
Une Europe sans nucléaire,
c’est moins d’effet de serre, plus d’emplois, une économie prospère !
Le nucléaire, un véritable gouffre financier.
Construire un réacteur exige de lourds investissements, qui ne peuvent être amortis que sur plusieurs décennies, ainsi que d’importantes subventions publiques. Le plan de relance de l’économie américaine lancé par Barack Obama n’alloue pas un seul dollar à l’industrie nucléaire, qui en demandait 50 milliards. Depuis, la plupart des projets nucléaires américains sont gelés.
Entre 2003 et 2008, le coût prévu de l’électricité qui sera produite par le réacteur EPR a augmenté de 84 % ! Les deux EPR en chantier, en Finlande et en France, connaissent de graves malfaçons. De ce fait, l’EPR finlandais accuse 38 mois de retard et un surcoût de 2,4 milliards d’euros à la charge de la France. L’EPR français, lui, est déjà en retard de près d’un an, et son coût est passé de 3,3 à 4 milliards d’euros. Ce n’est qu’un début…
Les énergies renouvelables, championnes contre la crise !
En quelques mois de crise économique, les actions d’EDF et d’Areva ont perdu respectivement 70 % et 60 % de leur valeur. Les énergies renouvelables, elles, se portent bien : en 2008, le marché français du solaire thermique a crû de 20 %, tandis que la puissance éolienne installée a progressé de 37 % !
Ayant décidé en 2000 de sortir du nucléaire, l’Allemagne a créé 350 000 emplois dans les énergies renouvelables. Le puissant syndicat allemand IG Metall décrit aujourd’hui le nucléaire comme “une technologie vieillissante et arriérée”. En France, les énergies renouvelables ont créé 51 000 emplois en 2007, malgré un soutien politique et financier très timoré. A investissement égal, les économies d’énergie et les énergies renouvelables créent 15 fois plus d’emplois que le nucléaire !
Les déchets nucléaires, un casse-tête irrésolu…
Certains déchets produits par les réacteurs nucléaires sont dangereux pendant des centaines de milliers d’années. Fin 2008, un énorme scandale national a éclaté en Allemagne : 12 000 litres d’eau pénètrent chaque jour dans le site d’enfouissement de déchets radioactifs d’Asse II, prétendument étanche. Les nappes phréatiques pourraient être gravement contaminées. Par ailleurs, des millions de téléspectateurs ont appris, en février 2009, sur “France 3″, que les déchets radioactifs issus des mines d’uranium françaises ont été abandonnés voire disséminés dans notre environnement, au mépris des normes de sécurité les plus basiques !
Il n’existe aucune solution réelle aux graves problèmes que posent ces déchets. Souhaitons-nous condamner nos descendants à vivre dans un monde contaminé par la radioactivité ?
Le nucléaire entrave la lutte contre le dérèglement climatique
Il est nécessaire de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50 % d’ici à 2050. L’Agence Internationale de l’Energie démontre qu’un investissement d’au moins 1 000 milliards d’euros dans le nucléaire n’aboutirait qu’à une réduction de 6 %… contre 54 % et 21 % respectivement pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables, à un coût bien inférieur !
Mais le nucléaire monopolise les 2/3 des fonds de recherche européens et français sur l’énergie, entravant ainsi le développement rapide et massif des vraies solutions contre le dérèglement climatique. En 1997, le Protocole de Kyoto a exclu à juste titre le nucléaire des “mécanismes de développement propre”.
L’indépendance énergétique grâce au nucléaire ?
On entend souvent que “le nucléaire garantit notre indépendance énergétique”. En réalité, pétrole, gaz et charbon (des combustibles fossiles, importés en totalité) assurent plus de 70 % de la consommation énergétique française. Notre consommation de pétrole par habitant est en outre notablement supérieure à celle de nos voisins européens !
Pire, le parc électro-nucléaire français est largement surdimensionné, alors même que le nucléaire est inapte à répondre aux pics de consommation. De ce fait, la France est à la fois contrainte de vendre de l’électricité à très bas prix, et d’en acheter au prix fort en grande quantité. De plus, l’uranium utilisé dans les réacteurs nucléaires français est importé en totalité. Au final, le taux réel d’indépendance énergétique de la France était d’à peine 8,5 % en 2007…
Le nucléaire, on sait comment s’en passer !
L’électricité nucléaire représente à peine 2,4 % de l’énergie consommée sur la planète, une proportion appelée à décroître encore. La sortie du nucléaire n’est qu’une question de volonté politique, et plusieurs Etats et régions l’ont mise en oeuvre, notamment en Europe. De nombreuses études* ont démontré que les alternatives énergétiques déjà disponibles permettraient à la France de se passer totalement de l’électricité nucléaire… et de lutter efficacement contre le dérèglement climatique !
* Virage Energie (2008), Réseau “Sortir du nucléaire” (2007), Les 7 Vents du Cotentin (2006), Négawatt (2006), …
Élections européennes : mobilisons-nous pour que les futurs députés s’engagent !
Le nucléaire contre les crises climatique et économique ? Une illusion !
Les derniers rapports sur le climat prévoient d’ici à la fin du siècle une augmentation inquiétante de la température moyenne du globe, une hausse d’un mètre du niveau de la mer, la multiplication des tempêtes, sécheresses et inondations… En décembre 2009, les délégations réunies à la conférence internationale de Copenhague devront adopter les mesures nécessaires pour éviter le pire scénario.
L’industrie nucléaire entend tirer parti de cette crise pour mettre fin à sa traversée du désert, liée notamment aux catastrophes de Three Mile Island (1979) et Tchernobyl (1986), ainsi qu’au risque de prolifération des armes atomiques. A grand renfort de communication dans les médias français et européens, elle présente la construction de nouveaux réacteurs comme une solution miracle. Pourtant, le nucléaire est une énergie très marginale, qui contribue fort peu à la lutte contre le dérèglement climatique et entrave de fait les vraies solutions.
Confrontée à de graves difficultés financières, l’industrie s’efforce de faire passer le nucléaire pour un ingrédient indispensable de la relance économique, voire d’une “croissance verte” ! Elle passe sous silence les coûts et les subventions pharaoniques liés à la construction des réacteurs et à leur futur démantèlement, tout comme les risques considérables (rejets radioactifs, accidents, terrorisme) et le problème irrésolu des déchets.
Grâce à cette stratégie agressive, le nucléaire a de nouveau le vent en poupe en Europe, contre toute logique. Certains gouvernements évoquent de nouveaux programmes nucléaires ; d’autres, comme l’Italie, la Suède et la Belgique, envisagent de mettre fin à leur programme de sortie du nucléaire. En Allemagne, la coalition gouvernementale se déchire sur cette question.
Dès aujourd’hui, faisons entendre notre voix !
Le lobby pro-nucléaire à l’assaut des institutions européennes
Énergie et climat, sûreté nucléaire, financement des programmes de recherche : les décisions correspondantes se prennent de plus en plus au niveau des institutions européennes.
Le Conseil de l’Union européenne, qui réunit les chefs de gouvernement et les ministres de tous les Etats de l’Union européenne, rechigne à prendre les mesures qui permettraient de lutter efficacement contre le dérèglement climatique… et certains de ses membres aimeraient faire étiqueter le nucléaire comme “énergie propre” !
La Commission européenne, qui élabore les directives, apporte un soutien actif et à peine voilé à la relance du nucléaire en Europe. Très ouverte aux lobbies, elle s’est faite le relais des industriels du nucléaire, qui sont devenus ses interlocuteurs privilégiés.
Face à cette offensive pro-nucléaire, le Parlement européen, seul organe démocratiquement élu, peut tenter de faire barrage. Les projets de lois de l’Union européenne sont soumis au vote et aux propositions d’amendements des députés européens ; on leur doit l’objectif de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique européenne d’ici 2020. Mais eux aussi sont désormais courtisés par le lobby nucléaire…
C’est pourquoi nous devons impérativement, avant les élections du 7 juin prochain, interpeller les futur-e-s député-e-s, quelle que soit leur couleur politique. En leur envoyant les cartes postales ci-contre, vous leur rappellerez avec force que le nucléaire n’est pas une solution aux défis qui attendent l’Europe !
Pour en finir avec les idées reçues, diffusez largement ce document dans votre entourage et faites signer les cartes-pétition avant le 7 juin 2009. Merci d’avance !
http://www.ninucleaire-nieffetdeserre.org/IMG/pdf/doc_europe_2009_web.pdf
http://ninucleaire-nieffetdeserre.org
Les informations reprises dans ce document sont tirées de nombreuses sources scientifiques et médiatiques.
Pour en savoir plus : www.europe-sans-nucleaire.org