté de la presse, absence d’arrestations arbitraires, etc. ;
Existence d’un système judiciaire basé sur des lois, librement établies par le peuple ou ses représentants, et respectées par le gouvernement et ses administrés ;
Outre ces éléments, d’autres critères analogues sont couramment associés à la notion de démocratie : multipartisme, respect, égalité devant la loi, droit de propriété, liberté de culte, refus de la corruption des fonctionnaires et des élus, atténuation des écarts de richesse par l’impôt (souvent nommé droits civils).

Ces principes reconnus comme nécessaires dans la culture occidentale contemporaine, sont considérés par les uns, comme universels ; par d’autres, comme spécifique à cette culture et donc dépourvus d’universalité, discutables, voire (à la grande indignation des premiers) comme de fallacieux outils d’impérialisme culturel de la part de l’occident.
Dans cette querelle, des éléments de culture non occidentale mais reprenant les mêmes principes prennent une importance particulière, ainsi par exemple que la déclaration universelle qui a fait consensus à l’ONU.

La démocratie est une ligne d’horizon politique, un idéal (au sens strict du terme) vers lequel tendent des méthodes de gouvernement. Dans les faits, aucune système politique n’est complètement démocratique car un tel type de gouvernement supposerait une information totale et transparente, un niveau d’éducation et/ou d’instruction homogène dans la population citoyenne, l’empêchement constitutionnel de tout abus de pouvoir voire de tout risque de concentration des pouvoirs…

On constate cependant que toute démocratie se forme autour de 3 principes :

Débat : échange libre entre personnes afin de prendre des décisions,
Institution : pour permettre le débat et mettre en œuvre les décisions,
Justice : afin que l’application des décisions se fasse avec le plus de Justice possible.
Ainsi un état qui possède un parlement effectif et un gouvernement qui applique les décisions avec mesure est une démocratie.

Comptabilisation des démocraties

Vision de l’étude de Freedom House : Freedom in the World 2007 (une des références pour la mesure de la démocratie dans le monde [2])

Fonctionnement démocratique

Partiellement démocratique

Non démocratique

Cette carte montre les gouvernements se réclamant (ou non ) de la démocratie, juin 2006.
Gouvernement se déclarant démocratique et permettant l’existence de groupes d’opposition, du moins en théorie.
Gouvernements se déclarant démocratique mais ne permettant pas l’existence de groupes d’opposition.
Gouvernements ne se revendiquant aucunement en tant que démocratie.
Dans un rapport qui fait autorité en la matière, Guerre et paix au XXIe siècle[3], le Human Security Center[4] a, en 2005, opéré une classification neutre entre les régimes (dans le but de démontrer le rapport entre sécurité humaine et démocratie, entre autres). Ils déterminent trois catégories de régimes :
démocraties ;
anocraties (régimes en transition ou aux institutions instables) ;
régimes autoritaires.
Pour définir les démocraties, comme tous les régimes ont des critères différents (afin, la plupart du temps, de se revendiquer en tant que démocratie), ils retiennent un faisceau d’indices établissant un “polity score”, qui traduit la qualité des institutions et des processus politiques.

Ce sont en particulier :
la manière dont est recruté l’exécutif (élection, nomination, pouvoir héréditaire, liberté des électeurs…) ;
moyens de contrôle sur l’action de l’executif (autres pouvoirs : législatif et judiciaire…);
la manière dont est traitée la concurrence politique (opposition des partis politiques, contre-pouvoirs comme la presse ou l’opinion publique…).
Selon ces calculs, en 2005, il y avait 88 démocraties dans le monde (les pays inférieurs à un demi million d’habitants n’étant pas comptabilisés), sachant que l’ONU reconnaît 195 États aujourd’hui. Cela est un net progrès vis-à-vis de 1946, où il n’y en avait que 20[1]. Ce progrès est dû notamment à la fin de la Guerre froide (démocratisation des pays de l’Europe de l’Est) et à la démocratisation du continent sud-américain depuis la fin des années 1980.

Représentativité
Un degré de démocratie se mesure : en considérant notamment qui en est exclu.
Une démocratie évolue dans le temps : ainsi la France de 1938 était une démocratie, mais les femmes ne pouvaient pas voter. En 1944 les femmes pouvaient voter, mais pas les habitants des colonies. En 1958 certains habitants des colonies pouvaient voter, mais pas les français musulmans d’Algérie. Maintenant toute personne de nationalité française peut voter.

Polymorphisme de la démocratie
Il y a certainement autant de formes de démocratie que d’organisations sociales qui se veulent être démocratiques. L’idée même de “démocratie” est peut-être dans ce polymorphisme.

La démocratie états-étasunienne, souvent taxée de “dictature de la majorité”, est aussi la possibilité pour un simple citoyen d’affronter l’État en justice. Le cinéma a rendu célèbre Monsieur Smith (joué par James Stewart dans Mr. Smith au Sénat ou en version originale “Mr. Smith Goes to Washington”) plaider au Sénat.

“L’imperfection pousse au progrès”, disait Flaminio Bertoni. La Constitution des États Unis est faite d’une suite de perfectionnements dans des procès en justice par des citoyens ou groupes de citoyens contre le gouvernement. Tel est le “Cas Korematsu” pour l’injustice envers une catégorie de citoyens.

Implications
Ce régime implique :
le principe d’une liberté, comme celle d’expression, de pensée, de rassemblement, de religion, etc. (même si elle est réglementée),
le principe d’égalité, en particulier l’égalité politique des citoyens, mais ce régime fonctionne mieux lorsque ses citoyens, par le biais de l’instruction, acquièrent également les connaissances de base nécessaires à l’accomplissement de leurs devoirs civiques (égalité sociale).
Ces deux principes ne peuvent en aucun cas s’exclure l’un l’autre, il faut qu’ils soient tous deux présents. Mais les démocraties peuvent mettre l’accent plus sur l’un ou sur l’autre.

Par exemple, pendant la Guerre froide, le bloc de l’Ouest mettait l’accent sur la liberté ; le bloc de l’Est mettait l’accent sur l’égalité.
Chacun des deux blocs déniait à l’autre le caractère de démocratie. Ainsi, pour les États-Unis, l’URSS ne respectait aucune des libertés les plus fondamentales (presse, opinion, religion…) et pour l’URSS, les États-Unis n’instauraient aucune égalité entre ses citoyens (apartheid jusque dans les années 1960 ; mouvements féministes dans le même temps également).

L’égalité politique
Toutefois, même lorsque ce principe est en théorie reconnu et défendu, il n’est que peu souvent appliqué, car son usage serait pour certains pas très efficace : même s’il était techniquement et économiquement possible de consulter la Belgique entière pour savoir si telle ville doit ou non reconstruire une piscine, il y a peu de chance que l’intérêt national y gagne quelque chose.

dangereux pour les minorités.
L’égalité peut aussi se mesurer à l’importance que l’objet de la décision politique a réellement pour les votants.

Pour résoudre ce problème en conservant le principe « une personne = une voix », la solution généralement employée est de procéder à un découpage géographique, et à une estimation de l’échelon pertinent : ainsi les annexions ou indépendances seront-elles soumise à double vote, global et réduit aux habitants du territoire concerné ; ainsi les habitants d’une ville voteront-ils pour ce qui est « municipal » ; etc.
Pour les sujets sensibles, (tout récemment en France : OGM, mariage homosexuel, CPE, implantation d’une usine d’incinération, d’un aéroport, etc.), il y a souvent des conflits de compétence, chacun souhaitant protéger ses intérêts personnels avant ceux des autres. Ces problèmes prennent du temps à être résolus, et subissent parfois des rapports de forces et d’inégalité de la part d’un parti ne tenant pas à respecter le choix des autres.

Plus grave, même si théoriquement « une personne = une voix », en pratique et finalement une décision est prise, et la minorité doit subir le choix de la majorité, au mépris du principe affiché. Mais c’est également le cas pour les autres systèmes politiques existants et la solution est de tolérer la décision des autres face à la sienne.

Est-il possible d’assurer une égalité politique ? Il faut que chacun s’engage lui-même dans chaque sujet à proportion de l’importance qu’il lui accorde, ni plus ni moins. Et il faut qu’il n’impose pas à l’autre sa décision, mais qu’il négocie avec lui, en lui accordant une compensation : c’est le modèle hollandais dit modèle des polders.

La démocratie est un système qui demande à chacun d’être ouvert et de discuter de ses arguments avec ses opposants pour conclure sur une solution équitable pour les deux “camps”.

Devoirs
Le système démocratique implique aussi deux devoirs :
exprimer son opinion, ou s’informer si l’on manque d’éléments pour en avoir une ;
respecter l’expression des autres opinions (ce qui n’oblige nullement à respecter ces opinions elles-mêmes).
Ce sont des règles fondamentales, que résume la phrase apocryphe de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ».

La démocratie ne peut donc se concevoir comme simple dictature de la majorité et, exclut par conséquent toute idée de suppression d’un parti même minoritaire, sauf dans le cas très spécifique où celui-ci prône explicitement le recours à la violence et à des actions anti-démocratiques. Même dans ce cas, le parti communiste qui prônait avant Georges Marchais un but théorique de renversement des institutions et de dictature du prolétariat ne fut jamais formellement inquiété, et renonça en fin de compte de lui-même à ces objectifs d’apparence peu démocratique.

Tout système politique est un système de pouvoir qui comporte des exclusions et des différenciations ; la démocratie n’est donc pas nécessairement absolue…
Une démocratie comme la démocratie athénienne avait une notion restreinte de la citoyenneté, excluant les voix des femmes et des esclaves.

Un système démocratique ne prétend pas garantir que les choix effectués seront les meilleurs pour l’avenir des citoyens (aucun système, à vrai dire, ne le prétend). Il devrait en revanche assurer que les décisions sont prises avec l’accord ou l’assentiment d’une majorité
Dans le cas d’un système représentatif, le principe démocratique devrait garantir que nul ne sera appelé au pouvoir sans avoir fait l’effort de convaincre la population du bien-fondé de son programme, et y être en partie parvenu. Cette considération est aussi l’une des critiques adressées aux systèmes démocratiques électifs car les frontières entre conviction, persuasion, démagogie et… la pure et simple tromperie ne sont pas toujours claires.

Critiques de la Démocratie
La Démocratie est une conception essentiellement occidentale de l’idéal politique. Elle n’est pas universellement considérée comme une utopie souhaitable. Parmi les critiques qui lui sont adressées, on peut citer :
le risque toujours présent d’une dictature aveugle et versatile de la majorité, qui peut être, sur certains sujets, un ensemble de volontés, motivations et opinions particulièrement hétéroclite et mouvant ;
aucun raisonnement valable ne peut conduire à affirmer que la majorité a nécessairement raison : une décision démocratique n’est pas forcément une bonne décision pour l’avenir d’une société ; ce constat fonde pour certains la différence entre démocratie et République [2] ;
dans une société qui tend à l’individualisme, la somme des intérêts particuliers ne tend pas nécessairement vers l’intérêt général ;
le statut de citoyen n’est trop souvent accordé qu’à des conditions contraires aux principes fondateurs de la démocratie. Tout membre de la cité devrait être citoyen de droit, mais concrètement une ségrégation est établie dans la plupart des “démocraties” sur des critères de naissance et/ou de nationalité, de fortune, de capacité présumée, de sexe, de race, etc.
plus largement, aucune société “démocratique” ne l’a été suffisamment pour tendre à l’universel : de nombreuses “démocraties” se sont accommodées de l’esclavage, du cens, de la colonisation, de la ségrégation et de l’apartheid, ce qui laisse penser qu’un groupe social ne pense jamais le bien que dans son propre intérêt et au détriment des autres ; cette critique, que l’on peut estimer, en soi, infondée quant au principe même de démocratie, est pourtant récurrente et le plus souvent évoquée pour disqualifier les “ouvertures démocratiques” impulsées ou imposées “de l’extérieur” ;
dans les démocraties représentatives, le principe même de l’élection incite à la démagogie et fausse le jeu démocratique ;
une démocratie pure peut conduire, sur des sujets pourtant cruciaux, à l’indécision et l’inaction par absence de consensus ou plus simplement absence de majorité ;
les conditions concrètes (cf. plus haut) d’un système totalement démocratique ne pouvant jamais être réunies, toute soi-disant “Démocratie” serait un leurre où le plus beau rhéteur (ou le plus manipulateur) emporterait l’adhésion populaire, quelle que soit la pertinence de ses propositions – ce constat a amené Voltaire à invoquer plus volontiers un despotisme éclairé.
« La meilleure critique de la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen » (W. Churchill), voir les citations.

Typologie des démocraties
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On oppose traditionnellement deux formes de démocraties : la démocratie directe et la démocratie représentative. Il existe cependant des régimes mixtes.

Démocratie directe
Dans la démocratie directe, le pouvoir est exercé directement par les citoyens, qui s’assemblent et établissent les lois.

Voir l’article sur la démocratie directe

Démocratie représentative
Dans la démocratie représentative, des intermédiaires sont nécessaires. Les citoyens élisent des représentants qu’ils chargent d’établir les lois.

Voir l’article sur la démocratie représentative

Systèmes mixtes
Démocratie semi-directe
Les démocraties semi-directes empruntent aux deux formes de démocraties.

Les citoyens élisent des représentants qu’ils chargent d’établir les lois, mais les citoyens peuvent aussi être amenés à faire des lois par référendum (ou les refuser).

C’est le cas, par exemple, en France ou en Suisse ; plus en Suisse, où le référendum est la norme, qu’en France, où le référendum reste exceptionnel.

Article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 (France) : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants [démocratie représentative] ou par la voie du référendum [démocratie directe].

Le référendum peut prendre plusieurs formes : il peut s’agir d’un référendum législatif ou constituant (qui sont les deux formes les plus utilisées). L’initiative du référendum appartient alors aux institutions représentatives. Dans certains cas, cependant, il existe également un référendum d’initiative populaire, ce qui est le cas en Suisse ou en Italie par exemple. Comme son nom l’indique, l’initiative appartient alors aux citoyens.[5]

En France, depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, même si cette initiative populaire n’existe toujours pas formellement, il est possible de la distinguer au travers de l’articulation de deux articles de la Constitution. Il s’agirait alors pour les citoyens de faire usage de leur droit de pétition (article 72-1 alinéa 1), puis de voter sur cette réforme locale au travers du référendum local (article 72-1 alinéa 2). Il n’est donc pas exclu “que la pétition ait pour objet de demander l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée délibérante de la question de l’organisation d’une consultation des électeurs” sur un sujet précis relevant de la compétence d’une collectivité territoriale.[3]

Néanmoins, il faut remarquer que le droit de pétition a été très encadré (notamment par les maires refusant la consécration du droit d’initiative locale, qui aurait empiété sur leurs fonctions).[6]

Démocratie participative
Dans la démocratie participative, les citoyens sont associés aux décisions prises par les représentants, dès l’élaboration et jusqu’à leur application. Divers moyens sont alors utilisés pour cela.

Voir l’article sur la Démocratie participative

Confusions et extensions abusives
Les rapports entre démocratie et République entretiennent de vifs débats intellectuels. Selon certains, il n’y a pas de lien automatique ou consubstantiel entre les deux dans la mesure où :
la démocratie caractérise les principes de fonctionnement d’un groupe social
la République caractérise quant à elle la constitution ou les principes fondateurs d’un Etat-Nation, le plus souvent par opposition à une Monarchie ou à un Empire.
Une République peut être d’inspiration démocratique (c’est même souvent le cas) mais il ne s’agit pas d’une condition nécessaire. De le même manière, toute démocratie n’est pas obligatoirement une République (voir le Royaume-Uni).

Les concepts listés ci-dessous utilisent le terme démocratie mais, dans leur usage conventionnel, en pervertissent voire dénaturent fondamentalement le sens :
démocratie populaire
démocratie d’opinion (recours aux enquêtes et sondages pour orienter les choix politiques)

L’argent de la Sécu

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77 % des nouvelles dépenses de la sécu sont dues aux Affections de Longue Durée comme le cancer (+ 84 %), soit 80 milliards en 2006.

Il y a plus d’une dizaine d’année, le président de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris disait qu’il n’y avait pas de trou de la Sécu, mais seulement des impayés.

Cette année, nous allons devoir donner un euro non remboursé de notre poche, nous allons être très contrôlés lors de nos arrêts maladie, nous allons devoir consulter un généraliste avant d’aller voir un spécialiste…

Toutes ces mesures, et bien d’autres, pour réduire le “soi-disant” trou de la Sécu !

Mais le fameux trou de la Sécu de 11 milliards d’euros existe-t-il vraiment ?
7,8 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes sur le tabac
3,5 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes de l’alcool
1,6 milliards non reversés à la Sécu des assurances auto pour les accidentés de la route
1,2 milliards non reversé à la Sécu de la taxe sur les industries polluantes
2 milliards de TVA non reversés à la Sécu
2,1 milliards de retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés
1,9 milliards de retard de paiement par les entreprises, etc…
C’est-à-dire : 20,1 milliards d’euros.

Si cette somme n’avait pas été piratée, la Sécu aurait un bilan largement positif !
(chiffres issus du rapport de la Cour des comptes de la Sécu pour 2003/2004)

Où est passé l’argent de la Sécu ?…
Les exemptions de charges, sans compensation, offertes aux entreprises se montent entre 30 et 70 milliards d’Euros, selon les sources.
47,7 milliards ont été versés à l’armée et 95 milliards de bénéfices pour les seules 40 entreprises du CAC40 en 2007.
Plus de 40 milliards d’évasions (fraudes) fiscales repérées en France.
Combien effectivement dans les paradis fiscaux ?…

Le lait de vache

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Le lait de vache, parfait pour…le veau !

L’être humain est le SEUL mammifère à boire le lait des autres animaux. Il est également le seul à CONTINUER à boire du lait après son SEVRAGE (remplacement de l’allaitement par une nourriture solide) qui débute environ 12 mois après sa naissance.

Le lait de vache est destiné à son petit : le veau, animal ruminant doté de 4 estomacs, qui double son poids en 47 jours et prends 140 kg la première année de sa vie. Le lait de la vache contient 3 fois plus de protéines et 2 fois plus de graisses que celui de la femme car le veau est programmé pour grandir 4 fois plus vite qu’un nourrisson.

C’est aussi insolite de consommer le lait maternel des vaches que celui des chèvres, ânesses, truies, chiennes, girafes, baleines ou tout autre mammifère. En résumé, le lait de vache n’est en aucun cas une nourriture naturelle et appropriée pour le développement d’un bébé humain qui n’a à l’évidence, pas les mêmes BESOINS que le petit veau.

Selon le Dr B. Spock : “Dans la nature, les animaux ne boivent plus de lait après leur petite enfance, et c’est la même chose pour les humains. L’organisme des enfants a un meilleur équilibre en calcium quand les protéines proviennent de sources végétales.” Les animaux, humains compris, absorbent du calcium en mangeant des plantes. Voilà pourquoi le lait de vache contient du calcium !

Le lait de vache est constitué de lactose (sucre) ainsi que de graisses et protéines (caséine) animales : aucun de ces composants n’est indispensable à notre organisme. Il n’est donc pas étonnant que plus des 2/3 de la population humaine mondiale ne puisse pas digérer le lait de vache.

L’intolérance au lactose est la plus fréquente des allergies alimentaires : chez les populations africaines l’intolérance est de 65 à 100 % ; celle d’Amérique Latine 45 à 94 % ; celle d’Asie 80 à 100 %. Seuls les nourrissons produisent l’enzyme appelée lactase qui sert à digérer le lactose, ce qui démontre une fois de plus qu’il n’est pas naturel de continuer à boire du lait après être sevré.

La caséine est la protéine du lait, c’est une substance très épaisse et visqueuse, qui bouche et irrite le système respiratoire provoquant bronchite, sinusite, asthme…. Il y a 300 % plus de caséine dans le lait de vache que celui de l’humain. Après l’âge de 4 ans, l’humain ne produit plus d’enzyme pour digérer la caséine.

Depuis plusieurs années, des études sont en train de mettre en lumière les possibles connexions avec le diabète, les cancers du sein, ovaires, testicules et prostate. Le lait de vache contient une hormone appelée IGF-1 (Insulin-Like Grown Factor-1). La même hormone est présente naturellement dans l’organisme humain pour stimuler la croissance des nourrissons et décline quand l’enfant grandit. Même si une petite quantité de cette hormone dans le sang est normale, un taux élevé augmente les risques de cancer.

Des expériences ont montré que le IGF-1 du lait de vache encourage la multiplication des cellules cancéreuses. Lorsque des femmes pré-ménopausées ont une augmentation du IGF-1 dans leur sang, leur risque de cancer du sein est multiplié par 7. Les pays asiatiques ont traditionnellement un taux beaucoup plus faible de cas de cancer du sein. Mais dès que les filles japonaises grandissent avec un régime alimentaire calqué sur celui des pays occidentaux, le pourcentage de cancer du sein augmente dramatiquement.

Le cancer des testicules, des ovaires et de la prostate sont aussi liés avec la consommation de produits animaux et de l’hormone IGF-1. Des études ont souligné que les adolescents ayant une alimentation riche en protéines animales atteignent l’âge de la puberté très jeune, ce qui augmente le risque de cancer de l’appareil reproductif ; à l’opposé, les adolescents végétariens sont pubères plus tardivement.

En 1993, une étude souligna que 50 % des patients diabétiques avaient bu du lait de vache avant l’âge de 3 mois. L’IGF-1 n’est détruit ni par pasteurisation ni par digestion.

En raison de nos méthodes modernes d’élevage, le lait de vache est aussi devenu un vrai concentré d’antibiotiques et d’hormones administrés aux animaux ainsi que de substances chimiques utilisées pour traiter leurs aliments.

Il faut également ajouter qu’à la naissance, le système immunitaire du nourrisson est loin d’avoir acquis toutes les potentialités qui seront les siennes plus tard. Le lait maternel est donc indispensable pour suppléer les défenses encore fragiles et incomplètes de son enfant.

En conclusion, la nature a créé le lait maternel humain pour le bébé humain et le lait de vache pour le veau. Le lait de vache est donc l’aliment PARFAIT… pour les VEAUX ! Il n’y a pas meilleur lait que le lait de la mère pour nourrir son enfant. Si le lait de la maman ne suffit pas, il existe aussi en grandes surfaces des préparations pour biberon 100 % sans lactose.

Si vous voulez continuer à boire du lait alors que vous n’êtes plus un bambin, vous pouvez trouver en grandes surfaces une gamme très variée de laits végétaux (ces types de lait sont sans lactose et sans cholestérol) : bio, enrichi en calcium, aromatisé chocolat ou vanille. Ils sont bons pour votre santé et bons tout court !

Corrida

Author:  |  Category: Général

La corrida, sous couvert d’un argumentaire “pseudo folklorique”, est avant tout un lucratif business, en partie subventionnée avec nos impôts !

Trop peu de contribuables européens (Français compris) savent que leurs impôts sont employés à élever des taureaux pour les corridas. En effet, chaque sélectionneur de taureaux pour corrida reçoit une subvention de 210 euros par animal mâle. La Commission Européenne est parfaitement consciente que ces animaux sont élevés pour la torture, malgré cela, elle refuse d’exclure les éleveurs de taureaux pour corrida des subventions de la PAC. Les aides de l’UE aux quelques 1200 éleveurs atteignent 22,5 millions d’euros par an (Source : Courrier International). En France et rien que pour l’année 2004, les subventions publiques allouées aux villes organisatrices de corrida s’élèvent à 465 808 euros ! (source Alliance pour la suppression des corridas).

De tout temps et dans tous les pays, une certaine catégorie d’individus, par ignorance, lâcheté, cupidité ou pur sadisme, a toujours aimé se réjouir du spectacle de la torture d’autrui. Les jeux du cirque, les pogroms, l’exécution publique de prisonniers, le lynchage des hommes aux cheveux roux ou des chats au pelage noir sont-ils vraiment le fait d’un âge révolu ? Le combat de coq dans le Nord, la corrida dans le sud de la France, les combats d’ours avec des chiens au Pakistan et les femmes lapidées sur la place publique au Nigeria ou exécutées dans un terrain de football en Afghanistan se déroulent au XXIe siècle et non au Moyen Âge. Le spectacle du lynchage humain et non-humain est dans les deux cas, toujours présenté comme un divertissement familial et éducatif pour les enfants. La corrida est non seulement ouverte aux enfants, mais aussi à des groupes scolaires. En effet, depuis plusieurs années, l’industrie de la tauromachie va jusqu’à démarcher les écoles en proposant aux enseignants des places gratuites pour aller “visiter” une corrida avec leurs élèves. L’objectif “pédagogique” de la tauromachie est de chercher ni plus ni moins à séduire de futurs potentiels CLIENTS.

Selon le Dr Albert Schweitzer, célèbre humaniste : “Quelqu’un qui s’est habitué à considérer la vie de n’importe quelle créature vivante comme sans valeur, finit par penser qu’une vie humaine ne vaut rien” (à lire, l’article : “Bourreaux d’Animaux, Bourreaux d’Humains : Partenaires en Crime”). Tous les jours en France et à travers le monde des “sans voix”, humains et non-humains, sont lynchés par des individus éduqués dans l’esprit que torturer des “sous-êtres”, selon eux, c’est normal, voire fun.

Parlant de la corrida, l’humaniste Albert Jacquard déclara (*) : “Au fond, comment peut-on justifier de transformer en un spectacle, la souffrance et la mort d’un animal, que ce soit un taureau ou même un humain ? Vraiment, c’est invraisemblable, cette banalisation de la violence me semble très grave parce qu’elle va entraîner la justification peu à peu de toutes les violences.” Il est vital d’inculquer à nos enfants les valeurs de respect et du droit à la vie pour TOUTES les espèces vivantes en condamnant énergiquement tout acte de barbarie, que le bourreau porte un “habit de lumière” ou non. Le bozkashi est le “jeu national afghan”, au lieu d’un taureau, c’est une chèvre qui est lynchée. En 1982, l’anthropologue Whitney Azoy voyait dans ce “jeu” la tendance profonde de la société afghane au “chaos”.

Albert Jacquard (**) : Il ne s’agit pas seulement d’éviter la souffrance infligée absurdement à des taureaux mais de lutter contre la sinistre tentation de violence qui se répand dans toute notre culture. En étalant le sang, en mettant en danger la vie même du torero, ces spectacles font appel à ce qu’il y a de plus inavouable dans les réactions les plus primitives de chacun de nous . Comment les enfants peuvent-ils respecter leurs parents lorsqu’ils les voient se satisfaire d’émotions aussi barbares ?

S’élever contre les corridas, c’est défendre notre part d’humanité, une part qui dans notre société est en grave danger.

(*) : Propos tenus sur France 2, le jeudi 09 septembre 2004
(**) : Propos tenus sur radio France-Culture, le lundi 31 janvier 2005

Gros sous et Corruption

Une pratique commune est de scier les cornes des taureaux de quelques centimètres. Les cornes des taureaux, comme les moustaches des chats, aident les animaux à s’orienter, donc un changement soudain détériore la coordination du taureau – il percevra alors différemment les distances. Le sciage est pourtant illégal et les cornes sont parfois inspectées par un vétérinaire, après un combat. Mais en 1997, la Confédération de Professionnels de Tauromachie, incluant 230 matadors de l’Espagne, a fait une grève pour s’opposer à ces inspections vétérinaires. Les grévistes ont prétendu que les vétérinaires n’étaient pas “qualifiés” pour inspecter les taureaux.

Cependant, la plupart reconnaît que cela est juste une nouvelle preuve de la corruption qui infiltre un business qui rapporte chaque année plus d’un million d’euros à un matador professionnel. En 1996, la vente de billets rapporta 1.4 milliards d’euros à l’Espagne.

L’état français (avec l’argent des contribuables) a multiplié le budget taurin de la ville de Nîmes par 4 en 10 ans, si bien qu’en 1992, il atteignait 27 millions de francs.

Chevaux, les autres victimes de la barbarie

Les taureaux ne sont pas les seules victimes dans l’arène. L’éditeur d’un magazine américain pro-tauromachie admit que les chevaux employés dans les corridas “reçoivent une injection de drogue derrière l’oreille. Les chevaux sont drogués, leurs yeux bandés et ils sont très souvent sacrifiés.”  Ces chevaux, qui reçoivent souvent un coup de corne, ont habituellement les oreilles bouchées avec du papier mâché pour détériorer leur audition, leurs cordes vocales sont aussi coupées afin que leurs cris ne distraient pas la foule. Ce sont souvent de vieux chevaux de charrue donc sans valeur marchande qui finissent par être renversés par le poids du taureaux.

Devenir millionnaire

Author:  |  Category: Evolution personnelle

La plupart des gens regardent ceux qui ont des réussites hors du commun et se disent :

“Ses parents lui ont payé des études supérieures…”
“Il a eu beaucoup de chance…”
“Il avait de l’argent au départ… et l’argent va à l’argent.”
“Il a eu du piston”

Pourtant, en discutant avec tous les millionnaires que j’ai eu l’immense privilège de rencontrer, une chose
m’a frappée:

POUR DEVENIR MILLIONNAIRE,
IL FAUT D’ABORD APPRENDRE
À PENSER COMME UN MILLIONNAIRE

Relisez cette phrase. Elle contient 3 mots très importants.

1. DEVENIR

La majorité des millionnaires ne sont pas NÉS millionnaires.

Ils le sont devenus.

Pire. Beaucoup d’entre eux sont parti de rien. Ils ont connu la frustration et la misère. Le plus jeune que je connaisse – il a 27 ans – n’a pas toujours mangé à sa faim. Il a vu son père, acculé à la faillite, partir menotté entre 2 gendarmes.

2. APPRENDRE

Celui qui arrête d’apprendre meurt. Son coeur bat toujours, mais son cerveau travaille en boucle.

Au lieu de créer, de progresser, il vit dans la routine et dans les habitudes. Il devient un esclave.

Ceux qui réussissent au-delà de tous leurs espoirs apprennent sans cesse.

Cessez d’apprendre, et vous commencerez à perdre.

3. PENSER

Penser s’apprend. Trouver des idées là où les autres ne voient rien s’apprend.

Bâtir des plans qui mènent au succès s’apprend.

“Tout le monde se plaint de sa mémoire, mais personne de son intelligence”, dit-on.

Il est difficile d’admettre que nous pouvons modifier notre façon de penser.

Ce serait reconnaître que notre façon de penser est limitée. Que nous avons quelquefois tort…

…et nous aimons avoir RAISON. Quel qu’en soit le prix !

Mais notre pensée peut évoluer, progresser, s’enrichir, atteindre des niveaux de lucidité qui font de nous un être hors du commun.

Car le pouvoir de la pensée est infini. La puissance mentale est illimitée.

Tiger Woods

Author:  |  Category: Philosophie

Les 6 Conditions pour « fabriquer » un Genie, l’Exemple de Tiger Woods

“Mon fils sera l’élu, le pont entre les générations et les races. Il aura le pouvoir d’impressionner les Nations et aura plus d’influence sur elles que GANDHI et BOUDDHA réunis” (Earl Woods, père de Tiger Woods)

Vision utopique d’un père ou formidable prémonition ? Un peu des deux sûrement…
Un peu plus de vingt ans plus tard, Tiger Woods n’est certes pas l’égal de GANDHI et de BOUDDHA mais il est devenu un phénomène dont la dimension dépasse de loin celle de son sport.

« Tiger Woods fait-il grimper Wall Street ? » titre le Journal L’Equipe dans un article qui nous apprend qu’à chaque fois que Tiger Woods joue, l’indice Dow Jones, qui regroupe les 30 titres les plus happés d’Amérique, réagit favorablement, le lendemain, par une hausse.
De façon tout aussi remarquable, l’indice s’affaisse après chaque week-end où Tiger ne joue pas. Les spécialistes de la Bourse appellent cela « l’effet lundi de Woods ».

Tiger Woods a fait un jour une démonstration, un « clinic » devant les deux célèbres gangs ennemis de Los Angeles, les Bloods et les Crips. Pour l’occasion, les deux gangs ont conclu pour la toute première fois de leur histoire une trêve historique et ont même suspendu le port de leurs couleurs (bleu et rouge).

Tiger Woods n’a aujourd’hui que 28 ans…

Earl Woods a failli mourir deux fois pendant la guerre du Vietnam.
Les deux fois, il fut sauvé par Nguyen Phong, lieutenant-colonel dans l’armée du Sud Vietnam.
Il jura que si la vie devait à nouveau lui donner un fils, il l’appellerait Tiger en sa mémoire.
Earl Woods avait déjà trois enfants d’un premier mariage.
Ces enfants, il les a abandonnés… !

Sa démarche avec Tiger tiendra à la fois du rachat et de la mission, de la promesse et de la foi…
Quand il rencontre Kultida, il a 37 ans et elle 23 ; ses aïeux sont noirs et indiens, les siens thaïlandais et chinois. Il est protestant, elle est bouddhiste.

Lorsque le couple s’installe à New York au début des années 1970, il n’a qu’une seule idée en tête : avoir un enfant, un seul, tout sacrifier à son éducation, en faire une sorte de modèle, la parfaite réconciliation de tout ce qui les oppose.

Du jour au lendemain, Earl Woods s’arrête de travailler et l’adhésion de Kultida est totale ; jamais elle ne fera appel aux services d’une baby-sitter pour son petit Tiger.

Le psychologue de Tiger Woods, Jay Brunza, raconte : « Contrairement à ce que beaucoup pourraient croire, Tiger ne vit pas les attentes de quelqu’un d’autre, il joue au golf pour son plaisir et sa propre passion. S’il avait dit, j’en ai assez du Golf, je voudrais collectionner les timbres-poste, ses parents lui auraient dit : ” Allons à la poste ! Mais sois le plus grand des collectionneurs !”»

Earl Woods s’est passionné pour le golf un an avant la naissance de Tiger. Il a commencé à la suite d’un pari avec un ami. Il a perdu ce pari mais a gagné la revanche.
“C’est ce jour là que je suis devenu accro au golf, j’ai compris ce que j’avais manqué depuis des années et j’ai décidé d’initier très tôt mon fils, si je devais de nouveau en avoir un.”

Un jour, alors que Tiger avait 9 mois, il réalise devant son père un swing exceptionnel. Earl se tourne vers sa femme et lui dit : « On a un génie à la maison »
Lorsqu’à cinq ans, Tiger participe à l’émission « C’est incroyable ! », Earl lui montre une fille de 10 ans qui soulève des haltères. « Peux-tu en faire autant, Tiger ? Elle a un don, tu as un don. Il y a plein de gens dans le monde qui développent des dons dans toutes sortes de domaine, tu es simplement l’un d’entre eux ».

Les parents Woods ont attendu que la passion de Tiger pour le golf soit quasi obsessionnelle pour l’encourager et l’accompagner dans cette voie.

« Jamais je n’ai forcé Tiger à aller s’entraîner. Au contraire, nous devions faire preuve d’autorité pour qu’il accepte de lâcher ses clubs »

Attitudes-cles pour réussir la condition 1

Ayez beaucoup d’ambition pour vos enfants mais n’ayez pas de projet …

Les enfants sont suffisamment intelligents pour lire dans les yeux de leurs parents le niveau d’ambition qu’ils ont pour eux. Et ils trouveront tout seuls le Projet qui répondra à l’Ambition de leurs parents.
Jamais Earl Woods n’a décidé que son fils serait le meilleur joueur de golf du Monde. Il a communiqué sa propre passion pour le golf à son fils mais a attendu que Tiger soit lui-même passionné pour l’accompagner.
Trop nombreux sont les enfants qui « portent » le projet de leurs parents. Des enfants « chargés de mission » qui devraient « venger » leurs parents de leurs échecs en réussissant là où eux ont raté…

UN CONSEIL : N’AYEZ QU’UNE SEULE EXIGENCE INITIALE ET FAITES-EN VOTRE SEUL INDICATEUR ET VOTRE SEUL MOTEUR ; QUE VOS ENFANTS PRENNENT DU PLAISIR, D’ABORD DU PLAISIR…

Communiqués et actualités

Author:  |  Category: Général
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Les escroqueries
Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales lance une campagne d’information sur la lutte contre les escroqueries. Escroquerie, que dit la loi ? Que faire lorsque l’on a été victime d’une escroquerie ? A qui signaler un courriel ou un site d’escroqueries ? Retrouvez les réponses à ces questions ci-dessous…
Escroquerie, que dit la loi ?

Extrait :
Article L313-1 du Code Pénal
«L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge. L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende».

Zoom sur quelques escroqueries :
L’escroquerie aux  billets noircis
«Une valise d’argent pour si peu : la belle affaire ! »

«Dans un bar, une personne m’a accosté pour me proposer une affaire très
intéressante. Elle disposait d’une mallette pleine de billets tachés d’encre noire. Elle m’a montré, avec un peu de produit, comment les traiter et de vrais billets sont apparus, dont elle m’a fait cadeau. Elle m’a proposé la moitié des billets de la mallette à condition d’avancer l’argent pour acheter le produit, trop cher pour elle seule. Convaincu, j’ai accepté. J’ai donc versé une première somme d’argent pour acheter à l’étranger ce produit nettoyant, puis une seconde pour débloquer le produit à la douane. Quatre versements plus tard, je me suis rendu compte de l’escroquerie dont j’avais été victime».

Fausse qualité : l’escroc était bien caché
« Je suis policier, gendarme, pompier : aidez nous financièrement »
«Je suis commerçant et j’ai reçu un appel d’un homme se disant commissaire de Police de ma ville. Il m’a invité à financer le petit journal du commissariat en y achetant un encart publicitaire pour la promotion de mon commerce. J’ai accepté. J’ai ensuite reçu par fax le bon de commande indiquant la somme à payer. Rassuré par la présence du logo de la Police, j’ai envoyé un chèque. Sans nouvelles quelques semaines plus tard j’ai contacté mon commissariat : j’ai appris qu’il n’existait aucun journal !Résultat : pensant aider le commissariat j’ai enrichi un escroc et j’ai perdu beaucoup d’argent».

Avant de payer quoi que ce soit, je contacte le service concerné pour me renseigner
Je vérifie toujours la qualité déclarée de mon interlocuteur

Une fausse épargne qui vous ruine
« Un placement à taux rémunérateur record !»

«J’ai reçu les confidences d’une connaissance qui m’a dit avoir trouvé la solution pour arrondir facilement ses fins de mois : une de ses collègues de travail lui a proposé un placement très rémunérateur : 10 % par mois. Elle m’a dit qu’il faudrait placer 5000 euros. Après avoir un peu hésité, j’ai décidé d’investir 1000 euros, et elle m’a effectivement remis, après 30 jours, la somme de 1100 euros. Confiante, j’ai décidé de lui confier toutes mes économies, que je n’ai jamais revues».

Je sais que les trop bonnes affaires n’existent pas
Je ne confie pas d’argent à un inconnu

L’escroquerie à la fausse loterie

«J’ai été avisé par courrier que j’avais gagné une grosse somme d’argent à un jeu. Mais avant, j’ai dû verser une somme afin de récupérer le gain. J’ai versé l’argent mais je n’ai jamais rien reçu !»

Je ne réponds jamais à ce type de proposition
Si je n’ai pas joué, j’ai peu de chance d’avoir gagné

L’escroquerie à l’héritage
«Aidez-moi à toucher mon héritage, vous ne le regretterez pas»

«J’ai reçu un courriel d’un inconnu qui m’a proposé de servir d’intermédiaire financier. Il se disait bénéficiaire d’un héritage conséquent qu’il ne pouvait toucher, faute de moyens suffisants pour avancer les frais de succession. Il m’a demandé de lui avancer la somme et proposé de toucher en retour 20% de l’héritage. Je lui ai envoyé l’avance par virement bancaire. Une fois les versements effectués, le contact a été rompu. Je n’ai jamais reçu la commission promise».
Je n’envoie pas d’argent à un inconnu via un service de transfert d’argent ou par virements bancaires

Je ne réponds jamais à ce type de proposition

Escroqueries sur Internet : Transactions virtuelles, pertes bien réelles
Un virement pour acheter un produit sur internet, ça peut coûter cher

«J’ai déniché une annonce proposant une voiture à un prix très attractif. Après plusieurs échanges avec le vendeur, j’ai reçu un courriel au nom du site définissant les modalités de paiement. Je ne me suis pas méfié et j’ai réglé le bien en passant par un service de transfert d’argent. En fait, c’est le vendeur escroc qui avait envoyé ce courriel ! L’argent a été retiré le jour même. Je n’ai jamais reçu le bien que j’avais payé».

«Phishing» : un mail ça peut faire très mal
«Je suis votre banque et j’ai besoin de votre mot de passe de connexion»

«J’ai reçu un courriel de ma banque me demandant mon identifiant de connexion et  le mot de passe de consultation de mon compte en ligne. Ils m’avaient alors expliqué qu’ils avaient besoin de mettre à jour mes données de connexion. Le problème c’est que ce n’était pas ma banque. Mon compte a été vidé».

Je ne réponds jamais à un courriel qui me demande de transmettre mes coordonnées bancaires
je sais que ma banque ou toute autre institution de confiance ne me les demandera jamais par courriel
En cas de doute, j’appelle directement ma banque

Tentative d’escroquerie connue sous le nom d’escroquerie « à la nigériane » ou encore escroquerie « 419 ».

«Je viens de recevoir un e-mail bizarre, d’une personne que je ne connais pas, se disant d’origine nigériane et me demandant de l’aider. Que dois-je faire ?».

Vous ne devez pas répondre, ni envoyer d’accusé de réception.
Il s’agit d’une tentative d’escroquerie connue sous le nom d’escroquerie « à la nigériane » ou encore escroquerie « 419 ».
Il est généralement expliqué au destinataire qu’une personne influente et riche, en disgrâce dans son pays, cherche à transférer en France de très importantes sommes d’argent actuellement bloquées dans son pays d’origine.
Pour ce faire, il a besoin d’un prête-nom, qu’il récompensera très généreusement (souvent 10% du montant des fonds à transférer) – Le but de cette escroquerie est d’amener la victime à accepter de verser  une participation financière pour régler des soi-disant frais de dossiers, payer des intermédiaires etc…

Utilisation frauduleuse de numéros de carte de paiement sur Internet

«En recevant mon relevé de compte bancaire, je me suis aperçu qu’on m’avait débité x….€ (ou $) en paiement d’achats sur Internet que je n’ai pas effectué. Que puis-je faire ?»

Vous avez été victime d’une escroquerie.
Vous devez d’abord le signaler à votre agence bancaire, puis porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche de votre domicile
.
Vous devez vous munir d’une pièce d’identité, de votre relevé d’identité bancaire mentionnant les paiements que vous contestez, des coordonnées de votre agence bancaire, et des références de votre carte de paiement.
Cette plainte permettra d’ouvrir une enquête, et sera, quel que soit le résultat, transmise au procureur de la République.

Préjudice d’une utilisation frauduleuse de numéros de carte de paiement sur Internet

«J’ai été victime d’une utilisation frauduleuse de mon numéro de carte de paiement sur Internet. Est-ce à moi de supporter le montant du préjudice ?»

Si vous avez signalé le problème à votre banque, elle vous a demandé un récépissé de dépôt de plainte – Si vous avez fourni ce document, votre banque doit recréditer votre compte du montant litigieux dans le délai d’un mois.

Comment porter plainte :

Si vous êtes victime d’une escroquerie, déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche.

Munissez-vous de tous les renseignements en votre possession :
- références du ou des transferts d’argent effectués,
- références de la ou des personnes contactées : adresse de messagerie ou postale, pseudos utilisés, numéros de téléphone, fax, copie des courriels/courriers échangés…,
- tout autre renseignement pouvant aider à l’identification de l’escroc.

Vous renseigner ou signaler un mail ou un site qui vous semble être une tentative d’escroquerie :
numero
Protection des données bancaires : les règles de vigilance

1. Sur Internet
- Je réalise mes achats uniquement sur les sites de confiance, signalés par le logo et dont l’adresse commence, au moment de la transaction, par «https»
- J’évite le piratage de ma carte bancaire en protégeant mon ordinateur avec un anti-virus, un pare-feu et un logiciel anti-espion à jour

2. Les automates (distributeurs de billets)

- Je compose discrètement mon code et masque le clavier avec ma main
- Je ne me laisse pas distraire par des inconnus qui proposent leur «aide» ; il s’agit souvent d’escrocs qui cherchent à subtiliser ma carte et récupérer mon code secret.

3. En magasins

- Numéro de carte bancaire + date d’expiration + cryptogramme  = danger !
Dans le cadre d’une transaction en magasin, il est très facile pour l’escroc d’identifier ces numéros et de les noter. Ces références sont suffisantes pour effectuer des achats en ligne.

- Je ne quitte jamais des yeux ma carte bancaire, je ne la confie à personne

- Je ne conserve pas mon code secret au même endroit que la carte

4. De manière générale, je suis les conseils de mon banquier

Le ministre
06.01.2009 – Lancement du plan de lutte contre les escroqueries
Intervention de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités Territoriales, lors du lancement du plan de lutte contre les escroqueries, le mardi 6 janvier 2009.

Mesdames, Messieurs,

Le constat est clair, alors même que la délinquance de proximité est en forte baisse, (avec 110 000 victimes de moins sur la période de janvier à novembre 2008), le phénomène des escroqueries est lui en pleine recrudescence.

Sur la (même) période de janvier à novembre 2008, les « escroqueries et infractions économiques et financières » ont augmenté de 9,93%, passant de 315 030 à 346 306 faits par rapport à la même période en 2007.

Sur la même période, le taux d’élucidation pour ces escroqueries et infractions économiques et financières a baissé de 4 points, passant de 56,58 % à 52,66 %.

L’augmentation de ce type de délinquance est essentiellement imputable à la sous-partie « escroqueries et abus de confiance ».

Cette catégorie totalise 194 812 faits constatés, soit une hausse de près de 20% correspondant à 33 363 faits supplémentaires. Elle représente 6% de la délinquance générale.
Pour les escroqueries et abus de confiance proprement dits, le taux d’élucidation n’est que de 35 %.

Parmi ces escroqueries, certaines sont classiques. Les escrocs jouent de la bonne foi, de la générosité, de la fragilité ou de la naïveté de ceux qu’ils arnaquent.

La mondialisation, la multiplication des échanges économiques ont rendu les transactions plus nombreuses et potentiellement plus risquées.

Les escroqueries exploitent les nouvelles possibilités offertes par Internet.

Les unes reproduisent les escroqueries classiques en se servant des “spam”, des sites de ventes ou crée de faux sites bancaires. Elles sont ainsi démultipliées.

Une seconde catégorie d’escroqueries sur Internet repose sur l’utilisation frauduleuse des données confidentielles bancaires. Ainsi, des opérations dites de “phishing” visent, par l’envoi de spam, à pousser l’internaute à communiquer ses données bancaires par voie électronique.

Je ne crois pas en la fatalité.

Ministre de l’Intérieur, en charge de la protection des Français, je n’ai pas l’intention de laisser nos concitoyens démunis face aux escroqueries, et notamment sur Internet.

Quand des personnes sont abusées, dépouillées à leur insu, victimes de l’utilisation de techniques de plus en plus perfectionnées, nous avons le devoir d’agir.

Agir en modernisant nos instruments pour toujours garder une longueur d’avance sur les escrocs.

Agir en renforçant la prévention et la détection de toutes les formes d’escroquerie.

I. Mieux prévenir d’abord.

Des actions de prévention existent sur le terrain, grâce aux interventions des référents sûreté dans les brigades et les commissariats.

Il faut aller plus loin et s’adresser au plus grand nombre. C’est pourquoi j’ai décidé de lancer une campagne d’information de plus grande envergure.

1) Une plaquette, en 3 millions d’exemplaires, disponibles dans les services de l’Etat ouverts au public et téléchargeable sur Internet, permettra :
- d’informer le citoyen sur les différents types d’escroqueries
- de fournir conseils et règles de vigilance à l’intention de chacun.

Vous y trouverez des histoires réelles et expliquées, concernant toutes les formes d’escroquerie : escroquerie à la fausse loterie, escroquerie à l’héritage, escroquerie aux billets noircis.

2) Un numéro de téléphone permet désormais à toute personne suspectant une escroquerie d’obtenir informations et conseils concrets, ainsi que des renseignements sur les démarches à suivre.

Ce numéro est le 08 11 02 02 17.

La plateforme téléphonique est joignable au prix d’un appel local. Elle fonctionne actuellement du lundi au vendredi. Elle est composée d’un officier de police, 4 réservistes de la police nationale et 2 gendarmes.

II. Pour mieux détecter les escroqueries sur Internet, nous devons disposer de moyens nouveaux et internationalisés.

1) Une plate-forme nationale de signalement des sites et contenus illicites sur Internet est opérationnelle aujourd’hui.

Elle donne aux internautes les moyens de signaler automatiquement toute forme de malversation constatée sur Internet.

Jusqu’à ce jour, le signalement automatique n’était possible que pour les sites à caractère pédopornographiques. A compter d’aujourd’hui, tout internaute pourra signaler un contenu qui lui semble illicite, ou un mail illicite.

Les internautes recevant des mails ressemblant à une escroquerie pourront donc les signaler à cette plateforme.

Son adresse est : www.internet-signalement.gouv.fr

Le traitement de ces signalements se fait en temps réel. La police transmet ensuite à la justice lorsque les faits sont caractérisés.

Naturellement, les dispositifs privés de signalement existants demeurent très utiles, que ce soit “signal spam” ou “point de contacts”.

Ils font le lien avec notre plateforme. C’est le principe même d’internet : la multiplicité des points de connexion.

2) Pour mieux cibler les investigations, j’ai créé un groupe dédié aux escroqueries sur Internet au sein de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication de la police judiciaire.

Ce groupe permet, grâce à l’expertise de policiers et de gendarmes, de centraliser les informations relatives aux escroqueries. Il s’agit de faciliter les recoupements entre différentes plaintes recueillies sur l’ensemble du territoire national.

Le traitement national des cas d’escroqueries pourra se poursuivre par la saisie de nos homologues internationaux, de façon harmonisée.

3) Les affaires d’escroquerie dépassent en effet souvent le cadre national.

C’est pourquoi j’ai aussi proposé la mise en place courant 2009 d’une plateforme européenne de signalement des infractions relevées sur Internet.

Les tentatives d’escroqueries d’envergure en feront naturellement partie.

Avec un financement de la Commission européenne, hébergée par Europol, elle sera mise en place et fonctionnera à partir de dispositifs de signalement nationaux.

Mesdames, Messieurs,

Mon ambition est de faire du ministère de l’Intérieur un grand ministère moderne de la sécurité, au service de la protection des Français.

Il faut changer nos habitudes de pensée. Il faut transformer nos manières d’agir.

Je veux développer une nouvelle culture de la sécurité intérieure, faite d’anticipation, de prévention, et d’efficacité.

Sur toutes les questions de sécurité, je fais le choix d’une démarche proactive, attentive aux nouvelles menaces, soucieuse de toujours adapter les instruments existants.

C’est la condition d’une action en phase avec les attentes du citoyen, à la hauteur des défis du XXIème siècle.

Je vous remercie.

Jiwix

Author:  |  Category: Ressource, Social Networking

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Bonne Année 2009

Author:  |  Category: Général

bonneannee

Le président d’une association amie évoquait dans son dernier bulletin, à l’occasion des vœux, le verbe “réciproquer”, aujourd’hui tombé en désuétude, qui pourtant exprimait fort bien une des valeurs essentielles de l’amitié.

Adhérer à une idée, la partager et nous rendre la pareille, dans des moments d’échange et de plaisir.”

Permettez moi, de vous adresser, mes Souhaits de Santé, d’Harmonie, de Félicité, de Paix, de Bonheur, de Prospérité, d’Amour pour la nouvelle année qui s’annonce.

Et laissez moi vous offrir un petit conte chinois…

Un mandarin partit un jour dans l’au delà.
Il arriva d’abord en enfer.
Il y vit beaucoup d’hommes attablés devant des plats de riz, mais tous mouraient de faim, car ils avaient des baguettes longues de deux mètres, et ne pouvaient s’en servir pour se nourrir.

Puis, il alla au ciel.
Là aussi il vit beaucoup d’hommes attablés devant des plats de riz,
et tous étaient heureux et en bonne santé car eux aussi avaient des baguettes longues de deux mètres, mais chacun s’en servait pour nourrir
…celui qui était assis en face de lui.

D’avance, merci pour vos bons vœux. Je vous les réciproque.

Patrick GERMANO