L’union fait la force. Voici en résumé le principe d’un réseau et sa raison d’être. Ce dossier a pour objectif de vous aider à mieux comprendre l’univers des réseaux et groupements d’entreprises. Vous trouverez forcément des types de réseaux auxquels vous ne pensez pas encore et qui peuvent se révéler très utiles au développement de votre entreprise.
Introduction
Définition : la démarche réseau.
Nous parlons souvent de « démarche réseau ».
Voici quelques explications pour mieux comprendre ce que recouvre ce terme.
La démarche réseau, c’est l’utilisation que vous pouvez faire des différents types de réseaux pour atteindre vos objectifs de business et de développement personnel.
Quels réseaux sont inclus dans la démarche réseau ?
• Votre réseau relationnel
Il se compose autant de vos relations et contacts professionnels que de votre réseau personnel.
• Les partenariats inter entreprises
Les partenariats que vous liez avec d’autres entreprises pour trouver de nouveaux clients, répondre à certaines demandes de vos clients qui requièrent des produits ou services complémentaires, pour co-concevoir des produits ou créer une relation d’apport d’affaires.
• Les réseaux, clubs, groupements de dirigeants, d’entreprises ou d’indépendants
Syndicats professionnels, clubs services (Rotary, Lyons…), clubs d’entreprises, clubs de dirigeants (CJD, APM, DCF…), groupements d’achats, chaînes volontaires sont autant de structures qui vous permettent de développer votre réseau relationnel, de rompre votre isolement, de continuer à apprendre. Et pour certains d’entre eux de développer votre chiffre d’affaires ou d’optimiser vos achats. Ils font partie intégrante de la démarche réseau.
Les réseaux d’influence, comment demander un service ?
Cercles, clubs services, think thank… ils sont conçus pour échanger sur un centre d’intérêt commun. Mais se rendre des services entre membres n’est pas leur vocation première. Et pourtant c’est bien ce qui s’y passe quotidiennement. A condition d’y mettre les formes.
Comment réussir son intégration
« Soigner son intégration, c’est la clé pour obtenir des retombées de son investissement en club »
Il y a trois phases à respecter pour bien s’intégrer dans un réseau d’influence et s’y tisser un réseau de contacts prêts à vous rendre service.
Clé n° 1 : Sachez observer…
Dans tous ces clubs d’influence, il existe des dirigeants identifiés, des leaders d’opinion et ces derniers ne sont pas toujours identifiables immédiatement. Soyez à l’écoute et prenez le temps de situer les uns et les autres. « Ce n’est qu’après avoir détecté les pouvoirs et prérogatives des uns et des autres que vous pourrez prendre des initiatives au sein du club » recommande Laurent Renard.
Clé n°2 : … et observer une certaine réserve
Qui dit observation dit aussi discrétion. Par exemple, distribuer ses cartes de visite à la cantonade dès les premières rencontres est très mal perçu. Personne ne vous le dira, mais vous risquez d’être discrètement mis à l’écart des échanges.
Clé n°3 : S’investir avec sérieux mais sans ostentation
C’est le moment de faire vos preuves en proposant votre contribution à la vie du club : préparer un dîner, participer à l’organisation d’une conférence… Pour autant, ce n’est pas la course aux responsabilités ! Il ne faudrait pas empiéter sur les plates-bandes d’un membre et risquer de le froisser.
Clé n°4 : Prendre une responsabilité au sein du club
Si vous le souhaitez, vous pouvez proposer votre candidature à un poste au sein du club.
« Inversez la problématique, rendez vous-même service spontanément ! »
Il s’agit d’entretenir des relations d’échange mutuel. N’hésitez pas à transmettre des informations ou des bons plans aux membres, ceux avec lesquels vous avez des affinités, vous partagez le goût du même sport ou avez souvent les mêmes points de vue.
« Un membre se plaignait régulièrement du coût de ses communications mobiles ». « Je connaissais un site Internet qui permet de transférer ses appels au prix d’une communication locale, je n’avais plus qu’à lui envoyer un mail. »
C’est exactement un type de « don profitable ». Vous donnez sans vous appauvrir une réduction sur des abonnements, des articles, des outils logiciels… que vous pouvez transmettre à plusieurs personnes, plusieurs fois. Avec le web, c’est tellement facile !
Faites connaître vos attentes
Sans insister, profitez des moments appropriés pour parler de vous. Par exemple, à l’occasion du rituel, « Comment ça va », étayez votre réponse :
« Je n’arrête pas ! Je cherche actuellement un client dans l’informatique et c’est épuisant. »
Mais n’en dites pas plus. Votre interlocuteur a compris vos attentes et saura désormais détecter les opportunités intéressantes pour vous.
Autre exemple, demandez conseil. Vous avez un rendez-vous avec un prospect exerçant dans un secteur bien connu de votre contact. Demandez-lui simplement son avis pour préparer ce rendez-vous ou un conseil éclairé sur votre argumentation.
Comment choisir le bon réseau ?
« Il y a autant de bons clubs que d’attentes différentes ! »
Les réseaux d’influences sont multiples : clubs services, cercles économiques, réseaux d’anciens de grandes écoles, réseaux de dirigeants… Tous ont leur propre protocole de recrutement et nombreux sont ceux qui pratiquent une sélection à l’entrée.
Pour trouver celui qui vous convient le mieux :
• Faites le point sur vos motivations : vous recherchez un réseau de dirigeants d’entreprises ? Vous êtes passionné de finances ou d’art contemporain ? Vous aimez rendre service ?
• Recherchez les réseaux correspondant à vos attentes et évaluez leur degré d’ouverture. Si vous correspondez à leurs critères de recrutement (âge, profil professionnel), il y a de fortes chances pour que votre candidature soit bien reçue.
• En cas de cooptation ou de parrainage, rapprochez-vous des membres que vous connaissez et qui pourraient vous introduire. « Sans cette recommandation, rares sont les cercles qui prendront en compte votre demande. Enfin, attendez-vous à ce que le réseau fasse son enquête ! Les candidats sont dans la plupart des cas audités avant toute entrée. »
Réseaux d’accompagnement : les couveuses d’entreprises pour tester votre entreprise grandeur nature
Tester son projet d’entreprise avant de la créer véritablement ? C’est possible avec les couveuses d’entreprises ! Un dispositif d’accompagnement conçu pour lancer son activité, facturer ses premiers clients tout en apprenant le métier d’entrepreneur. Leur fonctionnement en détail.
S’exercer au métier d’entrepreneur avant d’avoir créer son entreprise
Avant même d’avoir créé son entreprise, le porteur de projet accompagné en couveuse peut produire, démarcher et surtout facturer puis engranger des revenus de son activité.
Les principes de fonctionnement
*Un hébergement juridique
L’entrepreneur accompagné peut facturer ses clients en utilisant le numéro de SIRET de la couveuse.
C’est la couveuse qui perçoit les règlements des prestations des entrepreneurs hébergés. Chaque porteur de projet dispose alors de son propre compte et utilise cet argent comme il le souhaite.
Pour financer son fonctionnement, la couveuse prélève 5% du CA encaissé par l’entrepreneur à l’essai.
*Une limitation des risques
L’entrepreneur à l’essai conserve donc ses revenus pendant toute la durée du test, c’est-à-dire son salaire s’il exerce toujours son activité salariée ou ses allocations chômage ou revenu minimum.
*Un accompagnement adapté à chaque entreprise
L’accompagnateur et l’entrepreneur à l’essai déterminent un programme de rencontres afin que l’entrepreneur devienne totalement autonome. Selon Jean-Michel Baude, chargé de mission dans la couveuse Le Geai (Groupement des entrepreneurs accompagnés individuellement), « il faut compter en moyenne deux rendez-vous par mois, mais cela peut varier en fonction de l’avancée du projet ».
Durée moyenne d’un accompagnement en couveuse d’entreprise
- Pour les métiers de services : 8 mois
- Pour les métiers de production de biens (exemple : artisanat) : 12 mois
Un dispositif d’accompagnement et de conseils
Des formations professionnelles pour apprendre le métier d’entrepreneur
Le jeune entrepreneur accède à des modules variés en fonction de la maturité du projet d’entreprise et des besoins de l’entreprise accompagnée :
- Gestion-comptabilité
- Marketing
- Aspects juridiques de la création d’entreprise
- Formations métiers avec interventions de professionnels : un responsable
commercial, un spécialiste de l’export etc.
« En tout, chaque entrepreneur à l’essai bénéficie d’au moins 15 formations en un an » explique Anne-Laure Bouhadef, chargée de mission à la couveuse GEAI (Groupement des Entrepreneurs Accompagnés Individuellement).
Rompre l’isolement du créateur
L’entrepreneur accompagné se constitue son premier réseau professionnel : « La couveuse multiplie les occasions de rencontres entre couvés : des petits-déjeuners à thème, des apéritifs conviviaux. Les entrepreneurs échangent sur leurs difficultés et partagent leurs bonnes pratiques » explique Anne-Laure Bouhadef.
C’est aussi l’occasion pour les couvés de trouver des clients ou des partenaires potentiels. Désirée Schmidt, créatrice de bijoux accompagnée dans la couveuse GEAI, a ainsi rencontré une webmaster pour son site Internet.
En pratique
Qui peut se faire accompagner ?
- Tous les porteurs de projets ayant déjà défini leur activité et qui souhaitent la tester avant de créer leur entreprise.
En règle générale, le CA généré par le test ne dépasse pas :
* 27 000 € pour des prestations de services
* 75 000 € pour des ventes de produits et de marchandises
Mais ces plafonds sont indicatifs, les couveuses peuvent passer outre après examen du dossier de candidature.
À quelles conditions ?
Les couveuses d’entreprises attendent de l’entrepreneur accompagné un véritable investissement : « Motivé à 100 % par son projet et prêt à s’y consacrer pleinement. » explique Jean-Michel Baude.
Il faut vouloir être accompagné, c’est pourquoi le porteur de projet signe un contrat avec la couveuse : le CAPE, Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise.
Un accompagnement qui peut aller jusqu’à l’hébergement
Certaines couveuses proposent aux jeunes entreprises déjà immatriculées un hébergement physique, comme dans les pépinières d’entreprises, d’autres non.
Comment obtenir une place en couveuse ?
Certaines couveuses proposent aux jeunes entreprises déjà immatriculées un hébergement physique, comme dans les pépinières d’entreprises, d’autres non.
Contactez :
- Les Boutiques de Gestion : ce réseau d’accompagnement propose un suivi en couveuse.
http://www.boutiques-de-gestion.com
- L’Union des couveuses.
http://www.uniondescouveuses.com
- La couveuse GEAI (Groupement des Entrepreneurs Accompagnés Individuellement) pour l’Ile-de-France.
http://www.geai-bgp.org
[ Quelques chiffres ]
En 2006, l’Union des couveuses d’entreprises recensait :
• 1100 CAPE signés (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise)
• 80 % de sorties positives (création effective de l’entreprise ou retour à l’emploi)
• + 40% de création d’entreprise
Témoignage :
« Comment j’ai pu lancer ma production et mon activité commerciale tout en limitant les risques au maximum. »
Désirée Schmidt, créatrice de bijoux, accompagnée au sein de la couveuse d’entreprise GEAI.
En savoir plus : www.desiree-schmidt.com
Alors qu’elle crée ses bijoux en amateur, Désirée Schmidt rencontre un créateur d’entreprise suivi en couveuse d’entreprise. Le dispositif la séduit et elle intègre la couveuse GEAI. À la veille de créer son entreprise, elle nous confie tous les bénéfices de cet accompagnement.
Un lancement de l’activité sans grosse prise de risque
La structure juridique de la couveuse lui permet de prendre son temps : « Je touche toujours mes allocations Assedic, j’ai donc pu organiser sereinement mon activité, sans avoir la pression de produire à tout prix pour me verser un salaire. »
Elle peut ainsi investir son CA dans du matériel sans mettre en péril sa situation financière : « Tout ce que j’ai gagné avec mes premières commandes était entièrement consacré au développement de mon activité. »
Des démarches commerciales facilitées
Pour nouer des contacts commerciaux, rencontrer des professionnels de son secteur, Désirée Schmidt mise sur les salons professionnels. Elle participe à 15 salons en moins d’un an.
Elle les repère grâce à la documentation mise à sa disposition au sein de la couveuse : « Nous avons accès à une bibliothèque de ressources, par exemple des catalogues de salons auxquels je n’aurais pas eu accès autrement. »
Ces salons coûtent cher, en déplacements, en matériel… Désirée Schmidt n’avait pas les moyens de se lancer seule dans ces démarches commerciales. Aussi la couveuse lui donne-t-elle un coup de pouce : « J’avais déjà des commandes de bijoux, mais je n’avais pas encore encaissé les règlements des produits et pour la participation aux salons, la couveuse m’a avancé de l’argent, sachant que j’allais rapidement obtenir des rentrées financières. »
Un contact privilégié avec une accompagnatrice, spécialiste de son domaine d’activité
Elle rencontre son accompagnatrice environ deux fois par mois : « Je peux l’appeler à tout moment en cas de difficultés, mais elle ne me mâche jamais le travail, je suis toujours entièrement maîtresse de mon projet d’entreprise. Notre relation me permet ainsi, petit à petit, de devenir une véritable chef d’entreprise.»
Spécialiste de son secteur, Anne-Laure Bouhadef, chargée de mission pour les métiers de création de la couveuse GEAI, sait en effet la guider au mieux pour développer son activité : « Par exemple, elle m’a incité à constituer un dossier commercial pour démarcher les boutiques multimarques qui peuvent commercialiser mes produits. Jusqu’ici je me contentais d’un simple book et j’ai vite compris, une fois ce dossier créé, qu’elle avait raison. Elle m’a aidé à le construire et c’est devenu un véritable support pour toutes mes prospections. »
Un premier carnet d’adresses professionnel
Dans le cadre de rendez-vous organisés par la couveuse, Désirée Schmidt rencontre les autres entrepreneurs à l’essai. Elle peut y nouer des contacts pour son développement futur : « J’ai pu, par exemple, rencontrer une autre porteuse de projet, graphiste Web. Aujourd’hui, c’est elle qui crée mon site Internet. »
Son bilan personnel
« Cette période de test m’a permis de créer mon activité dans les meilleures conditions. Même si demain je devais tout arrêter, j’ai désormais gagné en expérience et en autonomie, et si je devais rechercher un nouvel emploi, je pourrais prétendre à un poste plus élevé. »
Comment a-t-elle obtenu une place en couveuse d’entreprise ?
Désirée Schmidt a pris rendez-vous avec la responsable création d’entreprise de la mairie de son arrondissement. Ensemble elles ont évalué son projet et après quatre rencontres, elle a intégré la couveuse d’entreprise GEAI à l’essai.
« Tout l’intérêt des groupements d’employeurs, c’est de tricoter avec des petits morceaux d’emplois de véritables emplois à temps plein»
Chaque année, 400 000 offres d’emploi à temps partiel ne sont pas pourvues car moins attractives qu’un temps plein. Elles émanent pour la plupart de PME. La solution pour ces entreprises : les groupements d’employeurs (GE). Des réseaux d’entreprises qui s’organisent pour partager des salariés. Vice-président de l’Union des Groupements d’Employeurs de France (UGEF), Hervé Sérieyx partage avec nous sa vision des GE.
Une mutualisation des besoins qui crée des emplois durables
Initialement conçu pour répondre aux besoins de saisonniers dans l’agriculture, le modèle d’emploi des groupements d’employeurs séduit de plus en plus de PME de l’industrie et des services. En effet, pour une petite entreprise, embaucher un comptable, un commercial ou un qualiticien à temps complet ne fait pas toujours sens.
Les groupements d’employeurs permettent aux dirigeants de TPE et PME, membres du groupement, de s’associer pour créer des CDD à temps plein. Les salariés recrutés par le groupement sont alors mis à la disposition des membres et partagent leur temps de travail entre plusieurs entreprises.
Le GE répond ainsi à deux types de besoins :
• Des compétences pointues à temps partiel : comptable, DRH, spécialiste marketing, etc.
• De la main d’œuvre ponctuelle mais dont le besoin est récurrent : saisonniers, manutentionnaires, etc.
Mais les GE vont plus loin ! Pour apporter des solutions d’emplois plus pertinentes, l’UGEF a signé l’an passé un partenariat avec l’ANPE. Dès que celle-ci reçoit une offre d’emploi à temps partiel émise par une PME, l’annonce est transmise au GE local. Si parmi ses membres, certaines entreprises ont besoin du même profil de poste à temps partiel, le groupement d’employeurs peut proposer un poste à temps plein, beaucoup plus attractif pour un salarié potentiel.
Le partage en réseau : enfin l’emploi flexible qui plaît à tout le monde
Formule politiquement consensuelle, aussi bien soutenue par la droite que par la gauche, les groupements d’employeurs apportent un compromis fédérateur entre entreprises et salariés avec « la flexi-sécurité à la française », une forme de flexibilité, moins coûteuse que l’intérim, qui convient à tous.
Pour les membres du groupement :
« Plus les groupements rassemblent des secteurs variés, aux saisonnalités différentes, plus la flexibilité est grande », avance Hervé Sérieyx. C’est le cas pour un groupement implanté dans la « Cosmetic Valley », dans la région de Chartres. « Les membres du groupement ont eu l’intelligence de regrouper des entreprises cosmétiques mais également automobiles et technologiques. Lorsque l’une des entreprises membres, en difficulté, a dû cesser d’employer dix salariés, en un week-end, le directeur du groupement a pu tous les replacer dans les autres entreprises membres. »
Pour les salariés :
Les GE transforment des emplois saisonniers ou à temps partiel en véritable CDI à temps plein. En plus d’une plus grande stabilité de leur emploi, les salariés bénéficient des mêmes avantages que dans une entreprise plus classique : comité d’entreprise, délégué du personnel, formation, etc.
Une formule qui répond donc bien aux besoins des PME, « à condition que les membres soient prêts à travailler ensemble, à partager et fonctionner en réseau » nuance Hervé Sérieyx. Mais les résultats sont là : déjà 400 réseaux regroupent près de 60 000 entreprises qui emploient 30 000 salariés en temps partagé.
[ En savoir + ]
- Les groupements d’employeurs (GE) : un moyen simple et méconnu pour partager des collaborateurs en entreprise
- Les groupements d’employeurs de votre région, dans l’annuaire de Place des réseaux
- Le site de l’Union des Groupements d’Employeurs de France (qui a remplacé la Fédération Française des Groupements d’Employeurs)
Les clubs d’entreprises : acteurs du développement économique local
Un pour tous, tous pour un! Les clubs d’entreprises défendent les intérêts des PME et TPE. Ils organisent des rencontres pour promouvoir l’entreprenariat dans leur région. Découvrez-les via les témoignages de membres et de responsables de clubs.
Unis pour favoriser le développement économique local, les membres des clubs d’entreprises constituent de véritables acteurs économiques. Proches des institutionnels, organisateurs de manifestations pour promouvoir l’entrepreneuriat, ils défendent activement les intérêts des PME et TPE. Découvrez-les à travers les témoignages de membres et de responsables de clubs.
1) Une ambition partagée par tous les clubs : être acteur du développement économique local
* Être force de proposition
C’est l’objectif premier des clubs d’entreprises. Rattachés à un territoire donné, ils se créent la plupart du temps en partenariat avec des agences de développement économique locales, des CCI, les municipalités ou communautés d’agglomérations ou de communes de leur territoire.
Avec un programme d’actions et en général une manifestation annuelle d’envergure, ils participent activement au dynamisme économique local.
Exemple : les membres du Club d’Entreprise du Pays Rochefortais ont, de leur propre initiative, mené une étude d’un an pour évaluer l’attraction du territoire auprès des entrepreneurs. La communication des résultats donne alors l’occasion de réunir tous les membres du club et les acteurs économiques locaux : élus municipaux et régionaux, membres de la CCI, etc.
Véritables interlocuteurs pour les instances de développement locales, les clubs d’entreprises sont souvent sollicités :
« Pour nous le club d’entreprise joue presque le rôle d’un prestataire, nous lui demandons de s’impliquer dans nos actions pour la mise en valeur du tissu économique d’Aulnay-sous-Bois », explique Stéphane Girard, directeur de la M2E (Maison de l’Entreprise et de l’Emploi d’Aulnay).
Lors d’une opération de requalification des zones économiques, la M2E cherche à développer des systèmes de transport de type covoiturage. Les membres du club d’entreprises d’Aulnay se chargent alors de toute la partie enquête de terrain auprès de leurs salariés.
* Défendre les intérêts des membres
Pour Sullyvan Lalu, permanent du club d’entreprises de Mérignac, les clubs agissent « comme des lobbys » : « Nous menons par exemple des actions pour modifier le tracé du tramway en construction sur Bordeaux. Les membres ont ainsi financé en partie et participé à la création d’une plaquette de communication sur le sujet. La modification du tracé de la ligne aiderait de nombreux salariés des entreprises membres implantées dans une zone peu desservie par les transports. »
Quelques exemples d’actions :
- Participation à la création d’une Maison de l’Emploi (Club du Pays de Rance)
- Intervention auprès de la municipalité pour lutter contre les vols dans les zones industrielles (Club du Pays Rochefortais)
- Création d’une entreprise de crèche accueillant les enfants des salariés des entreprises membres du club (Club d’Entreprise du Pays de Ploërmel)
2) Tout ce qu’ils peuvent vous apporter
* Développer votre réseau relationnel en travaillant avec les personnalités influentes de votre commune ou région
Les clubs d’entreprises sont toujours en relation avec les instances locales, les municipalités, institutions régionales et les Chambres de Commerce et d’Industries. Plus vous nouez de contacts par le biais du club, plus vous multipliez vos possibilités de recommandations pour votre entreprise.
Pour Stéphane Girard de la M2E, « le club d’entreprises, c’est pour les PME et TPE la possibilité d’accéder à un réseau auquel elles n’auraient pas accès autrement. »
* Échanger les expériences et progresser en tant qu’entrepreneur
« Chaque réunion mensuelle est l’occasion d’aborder un sujet en rapport avec les préoccupations des chefs d’entreprises » rapporte Vladimir Ménard, membre fondateur du Club d’Entreprises du Pays Rochefortais.
Par exemple, lors de la visite de la galerie d’art d’un membre, ils abordent le thème du mécénat :
• quelles sont les déductions fiscales possibles ?
• comment acquérir des œuvres d’artistes vivants ?
* Rompre l’isolement du chef d’entreprise dans un cadre convivial
En plus des réunions habituelles, les clubs organisent tous des réunions informelles afin de créer des liens d’amitié entre les membres : « La convivialité est vraiment le maître mot des échanges que nous souhaitons créer au sein du club » avance Sullyvan Lalu, du club de Mérignac.
Les clubs organisent ainsi :
• une confrontation sportive entre les membres des différents clubs et associations de la région
• des sorties karting ou bowling, une journée accrobranche
• des repas ou dégustations de vin, etc.
* Des possibilités de business additionnel
Même si l’objectif premier de ces clubs d’entreprises n’est pas de favoriser la création d’affaires entre membres, c’est une pratique courante. « Si j’ai la possibilité de rencontrer des fournisseurs, des clients potentiels dans le club, pourquoi ne pas travailler ensemble ? » s’interroge Yannick Écobichon du club d’Entreprises du Pays de Rance.
Véritable finalité pour le club de Mérignac, ses membres vont plus loin pour favoriser les synergies. Ils mettent en place un système d’avantages tarifaires réservés aux membres. La carte de membre donne accès à des remises ou des offres promotionnelles auprès des entreprises membres et participant à l’opération.
Le plus : les salariés des entreprises membres peuvent se procurer cette carte et profiter des réductions offertes.
[ Les clubs d’entreprises en pratique ]
Adhésion Fourchette indicative : entre 50 € et 300 € par an (le montant de l’adhésion varie en fonction des clubs)
Temps à consacrer – au minimum une réunion mensuelle
- variable en fonction de l’activité des clubs
Intégration Pour la plupart, ils n’imposent pas de contrôle à l’entrée du club, certains demandent simplement une recommandation de la part d’un membre.
Témoignage :
« J’ai été très surpris des bénéfices de mon investissement en club, tant sur le plan personnel que professionnel. »
2 minutes avec Yannick Ecobichon, membre du Club d’Entreprise du pays de Rance.
Il nous confie tous les avantages offerts par son club.
Avantages pour lui :
• une prise de recul par rapport à son quotidien professionnel
• une meilleure compréhension des enjeux économiques locaux
Avantages pour son entreprise :
• une connaissance de tous les acteurs économiques de la région :
« Lorsque j’ai besoin d’une information, d’un conseil, je sais tout de suite à qui m’adresser et je sais que je serai bien reçu ».
Des relations qui se révèlent très utiles le jour où il crée une filiale de son entreprise. Il cherche alors un terrain et des subventions.
Grâce au club, il connaît les gérants d’une zone d’activité qui lui proposent un terrain. Pour les subventions, il fait appel au directeur de Côtes d’Armor Développement, l’agence en charge du développement économique local : « Les actions menées pour le club m’ont fait connaître et la confiance s’instaure beaucoup plus vite», confie Yannick Ecobichon. « Il m’a tout de suite aidé et guidé pour monter mon dossier ce qui a vraiment accéléré et facilité la démarche. »
Et de conclure : « Être membre du club d’entreprise, c’est à chaque fois un gain de temps et une crédibilité supplémentaires. ».
Les clubs services sont-ils faits pour vous ?
Lions Club, Rotary, Kiwanis, Zonta… Ces réseaux actifs et influents sont-ils aussi élitistes et fermés qu’on le prétend? A contre-courant des clichés, notre dossier fait le point sur ce qu’ils peuvent vous apporter et vous guide dans vos choix.
1- Fiche pratique : Tout ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans un club service !
Tout ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans un club service !
Comment fonctionnent-ils ? Comment y entrer ? Quelles règles respecter pour être sur d’y réaliser un investissement en temps intéressant et fructueux ? Découvrez les réponses de membres et de responsables de différents clubs.
1 ) Servir une cause, un objectif partagé par tous les clubs services :
* Ce qui réunit les membres : l’envie de servir une cause, une œuvre, tout en développant des liens d’amitié. En adhérant aux clubs, les membres s’engagent à servir les autres et consacrer du temps pour les actions du club.
* Quelques exemples d’actions :
- La collecte de fonds pour financer leurs programmes d’aides et d’actions
- L’organisation d’œuvres sociales par les membres eux-mêmes
- Des rencontres entre membres : soirées à thèmes, dîners, manifestations d’animation du club, etc.
2) Pour devenir membre :
Tous les clubs pratiquent la cooptation. Mais la plupart des clubs commencent à lever cette contrainte. Christian Athenour, responsable communication du Lions Club explique ainsi que « les candidats qui souhaiteraient faire partie d’un Lions Club sans avoir de contact Lions peuvent se faire connaître auprès de la Maison des Lions qui leur indiquera les clubs les plus proches de chez eux. » Les clubs Kiwanis organisent des réunions grand public pour faire connaître leurs actions et recruter de nouveaux membres.
En contactant les organisations centrales des clubs, votre interlocuteur pourra vous indiquer les clubs les plus proches de chez vous.
Attention, malgré cette possibilité, votre candidature sera tout de même examinée à la loupe. Après une ou plusieurs participations aux rencontres du club, les membres s’accorderont pour valider votre intégration.
3) Un déploiement national et international :
Chaque réseau est divisé en districts (ou régions) et par clubs avec une hiérarchie interne. Par exemple, des gouverneurs de districts au Rotary et au Lions Club, des officiers au Kiwanis, etc.
Leurs principes :
* Autonomie des clubs :
Chaque club choisit ses activités et s’impose le rythme de réunions, d’actions qui lui convient.
* Une comptabilité double :
afin de ne jamais mélanger les dons et la gestion des frais de fonctionnement du club.
* Les clubs sont apolitiques et non religieux
Toutes expressions d’opinions politiques ou religieuses sont proscrites.
Des différences entre clubs :
Le Quatalagor : pour cultiver l’amitié
Le Quatalagor est un groupement informel de clubs : le Club 41, la Table Ronde, le Ladie’s Circle et l’Agora. Ils ne constituent « pas tout à fait des clubs services » explique Jean-Marc Reliant, président national du Club 41. Ils organisent des œuvres caritatives, mais celles-ci ne sont pas obligatoires. Chaque club décide ou non de donner cette dimension à leur association.
Tous les bénéfices d’un club service.
Ce que ces clubs peuvent vous apporter :
1) Rompre l’isolement :
Intégrer un club service, c’est entrer dans une communauté locale, nationale et internationale. Tous les clubs ont des antennes partout dans le monde. Des contacts que vous pouvez rencontrer lors des manifestations, des échanges, des jumelages ou tout simplement pendant vos vacances !
Pour cultiver l’amitié entre membres, les clubs organisent de nombreuses rencontres :
- dîners à thèmes, avec invitation de personnalités
- conférences, expositions, visites d’entreprises ou de lieux historiques, soirées sportives
- réunion de réflexion sur des problèmes de société
- échanges interclubs, jumelages
- etc
« L’activité est très variable d’un club à l’autre, rapporte Christian Athenour, tout dépend des actions menées, de l’envie des membres. Par exemple certains clubs n’organisent jamais de réunions de réflexion. » [2 minutes avec Jean-Luc Pozniak ], membre du club Kiwanis de la Rochelle
Qu’est-ce que le club peut apporter aux membres du Kiwanis :
Un club, c’est avant tout un lieu où nouer des contacts, des amitiés avec des personnes de tous horizons. Les membres se lient avec des personnes qu’ils n’auraient jamais pu rencontrer autrement.
Ensuite l’engagement dans la commune, auprès des acteurs de l’action sociale permet de rencontrer de nombreuses personnes. C’est un véritable apprentissage relationnel.
Enfin, un kiwanien n’est jamais isolé. Par exemple, s’il doit s’installer dans une autre ville, il peut se rapprocher du club local et il sait déjà qu’il pourra faire appel à des contacts bienveillants, prêts à l’accueillir.
2) Partager les bonnes pratiques, s’entraider :
Les clubs réunissent des profils très différents : avocats, chef d’entreprises, assureurs, … autant de professionnels que vous pourrez solliciter pour des conseils, de l’aide, etc. Au travers des actions menées pour le club, les membres apprennent à travailler ensemble.
En cas de besoin dans le cadre professionnel, ils savent pouvoir compter les uns sur les autres. Des échanges de bons procédés, courants en club, qui permettent aux membres de développer leur activité professionnelle.
3) Créer des liens avec des personnalités importantes de votre commune :
Lors de l’organisation des actions de solidarité, des manifestations de collectes de fond, vous serez en contact avec les acteurs locaux : maire et élus, responsables d’associations, etc. Des premiers contacts qui vous permettront petit à petit de vous faire connaître de votre entourage socioprofessionnel.
4) Être soutenu en cas de difficultés : certains clubs offre un soutien moral et financier à leurs membres :
Tous les membres des clubs services s’entraident, certains ont même mis en place des structures dédiées. Par exemple, le Quatalagor (rassemblement du Club 41, de la Table Ronde, du Ladie’s Circle et de l’Agora) dispose d’une association interne « Amitié Assistance ». Elle perçoit une partie des cotisations des membres des 4 clubs et des dons éventuels pour soutenir moralement et financièrement les membres en difficulté.
Les 3 règles clés pour s’intégrer dans un club service.
3 règles clés pour un investissement fructueux
* Consacrer du temps à son engagement :
Les actions caritatives peuvent souvent devenir chronophages : les réunions, les séances de collectes de fonds, l’organisation de manifestations, les rencontres amicales… Vous devez être certain de pouvoir y consacrer du temps.
* Être assidu aux rendez-vous obligatoires :
La plupart des clubs impose une réunion statutaire par mois, parfois deux. Votre présence régulière lors de ces rencontres sera un gage de sérieux qui incitera les membres à vous confier des missions, mais aussi à faire appel à vous dans le cadre de leur vie professionnelle.
* Adhérer aux valeurs du club :
C’est évidemment l’une des premières conditions d’entrée ! Et pour vous, mieux vaut être en accord avec l’éthique du club, sans quoi vous risquerez de très vite vous ennuyez.